Alessandra Sublet ravie qu'Anne-Sophie Lapix prenne sa place
C'est officiel : Anne-Sophie Lapix, présentatrice de Dimanche+ depuis 2009, a choisi de quitter son poste pour migrer sur France Télévisions et prendre les commandes de C à Vous sur France 5, en remplacement d'Alessandra Sublet. La journaliste de 41 ans est réputée pour son sérieux et ses...
Mars Polar Lander
Mars Polar Lander
Vue d'artiste de l'atterrisseur Mars Polar Lander prélevant des échantillons sur le sol martien.
| Organisation | NASA |
|---|---|
| Domaine | Étude in situ de Mars. |
| Type de mission | Atterrisseur |
| Statut | Échec |
| Masse | 290 kg à vide |
| Lancement | 3 janvier 1999 (20 h 21 UTC) |
| Lanceur | Delta II 7425 |
| Fin de mission | Dernier contact le jour 334 3 décembre 1999 (20 h 0 UTC) |
| Durée | Sonde perdue à l'atterrissage |
| Durée de vie | 4 mois |
| Autres noms | Mars Surveyor '98 Lander |
| Source énergie | Panneaux solaires/Batterie NiH2 |
| Puissance électrique | 200 W |
| Index NSSDC | 1999-001A |
|---|---|
| Site | Site du MPL JPL |
| MARDI | Caméra de descente |
|---|---|
| SSI | Caméra panoramique |
| LIDAR | Télédétection par laser |
| MET | Station météorologique |
| TEGA | Analyseur de gaz |
| Mars Microphone | Microphone |
| RA | Bras robotique articulé |
| RAC | Caméra du bras robotique |
Mars Polar Lander était une sonde faisant partie intégrante du programme Mars Surveyor '98 de la NASA. Cette sonde, destinée à se poser dans la région de Planum Australe, près du pôle Nord martien, transportait aussi deux pénétrateurs (baptisés Deep Space 2) destiné à sonder le sol de la planète. L'agence spatiale prévoyait d'envoyer deux sondes séparément. Mars Climate Orbiter (aussi appelée Mars Surveyor '98) était le deuxième élément majeur de ce programme. Cette dernière sonde était destinée à rester en orbite. Ces deux missions avaient pour but d'étudier la météorologie martienne, son climat, de mesurer les quantités d'eau et de dioxyde de carbone, afin de localiser d'éventuels réservoirs aquifères. L'objectif était de mieux connaître les changements climatiques de l'histoire martienne, sur le court et le long terme. Les communications avec Mars Polar Lander furent perdues lors de la rentrée atmosphérique.
Sommaire |
Contexte
Missions précédentes
Depuis le début de l'exploration spatiale, la planète Mars constitue l'objectif favori des missions interplanétaires lancées dans le Système solaire[1]. Contrairement aux autres planètes du Système solaire, Mars a sans aucun doute connu par le passé des conditions assez proches de celles régnant sur Terre qui ont pu, mais cela reste à confirmer, permettre l'apparition de la vie. Mars conserve encore actuellement une atmosphère ainsi que de l'eau à sa surface et sa proximité permet d'y envoyer relativement facilement des sondes spatiales. Également, Mars constitue une destination incontournable si l'humanité doit se lancer dans un programme spatial habité ambitieux et dans cette perspective, il est nécessaire d'effectuer des missions de reconnaissance.
Le premier engin humain a s'être posé en douceur sur Mars est l'atterrisseur soviétique Mars 3, le 2 décembre 1971, mais le contact avec la sonde est perdu seulement 20 secondes après l'atterrissage. Cette défaillance est attribuée à une tempête de poussière martienne. La premier succès d'un atterrisseur martien vient en 20 juillet 1976, avec l'atterrissage réussi de la mission américaine Viking, dont les deux atterrisseurs transmettront des photographies en couleur et des données scientifiques durant plus de 6 ans. En 1996, près de vingt ans après le dernier atterrissage sur Mars est lancé la mission Mars Pathfinder suivant le nouveau leitmotiv de la NASA: « plus vite, mieux et moins cher » (en anglais « faster, better and cheaper »), en effet, l'atterrisseur Mars Pathfinder coûte 265 millions de dollars, contre cinq fois plus pour un atterrisseur Viking[2]. La mission est un succès complet et relance l’intérêt porté à la planète rouge.
Le programme Mars Surveyor '98
Les objectifs de la mission
L'équipement scientifique
Les caractéristiques techniques de MPL
L'étage de croisière
Le véhicule de rentrée
L'étage de descente
L’atterrisseur
Le scénario de la mission
Le lancement
Mars Polar Lander et la sonde Deep Space 2 furent lancées grâce à une fusée Delta 7425 (une version allégée de la fusée Delta II). Les sondes furent placées sur une orbite basse d'attente. Les réacteurs du troisième étage de la fusée brûlèrent leur carburant pendant 88 secondes, le 3 janvier 1999 à 20 h 57 UTC, afin de mettre le vaisseau sur une orbite de transfert interplanétaire. La sonde se sépara du troisième étage à 21:03 UTC. Des manœuvres de correction de trajectoire furent réalisées durant le voyage : le 21 janvier, le 15 mars, le premier septembre, le 30 octobre, et le 30 novembre 1999.
Après un voyage de onze mois, la sonde Mars Polar Lander atteignit Mars le 3 décembre 1999.
Le transit entre la Terre et Mars
La descente vers le sol martien
La perte de l'atterrisseur
Les dernières données télémétriques de Mars Polar Lander furent envoyées juste avant l'entrée de la sonde dans l'atmosphère martienne (le 3 décembre 1999). Depuis lors, aucun signal ne fut reçu de l'atterrisseur. La cause exacte de la perte du lander reste inconnue.
Une erreur informatique est la cause la plus probable de l'échec de cette mission. Les vibrations entraînées par le déploiement des pieds de la sonde furent mal interprétées par le logiciel de bord, qui considéra que ces vibrations étaient le signe d'une arrivée sur le sol martien. Les moteurs destinés à freiner la descente de la sonde furent coupés prématurément, alors que la sonde était encore à 40 mètres de la surface.
À la fin de l'année 1999, puis au début de l'an 2000, les responsables de la mission tentèrent de détecter d'éventuels débris présents à la surface de Mars, grâce à l'orbiteur Mars Global Surveyor. Ces tentatives échouèrent, mais un ré-examen minutieux des images de MGS en 2005, rapportée par le magazine anglophone Sky and Telescope[3] laissait à penser que la sonde et son parachute avaient été localisés. Malgré cela, des photographies en haute résolution révélèrent que cette interprétation était erronée. Mars Polar Lander reste donc introuvable. La NASA espère que les caméras à très haute résolution embarquées sur le vaisseau Mars Reconnaissance Orbiter pourront permettre de localiser définitivement l'atterrisseur.
Héritage
Références
- (en) Frédéric W. Taylor, The Scientific Exploration of Mars, Cambridge University Press, 2007 (ISBN 978-0-521-82956-4), p. 133
- (fr)Olivier de Goursac, À la conquête de Mars, Larousse, 2000, 216 p. (ISBN 978-2035050410), p. 209
- (en) Sky and Telescope, Mars Polar Lander Found at Last ? Site consulté le 17 juin 2005.
Liens externes
- (en) Le site officiel de la NASA consacré à la mission Mars Polar Lander
- (en) Site du Malin Space Science Systems. Clichés présentant les restes supposés de la sonde Mars Polar Lander
- (fr) Description de la mission Mars Polar Lander sur le site Nirgal.net de Philippe Labrot.
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