Ludovic-Oscar Frossard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Louis-Oscar Frossard
Frossard-1929.jpg
Louis-Oscar Frossard, député de la Martinique (1929)

Parlementaire français
Date de naissance 5 mars 1889
Date de décès 11 février 1946
Mandat Député 1928-1940
Circonscription Martinique, puis Haute-Saône
Groupe parlementaire SFIO (1928-1935)
NI (1935-1936)
USR (1936-1940)
IIIe république
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Frossard.

Louis-Oscar Frossard souvent désigné sous les noms de L-O Frossard ou Ludovic-Oscar Frossard, né le 5 mars 1889 à Foussemagne (Territoire de Belfort) et décédé le 11 février 1946 à Paris, a été secrétaire général de la SFIO à partir de 1918 puis secrétaire général du jeune Parti communiste français issu du Congrès de Tours. Il sera ministre dans sept gouvernements entre 1935 et 1940.

Biographie

Fils d'un artisan bourrelier radical-socialiste anticlérical et anti-dreyfusard, Louis-Oscar Frossard suit des études en école primaire supérieure puis entre à l'école normale de Belfort en 1905 pour devenir instituteur et est ensuite nommé à l'école de Petit-Croix. Militant socialiste, il est à plusieurs reprises inquiété par sa hiérarchie et son antimilitarisme lui vaut finalement d'être révoqué de l'enseignement[1] en 1913, peu de temps après la fin de son service militaire.

Il s'installe alors dans le Haut-Rhin et devient le premier responsable socialiste de ce département, principal rédacteur du journal local Germinal et candidat socialiste à l'élection législative de 1914 dans la 1re circonscription de Belfort.

Pendant la guerre, il participe avec Jean Longuet et Paul Faure aux combats de la minorité socialiste, de tendance "pacifiste", mais "patriote" [2]. Il devient délégué permanent à la propagande, puis secrétaire du parti socialiste en octobre 1918.

En 1919, il est candidat sur la liste socialiste menée par Longuet aux élections législatives dans le département de la Seine, mais n'est pas élu.

Partisan de la "reconstruction" d'une Internationale socialiste, il se convertit à l'adhésion à l'Internationale communiste (IC) à la suite d'un voyage en Russie en 1920, il défend cette thèse lors du Congrès de Tours. Secrétaire général du jeune Parti communiste français, mais hostile à la "bolchévisation" du parti, désavoué par l'Internationale sur son attitude au IIe Congrès du PCF, et refusant la 22e condition de Moscou (le Komintern interdisant l'appartenance à la franc-maçonnerie), il démissionne le 1er janvier 1923. Il crée alors le Parti communiste unitaire (PCU) qui devient en 1924 après fusion avec d'autres groupes dissidents l'Union socialiste communiste[1]. Il est alors candidat aux législatives sur une liste du Cartel des gauches dans le département de la seine, mais n'est pas élu.

Il rejoint ensuite la SFIO, d'abord en se rapprochant de Longuet au sein de la rédaction de la "nouvelle revue socialiste", qu'il dirige de 1925 à 1930, puis par l'adhésion. Il est élu député socialiste en 1928 de la Martinique et 1932 de Haute-Saône, succédant dans la circonscription de Lure à un autre socialiste, Charles Cotin. Homme de presse, il est le patron du quotidien Le Soir. Il est aussi conseiller général de Lure et maire de Ronchamp (Haute-Saône)[2]. Il quitte le parti et le groupe socialistes pour être ministre du Travail dans les cabinets Bouisson, Laval IV et Sarraut II (1er juin 1935-4 juin 1936). Peu associé au mouvement du Front Populaire, il n'en reste pas moins lié à la gauche modérée. Réélu député "républicain-socialiste" de la Haute-Saône en 1936, il retrouve des fonctions ministérielles dès janvier 1938 : ministre d'État de 4e cabinet Chautemps, puis ministre de l’Information de 2e cabinet Blum (mars-avril 1938) et enfin ministre des Travaux publics de 3e Daladier (10 avril-23 août 1938). Il démissionne pour protester contre le "virage à droite" du gouvernement sur les quarante heures[1].

Il reprend le ministère des travaux publics le 21 mars 1940 dans cabinet Paul Reynaud comme président du Conseil, maintenu en fonctions dans le gouvernement que forme Pétain en juin 1940 pour signer l'armistice (jusqu'au 27 juin). En juillet, il vote pour donner les pleins pouvoirs à Pétain. Il refuse de siéger au Conseil national de l'État français, mais poursuit des activités de journaliste sous l'Occupation. Il anime, en zone Sud Le Mot d'ordre, où il vante les bienfaits de la Révolution nationale, seule à même de réformer l'injustice de la société[3]. Ses activités vichyssoises lui vaudront d'être inquiété, mais il sera acquitté à la Libération[1]. Il meurt en 1946.

Il était le père d'André Frossard converti au catholicisme à 20 ans, ami de Jean-Paul II, écrivain, journaliste au Figaro[1].

Notes et références

  1. a, b, c, d et e Philippe Robrieux, Histoire intérieure du parti communiste, T1 et T4, Fayard
  2. a et b Gilles Candar, Jean Longuet, un internationaliste à l'épreuve de l'histoire, Presses universitaires de Rennes
  3. L-O Frossard, Le discours à la jeunesse. Qu'est ce que la Révolution nationale ?, le Mot d'ordre, 3 janvier 1941

Article connexe

mentions légales Wikipédia
logo wikimediapolitique de confidentialité à propos de Wikipédia avertissements contacts logo wikimediafaire un don

Ludovic-Oscar Frossard . Wikipédia


Louis-Oscar Frossard souvent désigné sous les noms de L-O Frossard ou Ludovic-Oscar Frossard , né le 5 mars 1889 à Foussemagne , Territoire de Belfort, et décédé le 11 février 1946 à Paris a été...

