Courteney Cox se confie sur son divorce
Courteney Cox s'est séparée de son époux, David Arquette en octobre 2010, après dix ans d'union. Un choc pour l'actrice, qui a eu énormément de mal à avancer. Surtout que son ex, lui, a vite trouvé du réconfort dans les bras de Christina McLarty, dont il s'est finalement récemment...
Liège
| Géographie | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Communauté | |
| Province | |
| Arrondissement | Liège |
| Coordonnées | |
| Superficie – Surface agricole – Bois – Terrains bâtis – Divers |
69,39 km² (2005) 15,66 % 7,19 % 72,68 % 4,47 % |
| Données sociologiques | |
| Population – Hommes – Femmes Densité |
197 013 (1er janvier 2012) 49,35 % 50,65 % 2 839 hab./km² |
| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
(1er janvier 2008) 18,32 % 63,89 % 17,79 % |
| Étrangers | 17,10 % (1er janvier 2008) |
| Économie | |
| Taux de chômage | 26,27 % (janvier 2009) |
| Revenu annuel moyen | 11 766 €/hab. (2005) |
| Politique | |
| Bourgmestre | Willy Demeyer (PS) |
| Majorité | PS - CDH |
| Sièges |
PS
|
| Sections de commune | |
| Section | Code postal |
| Liège Glain Rocourt Bressoux Jupille-sur-Meuse Wandre Grivegnée Angleur Chênée Sclessin |
4000, 4020 4000 4000 4020 4020 4020 4030 4031 4032 4000 |
| Autres informations | |
| Gentilé | Liégeois(e) (wa) Lîdjeûs (arch.) (wa) Lidjwès[A 1] |
| Zone téléphonique | 04 |
| Code INS | 62063 |
| Site officiel | liege.be |
| modifier |
|
Liège — Lîdje en wallon liégeois, Luik en néerlandais et Lüttich en allemand — est une ville francophone de Belgique. Elle est le chef-lieu de la province de Liège et la capitale économique officielle de la Région wallonne. De 972 à 1795, elle était la capitale de la Principauté de Liège. La ville est surnommée la cité ardente.
Au 1er mai 2012, Liège compte 200 013[1] habitants. Son agglomération est peuplée d'environ 600 000 habitants. Par le nombre d'habitants, c'est la troisième agglomération de Belgique après Bruxelles et Anvers et la quatrième commune après Anvers, Gand et Charleroi.
Démographie
Ville de Liège, anciennes communes et agglomération
La ville de Liège (en rouge sur la carte de la province de Liège) regroupe les anciennes communes d'Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille, Liège, Rocourt, Wandre (ainsi que le quartier de Sclessin de l'ancienne commune d'Ougrée et quelques rues d'Ans, Saint-Nicolas et Vottem). Ces communes et quartiers furent intégrés en 1977 à la ville de Liège, lors de la fusion des communes. Ce territoire couvre 69,39 km2 et compte 197 013 habitants au 1er janvier 2012[2] pour une densité de population de 2 839,21 habitants/km2. Ce qui fait de Liège, la quatrième commune la plus peuplée du pays[3] (voir aussi liste des communes belges les plus peuplées pour une comparaison). La répartition de la population suivant ces anciennes communes est la suivante (chiffres de 2008) :
| Anciennes communes | Population (2012) |
|---|---|
| Liège | 120 694 |
| Angleur | 11 270 |
| Bressoux | 13 639 |
| Chênée | 9 914 |
| Glain | 3 448 |
| Grivegnée | 20 767 |
| Jupille-sur-Meuse | 11 433 |
| Rocourt | 7 932 |
| Wandre | 5 751 |
| Total commune de Liège | 205 097 |
L'agglomération morphologique[4] de Liège couvre 275,75 km2 et compte[5]434 709 habitants au 1er janvier 2011, avec une densité de population de 1 576,46 habitants/km2. Les communes de Seraing, Saint-Nicolas, Ans, Herstal, Beyne-Heusay, Fléron, Chaudfontaine, Esneux et Flémalle (en orange sur la carte de la province de Liège) font partie de cette agglomération morphologique.
La grande agglomération liégeoise, qui, contrairement à l'agglomération morphologique, peut comprendre des zones rurales, compte environ 600 000 habitants. La faible densité de sa population résulte tant de la morphologie dominante de l’habitat que de la subsistance jusqu'à proximité du centre-ville de nombreux espaces non urbanisés. Ces espaces vides sont de trois types : les versants trop éscarpés, les zones industrielles (dans la vallée, mais aussi jusqu’aux plateaux où les terrils marquent les anciennes exploitations charbonnières) et les vastes espaces boisés au sud de l’agglomération morphologique (Sart-Tilman).
Les principaux quartiers constituant le centre de Liège (ancienne commune) sont : Amercœur, Avroy, Burenville, Le Carré, Cointe, Coronmeuse, Droixhe, Fétinne, les Guillemins, Hors-Château, le Laveu, le Longdoz, Naimette-Xhovémont, Outremeuse, Pierreuse, Saint-Gilles, Saint-Laurent, Saint-Léonard, Sainte-Marguerite, Sainte-Walburge, Sclessin, le Thier-à-Liège et les Vennes.
Évolution de la population

- Source[6] : INS - Remarque : 1806 - 1970 = recensements ; à partir de 1977 = population au 1er janvier
- 1927 : Fusion avec des parties de Bressoux, Jupille, Herstal et Wandre
- 1977 : Fusion avec Angleur, Bressoux, Chênée, Glain, Grivegnée, Jupille-sur-Meuse, Rocourt, Wandre et fusion avec des parties de Ans, Chaudfontaine, Herstal, Seraing, Saint-Nicolas, Esneux et Juprelle; Dons de territoires à Chaudfontaine, Blegny, Visé et Oupeye
Étymologie
Leodium, Legia, Liège et Lîdje
L'étymologie du nom de Liège[note 1] a suscité, depuis le Moyen Âge, une longue série d'hypothèses. La dernière révision toponymique permet de situer l'origine de Liège au temps du Bas-Empire romain en Germanie inférieure, en adéquation avec les vestiges romains de la place Saint-Lambert attestant une présence, probablement prospère, du Ier au IVe siècle.
Cité ardente
La ville de Liège est souvent appelée la « Cité ardente ». Cette appellation vient du titre d'un roman chevaleresque écrit par Henry Carton de Wiart édité en 1904. Ce roman raconte le sac de la ville de Liège par les troupes de Charles le Téméraire en 1468, malgré la résistance liégeoise, aidée par un important contingent, les Six cents Franchimontois, venu d'une seigneurie voisine. L'appellation de « Cité ardente[note 2] » n'est nullement antérieure à la parution de ce roman[7].
Gentilé
En français, le gentilé est Liégeois/Liégeoise (au pluriel : Liégeois/Liégeoises). La prononciation de l'accent aigu (et sa notation) a été conservée dans le gentilé, alors qu'il a été remplacé par un accent grave dans la prononciation et l'écriture du nom de la ville.
Lîdjwês / Lîdjwêse dans le dialecte wallon du pays de Liège [A 1]. La forme archaïque Lîdjeûs subsiste à Namur, dans le Condroz et en Ardenne où elle est encore utilisée de manière péjorative, par ces derniers, en réponse à l'altération par les Liégeois d'ådneûs (« ardennais ») en ågn'neûs (« ânes »)[A 2]. On la retrouve aussi à Liège dans le vieux proverbe po esse Lidjeûs, i fåt èsse vinou å monde èl coûr dès Mèneûs (pour être Liégeois, il faut être venu au monde dans la cour des mineurs, allusion à la cour de l'ancien couvent des frères mineurs en Hors-Château, proche du palais des Princes-Évêques[A 3]).
Tradition
Proverbes wallons
- Lîdje sins Môuse, c'est Moûse sins Lîdje[A 4] « Liège sans sa Meuse, c'est Meuse sans son Liège » ;
- Fez comme a Lîdje, lèyiz ploûre « Faites comme à Liège, laissez pleuvoir ». C'est-à-dire : si vous êtes dans une situation désagréable, restez calme et laissez passer l'« orage » ;
- C'èst comme a Lîdje, après oûy, c'èst dmin[A 5] « C'est comme à Liège, après aujourd'hui, c'est demain ». C'est-à-dire : chaque chose en son temps/demain est un autre jour ;
- Kén' affaire à Lîdje, ... , « Quelle affaire à Liège ! », C'est-à-dire : Quel problème ! (pas nécessairement à Liège).
Citations
En 1558, Michel de l'Hospital va dire des Liégeois : « Les Liégeois ont été plus que tous les ans domptés, néanmoins ils ont toujours relevé leurs crestes » [têtes].
Hymne régional
Valeureux Liégeois est un chant patriotique créé en 1790 par l'abbé Ramoux, quand la Révolution liégeoise est menacée par le retour des troupes autrichiennes venant rétablir l'autorité du prince-évêque.
Histoire

Préhistoire
Des traces du Mésolithique et au Néolithique démontrent une activité humaine sur le site de Liège dès la préhistoire. Cette occupation, que l'on situe Place Saint-Lambert est probablement discontinue[8],[9].
Époque gallo-romaine
La Job-villa
Les premières fouilles, en 1872[10] ont permis de retrouver les traces d'une villa gallo-romaine la Job-villa, datant probablement du Ier et IIe siècle apr. J.-C.[note 3] à Jupille, sur un plateau dominant la Meuse au point de rencontre entre le fleuve et l'importante voie romaine de Tongres à Trèves encore appelée Voie des Ardennes[note 4]. Un hypocauste et un vase planétaire à sept têtes représentant les divinités de chaque jour[11],[12], originaire de Bavay sont découverts[10]. Ce vase et plusieurs objets contemporains sont exposés au musée Curtius de Liège[13]. Dans ces deux villas, Jupille et Herstal, où s'installeront plus tard les palais Carolingiens, de part et d'autre des rives de la Meuse où l'on traversait le gué, on attendit alors pendant des siècles la fin des périodes de crues du fleuve pour rejoindre de Tongres la Voie des Ardennes ou celle d'Aix[14].
La villa Legia rustica
En amont à quatre kilomètres de la villa de Jupille, sur la rive droite du fleuve, sur le site de la future place Saint-Lambert[15], au tournant des Ier et IIe siècles de notre ère, est érigée une villa rustica, à 15 km d'Atuatuca Tungrorum (aujourd'hui Tongres) et à 20 km de Trajectum ad Mosam (aujourd'hui Maastricht). Cette villa romaine, occupée du IIe au IIIe siècle, sera redécouverte sous les vestiges de la cathédrale. Des fouilles récentes permettent de préciser le plan de cette vaste réalisation de près de 2 000 m2[note 5]. Construite en terrasses pour s’adapter à la pente naturelle du site, proche des alluvions de la Légia, mais hors de la zone marécageuse du coude de la Meuse à la Sauvenière[16], elle est dotée de bains chauds et d’un chauffage domestique par hypocauste. De style romain (murs en pierre, tuiles rouges…) cette villa rustica constituait le centre névralgique d’une exploitation agricole comme il s’en comptait alors des dizaines sur le territoire de l’actuelle Wallonie[note 6]. Peu après le IIIe siècle, l'occupation devient sporadique, quelques éléments permettent de préciser une occupation « parasitaire » du bâtiment au IVe siècle et peut-être la présence d'un foyer au Ve siècle. Le plan de la villa est tout à fait classique, mais une approche comparative démontre manifestement une dimension particulièrement imposante. Elle était manifestement bien décorée. Si les premières traces de la présence romaine sur la place Saint-Lambert datent de la fin du Ier siècle après J.-C., c’est aux IIe et IIIe siècles que l’occupation est la plus dense[17]. Il est probable que ces bâtiments furent détruits lors des razzias opérées, fin du IIIe siècle, par les Francs, les Alamans et d’autres tribus germaniques.
Époques mérovingienne et carolingienne
La villa Legia est incendiée et le site est abandonné près de quatre siècles[17]. Liège se retrouve en Austrasie.
