Courteney Cox se confie sur son divorce
Courteney Cox s'est séparée de son époux, David Arquette en octobre 2010, après dix ans d'union. Un choc pour l'actrice, qui a eu énormément de mal à avancer. Surtout que son ex, lui, a vite trouvé du réconfort dans les bras de Christina McLarty, dont il s'est finalement récemment...
Lumières (philosophie)
« Les Lumières » est un terme qui désigne un mouvement culturel, littéraire et philosophique qui émerge en 1715 en Europe centrale avant de se propager dans toute l'Europe, et notamment en France, au XVIIIe siècle. Par extension, on a donné à cette période le nom de Siècle des lumières. On situe la fin des lumières au début de la révolution française. Les membres de ce mouvement se voyaient comme une élite avancée œuvrant pour un progrès du monde, combattant l’irrationnel, l’arbitraire, l’obscurantisme et la superstition des siècles passés, en réaction aux oppressions religieuses, thomasiennes et politiques antérieure. Ils disaient procéder au renouvellement du savoir, de l’éthique et de l’esthétique de leur temps. L’influence de leurs écrits a été déterminante dans les grands événements de la fin du XVIIIe siècle que sont la Déclaration d'indépendance des États-Unis et la Révolution française. En effet, ces grands événements sont étroitement liés et se sont influencés réciproquement. Ce mouvement de renouveau intellectuel et culturel reste européen avant tout, et il découle presque exclusivement d’un contexte spécifique de maturation des idées héritées de la Renaissance. La pensée des Lumières s’est étendue à l’Europe, quoique la traduction de ce terme, dans les autres langues européennes, ait toujours privilégié l'idée d'une « illumination » provenant de l’extérieur, alors que le terme français privilégie le fait que les Lumières viennent de soi-même (en anglais, ce mouvement se nomme « the enlightenment » : l’illumination). De manière très générale, sur le plan scientifique et philosophique, les Lumières voient le triomphe de la raison sur la foi et la croyance ; sur le plan politique et économique, le triomphe du tiers-état, majoritairement représenté par la bourgeoisie, sur la noblesse et le clergé.
Sommaire
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Thématiques de la philosophie des Lumières
Révolution dans les sciences et programme de la philosophie des Lumières
Évolution de la réflexion scientifique
Le mouvement des Lumières a été, en grande partie, un prolongement des découvertes de Copernic au XVIe siècle, peu diffusées de son vivant, puis surtout des théories de Galilée (1564-1642). Une quête d’axiomes, de certitudes éprouvées, se poursuivit dans le mouvement du cartésianisme tout au long du XVIIIe siècle[réf. nécessaire].
Leibniz (1646-1716) développa les mathématiques et le calcul infinitésimal. Sa philosophie des monades se démarquait également de celle de Descartes. Les philosophes britanniques, comme Thomas Hobbes et David Hume, adoptèrent une démarche empirique, mettant l’accent sur les sens et l’expérience dans l’acquisition des connaissances, au détriment de la raison pure.
Spinoza prit parti pour Descartes, surtout dans son Éthique[1]. Il se démarqua pourtant de son aîné dans son Traité de la réforme de l'entendement (Tractatus intellectus amendatione), où il montra que le processus de perception engage non seulement la raison, mais aussi les sens et l’intuition. La conception de Spinoza était centrée sur une vision de l’Univers où Dieu et la Nature ne font qu’un. Cette idée deviendra centrale au siècle des Lumières[2], depuis Isaac Newton (1642-1727) jusqu’à Thomas Jefferson (1743-1826).
Un changement notable fut l’émergence de la philosophie naturaliste à travers toute l’Europe, incarnée par Newton. Ses idées, sa réussite indéniable à confronter et assembler les preuves axiomatiques et les observations physiques en un système cohérent, source de prédictions, donnèrent le ton de tout ce qui allait suivre son exemplaire Philosophiae Naturalis Principia Mathematica (1687). Pour montrer le progrès entre l’Âge de la Raison et le mouvement des Lumières, l’exemple de Newton reste en effet indépassable, en ce que le scientifique utilisa des faits observés empiriquement, comme la dynamique des planètes de Johannes Kepler ou l’optique, pour construire une théorie sous-jacente expliquant ces faits a priori : la théorie de la gravitation universelle. Ce mouvement correspond à l’unification d’un pur empirisme, comme celui de Francis Bacon et de l’approche axiomatique de Descartes (1596-1650).
La croyance en un monde intelligible ordonné par le dieu chrétien a représenté le plus fort élan du questionnement philosophique sur la connaissance. D’un côté, la philosophie religieuse se concentrait sur la piété, la toute-puissance et le mystère de la nature ultime de Dieu ; de l’autre, des idées telles que le déisme soulignaient que le monde était visiblement compréhensible par la raison humaine et que les lois le gouvernant l’étaient tout autant. L’image de Dieu comme « Grand Horloger » pénétra alors les esprits, tandis que les observateurs du monde prenaient conscience que ce dernier semblait bel et bien parfaitement ordonné et que, dans le même temps, on réalisait des machines de plus en plus sophistiquées et précises[3].
