Les Douze Salopards

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Les Douze Salopards

Titre original The Dirty Dozen
Réalisation Robert Aldrich
Scénario Roman :
E.M. Nathanson
adaptation :
Nunnally Johnson
Lukas Heller
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1967
Durée 150 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) est un film américain réalisé par Robert Aldrich d'après l'œuvre de E.M. Nathanson, sorti en 1967.

Sommaire

Synopsis

Pendant la Seconde Guerre mondiale, quelque temps avant le Débarquement, douze criminels, tous condamnés à mort ou aux travaux forcés, se voient proposer une mission suicide en échange d'une amnistie : attaquer un château en France où se sont installés une trentaine de généraux nazis et en massacrer le plus possible.

Fiche technique

  • Titre : Les Douze Salopards
  • Titre original : The Dirty Dozen
  • Réalisation : Robert Aldrich
  • Scénario : Nunnally Johnson et Lukas Heller, d'après l'œuvre de E.M. Nathanson
  • Production : Kenneth Hyman
  • Musique : Frank De Vol
  • Photographie : Edward Scaife
  • Montage : Michael Luciano
  • Société de distribution : Metro-Goldwyn-Mayer
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Langue : anglais
  • Format : - 1,75:1 Couleur(Metrocolor) - Stereo - 35mm
  • Genre : Drame, film de guerre
  • Durée : 145 minutes
  • Date de sortie : 15 juin 1967

Distribution

Anecdotes de tournage

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d’ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.
  • Ne pas oublier que ce film est une fiction tirée d'un roman, en aucun cas la reconstitution d'un épisode de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. Le romancier toutefois affirme dans un mot d'introduction qu'il a ouï dire que de tels hommes ont existé mais qu'il n'a en a jamais trouvé confirmation dans les archives de l'armée ou du gouvernement américain. Par ailleurs, la fin du roman diffère sensiblement de celle du film.
  • Lors du tournage, le château français (construit en dur par les décorateurs du film) s'avéra trop dangereux à faire exploser. La façade fut donc détruite et remplacée par une construction plus « utilisable ». En effet, les spectateurs avisés peuvent remarquer que seule l'entrée du Manoir explose à la fin du film.
  • En cours de tournage, l'agent de Trini Lopez tenta de renégocier le salaire de l'acteur/chanteur. Le réalisateur décida alors de supprimer purement et simplement le personnage qui meurt hors-écran.
  • La MGM voulait John Wayne pour le rôle principal. Devant la volonté d'Aldrich d'engager Lee Marvin, le Duke céda la place.
  • Charles Bronson était très mécontent de tourner ce film. Il ne parla presque pas à ses collègues durant le tournage.
  • George Kennedy devait, lors de la préparation du film, jouer le rôle d'Arthur Maggott, le mémorable psychopathe interprété par Telly Savalas.
  • Le film, bien qu'antimilitariste, a été à l'époque taxé de film fasciste. On retrouve pourtant des thèmes virulents dénonçant l'armée américaine : le personnage de Bronson est très proche de celui de Jack Palance dans Attack du même Aldrich en 1956. On entend le major Reisman lancer l'ordre d'exécuter des prisonniers allemands désarmés. Puis, au moment de s'échapper, il ordonne de brûler vifs les ennemis militaires et civils réfugiés dans les caves : "Vous voulez de l'essence... vous êtes sûr ?" lance un de ses co-équipiers. "Pensez à vos camarades morts," répond-t-il en substance. Pendant l'entraînement du commando, on assiste à un échange entre le psychiatre et Reisman portant sur la cohésion croissante du groupe des recrues devenant petit à petit des machines à tuer. "Vous êtes solidaires!" : Reisman fabrique un esprit de corps selon la vieille technique du bouc émissaire : Franko, l'incurable individualiste, fait un temps les frais de sa manipulation, bientôt ce seront les Allemands... De même, la sélection de criminels a pu choquer. De tous temps, les délinquants militaires sont versés aux bataillons disciplinaires promis aux missions suicidaires. Le chemin de la rédemption est miné. On remarque d'ailleurs la même idée - moins politique, plus intériorisée - dans La Horde sauvage de Sam Peckinpah : dans ce western d'anthologie, les héros n'ont aucune raison de vivre, il fallait leur donner une raison de mourir. Le mythe de la rédemption revisité par le septième art américain très imprégné de religiosité.
  • Ernest Borgnine (acteur fétiche d'Aldrich) incarne un général américain cynique et finalement ignoble. Il apparaît aussi dans la première scène d'exécution du film. Non crédité, il joue le rôle du bourreau.
  • Après un premier montage, on[réf. nécessaire] dit à Aldrich qu'il aurait certainement l'oscar du meilleur réalisateur, si seulement il retirait la scène où Jim Brown massacre les soldats allemands prisonniers dans les caves. Aldrich, bien sûr, refusa. Selon lui la guerre ne devait jamais être édulcorée : il dira "WAR IS HELL" (la guerre, c'est l'enfer). Aldrich n'aura jamais un seul oscar.
  • Le film est considéré comme un véritable monument du film de guerre américain, mais est également un remake du film L'Invasion secrète de Roger Corman sorti en 1964. Il donnera aussi lieu à de piètres remakes.