Des documents datés du VIIIe siècle évoquent la présence d'une résidence des souverains carolingiens. Il faut préciser qu'à ce jour, si les traces romaines sont évidentes, on n'a toujours pas découvert d'indice probant d'une présence carolingienne[10]. Un palais aurait existé à Jupille-sur-Meuse au VIIIe siècle, où Pépin II, dit de Herstal, séjourna et, selon certaines sources[18],[note 7]. Pépin III, dit le Bref, y séjourna également en 759 ou 760. Ce palais passait au XVe siècle pour avoir été le lieu, contesté par la suite, de la naissance de Charlemagne. Si une partie de la dynastie des Mérovingiens et des Carolingiens est probablement originaire du bassin liégeois, bloquée dans ses palais selon la praticabilité du gué de la Meuse, prête à porter la guerre en Neustrie dès l'été[note 8]. Que ce soit de Jupille ou de Herstal, au XIXe siècle il est de bon ton de se trouver d'illustres origines et une statue de Charlemagne, est érigée en 1867 dans le centre-ville. Dans les niches du piédestal néo-roman, six statuettes représentent les ancêtres de l'empereur, originaires du pays de Liège : sainte Begge, Pépin de Herstal, Charles Martel, Bertrude, Pépin de Landen et Pépin le Bref. Les premiers évêques de Liège eux aussi sont apparentés aux Carolingiens.
Le grand empereur est, en tout cas, entré dans la légende liégeoise et reste très présent dans le folklore local, son dialogue avec Tchantchès restant un morceau d'anthologie liégeoise.
Haut Moyen Âge
Une petite bourgade existe dès le Haut Moyen Âge. Cependant, la fondation de la ville, en tant que telle, date des environs de l'an 700, suite à l'assassinat de saint Lambert, alors évêque du diocèse de Tongres-Maastricht. À la suite de cet évènement, son successeur, Hubert de Liège, transfère, avec l’approbation du pape, le siège de l'évêché de Maastricht vers Liège. Le futur saint Hubert devient ainsi le premier évêque de Liège. Liège devient alors rapidement un important lieu de pèlerinage et se transforme petit à petit en une prestigieuse et puissante cité, cœur du Diocèse de Liège avant 1559, circonscription qui pèse de tout son poids sur l'histoire des Pays-Bas espagnols.
Principauté de Liège
On assiste aux prémices de la Principauté de Liège lorsque Notger est appelé au trône épiscopal de Liège par l'empereur Otton II en 972. Il reçut également le privilège d'immunité générale en 980. L'évêque de Liège est alors l'unique maître de ses terres, il devient prince-évêque et son domaine une principauté ecclésiastique. Liège est la capitale de cette puissante principauté à partir de l'an 980 grâce à l'action des évêques Éracle, Notger et Wazon, et le reste jusqu'en 1795 ; elle en est également une des 23 Bonnes Villes.
Ses écoles sont célèbres jusqu'au XIIe siècle. Sept collégiales s'élèvent alors dans la ville (Saint-Pierre, Sainte-Croix, Saint-Paul, Saint-Jean, Saint-Denis, Saint-Martin, Saint-Barthélemy) en plus de la cathédrale où est enterré saint Lambert. Deux abbayes bénédictines s'y ajoutent : Saint-Jacques et Saint-Laurent. Plusieurs églises romanes et de nombreuses pièces d'orfèvrerie (art mosan) témoignent encore aujourd'hui de l'efflorescence de cette époque, en particulier les fonts baptismaux de la ville, conservés aujourd'hui à Saint-Barthélemy. Liège devient très tôt ville d'industrie. La houille y est extraite de longue date. Jean Curtius est l'un des plus grands armuriers d'Europe. Des Liégeois sont à l'origine de la sidérurgie suédoise[19].
Les Liégeois luttent pour la démocratie, la Paix de Fexhe en est une étape, mais les Ducs de Bourgogne rassemblent les Pays-Bas bourguignons en un État absolutiste[note 9]. Principautés laïques ou ecclésiastiques tombent aux mains des Ducs. Les Liégeois refusent ce que le Prince Philippe le Bon veut leur imposer, à savoir l'élection de son neveu Louis de Bourbon à la tête de l'État liégeois. Ils s'allient au roi de France Louis XI mais sont battus à Montenaken. Soumis à une « Paix » humiliante (1465), ils résistent encore mais leur armée est battue à Brustem par le fils de Philippe, Charles le Téméraire, qui supprime juridiquement et unilatéralement la Principauté.
Suite à la tentative de capture, dans son campement installé sur les hauteurs de la ville, de Charles le Téméraire par Gossuin de Streel, Vincent de Bueren et les 600 Franchimontois, Liège est entièrement pillée et brûlée à partir du 3 novembre 1468[note 10]. Seuls quelques monuments religieux sont épargnés. Quant au perron, symbole des libertés liégeoises, il est transféré à Bruges en guise d'humiliation.
Liège retrouvera son perron et son indépendance relative dès 1478, à la suite de la mort du Téméraire. Érard de La Marck, ami d'Érasme et de Léonard de Vinci va reconstruire en vingt ans son Palais des Princes-Évêques. Elle redevient donc la capitale d'un pays dont l'indépendance, certes mise à mal — la neutralité liégeoise n'interdit pas aux belligérants de traverser son territoire —, se maintiendra au cours des trois siècles suivants et verra les révoltes des Rivageois, les luttes des Chiroux et des Grignoux (XVIIe siècle), la naissance du capitalisme des négociants d'armes comme Curtius, l'ouverture aux Lumières au XVIIIe siècle sous l'impulsion de l'évêque Velbruck. L'intransigeance de son successeur, Hoensbroeck mènera ensuite à la révolution liégeoise. À la veille de la révolution liégeoise, le patrimoine religieux, une cathédrale, sept collégiales, une trentaine de paroisses, une quarantaine de couvents et une centaine d'hôpitaux et de béguinages, sans compter le palais des princes-évêques, représentent près des trois quart de la surface de la ville, considérée depuis Érard de La Marck comme le rempart à la réforme. L'existence de la principauté de Liège se termine dans le sang, entre 1789 et 1795. La révolution va confisquer une grande partie de ce patrimoine qui sera réparti entre public et privé. Fait unique au monde : la cathédrale Saint-Lambert[note 11] est démolie.
Révolutions liégeoise et française
En 1789, la Révolution française et la Révolution liégeoise éclatent en même temps que la révolution brabançonne qui donne naissance aux États belgiques unis. Ces derniers battent l'armée autrichienne, tandis qu'à Liège Nicolas Bassenge, à la tête des patriotes liégeois, chasse le Prince-évêque qui trouve refuge à Trèves en Allemagne. Mais il est très vite replacé sur son trône par les troupes autrichiennes qui réoccupent la Principauté et prennent leur revanche sur l'armée des États belgiques unis.
La restauration du Prince-Évêque est mal acceptée par les Liégeois, c'est pourquoi ils accueillent en libérateurs les troupes françaises de Dumouriez qui investissent la ville en 1792. Le système politique et social de l'Ancien Régime en est fondamentalement bouleversé, par exemple, les Liégeois purent pour la première fois voter au suffrage universel. En 1792, les Liégeois usèrent pour la première fois de ces nouveaux droits et votèrent massivement pour la réunion de leur Principauté à la France.
En 1793, une seconde restauration du Prince-Évêque a lieu suite à la défaite française à Neerwinden, mais elle est de courte durée.
Dès le mois de juin 1794, l'armée impériale quitte la Principauté de Liège suite à la bataille de Sprimont, ce qui entraîne l'exil définitif du dernier Prince-Évêque François-Antoine-Marie de Méan. En 1795, la Convention nationale décrète l'incorporation de la Principauté à la Première République française, entraînant par là même sa disparition. Le reste de la Belgique est aussi annexé et Liège devient le chef-lieu du département de l'Ourte.
Régimes français et hollandais
La cathédrale Saint-Lambert détruite depuis une dizaine d'années est représentée entre les rideaux.
Le traité de paix signé à Amiens le 25 mars 1802, est bientôt suivi d'une déclaration de guerre de l'Angleterre à la France le 18 mai 1803. Les hostilités recommencent avec fureur sur terre et sur mer. Les anglais dominent sur ce dernier élément ; mais le continent leur échappe entièrement. Aussitôt après la déclaration de guerre, les armées françaises s'emparent du royaume de Hanovre, possession anglaise sur la terre ferme.
Le Premier Consul, Bonaparte, parcourt la Belgique dont la conservation est alors d'une extrême importance pour la France : il visite les côtes et les places fortes. Le 13 thermidor an XI (lundi 1er août 1803), il arrive à 6 heures du soir de Maastricht à Liège par le quai Saint-Léonard.
Il est reçu avec enthousiasme par le clergé ayant l'évêque à sa tête, les autorités et le peuple. Le lendemain matin, il parcourt les ruines du faubourg d'Amercœur bombardé et incendié les 28, 29 et 30 juillet 1794 lors de la retraite des Autrichiens.
Puis il visite la ville et va voir la citadelle et le champ de bataille de Rocourt (11 octobre 1746). Le 15 thermidor (3 août), il quitte Liège par la porte d'Avroy. Le même jour est publié un décret par lequel il accorde une somme de 300 000 francs pour la reconstruction du faubourg d'Amercœur[20],[note 13]. Ainsi un tiers de la somme était encore fourni sur les biens ecclésiastiques.
En 1804, la ville reçoit le titre de « Bonne ville » de l'Empire. Le titre de duc lui est attaché.
En 1815, la défaite de Napoléon Bonaparte à Waterloo met fin au régime français. Le territoire liégeois, tout comme le reste de la future Belgique indépendante, passe alors sous tutelle hollandaise. La période hollandaise verra la création de l'Université de Liège et de l'Opéra royal de Wallonie.
Liège dans la Belgique après 1830
En 1830, la révolution belge éclate à Bruxelles et plus de 300 Liégeois s'y rendent à pied, à cheval ou en voiture, traînant avec eux un canon sous la direction d'un pamphlétaire, un des héraults de l'opposition aux Pays-Bas, Charles Rogier. Ils combattent sur les barricades bruxelloises et participent ensuite à la libération de la Belgique avec des volontaires venus de tout le pays. À partir de ce moment-là, Liège fait partie du royaume de Belgique.
Après 1830, les Liégeois dominent la vie politique belge. Charles Rogier est un des leurs et son rôle dans la révolution est capital. Il sera à la tête de plusieurs gouvernements belges.
Révolution industrielle et libéralisme radical
Liège devient la citadelle du libéralisme radical. Guillaume d'Orange (via la Société générale des Pays-Bas), Jean-Jacques Dony et surtout l'Anglais John Cockerill savent que Liège est la première ville d'Europe continentale entrée dans la Révolution industrielle à la suite de l'industrialisation britannique. Vers 1850, le complexe sidérurgique et de construction métallique de Cockerill à Seraing est le plus grand du monde et la Belgique (principalement grâce au Sillon industriel wallon) la deuxième puissance économique du monde derrière le Royaume-Uni. Afin de protéger Liège des inondations, l'État belge procède à de gros travaux d'endiguements de l'Ourthe et de la Meuse tout au long du XIXe siècle, pour canaliser le fleuve et créer de nouveaux boulevards (Avroy et Sauvenière).
Les idées des libéraux résultent de ces profondes mutations, de même que le mouvement ouvrier qui en 1885 provoque, à partir de Liège, une grève qui gagne tout le Sillon industriel, réprimée par l'armée. En 1893 une autre grève arrache le Suffrage universel au Parlement apeuré, puis c'est celle de 1913 que Georges Simenon met scène dans Pedigree.
Capitale de la Wallonie
En 1905, c'est Liège qui accueille l'Exposition universelle de 1905, qui célèbre le 75e anniversaire de l'indépendance de la Belgique.
Dès la fin du XIXe siècle, Liège était appelée Capitale de la Wallonie ou de capitale wallonne, non seulement dans les milieux du Mouvement wallon, très actifs à Liège, mais aussi dans la presse générale. Il est à noter qu'il s'agissait du sens figuré du mot capitale, sans aucun aspect politique ou administratif concret, et toujours au détour d'une phrase parlant d'autre chose[21]. Par exemple, dans cette conclusion du compte rendu d’un festival musical liégeois en 1912 où furent jouées des œuvres de César Franck et Henri Vieuxtemps : Qu’à Liége, la capitale de la Wallonie, on ne donne plus de concert sans que la musique wallonne y soit représentée par un de ses maîtres ![22].
Mais à partir de 1971, c'est à Namur que seront installées les diverses institutions wallonnes nées de la première réforme de l'État belge. En 1978, un accord entre les bourgmestres des quatre grandes villes wallonnes prévoit la répartition des institutions wallonnes avec la fonction politique à Namur, économique à Liège, sociale à Charleroi et culturelle à Mons. L'Exécutif régional wallon officialise cette répartition les 27 octobre 1982 et 12 juillet 1983[23]. Le 11 décembre 1986, il sanctionne et promulgue le décret instituant Namur capitale de la Région wallonne, adopté par un vote du Conseil régional wallon le 19 novembre 1986, sur une proposition de Bernard Anselme, alors conseiller régional de l'opposition.