La raison et la rigueur deviennent inséparables de la réflexion scientifique, que ce soit d’un point de vue théorique ou pratique.
Liberté individuelle et contrat social
Aux abords de la révolution française, il y a une constance à rechercher et énoncer des lois, à déterminer les comportements particuliers, fut également un élément important dans la constitution d’une philosophie où le concept d’individualité prévalait, en somme où l’individu avait des droits basés sur d’autres fondements que la seule tradition. On parle alors d’avènement du sujet pensant, en tant qu’individu pouvant décider par son raisonnement propre et non plus sous le seul joug des us et coutumes. C’est une nouvelle conception de l’homme en Europe : un citoyen. Ainsi, John Locke rédigea ses deux Traités du gouvernement civil dans lequel il avance que le droit de propriété n’est pas familial, mais totalement individuel et retiré du travail consacré au terrain concerné, ainsi que de sa protection face à autrui. Une fois l’idée émise qu’il y avait des lois naturelles, des droits naturels et surtout inaliénable comme l’égalité et la liberté, il devenait possible de s’aventurer dans les domaines nouveaux qu’on appelle maintenant l’économie et la philosophie politique.
Dans son célèbre essai Was ist Aufklärung?, Emmanuel Kant donne des Lumières la définition suivante : « Les Lumières c’est la sortie de l’homme hors de l’état de tutelle dont il est lui-même responsable. L’état de tutelle est l’incapacité de se servir de son entendement sans la conduite d’un autre. On est soi-même responsable de cet état de tutelle quand la cause tient non pas à une insuffisance de l’entendement mais à une insuffisance de la résolution et du courage de s’en servir sans la conduite d’un autre. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! Tel est la devise des Lumières. »
Les Lumières se basent donc sur la croyance en un monde rationnel, ordonné et compréhensible, exigeant de l’homme l’établissement d’une connaissance également rationnelle et organisée. Cela commence par l’idée que les lois gouvernent, aussi bien les cieux, que les affaires humaines et que le pouvoir du Prince émane de la loi et non l’inverse. La conception de la loi en tant que contrat social théorisée par Jean-Jacques Rousseau comme relation réciproque entre les hommes, plutôt qu’entre les familles ou des groupes, devint de plus en plus remarquable, accompagnée du souci de la liberté individuelle comme réalité imprescriptible - le seul droit tiré de Dieu. Le mouvement des Lumières remis au goût du jour les idées de liberté, propriété et rationalité, telles qu’on les connaît toujours aujourd’hui et telles qu’introduites dans la première philosophie politique : l’idée et le désir d’être un individu libre, liberté d’autant plus garantie que l’État assure la stabilité des lois. Toutefois, ces idées au siècle des lumières sont généralement véhiculées par les entités pensantes de la société, la facette éduquée du peuple. Seuls les bourgeois, les nobles et le clergé débattent, chaque ordre œuvrant en partie pour son propre profil. C’est par exemple pour cela que l’idée de droit inaliénable : un des seuls droits donné par Dieu est celui de la propriété. Ce droit en faveur d’une bourgeoisie toujours plus forte ne provoquera pas l’approbation de tous.
Pour comprendre quels changements interviennent réellement entre « l’Âge de Raison » et le « mouvement des Lumières », la comparaison entre Thomas Hobbes et John Locke est une bonne approche. Hobbes, qui traverse les trois quarts du XVIIe siècle, a entrepris de classer de façon systématique les émotions humaines, ce qui l’amena à construire un système rigide garantissant par coercition la stabilité du chaos primaire - qui est la source de son travail (voir le Léviathan). À l’inverse, Locke voit en la Nature la source de l’unité et de tous les droits, que l’État doit s’assurer de reprendre et de protéger, non pas d’étouffer. Ainsi, la « révolution » culturelle entre les deux siècles fait intervenir la relation de l’homme à la Nature : selon les philosophes des lumières, on passe d’une vision noircie et chaotique, à une admiration de l’ordre naturel fondamental.
Valeurs et représentations sociales des Lumières
Changement de représentation
- Les valeurs essentielles défendues par les hommes des Lumières dans toute l’Europe sont la tolérance, la liberté, l’égalité et la propriété.
- Ces valeurs débouchent, en Angleterre, en Amérique et en France, sur la définition de nouveaux droits naturels, inaliénables et sur une séparation des pouvoirs politiques,
Cette citation de Montesquieu est révélatrice de ce changement : "Aujourd’hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu’on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières"
Idéal du philosophe
La figure idéale des Lumières est le philosophe, homme de lettre avec une fonction sociale qui exerce sa raison dans tous les domaines pour guider les consciences, prôner une échelle de valeurs et militer dans les problèmes d’actualité. C’est un intellectuel engagé qui intervient dans la société, un « honnête homme qui agit en tout par raison » (Encyclopédie), « qui s’occupe à démasquer des erreurs » (Diderot).