Ludovic-Oscar Frossard, sa biographie


Découvrez la biographie de Ludovic-Oscar Frossard, ainsi que l'actualité de Ludovic-Oscar Frossard

Ludovic-Oscar Frossard . Wikipédia


Louis-Oscar Frossard souvent désigné sous les noms de L-O Frossard ou Ludovic-Oscar Frossard , né le 5 mars 1889 à Foussemagne , Territoire de Belfort, et décédé le 11 février 1946 à Paris a été...
Plus d'infos Sur le web

  • Louis-Oscar Frossard souvent désigné sous les noms de L-O Frossard ou Ludovic-Oscar Frossard, né le 5 mars 1889 à Foussemagne ...
    8 Kio (921 mots) - 2 mai 2012 à 13:52

  • Ludovic-Oscar Frossard , cofondateur du Parti communiste français , André Frossard , son fils, académicien et Tristan Bernard , humoriste ...
    8 Kio (987 mots) - 2 avril 2012 à 19:20

  • 13 mars 1938 - 10 avril 1938 : Ludovic-Oscar Frossard 21 mars 1940 - 5 juin 1940 : Ludovic-Oscar Frossard 5 juin 1940 - 16 juin 1940 : Jean ...
    3 Kio (373 mots) - 15 octobre 2011 à 01:44

  • 1939, un "Commissariat général à l'information" est créé et dirigé par des civils, Jean Giraudoux , Ludovic-Oscar Frossard et Jean Prouvost . ...
    7 Kio (1 073 mots) - 5 septembre 2011 à 13:26

  • Marcel Cachin , Pierre Dormoy , Ludovic-Oscar Frossard , André Ker , Georges Marrane , Marius Paquereaux , Soutif. Le conseil national de ...
    2 Kio (220 mots) - 13 février 2012 à 07:01

  • Ludovic-Oscar Frossard Édouard Daladier (3) 10 | avril | 1938 23 | août | 1939 | Anatole de Monzie 23 | août | 1939 21 | mars | 1940 | ...
    32 Kio (2 860 mots) - 29 janvier 2012 à 02:15

  • Ludovic-Oscar Frossard (1889 -1946 ), homme politique français et père d'André Frossard . journaliste et essayiste français, fils de Ludovic-Oscar. ...
    518 o (47 mots) - 23 novembre 2011 à 22:11

  • Dans les jours qui suivent, avec Ludovic-Oscar Frossard , le secrétaire général du parti, il rencontre les dirigeants socialistes pour ...
    8 Kio (1 137 mots) - 24 avril 2012 à 17:36

  • Le premier secrétaire général du PC, Ludovic-Oscar Frossard disait de lui que toutes les cigales du Midi chantaient dans sa gorge. ...
    6 Kio (805 mots) - 17 mai 2012 à 12:20

  • Ministre des Travaux Publics et de l'Information : Ludovic-Oscar Frossard Ministre de l'Agriculture et du Ravitaillement : Albert Chichery ...
    5 Kio (542 mots) - 10 janvier 2012 à 10:03

  • Xavier Vallat s'illustre à la chambre comme excellent orateur ; son adversaire, Ludovic-Oscar Frossard , le qualifie ainsi, en 1937, d'« ...
    14 Kio (1 717 mots) - 23 février 2012 à 13:01

  • À la suite de la démission de Ludovic-Oscar Frossard en janvier 1923, il devient secrétaire général par intérim du Parti communiste ...
    7 Kio (831 mots) - 19 avril 2012 à 09:02

  • Ludovic-Oscar Frossard , secrétaire général de la SFIO , membre fondateur du Parti communiste français , maire de Ronchamp de 1932 à 1945 ...
    15 Kio (1 975 mots) - 20 mars 2012 à 22:58

  • Il fut notamment maire de Royère et d'Aubusson , député de la Creuse, directeur des cabinets de Ludovic-Oscar Frossard (ministre des ...
    29 Kio (3 305 mots) - 18 mai 2012 à 18:59

  • Biographies : Ludovic-Oscar Frossard G Maurice Gamelin Abel Gance Kimon Georgiev Konstantin Georgiev Georges II de Grèce Claude-Joseph Gignoux ...
    37 Kio (3 611 mots) - 21 mai 2012 à 15:39

  • Ludovic-Oscar Frossard (député - Haute-Saône - Non inscrit) Eugène Frot (député - Loiret - USR ) Édouard Fuchs (député - Haut-Rhin - ...
    105 Kio (8 394 mots) - 4 mai 2012 à 17:33

  • En janvier 1923, Ludovic-Oscar Frossard (le secrétaire général du Parti) démissionne. En 1924, l'emprise de Zinoviev sur l'IC et la ...
    97 Kio (14 223 mots) - 11 mai 2012 à 15:00

  • Le 21 | mars | 1940, lors de la formation de son gouvernement , Paul Reynaud le remplace par Ludovic-Oscar Frossard , nommé ministre de ...
    47 Kio (6 252 mots) - 25 mai 2012 à 22:43

  • part des anciens des courants socialistes de droite ou du centre (Marcel Cachin et Ludovic-Oscar Frossard ) sont ralliés à cette position. ...
    44 Kio (5 578 mots) - 24 mai 2012 à 15:20

  • thumb | Quelques participants au congrès.br De gauche à droite : Charles Rappoport , Daniel Renoult , Ludovic-Oscar Frossard , Marcel ...
    1 Kio (101 mots) - 7 février 2012 à 12:53