Les deux guerres, neutralité et Résistance
La résistance des forts liégeois en 1914 vaut à la ville (première ville étrangère en ce cas) la Légion d'honneur française le 7 août 1919, la Croix de guerre italienne en 1923, la Médaille militaire pour la bravoure du Royaume des Serbes, Croates et Slovènes en 1926, la Croix de guerre belge en 1940. Il n'est cependant pas question de siège de la ville, ni en 1914, ni en 1940. Liège n'avait, en effet, aucune muraille et les forts étaient situés à plusieurs kilomètres de la ville. D'autre part, l'armée belge n'étant pas structurée sur la base de milices locales, le mérite des combats devant Liège, en 1914 et en 1940, doit être attribué aux soldats belges de diverses régions de Belgique en garnison dans les forts. Cela n'enlève rien aux mérites civiques des Liégeois, mais, en 1914, l'armée allemande pénétra dans la ville dès le 3e jour de la guerre sans rencontrer d'obstacles, contraignant l'état major belge et le général Leman à se retirer dans le fort de Loncin, un des douze forts de la ceinture fortifiée qui succombèrent les uns après les autres sous le pilonnage de l'armée allemande, le général Leman étant finalement enseveli dans l'explosion du fort de Loncin et emmené en captivité.
Durant l'entre deux guerres, deux grandes expositions se tiennent à Liège : l'exposition internationale de 1930 pour le centenaire du pays (spécialisée sur les sciences et l'industrie) et l'exposition de l'eau de 1939 marquant l'achèvement des travaux du canal Albert permettant de relier Liège au port d'Anvers.
En 1937, la ville de Liège décide de célébrer, tous les 14 juillet, la fête nationale française afin de protester contre la politique de neutralité de la Belgique vis-à-vis du Troisième Reich et contre la dénonciation de l'accord militaire franco-belge[24] par le gouvernement. La fête nationale française y est encore célébrée au XXIe siècle et rassemble plus de 35 000 personnes chaque année[25].
La résistance
Avant 1940, Liège fut dirigée par des bourgmestres issus pour la plupart du Mouvement wallon, groupement informel groupant des personnes issues de plusieurs partis et contestant la politique de neutralité voulue par Léopold III et le gouvernement appuyé par les chambres. Parmi les personnalités du mouvement : Jean Rey, Fernand Dehousse, Georges Truffaut, actifs dans la presse et au Parlement. Pourtant, pendant la deuxième Guerre, après le décès de Xavier Neujean au début de la guerre, le bourgmestre Joseph Bologne utilisa toutes les ficelles pour contourner les exigences de l'occupant, opposant systématiquement à l’occupant le respect de la Constitution et de la législation belges. Le 1er août 1942, le lieutenant général allemand Keim informe Bologne qu’il ne peut continuer à exercer ses fonctions. Un rexiste, Albert Dargent, présidera aux destinées de la nouvelle entité liégeoise jusqu’à la fin du mois d’août 1944. Il livrera aux nazis des listes de juifs de l'administration communale, ce qui permit leur déportation de 700 personnes sur une population juive de 2 500 personnes[note 14],[26] alors que celui de Bruxelles et d'autres villes de Belgique s'y refusèrent et furent arrêtés et déportés[27],[28]. L'étoile jaune va agir sur de la population liégeoise comme un révélateur. Des journaux clandestins exhortèrent la population à les aider[note 15]. Les agents de la poste, par exemple, s'efforçaient de repérer les lettres de dénonciation envoyées aux Allemands pour les détruire. C'était d'ailleurs une consigne générale des réseaux de résistance de la poste belge. La police belge perdait ses armes, falsifiait les rapport, etc… Dès la libération de Liège, le 7 septembre 1944, Joseph Bologne reprendra ses fonctions. Le rexiste Dargent fut peu après prévenu de dénonciations caractérisées et de collaboration policière. Il fut condamné à mort et exécuté[29].
Le monument national de la résistance
La résistance belge émanant des simples citoyens fut cependant très forte à Liège et un monument lui est dédié. En 1947, le gouvernement belge décidait d’ériger à Liège le Monument national à la Résistance[note 16], [note 17]. Et le 8 mai 1955, lors de l’inauguration du monument, dû à l'architecte Paul Etienne et au sculpteur Louis Dupont, en présence du roi Baudouin, de l’ensemble du gouvernement et des représentants des corps constitués, le bourgmestre déclarait, à propos de l’urne funéraire scellée dans un reliquaire monumental :
« Ces cendres proviennent de Belges. Nul ne pourrait dire s’ils étaient Flamands ou Wallons ; on ne connaît rien d’eux, ni de leurs convictions philosophiques ou religieuses. On sait qu’ils sont morts pour la Patrie. Ce sont des Belges qui ont tout sacrifié, tout abandonné[30]. »
Le rabbin Josif Lepchivcher, ministre officiant de Liège, avait été caché à l’évêché de Liège puis au séminaire de Banneux par les bons soins de l’évêque du diocèse, Mgr Louis-Joseph Kerkhofs, et est devenu une figure emblématique du Juif soustrait par l’Église aux griffes des assassins nazis était présent[31].
Question royale
Quand la Question royale marche vers son dénouement, Paul Gruselin, Joseph Merlot, André Renard participent au projet de Gouvernement wallon séparatiste esquissé à la suite des graves incidents de Grâce-Berleur (30 juillet 1950), que le retrait du roi rend caduc.
Mouvement à la fois social et autonomiste, la Grève générale de l'hiver 1960-1961, commencée chez les dockers communistes d'Anvers, s'étend à toute la Belgique et atteint son paroxysme à Liège avec le sac de la Gare des Guillemins (en janvier 1961) par des grévistes exaspérés par la non-réponse du Gouvernement de Gaston Eyskens à leurs revendications. Les socialistes liégeois sont à nouveau très présents en politique belge avec Jean-Joseph Merlot dans le gouvernement Lefèvre-Spaak, mais contraignent Merlot à la démission suite au vote des lois sur le maintien de l'ordre et la Frontière linguistique[32]. Pierre Harmel est l'un des rares premiers ministres wallons du siècle passé (de 1965 à 1966). Jean-Joseph Merlot à nouveau au pouvoir avec Gaston Eyskens à partir de 1968, puis André Cools (après la mort accidentelle de Merlot) vont jeter les bases du fédéralisme belge que ce gouvernement met en place.
Géographie
Communes limitrophes
Géographie politique
La ville de Liège, chef-lieu de la Province du même nom, a la particularité de se situer dans la zone de point de rencontre de trois États, à 25 kilomètres au sud de Maastricht aux Pays-Bas et à 40 kilomètres à l'ouest d'Aix-la-Chapelle (Aachen) en Allemagne.
Elle appartient aujourd’hui à une région transfrontalière, « l’Eurorégion Meuse-Rhin », zone d’influence privilégiée qui compte quelque 3,7 millions d’habitants.
Cette situation relève néanmoins d’une longue tradition puisque, sans mentionner l’époque romaine, cette région transfrontalière a constitué un État unique dès la période carolingienne. Après 843, au moment où l’Empire de Charlemagne est démembré par le Traité de Verdun, la région constituait une partie de la Francie médiane, de façon bien temporaire puisqu’en 962, Othon Ier le Grand atteint le dessein grandiose de restaurer l’ordre chrétien dans un grand Empire germanique.
Jusqu'à la Révolution liégeoise, l’entité régionale reste unie. Actuellement, les relations transfrontalières traditionnelles sont rétablies.
Géographie physique
La ville se situe également au carrefour de trois zones géographiques naturelles : au nord, la Hesbaye (160 à 200 m), une des principales zones agricoles de Belgique ; à l’est, le Pays de Herve (200 à 320 m), un paysage plus vallonné et arboré, grande région fruitière ; au sud, les plateaux du Condroz (200 à 280 m), portes de l’Ardenne où dominent landes et forêts et, du haut de ses 694 m, le point de plus haute altitude en Belgique, le signal de Botrange. Le sous-sol est caractérisé par la présence de la Faille du midi, ligne de fracture encore sismiquement active, qui explique le tremblement de terre de Liège du 8 novembre 1983[33].
Le territoire de la ville est formé pour une partie importante des plaines alluviales de la Meuse, fleuve qui déroule ses méandres sur 950 km depuis le plateau de Langres en France jusqu'aux Pays-Bas où il se lie au Rhin pour se jeter dans la mer du Nord, ainsi que des plaines deux de ses affluents, l’Ourthe et la Vesdre.
La Meuse traverse Liège suivant une direction générale sud-ouest/nord-est, sur une longueur de quelque 12 km entièrement canalisée. Au niveau de la vieille ville, la plaine alluviale du fleuve reste étroite (largeur moyenne de 1,3 km). Outre cette voie d’eau, le réseau hydrographique du territoire communal comporte un ancien bras canalisé de la Meuse, appelé Dérivation, qui reçoit directement les eaux de l'Ourthe ainsi que trois canaux : le canal de l’Ourthe, un petit canal non navigable et le début du canal Albert inauguré en 1939 et porté, en 1997, à 9 000 tonnes.
Le Port Autonome de Liège bénéficie d'une situation privilégiée où la ville se voit reliée, par voie d’eau, à la France, à la Flandre et aux Pays-Bas. L’activité du port ne cesse d’ailleurs de croître. Avec plus de 22 millions de tonnes manutentionnées en 2004, le port est le deuxième port fluvial européen pour le tonnage, derrière le port rhénan de Duisbourg et devant le Port autonome de Paris.
Depuis sa fusion, en 1977, avec une dizaine de communes voisines, la Ville de Liège compte une surface de 6 939 hectares occupée à 28 % par des zones urbanisées (habitat divers, commerces, bureaux…), à 22 % par des zones non cadastrées (cours d’eau et voiries publiques), à 21 % par des zones boisées, à 11 % par des zones agricoles et à 5 % par des zones industrielles.
Économie et socio-économie
Liège a longtemps été une grande ville industrielle (au milieu du XIXe siècle, le sillon industriel wallon est la première région industrielle du continent) mais dès les années 1960, elle subit un long déclin, les usines devenant vétustes. Liège mise également beaucoup sur les transports et la multimodalité.
Liège est un pôle économique important avec son port autonome, le deuxième port intérieur d'Europe de l'Ouest et son aéroport spécialisé dans le fret. De fait, la ville reste la capitale économique de la Wallonie[34],[note 18]. Jean-Maurice Dehousse, à la tête du premier Gouvernement wallon a contribué à cette évolution de façon décisive.
Développement des nouvelles technologies
Particulièrement dynamique, la ville de Liège et sa banlieue industrielle accueillent bon nombre de sociétés de haute technologie : Techspace Aero, qui fabrique des pièces pour l'Airbus A380 ou pour la fusée Ariane 5, Amos, qui fabrique des composants optiques de télescopes, Drytec, fabricant de sécheurs d'air comprimé, de nombreuses sociétés d'électronique : EVS, leader mondial des ralentis télévisuels en temps réel, Gillam, AnB, Balteau, IP Trade, Dinh Telecom ou encore le leader mondial de l'armement léger : la FN Herstal mais aussi agro-alimentaire : bières (Jupiler), eaux et limonades (Spa et Chaudfontaine) ou chocolat (Galler). L'Université de Liège héberge également de nombreuses « spin-off » et on retrouve non loin de là de très nombreuses entreprises de haute technologie (ex. EVS).
Développement du multimédia
Enfin, l'ouverture le 21 octobre 2009 de la Médiacité, complexe centré sur l'audiovisuel, intégrant des studios d'enregistrement (dont le nouveau centre liégeois de la RTBF) et une galerie commerciale reliée à celle déjà existante du Longdoz, permet de développer l'attractivité de ce quartier. La présence de magasins exclusifs en Belgique au sein du shopping commercial renforce l'attrait de ce dernier par rapport aux galeries commerçantes que sont Belle-Île ou les Galeries Saint-Lambert[35]. Parallèlement, un Pôle Image a vu le jour, regroupant de nombreuses sociétés liégeoises du domaine du secteur numérique[36].
Régression de la population du centre-ville
Au 1er novembre 2011, la ville de Liège comptait 196 925 habitants. La densité de la population est de 2 740 hab,/km², soit plus de huit fois la moyenne nationale (327 hab,/km²). Liège a connu néanmoins un phénomène de dépopulation (en 1976, lors de la fusion de communes de laquelle résulte le territoire actuel de la Ville, Liège comportait 227 974 habitants). Par contre, la ville est le centre d’une agglomération continue de 600 000 habitants dont la population reste stable, ce qui indique, comme souvent en Europe, un glissement du centre urbain vers la périphérie.