Le rationalisme des Lumières n’exclut en aucun cas la sensibilité. Raison et sentiment dialoguent au sein même de la philosophie des Lumières. Les penseurs des Lumières doivent être capables de rigueur intellectuelle mais aussi de sensibilité.
Parmi les figures des Lumières à avoir critiqué l’esclavage et la colonisation, on compte, entre autres, Denis Diderot dans le Supplément au voyage de Bougainville, Voltaire dans Candide et Guillaume-Thomas Raynal et son Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes, véritable encyclopédie de l’anticolonialisme au XVIIIe siècle auxquels ont collaboré, parmi d’autres, Diderot et d’Holbach.
Idéal encyclopédique : tout connaître
Cette époque cultive un goût particulièrement prononcé pour les écrits totalisants qui rassemblent l’ensemble des connaissances de leur temps, les bilans généraux du savoir. Cet idéal va trouver sa réalisation dans l'Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, publiée entre 1750 et 1770, dont le but était de sortir le peuple de l’ignorance par une diffusion très large du savoir. Les philosophes des lumières sont atteint par le désir de tout apprendre, tout connaître dans le monde, que ce soit dans l’art, les sciences ou la politique, tout est digne d’intérêt.
Critique de l’organisation sociale
Le mouvement des Lumières est, sur toute sa durée, le substrat de deux pressions sociologiques antagonistes : d’une part, une forte spiritualité accompagnée d’une foi traditionaliste en la religion et l’Église contre la montée d’un mouvement anticlérical critiquant les divergences entre théorie religieuse et pratique, qui s’est surtout manifesté en France. Ou le tiers-état, ordre sans droits ni privilèges contre la noblesse et le clergé.
L’anticléricalisme ne fut pas la seule source de tension en France : certains nobles contestaient le pouvoir monarchique et la haute bourgeoisie souhaitait bénéficier des fruits de ses efforts. La libéralisation des mœurs engendrait la contestation de l’absolutisme et de l’ordre ancien. Les philosophes critiquent les dogmes injustifiés, qui vont à l'encontre de la raison. Ils dénoncent aussi le fanatisme et les rites. Ils stigmatisent le pouvoir de l'Église. Rousseau par exemple est en faveur d’une religion sans bornes soit sans contraintes, il affirme qu’il est possible d’avoir accès à Dieu sans les textes sacrés et sans le clergé. Les philosophes veulent la tolérance, comme par exemple Voltaire qui intervint Dans l’affaire Calas. Voltaire lutte contre la hiérarchie de l’église et les cultes catholiques. Voltaire affirme que tous les hommes sont enfants d’un même Dieu.
le système judiciaire se révélait archaïque. Même si le droit du commerce avait été codifié au XVIIe siècle, le droit civil n’était pas unifié ni codifié. Les lettres de cachets sont fréquentes et il n’y a pas d’égalité judiciaire.
Le tiers-état et notamment les bourgeois revendiquent des privilèges. Certains iront même jusqu’à vouloir devenir noble : par le mariage ou bien l’achat de titre de noblesse.
Tel est l’arrière-plan social et juridique et social dans lequel s’exerce la critique et se développe la contestation, qu’un auteur comme Voltaire a pu incarner. Exilé en Angleterre entre 1726 et 1729, il y étudie les travaux de John Locke, Isaac Newton et la monarchie anglaise. Il se rend populaire par sa dénonciation des injustices (affaires Calas, Sirven, de La Barre, Lally-Tollendal). Le milieu du XVIIIe siècle correspond l’apogée de la philosophie des Lumières[4]. L’exemple de la révolution anglaise influence fortement les philosophes des lumières.
De par leurs voyages les philosophes des lumières ont découverts différentes manières de vivre et d’autres modèles sociaux, comme en Angleterre. Les philosophes veulent principalement atteindre un certain bonheur de l'homme, qui nécessite le progrès, par la lutte contre le fanatisme et l'ignorance. Les philosophes des Lumières veulent effacer les discriminations et les inégalités pour une justice plus équitable et dénoncent les privilèges de la noblesse. Une valeur importante est donc le respect de la personne humaine. La plupart des philosophes sont issus de la noblesse, mais veulent une égalité et une liberté pour chaque humain. Voltaire par exemple dénonce l'esclavage ou encore la torture. Locke affirme que la société est une création artificielle, conçue par les décisions des hommes qui la composent. Il y a donc des liens très forts entre les hommes et la société dans laquelle ils vivent. C'est le groupe qui crée la société.
Pour Voltaire, il est clair que si le Prince obtient du peuple qu’il croie en des choses déraisonnables, alors ce peuple fera des choses déraisonnables[5]. Ce constat simple a introduit ce qui devait être la principale critique faite aux Lumières, et que devait formuler la pensée romantique : la construction raisonnable crée autant de problèmes qu’elle en résout[6].