Le plan d'attaque

Le commandant Reisman présente son plan d'attaque à ses recrues et le leur fait réciter dans une célèbre séquence. Il tient en 16 points qui donnent, dans la version française :

  • 1 - Arrivée au barrage routier au moment opportun
  • 2 - On liquide les gardes chleuhs
  • 3 - Le commando va pique-niquer dans la joie
  • 4 - Le commandant et Wladislaw se présentent au théâtre
  • 5 - Pinkley attend dehors ; s'il dit un mot il trinque
  • 6 - Le commandant arrime la corde lisse
  • 7 - Wladislaw lance le crochet sur le faîte
  • 8 - Jimenez connaît la suite
  • 9 - On grimpe à la corde, couverts par le sous-off
  • 10 - Sawyer et Gilby sont de service
  • 11 - Posey garde le point 3 en attendant les bombes
  • 12 - Wladislaw et le commandant rejoignent la partouze
  • 13 - Au sommet du poteau Franko ramène sa fraise
  • 14 - L'heure H, Jimenez détruit la sirène, Franco coupe le téléphone
  • 15 - Franco vole un camion de chez Mercedes-Benz
  • 16 - On tire dans le tas et on file à l'anglaise

Évidemment, rien ne se passe comme prévu...

Distinctions

  • Oscars du cinéma 1968 : Meilleur effets sonores et deux nominations dans les catégories meilleur second rôle (John Cassavetes) et meilleur montage (Michael Luciano)
  • Golden Globes 1968 : nomination dans la catégorie meilleur second rôle (John Cassavetes)

Suites et dérivés

Liens externes


mentions légales Wikipédia
logo wikimediapolitique de confidentialité à propos de Wikipédia avertissements contacts logo wikimediafaire un don

Les Douze salopards . AlloCiné


Les Douze salopards (1967) . Douze hommes condamnés pour meurtre sont entraînés dans le but d'effectuer une mission suicide au coeur d'une base d'officiers allemands...

Les Douze Salopards . Wikipédia


Les Douze Salopards ( The Dirty Dozen ) est un film américain réalisé par Robert Aldrich d'après l'Suvre de E.M. Nathanson , sorti en 1967 ..

Les Douze salopards : Le film


Les Douze salopards : A la veille du débarquement en Normandie, le commandant Reisman doit s'occuper du pire commando que l'armée ait connu : douze hommes, pervers, voleurs ou meurtriers, condamnés à...
Plus d'infos Sur le web

  • Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) est un film américain réalisé par Robert Aldrich d'après l'œuvre de E.M. Nathanson , sorti en 1967 ...
    10 Kio (1 293 mots) - 25 mai 2012 à 01:18

  • Les Douze Salopards 2 (The Dirty Dozen : Next Mission) est un téléfilm américain de 1985 . C'est la suite du film Les Douze Salopards de ...
    3 Kio (353 mots) - 15 avril 2012 à 19:45

  • Les Douze Salopards : Mission Suicide (The Dirty Dozen : The Deadly Mission) est un téléfilm américano-yougoslave de Lee H. Katzin ...
    4 Kio (431 mots) - 15 avril 2012 à 19:47

  • Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) de Robert Aldrich . 1er décembre : Luke la main froide (Cool Hand Luke) de Stuart Rosenberg . ...
    13 Kio (1 497 mots) - 20 février 2012 à 13:36

  • (1966 ) avec James Stewart , cependant Aldrich est de nouveau sollicité par les studios, et la MGM lui confie Les Douze Salopards en 1967 . ...
    20 Kio (2 682 mots) - 20 mai 2012 à 22:02

  • Parmi les films auxquels il a participé, on compte Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) aux côtés de Lee Marvin et Charles Bronson . ...
    5 Kio (552 mots) - 12 avril 2012 à 22:04

  • Il devient une star mondiale grâce à son rôle légendaire dans Les Douze Salopards de Robert Aldrich en 1966. interprétait lui-même les ...
    12 Kio (1 350 mots) - 10 mai 2012 à 12:17

  • Il participe à quelques longs métrages devenus « classiques », tels Les Douze Salopards (1967 ) — où il campe un savoureux général — et ...
    16 Kio (1 375 mots) - 18 février 2012 à 02:18

  • Il incarne avec plus de succès une petite frappe meurtrière, un an plus tôt, dans Les Douze Salopards (The Dirty Dozen, 1967) de Robert ...
    77 Kio (10 498 mots) - 15 avril 2012 à 11:28

  • un des Douze Salopards , un des Sept Mercenaires et le Justicier ... Il est surtout connu pour ses rôles dans Les Sept Mercenaires de John ...
    20 Kio (2 137 mots) - 8 mai 2012 à 22:45

  • 1967 : Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) : Arthur Maggott. 1968 : Les Corrupteurs (Sol Madrid) : Emil Dietrich. 1968 : Les Chasseurs ...
    11 Kio (932 mots) - 21 janvier 2012 à 23:33

  • voit confier son premier grand rôle par Robert Aldrich dans Les douze salopards ), le théâtre et la télévision (on le voit dans Le Saint , ...
    16 Kio (1 540 mots) - 10 mai 2012 à 02:27

  • 1967 : Les Douze Salopards (The Dirty Dozen) : Sgt. Clyde Bowren. 1968 : La Brigade du diable (The Devil's Brigade) : Pvt. ...
    11 Kio (936 mots) - 20 mai 2012 à 00:46

  • 1985 : Les Douze salopards 2 (The Dirty Dozen: The Next Mission) (TV) : Anderson. 1985 : Dreamchild : 4rd Reporter. 1985 : Le Justicier de ...
    4 Kio (286 mots) - 21 juin 2011 à 17:30

  • En 1987 , il joue avec son frère James dans le téléfilm Les Douze Salopards - Mission Suicide , 2 suite du film de guerre Les Douze ...
    3 Kio (274 mots) - 8 octobre 2010 à 13:26

  • 1988 : Les Douze Salopards (Dirty Dozen: The Series) (série TV) 1988 : Alone in the Neon Jungle (TV) 1989 : Murphy Brown (TV) ...
    3 Kio (245 mots) - 26 décembre 2011 à 22:39

  • 1987 : Les Douze Salopards - Mission Suicide (The Dirty Dozen: The Deadly Mission) (TV) de Lee H. Katzin 1988 : Primal Rage de Vittorio ...
    3 Kio (344 mots) - 12 mars 2012 à 19:15

  • 1988 : Les Douze Salopards ("Dirty Dozen: The Series") (série TV) : Maj. Gen. Worth (unknown episodes) 1988 : War and Remembrance ...
    3 Kio (288 mots) - 24 février 2012 à 01:12

  • 1988 : Les Douze Salopards (Dirty Dozen: The Series) (Série TV) : Jean Lebec. 1988 : Police Story: The Watch Commander (TV) : Lt. ...
    6 Kio (572 mots) - 8 mai 2012 à 22:26

  • 1988 : Les Douze Salopards (Dirty Dozen: The Series) (série TV) : Pvt. Dylan Leeds. 1989 : Le Père Dowling (Father Dowling Mysteries ...
    7 Kio (616 mots) - 16 mai 2012 à 21:04