Siège de nombreuses institutions wallonnes
Chef-lieu d’une province qui compte un peu plus d'un million d’habitants, Liège constitue la deuxième ville mais la première agglomération de la Région wallonne. Liège est aussi un centre de décision. Cela implique une grande représentation des sièges sociaux dans la ville. Plus de la moitié des salariés liégeois sont des fonctionnaires. Cela s'explique par le nombre élevé des institutions liégeoises comme l'université, les musées, les salles d'arts ou les transports et aussi par le fait que Liège héberge toutes les institutions de la Province de Liège. Aujourd’hui, le secteur tertiaire occupe 80 % des emplois, le secteur public l’emportant sur le secteur privé. En effet, Liège est non seulement un grand centre scolaire mais aussi un centre administratif de première importance (siège du Gouvernement provincial, siège des Institutions économiques de la Région wallonne et notamment son Conseil économique et social). De fait, la ville reste la capitale économique de la Wallonie[34],[note 18]. Jean-Maurice Dehousse, à la tête du premier Gouvernement wallon a contribué à cette évolution de façon décisive. C'est aussi un centre judiciaire majeur abritant une des cinq Cours d'appel de Belgique et les tribunaux qui en dépendent, et un centre hospitalier (trois hôpitaux majeurs dont un hôpital universitaire et une quinzaine de cliniques). Enfin Liège est également, avec ses 6 000 boutiques, cafés et restaurants, un grand centre de commerce.
Régression de l'industrie minière et sidérurgique
La plaine de la Meuse était un haut lieu de l’activité industrielle wallonne : on y constate aujourd’hui la totale disparition de l'industrie minière après douze siècles d’extraction du charbon et la régression des activités sidérurgiques.
De 1978 à 1986, la sidérurgie liégeoise est menacée de faillite et provoque une mobilisation maximale avec les graves manifestations de février et mars 1982 à Bruxelles. Le gouvernement belge injecte des capitaux dans la sidérurgie liégeoise qui est fusionnée avec celle de Charleroi. Un spécialiste français, Jean Gandois, accepte la proposition du premier ministre Wilfried Martens de prendre la direction de la nouvelle société Cockerill-Sambre. Celle-ci connaît un renouveau grâce à la modernisation des installations et de la production qui s'adapte aux exigences marchés en aciers spéciaux. Gandois patronnera en 1994 l'extension de Cockerill-Sambre vers l'étranger avec la reprise d'une société de l'ex Allemagne de l'Est, EKO Stahl (de). Mais le jeu international des capitaux amène les Français d'Usinor à prendre en 1998 le contrôle de la société après le départ de Jean Gandois. Usinor intégre Arcelor en 2002. Les travailleurs liégeois et la population belge sentent venir une restructuration menaçante avec le projet français d'expatrier la phase à chaud en France, mais avec une nouvelle installation de laminoir en compensation. Encore, celle-ci serait-elle installée dans la région de Charleroi. Ces projets n'auront heureusement pas le temps d'aboutir, alors qu'ils menaçaient la prospérité wallonne et même l'ensemble de l'économie belge. En effet, un des rois de la sidérurgie mondiale, l'Indien Lakshmi Mittal installé à Londres, parvient à prendre le contrôle d'Arcelor en 2006. Grâce à sa majorité boursière dans la société, il licencie les dirigeants français et annule le plan de démantèlement que ceux-ci avaient préparé. La nouvelle société ArcelorMittal relance la phase à chaud non sans conflits occasionnels avec les syndicats prompts à défendre les avantages sociaux des travailleurs (généralement acquis par la classe ouvrière belge).
Progressivement, cependant, l’installation d’entreprises de constructions mécaniques et métalliques (notamment en armurerie), les industries aéronautique et spatiale, agro-alimentaire (bières, eaux, limonades...) et biotechnologique, ainsi que les activités logistiques prennent le relais.
Augmentation des services
Liège s'est dotée de nombreux atouts logistiques qui lui donnent une place importante au cœur de l'Europe des transports[37]. Citons notamment le Port autonome de Liège, qui deviendra le deuxième port fluvial européen, le développement actuel du Trilogiport, plateforme multimodale le long du canal Albert pour les conteneurs, la très récente gare de Liège-Guillemins et les nouvelles lignes TGV de Bruxelles vers Liège (LGV 2) et de Liège vers la frontière allemande (LGV 3). Du côté transport par route, un très important réseau autoroutier à 7 branches (E40 vers Bruxelles et Aix-la-Chapelle, E42 vers Namur et Verviers, E25 vers Maastricht et Luxembourg, E313 vers Anvers), complété par le creusement d'un tunnel sous la colline de Cointe et la construction d'un nouveau pont sur la Meuse. L'aéroport de Liège, huitième aéroport européen pour le transport aérien des marchandises, se trouve à 12 km seulement du centre ville. Liège est également très facilement accessible via l'aéroport de Charleroi Bruxelles-Sud et l'aéroport de Bruxelles, tous deux à moins d'une centaine de kilomètres et, encore plus proche, l'aéroport de Maastricht à 30 km de la cité ardente. Liège possède également un réseau de bus qui couvre à la fois le centre-ville et l'agglomération. Actuellement, le débat se concentre sur l'installation d'un tram.
Enseignement
Liège est un centre important d'enseignement : plus de 95 000 jeunes y poursuivent leurs études. Liège abrite l'université de Liège (environ 20 000 étudiants), qui est l'une des universités publiques de la Communauté française de Belgique, la Haute École de la Province de Liège (environ 8 000 étudiants), la Haute École HELMo (environ 6 000 étudiants), la Haute École de la Ville de Liège (environ 2 200 étudiants), Académie des beaux-arts, le Conservatoire royal de musique et l'École Supérieure d'Acteurs Cinéma-Théâtre (ESACT). S'y ajoutent deux réseaux complets d’enseignement primaire et secondaire, le réseau officiel (non confessionnel) et le réseau libre (confessionnel ou non), ainsi qu'un enseignement technique et professionnel portant sur un ample choix de formation.
Tourisme
Patrimoine religieux
Liège, « fille de l'Église romaine », comme l'affirme une inscription gravée sur le linteau du portail de la cathédrale, fut pendant plus de huit siècles la capitale d'une principauté ecclésiastique indépendante. « La cité aux cent clochers » possède un très important patrimoine religieux comportant des édifices fondés à partir du début du VIIIe siècle lors du transfert du siège de l'évêché de Maastricht vers Liège, jusqu'au début du XIe siècle. Le patrimoine religieux de Liège jusqu'à la Révolution française compte un Palais épiscopal, une cathédrale, sept collégiales, huit abbayes d'hommes et de femmes, 23 couvents d'hommes et vingt-sept couvents de femmes, trente-deux paroisses, une vingtaine d'hôpitaux et autant d'hospices, une trentaine de béguinages, des dizaines de chapelles, soit plus d'une centaines d'oratoires dont une cinquantaine servis par des réguliers[38].
Palais des Princes-Évêques
Construit devant la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert, un premier palais, intégré dans les fortifications, est édifié vers l'an mil par le prince-évêque Notger ; il disparaît dans un incendie en 1185. Le palais est reconstruit sous Raoul de Zähringen. Ce deuxième édifice, fortement abimé après le sac de 1468 par les Bourguignons, subit le même sort en 1505. Le cardinal Érard de La Marck va le reconstruire, inspiré par ses illustres esprits contemporains, Erasme avec qui il correspondait[39], et Léonard de Vinci. Péristyle de 68 colonnes, sorte de Nef des fous, c'est l'ensemble sculpté le plus énigmatique des débuts de la Renaissance. Sa façade du côté de la place Saint-Lambert est reconstruite après un incendie en 1734 en style Louis XIV-Régence. Il deviendra à la fin du XVIIIe siècle Palais de justice de Liège. Au XXe siècle, une nouvelle aile néo-gothique sera l'actuel Palais provincial. Au XXIe siècle, libéré des administrations de la justice installées dans de nouveaux bâtiments connexes, il devrait garder ses salles de tribunaux.
Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert
La cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert fut la cathédrale de Liège jusqu'en 1794, date du début de sa destruction. Cette immense cathédrale gothique, à la mémoire de saint Lambert, occupait l'actuelle place Saint-Lambert, au cœur de Liège. Avec ses deux chœurs, ses deux transepts, ses trois nefs, le circuit de ses chapelles absidales et collatérales, son cloître et ses annexes, et sa flèche de 135 mètres, Notre-Dame et Saint-Lambert était le plus grand vaisseau du monde occidental au Moyen Âge. Elle pouvait contenir 4 000 personnes. Elle a malheureusement été détruite peu après la révolution française par des Liégeois acquis aux idées anti-religieuses apportées par les troupes de cette révolution.
Situé place Saint-Lambert, en souterrain au cœur historique de Liège, l'Archéoforum est le résultat des différentes campagnes de fouilles entreprises sur le site de l'ancienne cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert depuis 1907. Le site, à l'origine un petit plateau surplombant le confluent de la Légia avec la Meuse, témoigne en effet d'une occupation continue de plusieurs milliers d'années. Et principalement les traces d'objets paléolithiques, de la villa gallo-romaine, du vicus carolingien, de l'église notgérienne, de la cathédrale ottonienne et de la cathédrale gothique.
Le trésor de la cathédrale Saint-Paul de Liège présente dans huit salles d'exposition thématique un parcours à travers l'art et l'histoire de l'ancienne Principauté de Liège. On peut notamment y découvrir des orfèvreries comme le buste-reliquaire de saint Lambert et le reliquaire de Charles le Téméraire.
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Vierge de Del Cour
Grand Curtius
Les Sept Collégiales
Les sept Collégiales de Liège sont les témoins privilégiés de la naissance de la principauté de Liège[40]. Ces fondations sont le résultat de la volonté délibérée de l'évêque ou de son entourage immédiat. Des raisons diverses ou plurielles semblent avoir prévalu lors de la fondation de chacune des collégiales. Lieu de défense, lieux d'asile, lieux de repos et de prières, les collégiales liégeoises sont les témoins de cette période extraordinaire qui vit la naissance de la Principauté. À l'exception de Saint-Pierre, sacrifiée par la restructuration paroissiale du XIXe siècle, elles sont encore, avec l'église Saint-Jacques-le-Mineur, fièrement dressées au centre de Liège. La collégiale Sainte-Croix de Liège possède toujours la Clef de Saint-Hubert.
Les fonts baptismaux de Notre-Dame, installé dans la collégiale Saint-Barthélemy de Liège depuis la révolution liégeoise, sont un véritable chef-d'œuvre d'art mosan, tant sur le plan esthétique que sur le plan technique. Les passionnés de l'art mosan les présentent comme une des sept merveilles de Belgique.
Abbayes, Couvents, Hospitaux et Béguinages
De nombreux vestiges sont remarquables et souvent intégrés dans les écoles, les administrations ou des particuliers: l'abbaye de Saint-Laurent, ou se trouvait la Vierge de Dom Rupert, l'abbaye des Bénédictins de Saint-Jacques et son église de Saint-Jacques-le-Mineur, l'abbaye de Beaurepart, l'abbaye de Saint-Gilles et l'église Saint-Gilles et l'abbaye du Val-des-Ecoliers, le couvent des Carmes déchaussés, le couvent des Croisiers, le couvent des Guillemins, la commanderie de l'ordre Teutonique de Saint-André, le couvent des mineurs qui abrite le Musée de la Vie Wallonne, le couvent des Récollets, le couvent des Augustins, le collège des Jésuites en Isle qui abrite l'Université, le collège des jésuites anglais rénové par l'administration de la Direction générale de l'Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine (DGATLP) de la Région wallonne, le couvent des cellites en Volière rénové et habité par le privé, le couvent des Ursulines au pied des coteaux de la citadelle rénové et habité par le privé, le couvent des Capucines, l'hôpital Saint-Mathieu à la Chaîne, et l'hôpital Tirebourse, hôpital et Chapelle Saint-Julien et enfin le grand béguinage Saint-Christophe et la trentaine de petits béguinages.
Autres religions
- Église protestante de Liège
- Synagogue de Liège
Patrimoine civil
Le Perron, symbole des libertés liégeoises et de la Principauté de Liège, déposé au sommet d'une fontaine, sur la place du Marché, probablement le plus vieux monument de Liège, daterait du XIe siècle.
XVIe
Il ne reste malheureusement que peu de vestiges du patrimoine civil du XVIe siècle de Liège, ravagée par la vengeance de Charles le Téméraire en 1468. Selon ses ordres, seul les bâtiments ecclésiastiques devaient être épargnés. Les cours intérieures du Palais des Princes-Évêques construite par Érard de La Marck échapperont à l'incendie. Il est actuellement occupé par le Palais du gouverneur provincial et par les cours du Palais de Justice. Les Hôtel du Seigneur d'Amay, l'Hôtel Torrentius, et l' Hôtel de Soër de Solières, occupé par des ecclésiastiques seront épargnés.