Selon les philosophes des Lumières[7], le point crucial du progrès intellectuel consistait en la synthèse de la connaissance, éclairée par la raison humaine, afin de créer une autorité morale qui serait seule souveraine. Le point de vue contraire se développa, mettant en avant le fait que de façon intrinsèque, ce processus serait corrompu par le poids des conventions sociales, montrant ainsi la « nouvelle vérité » raisonnable comme une mauvaise imitation de la Vérité immanente et insaisissable
Le mouvement des Lumières trouva alors un certain équilibre, entre l’appel à la liberté « naturelle » et la liberté de cette liberté, c’est-à-dire la reconnaissance d’une autonomie de la Nature face à la raison. Correspondent à ce stade les réformes de plusieurs monarchies, par l’intermédiaire de lois nouvelles allant dans le sens des sujets et d’une réorganisation parcellaire de la société. L’idée d’un ordre éclairé entre également dans la pensée scientifique avec, par exemple, le travail du biologiste Carl von Linné.
En Allemagne, Emmanuel Kant se montra critique à la fois par rapport aux prétentions de la Raison (critique de la raison pure), mais aussi à celles de l’empirisme anglais (critique de la raison pratique). Par rapport à la métaphysique très subjective de Descartes, le philosophe allemand souhaita développer une vision plus objective de cette branche de la philosophie.
Les grands penseurs de la fin du mouvement des Lumières (Adam Smith, Thomas Jefferson ou encore le jeune Goethe) adoptèrent dans leurs pensées le schème, dérivé d’une métaphore biologique, des forces d’auto-organisation et d’évolution. L’achèvement des Lumières est alors pressenti, avec le constat suivant : le Bien est le fondement de la Nature, mais celle-ci n’est pas ordonnée par elle-même. Bien au contraire, c’est la raison et la maturité humaine qui doivent en trouver la constante structure, en retirer la stabilité naturelle. Le romantisme en prendra le contre-pied parfait.
Sensibilité des Lumières
« D’une façon générale, la sensibilité des Lumières porte à une sentimentalité morale : le temps de l’ironie voltairienne passé, on veut s’apitoyer, avec Rousseau (la Nouvelle Héloïse, 1761) et les tableaux de Greuze, chercher le beau et le bon éternels. Plus le siècle s’avance, plus la littérature et l’art répudient la gratuité des formes, la légèreté, regardées comme aristocratiques et mondaines, pour aller vers le sérieux, l’authentique et le naturel, c’est-à-dire vers ce qui est conforme à la morale utilitaire du public bourgeois d’où le goût croissant pour le néoclassicisme, qui met en avant l’antique, non pas l’antique allégorique de l’époque classique mais un antique historique plus sobre, à la façon du peintre David. »
Ceci se traduit dans les réflexions sur l'urbanisme[8]. La ville des Lumières est le fruit des efforts conjoints des pouvoirs publics et des architectes soucieux de réaliser des bâtiments administratifs ou utiles (hôtels de ville, hôpitaux, théâtres, intendances) tout en aménageant des perspectives, des places, fontaines, promenades…[9]. L'Académie royale d'architecture reste un des centres de la réflexion sur la théorie: pour elle le beau est ce qui plait. Pour l'abbé Laugier, au contraire, ce qui est beau est conforme à la raison[10]. Le modèle naturel de toute architecture est la cabane primitive soutenue par quatre troncs d'arbre, avec quatre parties horizontales et un toit qui deviennent respectivement colonnes, entablements, frontons. Le modèle du temple grec se répand alors jusque dans le décor et le mobilier. Ce paradigme se traduit par un changement de style au milieu du siècle: le rococo est abandonné, la Grèce antique et Palladio deviennent les principales références du style néo-classique.
L’université de Virginie, inscrite au patrimoine mondial de l’Humanité défini par l’UNESCO, a été fondée par Thomas Jefferson. Ce dernier dessina les plans d’une partie du campus en suivant les valeurs des Lumières.
la place Stanislas de Nancy est le cœur d’un ensemble urbanistique classique, inscrite depuis 1983 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, ainsi que d’autres places de cette ville comme la place de la Carrière et la place d’Alliance, autour desquelles s’articulent administrations et services de l’époque.
Claude Nicolas Ledoux (1736-1806), membre de l'Académie d'architecture est sans doute l’architecte dont les projets incarnent le mieux l’utopie d’un habitat totalement rationnel. Il dirige, à partir de 1775, l’édification de la Saline royale d'Arc-et-Senans, dans le Doubs, véritable cité usinière.
Les Lumières n’ont touché que les élites aristocratiques et les fractions montantes des bourgeoisies[réf. nécessaire]. L’écho, dans ces milieux dominants, est certes considérable en Angleterre et en France, mais plus restreint en Allemagne et en Italie ; le public éclairé est très peu nombreux en Espagne ou en Russie, où seuls quelques intellectuels, hauts fonctionnaires et grandes familles participent au mouvement. Le peuple, lui, n’est pas touché : l’immense majorité des paysans, même français, n’a jamais entendu parler de Voltaire ou de Rousseau.
Malgré tout, les Lumières ont ébranlé les certitudes anciennes. Et l’ébranlement ne s’est pas arrêté aux portes du social et du politique : les Lumières ont inspiré la génération révolutionnaire. Ce qui ne signifie nullement qu’elles aient consciemment appelé de leurs vœux la Révolution de 1789.