On reconstruisit quelques bâtiments comme l'Anciennes Halles aux Viandes, dès 1546 ; ou encore la Tour Rosen, une maison-forte du quartier des Guillemins, mais ils furent fort endommagés par la première guerre mondiale. Il subsiste également une porte de Liège de la première enceinte, la Porte des Bégards, et la Tour des Moxhons, provenant de l'ancien rempart ;
Du XVIIe siècle au XVIIIe
C'est au XVIIe siècle que va apparaître un style architectural nouveau: le style Renaissance mosane; Le Palais Curtius[note 20], et les Hôtels canoniaux de Selys-Longchamps, de Méan, ... , dernièrement rénovés et situé sur le Publémont sont aussi pour la plupart d'époque Renaissance. Les Hôtels particuliers comme ceux d'Ansembourg, de Somzé, de Bocholz, ... dans les quartiers de Féronstrée et en Hors-Château sont aussi pour la plupart du XVIIIe siècle. Les Coteaux de la Citadelle, ses impasses et ses ruelles étroites, forment un ensemble paysager remarquable comprenant de nombreux biens classés, dominant la place du Marché, et enfin l'hôtel de Ville de Liège[note 21] comme les bâtiments de la place du Marché, Neuvice et ses anciennes maisons commerçantes aux étroites façades, sont intégrés dans un ensemble architectural homogène.
XIXe siècle
Un vent d'assainissement de quelques quartiers, ainsi que le percement à travers de nombreuses rues étroites va rénover et développer les quartiers de la Madeleine, de la nouvelle rue Léopold et Pont d'Avroy. Les petits chenaux comme celui de la Sauvenière sont comblés pour créer de grands boulevards et le quartier des Terrasses où une magnifique statue, Li Torè, deviendra le symbole frondeur[note 22] des étudiants liégeois. En Outremeuse, les biefs des nombreux moulins sont comblés et un nouveau quartier est créé autour de la place du Congrès. La Montagne de Bueren est percée, formant un escalier de 373 marches reliant le centre historique de la ville à la citadelle. On va aussi ériger de nouveaux bâtiments: le siège central de l'Université, place du 20-août, l'Institut de Zoologie, quai Édouard van Beneden l'Opéra royal de Wallonie, fondé en 1816, la Salle philharmonique, grande salle de concert, résidence principale de l'Orchestre philharmonique de Liège, abrité dans le bâtiment du Conservatoire.
XXe siècle
Le XXe siècle, ses courants architecturaux et deux guerres mondiales vont largement modifier la ville.
Du début du siècle datent le Le Forum, salle de concert et quelques 150 maisons Art Nouveau (maisons Piot, Comblen, Bacot, Pieper) principalement dans les quartiers du jardin botanique, de Fragnée et d'Outremeuse.
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Maison Comblen
Architecte Paul Comblen -
Hôtel Verlaine
Architecte Maurice Devignée -
Maison Piot
Architecte Victor Rogister -
Maison Pieper
Sculpture La nuit -
Maison Bacot: sgraffite
Architecte Clément Pirnay -
Maison Comblen
Ferronnerie -
Villa l'Aube
Mosaïque d'Auguste Donnay
Datent de l'après-guerre, L'Émulation, de style néoclassique, abritant les activités d'une société littéraire du XVIIIe siècle et qui va bientôt recevoir le Théâtre de la Place, l'Ancienne Grand Poste, de style néo-gothique, actuellement sans affectation. C'est également de cette époque que date le Palais des beaux-arts, abritant le musée d'art contemporain;
Pendant l'entre-deux guerres, la commémoration de première guère mondiale verra l'érection du Mémorial Interallié, à Cointe. L'Art déco va ensuite se développer dans de nombreux bâtiments, sous l'influence de l'architecte Joseph Moutschen qui construit le bâtiment du Génie Civil du Val Benoit, Jean Moutschen, son frère, construira l'Athénée Léonie de Waha, architecture des années 1942 et Georges Dedoyard, son élève achèvera les anciens Anciens bains de la Sauvenière. Pour remédier aux nombreuses inondations engendrées par la fin des charbonnages, 42 stations de pompage sont construites le long de la Meuse. 1939 verra l'exposition de l'eau inachevée par la seconde guerre, il n'en reste qu'un palais[note 23], longtemps utilisé comme patinoire[note 24]. Les années 1960 et 1970 vont voir la réalisation du Palais des Congrès, en bord de Meuse, la construction sujette à polémique de la Cité administrative, et un nombre très important de buildings dépassant les 30 mètres le long des grands boulevards d'Avroy et de la Sauvenière, des quais de la Meuse, de la Dérivation et de la plaine de Droixhe. Une stratégie urbanistique voudra aussi que l'on trace de grands boulevards uniquement réservé aux véhicules pour atteindre directement le centre ville (notamment via le boulevard d'Avroy et la place Saint-Lambert) et accélérer le trafic par les trémies de part et d'autre des berges de la Meuse[note 25].
XXIe siècle
Le XXIe siècle voit l'achèvement de la gare de Liège-Guillemins, œuvre de l'architecte espagnol Santiago Calatrava, les nouveaux bâtiments du FOREM, des Hautes études et les annexes du Palais de Justice qui parachèvent la fermeture de la place Saint-Lambert où ne se pose plus que la question de l'utilisation de l'espace Tivoli, avec la place du Marché. L'attractivité commerciale n'est pas en reste avec la construction de l'îlot Saint-Michel, la rénovation des galeries St-Lambert, la reconversion de l'ancien site des Conduites d'eaux devenu Belle-Île et la construction de Médiacité sur l'ancien quartier de la gare du Longdoz, qui accueille les nouveaux bâtiment de la RTBF. Du côté culturel, on peut notamment cité l'ensemble muséal du Grand Curtius, la rénovation de l'Opéra et la finalisation du Théâtre de l'Émulation (en construction). Un nombre important de nouveaux projets démontrent la volonté de la ville de s'installer dans le nouveau siècle.
Petit patrimoine
Les Coteaux de la Citadelle
Les Coteaux de la Citadelle, vieux quartier à flanc de colline aux multiples impasses, où de petits couvents et hôtels de maître art mosan se perdent dans un dédale champêtre au départ de Hors-Château devient un des lieux les plus prisés du tourisme. Situé juste derrière l’ancien palais des Princes-Évêques, les Terrasses des Minimes offrent un magnifique panorama sur la Cité.
Les Fontaines Rolands
Dès 1679, le Liégeois Lambert Jamin propose au Prince-évêque Maximilien-Henri de Bavière une solution pour sécuriser l'approvisionnement en eau de la ville en captant l'eau dans la craie de Hesbaye sur les hauteurs de la ville. Jusqu'alors, elle dépendait quasi exclusivement des areines. La ville de Liège fera réaliser plus de 45 kilomètres de galeries dans la craie de Hesbaye et nombres de fontaines de Liège seront alimentées par ce service pendant des siècles. Actuellement, l'eau est toujours captée (en partie) dans ces galeries.
Les areines
Les premières areines couloir de démergement des houillères furent créées dès le XIIIe siècle. Quatre franches areines qui servaient également à l'alimentation en eau de la ville : l'areine du Val Saint-Lambert, l'areine de la Cité, l'areine de Messire Louis Douffet et l'areine de Richonfontaine toujours visible en Hors-Château dans la rue Mère-Dieu aux pieds des Coteaux de la Citadelle. La trentaine d'autres, dites bâtardes, ne servaient qu'au démergement.
Les enseignes
Un nombre important de maisons du XVIe au XVIIIe siècles (sans numéro), portaient le nom d'une dalle de calcaire ornant leur façade. Il en existe encore plus d'une centaine.
Les impasses et les escaliers
Comme toutes les vielles villes du XIVe siècle, Liège est traversé de nombreuses ruelles comme en Vinâve d'Île ou en Neuvice. Le long des Coteaux de la Citadelle, elles sont en impasse, ou débouche sur de nombreux escaliers cours et terrasses. Chaque année, le premier samedi d'octobre, une fête illumine aux bougies ces nombreuses impasses, cours, escaliers, terrasses, proposant un parcours dans les coteaux, agrémentée de petites étapes festives : carillon, orgues de barbarie, animations musicales et théâtrales.
Espaces verts
- Verger de la ferme Fabry
- Parc de la Boverie
- Jardin botanique
- Parc d'Avroy
- Quai des Ardennes
- Parc communal de Cointe
- Parc Astrid
Patrimoine culturel immatériel
Le marché de la Batte[note 28]est un marché dominical et matinal, situé sur les quais rive gauche de la Meuse. C'est probablement le plus long marché d'Europe[note 29] et aussi un des plus attrayants avec une fréquentation par les villes allemandes et hollandaises proches, pouvant atteindre la centaine de milliers personnes par beau temps.
Tchantchès est un personnage issu du folklore liégeois représenté par une marionnette espiègle et frondeuse, tête de file des théâtres de marionnettes liégeois. Il est habillé du costume traditionnel des ouvriers liégeois : un sarrau bleu au foulard rouge à pois blancs. Les dialogues anachroniques entre Tchantchès et Charlemagne font partie de l'anthologie liégeoise.
Les Fêtes du 15 août en Outremeuse, au départ une fête religieuse du quartier le plus populaire de Liège où vécu Georges Simenon — car on y dit la messe en wallon et la procession y célèbre l'Assomption—, mais aussi populaire par son cortège folklorique sous la houlette de Tchantchès et son épouse Nanesse et, ces dernières années, à des concerts organisés sur la place Delcour, à l'auberge de jeunesse, place du Tertre, ou En-Bèche, qui se déroule sur cinq jours dans le quartier d'Outremeuse. L'évènement rassemble en moyenne 200 000 personnes, se terminant le dernier jour par un cortège de pleureuses qui enterrent Mathî l'ohê[note 30].
Événements
- Janvier
- Festival Les Transardentes, petit frère des Ardentes dédiés aux musiques électroniques au sens large[41] le 3e samedi du mois
- Festival de Liège : Festival engagé dans son temps qui propose les points de vue aigus d’artistes sur les questions cruciales de notre époque au travers de spectacles de théâtre, danse et musique[42]. Organisé les années impaires pendant 3 semaines à partir de fin janvier.
- Février
- Biennale Internationale de la Photographie et des Arts visuels (BIP) organisée par les Chiroux les années paires. Construite à chaque édition autour d’une thématique, la Biennale combine une programmation artistique avec une accessibilité la plus large possible[43].
- Mars
- Biennale Internationale de Gravure contemporaine est organisée par le Cabinet des Estampes et des Dessins, en partenariat avec le Musée d'art moderne et d'art contemporain et l’asbl « Les Amis du Cabinet des Estampes et des Dessins de la Ville de Liège » les années impaires[44].
- La Saint-Torè, fête estudiantine se déroulant la 3e semaine du mois et les 4 heures trottinettes le mercredi de cette semaine.
- Avril
- Mai
- Festival international « Jazz à Liège », organisé le 1er ou le 2e weekend de du mois[46]
- A pied à cheval et à vélo : Un dimanche sans voitures
- Juin
- Les Épicuriales
- La City Parade à la fin du mois certaines années.
- Juillet
- Festival de musique électro-rock Les Ardentes, début du mois[47]
- Village gaulois (Place Saint-Paul, début juillet)[48]
- Fête du 14 juillet dans le parc de la Boverie[49]
- Août
- Fêtes du 15 août en Outremeuse
- Festival de promenade : Promenades guidées, itinéraires libres et animations. Durant la deuxième quinzaine du mois
- Septembre
- Retrouvailles (premier weekend du mois, Parc de la Boverie)[50].
- La fête des fous de Sainte-Walburge, le premier week-end du mois, le quartier de Sainte-Walburge est en fête : Marche aux flambeaux, spectacle, grand bal populaire, brocante, jeux et animations gratuites ainsi qu'une parade dans les rues du quartier sont quelques activités que vous retrouverez durant ces quelques jours de folies.
- Fête de Wallonie de Liège [51]
- Journée du patrimoine le 2e weekend du mois : De nombreux édifices, habituellement inaccessibles au public, proposent visites guidées et animations gratuites. Deuxième week-end de septembre[52].
- Octobre
- La Nocturne des Coteaux de la Citadelle (1ers samedis du mois)[53]
- La foire d'octobre sur le boulevard d'Avroy
- La Biennale du design[54] dénommée RECIPROCITY depuis l'édition 2012 se déroulant pendant 3 semaines au mois d'octobre les années paires
- Festival d'orgue de Liège : créé en 1998 afin de mettre en valeur les plus belles orgues de la région liégeoise. Chaque année, à l’automne, des organistes de premier plan sont invités à se produire dans un répertoire essentiellement baroque d’octobre à décembre[55].