Acteurs et portée
Philosophes des Lumières
Note : Le terme Lumières, au substantif, est parfois utilisé pour désigner les penseurs, écrivains et philosophes qui marquèrent ce mouvement. Il peut être interpréter comme un abus de langage. Le terme philosophes des Lumières serait alors plus approprié.
Portraits
Comme les humanistes de la Renaissance, les philosophes des Lumières s’intéressent à divers domaines : l’Américain Jefferson avait reçu une formation juridique mais pratiquait également l’archéologie et l’architecture. Franklin eut une carrière de diplomate et de physicien. Condorcet écrivit sur des sujets aussi différents que le commerce, les finances, l’éducation ou la science.
Les origines sociales des philosophes des Lumières étaient diverses : beaucoup étaient issus de familles bourgeoises (Voltaire, Jefferson); d’autres de milieux plus modestes (Kant, Franklin, Diderot) et enfin de la noblesse (Montesquieu, Condorcet). Certains d’entre eux reçurent une éducation religieuse (Diderot, Jaucourt) et d’autres une formation juridique (Montesquieu, Jefferson).
Les philosophes constituaient des réseaux et communiquaient par lettres. Nous pouvons citer la correspondance violente entre Rousseau et Voltaire. Les grands esprits du XVIIIe siècle se rencontraient et discutaient dans les salons, les cafés ou les académies. Les penseurs et les savants formaient une communauté internationale. Franklin et Jefferson, deux américains, Smith et Hume, deux écossais, et Galiani, un italien, séjournèrent plusieurs années en France.
Les philosophes étaient poursuivis par les autorités parce qu’ils critiquaient l’ordre établi. Ils devaient recourir à des subterfuges pour éviter d’être emprisonnés : Arouet prit le pseudonyme de Voltaire ; Diderot fut emprisonné au fort de Vincennes pour avoir écrit La Lettre sur les aveugles à l'usage de ceux qui voient où il remit en cause la religion. Voltaire fut emprisonné à la Bastille. Montesquieu publia de façon anonyme les Lettres persanes en 1721 en Hollande. De 1728 à 1734, il visita plusieurs pays d’Europe.
Face à la censure et aux difficultés financières, les philosophes recouraient souvent à la protection d’aristocrates et de mécènes : Malesherbes et la marquise de Pompadour, favorite de Louis XV, soutinrent ainsi Diderot. Marie-Thérèse Geoffrin (1699-1777) subventionna une partie de la publication de l’Encyclopédie. Elle organisait un salon bihebdomadaire, recevant des artistes, des savants, des gens de lettres et des philosophes, de 1749 à 1777. L’autre grand salon de l’époque des Lumières était celui de Claudine de Tencin. Dans les années 1720, Voltaire dut s’exiler en Angleterre où il s’enquit des idées de John Locke.
Les philosophes luttaient généralement moins contre le pouvoir royal que contre l’hégémonie ecclésiastique et nobiliaire[11] : dans sa défense de Jean Calas, Voltaire défendait ainsi la justice royale contre les excès d’une justice provinciale jugée plus fanatique[réf. nécessaire]. Bien des monarques européens – Charles III d'Espagne, Marie-Thérèse et Joseph II d’Autriche, Catherine II de Russie, Gustave III de Suède – lisaient et appréciaient les philosophes. Comme Voltaire, qui fut accueilli à la cour de Frédéric II de Prusse ou Diderot, qui fut accueilli à la cour de Catherine II, les philosophes comme d’Holbach se montraient favorables au despotisme éclairé dans l’espérance de voir leurs idées se répandre le plus rapidement possible en touchant directement à la tête de l’État[réf. souhaitée]. La suite des événements devait montrer aux Philosophes les limites de leurs ambitions chez des souverains plus despotes qu’éclairés[réf. nécessaire]. Seul Rousseau revendiqua avec constance l’égalité politique, qui devint par la suite un idéal révolutionnaire.
Représentants des Lumières
France : Pierre Bayle, Étienne Bonnot de Condillac, Nicolas de Condorcet, Denis Diderot, D'Alembert, D'Holbach, Fontenelle, Claude-Adrien Helvétius, Louis de Jaucourt, Jean-François Marmontel, Montesquieu, Marquis de Sade, Voltaire, Buffon.
Angleterre : John Locke, Edward Gibbon, Anthony Collins, Henri Saint Jean de Bolingbroke
Écosse : David Hume, Adam Smith, James Boswell, Francis Hutcheson, James Burnett, Lord Monboddo
Allemagne : Friedrich Heinrich Jacobi, Johann Gottfried von Herder, Emmanuel Kant, Gotthold Ephraim Lessing, Moses Mendelssohn
Pologne : Hugo Kołłątaj, Jean Potocki, Ignacy Krasicki
États-Unis : Benjamin Franklin, Thomas Jefferson, Thomas Paine
Italie : Cesare Beccaria, Ferdinando Galiani, Giambattista Vico, Pietro Verri, Alessandro Verri, Antonio Genovesi
Espagne : Leandro Fernández de Moratín, Gaspar Melchor de Jovellanos, Antonio José Cavanilles, Lorenzo Hervás y Panduro, Benito Jerónimo Feijoo, Pedro Rodríguez de Campomanes, José Celestino Mutis
Russie : Nikolaï Novikov, Mikhaïl Lomonossov
Suisse : Jean-Jacques Rousseau
Roumanie : Ion Budai-Deleanu, Ienăchiţă Văcărescu, Anton Pann, Samuil Micu, Gheorghe Șincai
Moyen de diffusion des Lumières
Les progrès de l’alphabétisation et de la lecture[12] permettent le développement de ce qu’on a appelé un « espace public », les débats intellectuels et politiques dépassent le cercle restreint de l’administration et des élites, impliquant progressivement des secteurs plus larges de la société. Le processus de diffusion des idées nouvelles est amplifié par le progrès des techniques de diffusion de l’information. Les passages de l’Encyclopédie sont lus par la noblesse et la haute bourgeoisie dans des salons, les personnes présentes donnent leur avis sur les écrits des philosophes. Les journaux et la correspondance permirent des échanges plus rapides dans toute l’Europe, réalisant une nouvelle forme d’unité culturelle.
Encyclopédie
Un second changement important dans le mouvement des Lumières par rapport au siècle précédent, trouve son origine en France, avec les Encyclopédistes. Ce mouvement intellectuel défend l’idée qu’il existe une architecture scientifique et morale du savoir, une structure prévalente et ordonnée et que sa réalisation est un moyen de libération de l’homme[13]. Denis Diderot et D’Alembert publient à partir de 1751 l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.
Le processus de diffusion des idées nouvelles se trouva amplifié par le progrès des techniques de diffusion de l’information. Les passages de l’Encyclopédie sont lus par les nobles, les ducs, et les bourgeois dans des salons, les personnes présentes donnent leur avis sur les écrits des philosophes. Les journaux et la correspondance permirent des échanges plus rapides dans toute l’Europe, réalisant une nouvelle forme d’unité culturelle. Ceci ne fut pas sans poser des questions sur la liberté d’accès et de diffusion de ces informations. On connaît le rôle joué par la presse dans la diffusion des idées, pendant la Révolution française notamment.
Salons et cafés
Ce sont d’abord les cafés, où on lit et on débat, comme le café Procope, à Paris qui sont le rendez-vous nocturne des jeunes poètes ou des critiques qui discutent passionnément des derniers succès de théâtre ou de librairie.
Mais ce sont surtout les salons mondains, ouverts par tous ceux qui ont quelque ambition, ne serait-ce que celle de paraître. Ils sont caractérisés par la mixité intellectuelle ; les gens s’y expriment, y trouvent une occasion de satisfaire leur soif de savoir et y entretiennent leur vision du monde. Mais il faut y être introduit. Les grandes dames reçoivent artistes, savants et philosophes. Chaque hôtesse a son jour, sa spécialité et ses invités de marque. Le modèle est l’hôtel de Madame de Lambert, au début du siècle.
Les gens de talent s’y retrouvent régulièrement pour confronter leurs idées ou tester sur un public privilégié leurs derniers vers. Mondaines et cultivées, les créatrices de ces salons animent les soirées, encouragent les timides et coupent court aux disputes. Ces fortes personnalités, très libres par rapport à leurs consœurs, sont souvent elles-mêmes écrivaines et épistolières.
La mixité est particulièrement réussie en France, au XVIIIe, dans ces « États Généraux de l’esprit humain » où s’épanouit la philosophie des Lumières. Des femmes cultivées, intelligentes y sont de véritables partenaires avec qui on peut remettre en question des idées religieuses, politiques, scientifiques, qui sont capables de donner un élan aux débats ; on cite par exemple l’intervention d’Anne Dacier dans la querelle des Anciens et des Modernes et les œuvres d’Émilie du Châtelet.
Académies, bibliothèques et loges
Les Académies étaient des sociétés savantes qui se réunissaient pour s’occuper de Belles-lettres et de sciences et contribuer à la diffusion du savoir. En France, après les fondations monarchiques du XVIIe siècle (Académie française, 1634 ; Académie des inscriptions et belles-lettres, 1663 ; Académie royale des sciences, 1666 ; Académie royale d'architecture, 1671), naissent encore, à Paris, l’Académie royale de chirurgie (1731) et la Société royale de médecine (1776). Le clergé et, dans une moindre mesure, la noblesse y prédominent.
Ces sociétés provinciales regroupent les représentants de l’élite intellectuelle des villes françaises. Leur composition sociale révèle que les privilégiés y occupent une place moindre qu’à Paris : 37 % de nobles, 20 % de gens d’Église. Les roturiers constituent 43 % des effectifs : c’est l’élite des possédants tranquilles qui siège là. Marchands et manufacturiers sont peu présents (4 %).