- Décembre
- Saint-Nicolas des étudiants une des fêtes estudiantines liégeoises les plus importantes.
- Le Festival du Cirque européen[56]
- Liège, Cité de Noël
- Le Village de Noël de la fin novembre à la fin décembre[57],[58]
- Le Festival des Sapins propose aux entreprises du bassin Liégeois de montrer leur savoir-faire par la réalisation d’un sapin design représentatif de leur activité [59].
- Les Nocturnales de Noël[60].
Liège 2017
Liège est par ailleurs candidate pour l'organisation d'une Exposition internationale de 2017[61],[62].
Culture
Centre de l'Art mosan, Liège, aux Xe, XIe, XIIe siècles, avec ses écoles, rayonne sur toute l'Europe, développe des techniques en parallèle aux œuvres d'art comme les Fonts baptismaux de Saint-Barthélemy. Au XIIIe siècle naît avec sainte Julienne de Cornillon, une forte spiritualité (lieu d'origine de la Fête-Dieu dans l'Église universelle) à l'origine des Béguinages[63], qui attire un François d'Assise[64] La « révolution copernicienne » va fournir à Kepler un astrolabe performant, René François Walter de Sluse est au centre des recherches mathématiques du XVIIe siècle. La musique marque l'histoire de Liège : d'Étienne de Liège au XIe siècle en passant par Cicognia[65] au XIVe siècle, par l'opéra comique liégeois au XVIIIe siècle, jusqu'à Henri Pousseur, via César Franck, André Grétry et Eugène Ysaÿe. Liège détint la plus grande cathédrale de Belgique jusqu'à sa destruction après 1789 (geste, selon Philippe Raxhon, de radicalité révolutionnaire). Les idées des Lumières s'y diffusent (comme par le Journal encyclopédique, la Société d'émulation fondée par François-Charles de Velbrück) .
À l'université fondée après 1830, s'illustrent Marcel Florkin, Zénon Bacq, la linguistique avec le Groupe µ. Jean d'Outremeuse, les versions wallonnes de la Légende des Quatre fils Aymon[66], Jean Lebel inscrivent Liège dans la littérature en français du Moyen Âge et Georges Simenon, Stanislas-André Steeman, Alexis Curvers dans celle d'aujourd'hui. Le cinéma wallon brille avec Jean-Pierre et Luc Dardenne. C'est à Liège également que s'est installé l'atelier de production de films Wallonie Image Production (WIP), structure publique dont la formule est unique en Europe.
Ceci explique que Liège constitue aussi un centre culturel de première importance, dont le rayonnement francophone est d’autant plus remarquable qu'elle se situe très près du monde germanophone (la province de Liège compte du reste une communauté germanophone autonome). On trouve à Liège, outre trois institutions culturelles majeures — l’Opéra royal de Wallonie, l’Orchestre philharmonique de Liège et de la Communauté française et le plus important des centres dramatiques de la Région wallonne, le Théâtre de la Place — un centre de production radio et télévision, une foule d’institutions culturelles diverses et variées (danse, folklore, théâtre dialectal, spectacle de marionnettes…), quatre foyers culturels, le plus important des complexes cinématographiques de l’Eurorégion Meuse-Rhin, des musées de prestige international témoins de la richesse patrimoniale de la Ville.
Festivals
- Festival de Liège (bisannuel) : créations internationales et contemporaines en danse, théâtre et musique.
- Jazz à Liège.
- Festival international du film policier.
- Les Ardentes : 4 jours d'électro-rock.
- Biennale internationale de la photographie et des arts visuels.
- Biennale internationale du design.
Théâtres
Opéra
- Opéra Royal de Liège
Opérette
- Théâtre du Trocadero
Classique
- Théâtre de la Place
- Théâtre Le Moderne
- Théâtre Proscenium
- Théâtre Universitaire Royal de Liège
- Les Chiroux
Comédie
- Théâtre Arlequin
- Théâtre de l'Étuve
- Comédie Centrale
Théâtre Wallon
Théâtre de Marionettes
Musées
Liège héberge plusieurs grands musées dont, principalement :
Grand Curtius
Le Musée Grand Curtius, est un nouvel ensemble museal regroupant les anciens musées d'archéologie, du verre, d'armes, d'art mosan et d'art religieux, et incluant le Musée d'Ansembourg.
Grands Musées
Musées thématiques
- Aquarium Dubuisson
- Archéoforum
- Maison de la métallurgie et de l'industrie
- Maison de la science
- Musée des transports en commun
- Musée en Plein Air du Sart-Tilman
- Musée Grétry
- Musée Tchantchès
- Musée de zoologie de Liège
- Trésor de la cathédrale
Films tournés à Liège
- 2002 : Un honnête commerçant de Philippe Blasband
- 2002 : Une part du ciel de Bénédicte Liénard
- 2002 : Feu ma mère de Sandrine Dryvers et Thierry Tirtiaux[67]
- 2006 : Congorama de Philippe Falardeau
- 2009 : Sœur Sourire de Stijn Coninx
- 2010 : Bullhead de Michaël R. Roskam
- 2012 : Les adorés de Hélène Fillières
Clips tournés à Liège
- 2009 : Love Hurts de Piano Club
- 2011 : Happy Place de Gaëtan Streel (de l'ancien groupe Jéronimo)
- 2012 : Belle journée de Labiur
Archives
Les Archives de l'État disposent d'un dépôt à Liège, ouvert au public, où elles conservent les archives des institutions ou collectivités, familles ou personnes physiques dont le siège ou le domicile est ou était fixé sur le territoire de la province de Liège (à l’exception de l’arrondissement d’Eupen, dont les archives sont conservées aux Archives de l'État à Eupen).
La ville de Liège possède également ses propres fonds patrimoniaux, plus particulièrement orienté sur la ville elle-même : ils sont réunis à la bibliothèque Ulysse Capitaine.
L'université de Liège possède ses propres archives, comme le fonds Wittert qui regroupe de nombreux parchemins et gravures anciennes. L'évêché de Liège possède également de nombreux documents.
Sculptures
Les nombreux squares, parcs et places de Liège présentent de multiples statues figurant, le plus souvent, ses hommes célèbres ou ses symboles :
- situées parc d'Avroy (boulevard d'Avroy et avenue Rogier) :
- le monument national à la Résistance (1955) par Louis Dupont,
- statue équestre de Charlemagne (1868) par Louis Jéhotte,
- le monument à Charles Rogier (1905) par Camille-Marc Sturbelle, commémorant le 75e anniversaire de l'indépendance de la Belgique,
- le monument à Walthère Frère-Orban (1931) par Paul Du Bois,
- la statue Le Fauconnier,
- Le Cheval dompté d'Alphonse de Tombay,
- bas-reliefs (l’Étude d'Adelin Salle, l'Insouciance de la jeunesse) sur la façade du lycée Léonie de Waha (1937) des sculpteurs Louis Dupont, Robert Massart et Adelin Salle,
- Le Dompteur de taureaux, dit Li Torè (1881) par Léon Mignon, situé au lieu-dit les Terrasses ;
- la fontaine de la Vierge de Jean Del Cour, en Vinâve d'île ;
- la statue monumentale du mémorial Albert Ier (1939) de Louis Dupont, à l'entrée du canal Albert ;
- la statue de Zénobe Gramme (1905) par Thomas Vinçotte, située entre le pont de Fragnée et le pont de Fétinne ;
- la statue d'André Dumont (1866) par Louis-Eugène Simonis, place du 20-Août ;
- statues et bas-reliefs du pont des Arches (entre 1947 et 1949).
Projets et grands travaux
La ville de Liège est en plein redéploiement et les grands projets sont nombreux :
Achevés
- La galerie commerciale Médiacité.
- L'ensemble muséal Grand Curtius
- Royal Sélys, hôtel 5 étoiles installé dans les anciens hôtels particuliers de Sélys-Longchamps et des Comtes de Méan (achevé et en activité depuis le 15 septembre 2011)[68].
- La Gare de Liège-Guillemins.
- Extensions du palais de justice situés à coté Palais des Princes-Évêques[69].
- Le Cadran, accès nord de la place Saint-Lambert
En cours de réalisation
- Trilogiport, nouvelle zone logistique (fluviale/ferroviaire/routière) à Hermalle-sous-Argenteau au nord de l'agglomération, en vue de l'agrandissement du Port autonome de Liège[70],[71].
- Rénovation de l'hôpital du Valdor en hôpital gériatrique moderne, dans le quartier d'Amercœur.
- Le centre d'initiation à la citoyenneté « Mnema », dans les anciens bains de la Sauvenière[72].
- Rénovation de l'Opéra royal de Wallonie[73].
- L'installation du Théâtre de la Place dans le bâtiment de la Société Libre d'Émulation, place du 20-août. Les travaux ont débuté le 18 janvier 2011 et devraient s'achever dans le deuxième semestre de 2012[74].
- La nouvelle patinoire située à côté de la galerie commerciale Médiacité, l'ouverture est prévue pour septembre 2012[75].
- Réaménagement de la place des Guillemins située devant la gare du même nom, les travaux ont commencé début février 2011[76].
- Requalification du quartier de Droixhe.
- Tour des Finances de Liège culminant à 120m[77].
- Construction de 2 hôtels et d'immeubles à appartements sur le boulevard de la Sauvenière sur le site de l'ancien bâtiment du journal La Meuse[78].
- Transformation des anciennes salles du cinéma Opéra en auditoires pour l'Université de Liège[79].
- Le projet « Saint-Laurent 28 » consistant en la création de deux logements ainsi que la création d'un passage public vers le futur parc Sainte-Agathe[80].
- Rénovation du la tour du Mémorial Interallié, la fin des travaux est prévu pour le 31 décembre 2013 au plus tard[81].
En projet ou en cours d'étude
- Le retour du tramway.
- Le quartier des Guillemins : création d'une esplanade entre la gare et la Meuse, développement d'un quartier d'affaires ainsi qu'une passerelle enjambant la Meuse pour relier le quartier au parc de la Boverie[82].
- Une centre du Design implanté dans la future esplanade des Guillemins. Prévu pour 2015[83].
- Le contournement est de la ville grâce à la liaison autoroutière A605 Cerexhe-Heuseux - Beaufays[84].
- Une nouvelle piscine olympique au centre-ville (quartier de Jonfosse)[85].
- Une halle destinée aux produits bios dans l'ancienne Grand Poste.
- Un nouveau stade pour le Standard de Liège.
- L'implantation de vignobles dans le site des Coteaux de la Citadelle[86].
- Création d’un Centre International d’Art et de Culture (CIAC) situé dans le parc de la Boverie remplaçant le MAMAC[87].
- La reconversion de l'ancien campus du Val-Benoît[88].
- La réaffectation du quartier de Bavière (projet à l’arrêt pour cause de crise financière).
- La réaffectation de la place de l'Yser en Outremeuse (projet en attente du transfert du « Théâtre de la Place » à l'Émulation de la place du 20-Août).
- Réaménagement des quais de Meuse[89].
- Déménagement des Halles des Foires actuellement située à Coronmeuse vers le site de l'ancienne gare de Bressoux[90].
- Projet du Pré Aily évolue prévoyant la construction de lotissements au Sart Tilman[91].
- Rénovation de la résidence André Dumont, située place du 20-Août, en une résidence pour étudiants[92].
- Rénovation du Musée d’Art différencié situé dans le parc d'Avroy[93].
- Gare neuve pour l'arrêt Liège-Palais
- Construction d'un nouvel hôpital dans le quartier de Glain prévu pour la fin 2016 qui regroupera les hôpitaux Saintt Joseph, Saint Vincent et Espérance[94].
- Reconversion de l'église du Sacré-Coeur[81].
- Rénovation de la Cité administrative[95].