Voisines des Académies, souvent peuplées des mêmes hommes avides de savoir, les bibliothèques publiques et chambres de lecture se sont multipliées, fondées par de riches particuliers ou à partir de souscriptions publiques. Elles collectionnent les travaux scientifiques, les gros dictionnaires, offrent une salle de lecture et, à côté, une salle de conversation. Toutes ces sociétés de pensée fonctionnent comme des salons ouverts et forment entre elles des réseaux provinciaux, nationaux, européens, échangeant livres et correspondance, accueillant les étrangers éclairés, lançant des programmes de réflexion, des concours de recherche. On y parle physique, chimie, minéralogie, agronomie, démographie. Dans les Treize colonies britanniques en Amérique du Nord, James Bowdoin (1726-1790), John Adams (1735-1826) et John Hancock (1737-1793) fondent l’American Academy of Arts and Sciences à Boston durant la Guerre d'indépendance des États-Unis. En 1743, Benjamin Franklin fonde la Société philosophique américaine. Au début du XIXe siècle, Thomas Jefferson avait l’une des plus riches bibliothèques privées du pays. Parmi les réseaux éclairés, le plus développé est celui de la franc-maçonnerie, quoique réservé aux couches supérieures.
Née en Angleterre et en Écosse, la franc-maçonnerie, groupement à vocation humaniste et initiatique, concentre tous les caractères des Lumières : elle est théiste, tolérante, libérale, humaniste, sentimentale. Elle connaît un succès foudroyant dans toute l’Europe où l’on compte des milliers de loges en 1789. Les milieux civils, militaires et même religieux, liés aux appareils d’État, y sont tout particulièrement gagnés. Ni anticléricales (elles le seront au XIXe siècle) ni révolutionnaires, les loges ont contribué à répandre les idées philosophiques et l’esprit de réforme dans les lieux politiquement stratégiques. La discussion intellectuelle l’emporte sur le caractère ésotérique ou sectaire. Surtout, les élites y font, plus encore que dans les Académies, l’apprentissage du primat de l’égalité des talents sur les privilèges de la naissance.
Marchands ambulants et presse
La diffusion des idées des Lumières est également permise grâce aux différents marchands ambulants. En effet, ces derniers, allant de province en province, colportaient les informations et, par extension, les idées aux analphabètes.
La presse a facilité la diffusion des textes philosophiques (notamment l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert), et a déclenché les processus de la réflexion chez le peuple. La presse contribue enfin à la constitution de l’opinion publique, malgré la censure, toujours active. Le Journal des Sçavans, le Mercure de France, les périodiques économiques comme les Éphémérides du Citoyen rédigées par Nicolas Baudeau du parti des Économistes (parti des philosophes politiques ou les Physiocrates comme aussi François Quesnay), sont en fait plutôt ce que nous appellerions des revues. Par le recensement d’ouvrages et par les abonnements collectifs des sociétés de pensée, un public éloigné des centres de création peut prendre connaissance des idées et des débats, des découvertes du mois, sinon du jour.
Conséquences de l’influence de la Philosophie des Lumières
Dès la fin du XVIIe siècle, John Locke avait défini la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif[14]. Montesquieu reprit l’idée de séparation des pouvoirs et l’étendit à un troisième pouvoir, le pouvoir judiciaire dans De l'esprit des lois (1748).
Dans les années 1750, on tenta, en Angleterre, en Autriche, en Prusse et en France, de « rationaliser » les monarchies et leurs lois.
L’idée lumineuse d’un gouvernement « rationnel » s’incarna dans la Déclaration d’Indépendance américaine et, dans une moindre mesure, dans le programme des Jacobins au cours de la Révolution française. On peut citer également la Constitution américaine de 1787.
La Révolution américaine et la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis
Cultivé et instruit, Thomas Jefferson, planteur originaire de Virginie, est très marqué par le philosophe anglais John Locke et Jean-Jacques Rousseau. Il préside à l’élaboration de la Constitution de Virginie au début de 1776, et en reprend certaines dispositions lorsqu’il procéde à la rédaction de la déclaration d'indépendance des États-Unis, proclamée le 4 juillet 1776 au congrès de Philadelphie.Il a l’occasion de rencontrer les personnalités des Lumières lors de son séjour en Europe. Arrivé au cours de l’été 1784, il succède à Benjamin Franklin comme ambassadeur des États-Unis et fréquente les salons littéraires et les libraires de la capitale.
L’influence de la philosophie des Lumières transparaît nettement dans la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique du 4 juillet 1776 qui proclame que les hommes ont été créés égaux en droit et qu’ils peuvent s’opposer à la tyrannie. Néanmoins, seuls les propriétaires seront égaux entres eux, les femmes ou les esclaves ne le sont pas, avant une totale égalité, il reste du chemin à parcourir. La Constitution des États-Unis d'Amérique (1787) reprend les principes de Montesquieu de la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, qui forment la base de toute démocratie.
La Révolution française et la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen
À mesure que se développe l’esprit philosophique, dans les salons, les cafés ou les clubs, l’autorité monarchique se délite, sapée tant par l’opposition aristocratique[15] que par des tentatives de réformes sans lendemain.