Sports
Principales équipes
- Standard de Liège au Stade de Sclessin à Sclessin (D1)
- RFC Liège au stade du Pairay à Seraing (Promotion (D4))
- Standard Fémina de Liège au Stade de Sclessin (terrain annexe) à Sclessin (football féminin)
- Liège Basket dans le Country Hall Ethias Liège au Sart-Tilman (D1)
- Bulldogs Liège (D1)
- RFC Liégeois Rugby (D2)
- Royal Fayenbois Tennis Club à Jupille-Fayenbois (D1)
- Royal Tennis Club de Liège (RTCL) à Angleur-Sart-Tilman (D1)
- Liège Mosan (synchro, natation et aquagym)
Événements sportifs
- Récurrents
- Course cycliste de Liège-Bastogne-Liège
- Meeting international d'athlétisme[96]
- Jumping international de Liège[97]
- Belles courses de Liège
- Le Jogging de Liège, 10 km (le premier dimanche d'octobre)
Occasionnels :
- Accueil du Tour de France cycliste (Départs 2004 et 2012), du Giro (étape 2006) et de la Vuelta (étape 2009)
- Championnat d'Europe de Football Euro '72, Euro 2000
- Accueil de la Coupe du monde de tennis de table (en 2005 et 2008)
- Championnat d'Europe de basket-ball 1977
- Championnats de natation synchronisée.
Cuisine
Liège est également connue pour sa cuisine de terroir. Plusieurs produits typiques sont fabriqués dans sa région et intégré dans sa cuisine tels que :
- le fromage de Herve; de la famille du maroille ou de l'époisses.
- le boudin blanc et le lefgot, boudin de foie au raisin[98] ;
- le sirop de Liège, sirop noir de pomme et poire
- la Jupiler; bière de Jupille
- le cidre, jus de pomme alcoolisé
- le pèket, alcool de genièvre
Plusieurs recettes sont connues dans toute la Belgique telles que :
- la gaufre de Liège
- le boulet à la liégeoise, également appelé aussi boulet sauce lapin;
- la salade liégeoise; pomme de terre Corne de gatte (en wallon cwène di gate), haricots princesses, lardons, vinaigre.
- le lapin aux pruneaux;
- les rognons à la liégeoise
- la bouquette d'Outremeuse;
- le lacquemant;
- la fricassée (lard et œufs[A 6])
- la sauce liégeoise : viande saisie avec des baies de genévrier broyée, arrosée de genièvre et allongée d'un fond de veau.
Armoiries
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Armoiries simplifiées de la ville de Liège.
Blasonnement : de gueules à une colonne posée sur 3 degrés soutenus de 3 lions couchés et sommée d'une pomme de pin soutenant une croix pattée; la dite colonne accostée à dextre de la lettre L et à senestre de la lettre G, le tout d'or.
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Armoiries de la province de Liège.
Blasonnement : Ecartelé : 1, de Liège; 2, de Bouillon; 3, de Franchimont; 4, de Looz; enté en pointe de Hornes. Liège (Ville de Liège): De gueules au perron haussé, supporté par trois lions sur trois degrés, monté d'une pomme de pin, sommé d'une croix pattée, le tout d'or, accosté d'un L et G majuscules du même. Bouillon (Duché de Bouillon): De gueules, à la fasce d'argent. Franchimont (Marquisat de Franchimont): D'argent, à trois lions de sinople, armés et lampassés de gueules, et couronnés d'or. Looz (Comté de Looz): Burelé (10) d'or et de gueules. Hornes (Comté de Hornes): D'or, à trois cors se de gueules, virolés et enguichés d'argent.
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Armoiries de la principauté de Liège.
Blasonnement : écartelé, en 1, de gueules, à la fasce d'argent, en 2, d'argent, à trois lions de sinople, armés et lampassés de gueules, et couronnés d'or, en 3, burelé d'or et de gueules et en 4, d'or, à trois cors de chasse de gueules, virolés et enguichés d'argent ; sur-le-tout de gueules au perron d'or haussé, supporté par trois lions sur trois degrés, monté d'une pomme de pin, sommé d'une croix pattée, le tout d'or, accosté d'un L et G majuscules de même.
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Blason de la ville de Liège, sur la facade du Lycée Léonie de Waha, boulevard d'Avroy.
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On retrouve le perron liégeois sur le blason de la ville, mais aussi sur celui de la province de Liège, celui de la principauté de Liège ou encore sur de nombreux logotypes représentant les institutions liégeoises.
En 2007, la ville de Liège s'est dotée d'un très controversé logo pour remplacer les armoiries sur ses courriers, outils de communication, véhicules et drapeaux. Ce dernier, censé représenter les différents atouts logistiques, évoque le perron.
Jumelages
Liège est jumelée avec :
Elle a des ententes de coopération et d'amitié avec :
Québec (Québec) depuis 2002
Samarcande (Ouzbékistan) depuis 2005
Personnalités
- Xe-XIIIe siècles
- Notger de Liège, premier Prince-évêque
- Guillaume de Saint-Thierry, cistercien et auteur mystique
- Lambert le Bègue, fondateur des béguinages
- Sainte Julienne de Cornillon, une des fondatrices des béguinages.
- XIVe siècle
- Jean de Mandeville, explorateur et écrivain
- XVIe siècle
- Dominique Lampson ou Lampsonius, peintre, biographe
- Lambert Lombard, architecte, peintre et sculpteur
- XVIIe siècle
- Jean Del Cour, sculpteur
- Gérard de Lairesse, peintre
- Rennequin Sualem, inventeur de la machine de Marly
- XVIIIe siècle
- Mademoiselle Baron, actrice
- Herman-François Delange, violoniste et compositeur
- Nicolas Bassenge, révolutionnaire
- Théroigne de Méricourt, révolutionnaire
- Henri-Philippe Gérard, musicien
- André-Ernest-Modeste Grétry, compositeur
- Barthélemy Digneffe, architecte
- XIXe siècle
- Charles Rogier, homme politique
- Jean Lambert Joseph Fyon,homme politique et général des armées de la République Française
- César Franck, professeur, organiste, compositeur
- Zénobe Gramme, électricien, inventeur
- Heinrich Michelant (de), archiviste et médiéviste français
- Georges Nagelmackers, homme d'affaires, fondateur de la Compagnie internationale des Wagons-lits, de l'Orient-Express et du Transsibérien
- Joseph Dejardin, linguiste
- Paul Coart, avocat près de la Cour d’appel
- Ivan Colmant, docteur en médecine
- Armand Rassenfosse, peintre, dessinateur, graphiste
- Auguste Donnay, peintre impressionniste
- Gustave Serrurier-Bovy, architecte, décorateur
- Eugène Ysaÿe, musicien
- XXe siècle
- Nicolas Ancion, écrivain
- Christine Aventin, écrivain
- Madeleine Bourdouxhe, écrivain
- Jonatan Cerrada, chanteur et compositeur
- André Cools, homme politique socialiste
- Alexis Curvers, écrivain
- Fernand Dehousse, homme politique socialiste
- Serge Delaive, écrivain
- Marie Delcourt, philologue, historienne, écrivain
- André-Joseph Dubois, écrivain
- Jean-Pierre et Luc Dardenne, réalisateurs
- Marie Gillain, actrice
- Jean Gol, homme politique libéral
- Pierre Harmel, homme politique catholique
- Jacques Izoard, poète
- Paul Jaspar, architecte, Art nouveau
- Henri Koch, musicien
- Julien Lahaut, homme politique communiste
- Philippe Léonard footballeur
- Karel Logist, poète
- Georges Montefiore-Levi, ingénieur, industriel et philanthrope
- Jean Rey, homme politique libéral, président de la Commission européenne
- Didier Reynders, homme politique libéral
- Victor Rogister, architecte, Art nouveau
- Jean-Michel Saive et Philippe Saive, pongistes
- Eugène Savitzkaya, écrivain
- Georges Simenon, écrivain
- Stanislas-André Steeman, écrivain
- Marcel Thiry, poète
- Violetta Villas, chanteuse
- François Walthéry, dessinateur
- Jacques Yerna, syndicaliste
Voir aussi Personnalité liégeoise et Personnalité politique liégeoise, Artiste liégeois, Prince-évêque de Liège et Naissance à Liège.
Notes et références
Notes
- Liége avec un accent aigu, ce avant l'arrêté du Régent du 17 septembre 1946 approuvant la délibération du Conseil communal de la Ville de Liége du 3 juin 1946
- du latin ardens - brûlant - signifie à la fois qui brûle, éclatant, passionné, vif ou encore enthousiaste; cf article Ardent in Trésor de la langue française
- Les monnaies retrouvées sont de Domitien (81-96), d'Antonin le Pieux (138-161), Septime Sévère (193-211), et Maximin (235-238), in Cohen, III, p. 248
- La Job-villa (Jupiter ?) n'était pas au même endroit que le futur palais carolingien, situé près du donjon du XVe siècle
- ses dimensions atteignent 54 x 35 m
- Curieusement la villa a été construite en deux étapes, la seconde semblant plutôt un réaménagement.
- Le décès de Pépin est enregistré après 25 ans de règne dans le Liber Historiæ Francorum 51, MGH SS rer Merov II, p. 325. , y mourut le 16 décembre 714
- Le seul pont romain sur la Meuse, à Maastricht semble déjà détruit vers le IVe siècle
- Vers 1390, écrit Jean Lejeune, le pays de Liège a plié ses lois à [...] ses aspirations. Il ne dépend plus que de lui-même in La principauté de Liège, Wahle, Liège, 1980, p. 97
- Son incendie dura, dit-on, sept semaines.
- ainsi que Notre-Dame Aux-Fonts, où se trouvait la cuve aujourd'hui à Saint-Barthélemy
- Carte de Cabinet des Pays-Bas autrichiens levée à l'initiative du comte de Joseph de Ferraris
- payable de la manière suivante: 100 000 francs sur le Trésor public, dans le mois de fructidor an XI (du 19 août au 18 septembre 1803) ; 100 000 francs, pris sur la valeur du trésor de Saint Lambert qui se trouvait à Hambourg, à verser dans la caisse municipale de Liège avant le 1er germinal an XI (22 mars 1804);# 100 000 sur les octrois de Liège payables en deux termes, savoir : 50 000 en l'an XII (du 24 septembre 1803 au 22 septembre 1804) et 50 000 en l'an XIII (du 23 septembre 1804 au 23 septembre 1805).
- Malines : 715 déportés dont 42 rapatriés, 1 évadé du convoi 20, 50 évadés des convois 16 et 17 (dont 3 repris). Drancy : 74 déportés. Neuengamme : 6 déportés
- Tel que le n° 34 de juin 1942 de la publication clandestine Churchill-Gazette
- En séance du 12 juillet 1948 du conseil communal de la ville élue, cette décision était commentée comme suit par l’échevin Renotte : « L’érection en notre ville du Monument national à la Résistance constitue une reconnaissance officielle de la vaillance patriotique des Liégeois. C’est un hommage national qui est fait à Liège à la fois par le Gouvernement et par la Résistance tant des Flandres que de Wallonie »
- La presse n’était pas en reste : « Les résistants flamands eux-mêmes ont estimé que la Cité ardente méritait cet hommage puisque aussi bien elle fut toujours à la pointe du combat », soulignait l’éditorialiste du quotidien liégeois le 3 mai 1949
- Le siège du Conseil économique et social de Wallonie (en abrégé CESW) y est d'ailleurs installé : http://www.cesw.be/
- Architecte Lambert Lombard, XVIe siècle
- habitation du nom d'un riche négociant d'arme Jean Curtius
- construit dès 1714 à la place d'un bâtiment autrefois appelé La Violette
- Il donne chaque année droit à une passe d'arme symbolique entre la maraichaussée et les étudiants qui souhaitent repeindre ses attributs.
- dessiné par l'architecte Joseph Moutschen et réalisé par son frère, ce bâtiment faisait face au Palais de l'Allemagne, démoli et remplacé par les bâtiment de la Foire de Liège
- L'ouverture de la nouvelle patinoire à côté de la Médiacité est prévue en septembre 2012
- Ces projets, réalisé à l'époque du tout-auto, sont pour la rive droite de la Meuse maintenant reconverti en parking comme au quai Mativa, ou encore intégré dans le quartier comme au quai des Tanneurs par exemple.
- Rue Mère Dieu en Hors-Château au pied des Coteaux de la Citadelle, Liège
- du sculpteur Léon Mignon
- le mot Batte signifiait un quai d'accostage et de déchargement.
- Quatre rangées de petits commerçants : 1 500 m Aller-Retour
- enterrement de l'os Mathieu (en wallon) dans son cercueil, ancien cortège dont on ne connait plus l'origine: pleureuses habillées de noir et tenant des branches de céleri, le curé et le maire de la paroisse, une bande de joyeux drilles fait le tour des bistrots.