Pendant la période révolutionnaire, les idées des philosophes inspirent les débats politiques. La plupart des députés de l’Assemblée nationale sont des bourgeois cultivés qui se sont nourris des valeurs de liberté et d’égalité. Par exemple, Robespierre est un rousseauiste convaincu. Pourtant, la plupart des philosophes français sont morts avant d’avoir vu l’œuvre de la Révolution française, sauf Condorcet et l’abbé Raynal qui connaîtront tous des déboires avec la Révolution.
La Révolution française en particulier représente une application violente de la philosophie des Lumières, notamment lors de la brève période de pouvoir des Jacobins. Le désir de rationalité conduit à une tentative d’éradiquer l’Église et le christianisme dans son ensemble. Ainsi, la Convention nationale change le calendrier, système de mesure du temps, et le système monétaire, tout en plaçant l’idée d’égalité, sociale et économique, au plus haut point des priorités de l’État[16].
L’influence des lumières sur les mouvements postérieurs
Notes et références
- Franc̜ois Pillon, L’Année philosophique : Bibliothèque de philosophie contemporaine, vol. 13, Paris, Félix Alcan, 1903, 308 p. [lire en ligne (page consultée le 1er décembre 2010)], p. 257.
- Antoine Eugène Genoude, La Raison du christianisme : ou, Preuves de la verité de la religion tirées des écrits des plus grands hommes de la France, de l’Angleterre et de l’Allemagne, vol. 2, Paris, Pourrat Frères, 1836, 620 p. [lire en ligne (page consultée le 1er décembre 2010)], p. 107.
- J. S. Flotte, Leçons élémentaires de philosophie, vol. 2, Paris, Brunot-Labbé, 1819 [lire en ligne (page consultée le 1er décembre 2010)], p. 226.
- Patrick Cabanel, Histoire de France, 1750-1995 : Monarchies et républiques, vol. 1, Toulouse, Presses Univ. du Mirail, 303 p. (ISBN 9782858162741) [lire en ligne (page consultée le 2 décembre 2010)], p. 27.
- Voir l’article « IMPIE » dans le Dictionnaire philosophique.
- Voir Paul Bénichou, L’École du désenchantement. Sainte-Beuve, Nodier, Musset, Nerval, Gautier, Paris, Gallimard, 1992, p. 594.
- Lise Andriès, Le Partage des savoirs XVIIIe-XIXe siècles Littérature et idéologies, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 2003, p. 148 ISBN 9782729707330.
- Michel Le Moël et Sophie Descat, L’Urbanisme parisien au siècle des Lumières : Paris et son patrimoine, Paris, Action artistique de la ville de Paris, 1997, 229 p. [lire en ligne (page consultée le 2 décembre 2010)], p. 31.
- L. Hautecoeur, Histoire de l'architecture classique en France, T. III, 1950, T. IV, 1952.
- Laugier, Marc-Antoine, Essai sur l'architecture Paris, 1753
- Jacques De Cock, Politique des Lumières, Fantasques éditions, 244 p. (ISBN 9782913846166) [lire en ligne (page consultée le 2 décembre 2010)], p. 116.
- Voir Daniel Roche, Le Peuple de Paris : essai sur la culture populaire au XVIIIe siècle, Paris, Librairie Arthème Fayard, 1998 et Jean de Viguerie, « Une Forme nouvelle de vie consacrée : enseignantes et hospitalières en France aux XVIIe et XVIIIe siècles », Femmes et pouvoirs sous l’ancien régime, sous la direction de Danielle Haase Dubosc et Éliane Viennot, Paris, Rivages, 1991, p. 175-95.
- Voir Jacques Domenech, L'éthique des Lumieres, Vrin, 1989, ISBN 9782711609987.
- Adhémar Esmein, Éléments de droit constitutionnel français et comparé, Paris, Sirey, 1921, 600 p. [lire en ligne (page consultée le 1 décemvre 2010)], p. 458.
- Daniel Mornet, Les Origines intellectuelles de la Révolution française (1715-1787), Paris, Armand Colin, 1933.
- Prosper Poullet, Les institutions françaises de 1795 à 1814, Paris, Plon-Nourrit, 1907, 975 p. [lire en ligne (page consultée le 1er décembre 2010)], p. 223.
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
- Littérature du XVIIIe siècle
- Déclaration des droits de l'homme et du citoyen
- Lumières écossaises
- Espagne des Lumières
- Encyclopédie
- Lettres d'une Péruvienne de Françoise de Graffigny
- Tolérance
- Rationalisme
- Franc-maçonnerie
- Qu'est-ce que les Lumières ? de Kant
- Despotisme éclairé
- Gazette de Leyde
- Échiquier politique
Liens externes
- Exposition virtuelle « Le siècle des Lumières : un héritage pour demain » (Bibliothèque nationale de France)
- Dossier sur la littérature des Lumières
- Un mouvement littéraire et culturel : les Lumières
- Qu’est-ce que les Lumières aujourd’hui ? - de Valéry Rasplus
- Littérature des Lumières et Révolution site de la Bibliothèque André-Desguine
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