Références
- http://www.ibz.rrn.fgov.be/fileadmin/user_upload/Registre/fr/statistiques_population/stat_1_f.pdf
- [PDF] Chiffre global de la population par commune, statistiques fédérales issue du registre national (SPF intérieur). Consulté le 15/03/2012
- [PDF] Population dans les grandes villes et chefs-lieux de province : nombre d’habitants inscrits Situation au 1/11/2011
- Utilisation du sol par commune et région, la Belqique (1834-2011)
- Population de droit par commune au 1 janvier 2010
- Page d'accueil de l'INS
- François-Xavier Nève, Jardins et coins secrets de Liège, Éditions du Perron, 1997, p. 6-7
- Nicolas Cauwe, « Les industries lithiques du Néolithique », dans Marcel Otte, Les fouilles de la place Saint-Lambert à Liège, vol. 2 : Le Vieux Marché, Liège, Université de Liège, 1988, p. 119-131
- Pierre Van der Sloot, « Le Mésolithique et le Néolithique du site Saint-Lambert à Liège dans leur contexte chronologique, géologique et environnemental. Synthèse des acquis récents », dans Notae praeristoricae, vol. 23, 2003, p. 104
- « Fouilles faites à Jupille près de Liège », dans BIAL, vol. IX, 1872, p. 469-496.
- J.E. Demarteau, « Le vase planétaire de Jupille », dans Ciel et Terre, vol. 30, 1909, p. 373-381
- François Cosseron de Villenoisy, Le Vase gallo-belge de Jupille, Impr. de La Meuse, 1894
- Jean-Luc Schütz, 7000 ans d'art et d'histoire au Grand Curtius, Luc Pire, 2009
- A. Joris, « Le palais carolingien de Herstal », dans Le Moyen Âge, vol. 79, 1973
- Gustin Vanguestain, « Sanctuaire gallo-romain et sépultures du haut Moyen Âge », dans Chronique de l'architecture wallonne, no 13, 2006, p. 167-169
- O. Colette, Rapport inédit Liège -Place Saint-Lambert : Description, échantillonnage et analyse des couches stratigraphiques conservées au sein de l’Archéoforum. Étude géo-pédologique des niveaux associés aux structures romaines, décembre 2006, cité dans Denis Henrard, Jean-Pierre Van der Sloot et Jean-Marc Léotard, « La villa de la place Saint-Lambert à Liège (Belgique) : nouvel état des connaissances », dans Archéologie de la Picardie et du nord de la France (Revue du Nord), vol. 90, no 378, 2008, p. 161 [texte intégral].
- Denis Henrard, Jean-Pierre Van der Sloot et Jean-Marc Léotard, « La villa de la place Saint-Lambert à Liège (Belgique) : nouvel état des connaissances », dans Archéologie de la Picardie et du nord de la France (Revue du Nord), vol. 90, no 378, 2008, p. 159-174 [texte intégral]
- Paul Diacre, Gesta Episcoporum Mettensis, MGH SS 2, p. 265
- Patricia Butil, Jean-Marie Crémer, Virginie Delporte, Claude Gaier, Philippe George, Éric Soullard, Marc Suttor et Françis Tourneur, Le savoir-faire wallon au fil du temps. Le bassin mosan, berceau des techniques de pointe, Namur, coll. « Les Dossiers de l’IPW » (no 9), 2010, 315 p. (ISBN 978-2-87522-050-9)
- L'Abbé O.-J. Thimister, Bulletin de l'Institut archéologique liégeois, vol. 6, 1863 [lire en ligne]
- Pour les détails de l'histoire de ce titre liégeois de Capitale de la Wallonie, voir les pages 1161 à 1163 et 1165 à 1167 de la notice Namur, capitale de la Wallonie, par Jean-Pol Hiernaux, dans l’'Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome II, Institut Jules Destrée, 2000, ou en ligne (sans la bibliographie) : sur le site de l'Institut Destrée
- « Inconnu », dans Wallonia, avril 1912, p. 205
- Jean-Pol Hiernaux, « Le 15e anniversaire de Namur capitale de la Wallonie », dans Toudi, vol. 45-46, avril-mai 2002, p. 31-32
- Pour de plus amples informations voir sur cet accord voir : L'accord militaire franco-belge de 1920 et le Luxembourg de Jean Stengers [lire en ligne]
- La Cité ardente fête le 14 juillet
- Relevé : p. 46, note 2 dans Thierry Rozenblum, « L’administration communale de Liège et la persécution des Juifs, 1940-1942 », dans Revue d'histoire de la Shoah, Paris, no 179, 2003, p. 10-49
- Thierry Delplancq, « 1940-1942, une cité occupée et ses Juifs. Quelques aspects heuristiques », dans Les Cahiers de la mémoire contemporaine, Bruxelles, vol. 3, 2001, p. 125-134
- Étienne Verhoeyen, La Belgique occupée. De l’an 40 à la Libération, Bruxelles, De Boeck, 1994, 611 p. (ISBN 2804119610 et 9782804119614), p. 77-78
- Thierry Rozenblum, « L’administration communale de Liège et la persécution des Juifs, 1940-1942 », dans Revue d'histoire de la Shoah, Paris, no 179, 2003, p. 31 et 47
- Archives de la Ville de Liège, Fonds du Protocole, R.1955, Farde n° 3. Discours du bourgmestre de Liège, Paul Gruselin, en date du 8 mai 1955.
- Thierry Rozenblum, « L’administration communale de Liège et la persécution des Juifs, 1940-1942 », dans Revue d'histoire de la Shoah, Paris, no 179, 2003, p. 49
- Jean Meynaud (dir.), Jean Ladrière (dir.), François Perin (dir.) et al., La décision politique en Belgique : Le pouvoir et les groupes, Paris, Armand Colin, 1965, 403 p.
- Denis Campillo, Denis Jongmans et Michel Revista, « Influence de la source et de la structure géologique sur la nature des dégâts lors du tremblement de terre de Liège du 8 novembre 1983 », dans Bulletin de la Société géologique de France, Paris, 1989, p. 849-857
- La Wallonie, entité fédérée. Consulté le 2 février 2010
- Projet Médiacité
- Le pôle Image de Liège
- Liège, the place to build
- Richard Forgeur, Vieux-Liège, janvier-mars, 1979, p. 339
- Léon-Ernest Halkin, « Le cardinal Erard de La Marck », dans Lettre de l'Université de Liège, 1930, p. 85
- Marylène Lafineur-Crépin, « Liège Nouvelle Jérusalem », dans Liège autour de l'An mil, la naissance d'une principauté, Liège, Édition du Perron, 2000, 208 p. (ISBN 2-87114-178-9), p. 187-190
- Les Transardentes
- Festival de Liège
- Biennale Internationale de la Photographie
- Biennale Internationale de Gravure contemporaine
- Festival international du film policier
- Jazz à Liège
- Les Ardentes
- Le village gaulois
- Fête du 14 juillet
- Retrouvailles
- Fêtes de Wallonie de Liège
- Journees du Patrimoine
- La Nocturne des Coteaux de la citadelle
- Biennale du design
- Festival d'orgue de Liège
- European Circus
- Le village de Noël
- Noël à Liège
- Festival des Sapins
- Nocturnales de Noël
- Liège Belgium - Expo 2017 - Candidate City
- Le Soir, « Tous les partis derrière Liège 2017 », 16 décembre 2009
- J. Lefèbvre, Sub tuum praesidimum, UCL 550, brochure publiée à l'occasion du 550e anniversaire de l'Université de Louvain, Louvain-la-neuve, UCL, 1976, pp 81-95
- Jean-François Gilmont, « Aux origines chrétiennes de la Wallonie », dans Jean-Émile Humblet, Église-Wallonie, t. 2 : Jalons pour une histoire religieuse de la Wallonie, Bruxelles, Vie ouvrière, 1984 (ISBN 9782870031797), p. 13-44 qui cite ses sources : A. Callebaut, Autour de la rencontre à Florence de Saint François et du cardinal Hugolin en ientifique en Wallonie de 900 à 1800
- Philippe Mercier et Robert Wangermée, La musique en Wallonie et à Bruxelles, Bruxelles, La Renaissance du livre, 1980, p. 103-104
- Rita Lejeune, « Les légendes épiques », dans La Wallonie, le Pays et les Hommes, t. I, Lettres, arts, culture, Bruxelles, La Renaissance du livre, 1977, p. 128
- Au Parc, trois films tournés à Liège
- Projet Hôtel Royal Sélys Crowne Plaza
- Projet Annexe du palais de justice
- Projet Trilogiport
- [PDF] Dossier sur le Trilogiport
- MNEMA - Cité Miroir
- Rénovation de l’Opéra Royal de Wallonie
- Travaux à l'émulation
- Reportage RTC; Patinoire à la Médiacité en 2012
- Réaménagment place des Guillemins
- La nouvelle tour des finances
- La Meuse : démolition et projet d'hotels
- Des auditoires dans l’ancien ciné Opéra ?
- Projet « Saint-Laurent 28 »
- La «basilique» de Cointe est de nouveau à vendre
- Projet Guillemins
- Liège : construire un centre du design pour 2015, c’est jouable ?[
- Liaison Cerexhe-Heuseux - Beaufays
- Projet Complexe sportif Jonfosse
- Projet de vignobles dans le site des Coteaux de la Citadelle sur le site de la Ville de Liège
- CIAC sur le site de la Ville de Liège
- Projet de réaménagement de l'ancien campus du Val-Benoît sur le site de la Ville de Liège
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- Le lefgot
Références issues du Dictionnaire Liégeois
Dictionnaire Liégeois de Jean Haust (Vaillant-Carmanne, Liège, 1933)
- p. 369
- p. 13
- p. 401
- p. 368
- p. 368-369
- p. 281
Annexes
Bibliographie
- Janine Alenus-Lecerf, Les Fouilles du chœur oriental de la cathédrale Saint-Lambert de Liège, Bruxelles, Service national des fouilles, 1981.
- Collectif, 14-18, la guerre à Liège : bibliographie sélective, Liège, Bibliothèque Chiroux-Croisiers, 1989 (2e édition).
- Collectif, La Collégiale Saint-Jean de Liège : mille ans d'art et d'histoire, Liège, Bruxelles : P. Mardaga, 1981.
- Collectif, Liège et son palais : douze siècles d'histoire, Anvers, Fonds Mercator, 1979.
- Collectif, Millénaire de la collégiale Saint-Jean de Liège : exposition d'art et d'histoire... église Saint-Jean de Liège, du 17 septembre au 29 octobre 1982, Bruxelles, Ministère de la communauté française, 1982.
- Pierre De Spiegeler, Les Hôpitaux et l'assistance à Liège : Xe-XVe siècles : aspects institutionnels et sociaux, Paris, les Belles lettres, 1987.
- André Gransard, Une institution de la réforme catholique : le séminaire de Liège aux XVIe et XVIIe siècles, Liège, Université de Liège, 1953.
- Claude Gaier, Grandes batailles de l'histoire liégeoise au Moyen Âge, Liège, E. Wahle, 1980.
- Claude Gaier, Huit siècles de houillerie liégeoise, histoire des hommes et du charbon à Liège, Liège, Éd. du Perron, 1988.
- Pierre Guérin, Les Jésuites du collège wallon de Liège durant l'Ancien régime, Liège, Société des bibliophiles liègeois, 1999.
- Georges Hansotte, Les Institutions politiques et judiciaires de la Principauté de Liège aux temps modernes, Bruxelles : Crédit communal, 1987.
- (de) Horst Kranz, Lütticher Steinkohlenbergbau im Mittelalter, Aufstieg, Bergrecht, Unternehmer, *Umwelt, Technik, Aix-la-Chapelle, Shaker Verl., 2000.
- Caroline Lamarche & Alain Janssens, La gare blanche, Wavre, Mardaga, 2010.
- François-Xavier Nève, Jardins et coins secrets de Liège, Éd. du Perron, Liège, 1997.
- Jacques Stiennon (dir.), Histoire de Liège, Toulouse, Privat, 1991.
- Fernand Vercauteren, Luttes sociales à Liège (XIIIe et XIVe siècle), Bruxelles, La Renaissance du livre, 1943.
Articles connexes
- Quartiers de Liège
- Liste des rues de Liège
- Liste des bourgmestres de Liège
- Patrimoine religieux de Liège
- Patrimoine public de Liège
- Patrimoine privé de Liège
- Patrimoine militaire de Liège
- Liste des ponts de Liège
Liens externes
- (fr) (en) (nl) (de) Site officiel
- Catégorie Liège de l’annuaire dmoz
- Liège-citations - Un aperçu de l'histoire de Liège par des extraits de vieux livres
- Traité entre le roi de France : et le Prince-Évêque. Brochure concernant les relations entre Liège et la France : Traité entre le roi et le Prince-Évêque, l'Église et l'État de Liége, concernant les limites, le commerce mutuel, et la liberté des communications de leurs États respectifs. Conclu à Versailles le 24 mai 1772, signé Nicolas Félix Vandive.
- Liège sur Wikitravel






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