Georges Moustaki est décédé : Une vague d'émotion
Triste jour pour le milieu de la musique et de la chanson française : l'interprète du Métèque, Georges Moustaki, est mort le 23 mai au matin à l'âge de 79 ans, selon son entourage. Il était né Giuseppe Mustacchi, de parents grecs à Alexandrie, en Égypte, le 3 mai 1934.
Atteint d'une...
Maurice Bucaille
|
|
La forme ou le fond de cet article est à vérifier.
Améliorez-le ou discutez des points à vérifier. Si vous venez d’apposer le bandeau, merci d’indiquer ici les points à vérifier.
|
Maurice Bucaille, né le 19 juillet 1920 à Pont-l'Évêque (Calvados) et mort le 17 février 1998, est un médecin français, qui « a personnellement contribué aux investigations sur les momies »[1].
Auteur de plusieurs ouvrages[2], Bucaille est connu surtout des musulmans pour ses théories concordistes favorables au Coran, dans lesquelles il affirme démontrer que le Coran est conforme aux théories scientifiques modernes, alors que la Bible serait pleine d’erreurs et d’incohérences. Son exégèse a été critiquée pour son manque d’objectivité, dans la mesure où il exigerait de la Bible une stricte conformité aux connaissances scientifiques actuelles qu’il n’exigerait pas du Coran, dont il admet qu’il soit exprimé dans un langage « qui convient à des agriculteurs ou à des nomades de la péninsule arabique ».
Sommaire |
Biographie
Fils de Maurice et de Marie (James) Bucaille, Maurice Bucaille a pratiqué, de 1945 à 1982, la médecine comme gastroentérologue. En 1973, Bucaille a été nommé médecin de la famille du roi Fayçal d’Arabie saoudite. À la même époque, certains membres de la famille du président Anouar el-Sadate d’Égypte font aussi partie de ses patients[3].
En 1976, il publie la Bible, le Coran et la science, vendu à des millions d’exemplaires et a été traduit en plusieurs langues, où il soutient que le Coran contient beaucoup de découvertes scientifiques. En 1987, il publie un autre livre intitulé : Momies du pharaons : les enquêtes médicales modernes.
Concordisme pour le Coran et les hadiths
Bucaille est une des références du concordisme musulman, système d'exégèse qui consiste à interpréter le Coran de manière à le mettre en accord avec les résultats des sciences modernes[4].
Conformité du Coran, « véritable parole de Dieu », aux théories scientifiques
La Bible, le Coran et la Science décrit le Coran comme étant en accord avec les faits scientifiques et les connaissances modernes sur la création de l’univers, la terre, l’espace, le règne animal et végétal, la reproduction humaine, etc. qui ont été révélées il y a quatorze siècles à Mahomet, prophète de l’islam. Bucaille affirme que - à la différence de la Bible et des Évangiles qui révèlent des choses qui sont en totale contradiction avec les connaissances modernes et scientifiques actuelles, notamment pour ce qui est de la création de la Terre, la date de l'apparition de l'homme sur terre (qu'on peut déduire des généalogies énumérées dans la Bible), le récit du déluge, ou la généalogie de Jésus, rapportés par la Bible de façon manifestement erronée[5] - le Coran énonce que dans l’islam, la science et la religion sont « des sœurs jumelles ».
Selon Maurice Bucaille, la Bible contient des erreurs scientifiques monumentales et pas une seule ne se trouve dans le Coran, que ses descriptions de phénomènes naturels rendraient compatible avec la science moderne. Bucaille conclut que le Coran révélé au prophète Mahomet, un homme illettré et incapable de prouver des faits qui seront confirmés, quatorze siècles plus tard, par la science moderne, est la véritable parole de Dieu[réf. nécessaire].
Il ne pose pas la question de savoir s'il peut y avoir volonté de Dieu de communiquer la science à l'Homme, et si une telle volonté n'entrerait pas en contradiction avec le processus de liberté que Dieu a laissée à l'Homme, ou, en d'autres mots, au schéma du développement humain sous-jacent des plans divins. L’ouvrage n’examine que certaines sciences allant dans le sens de l’auteur, et non d’autres contradisant sa thèse, telles l’archéologie et l’histoire.
Comparaison entre le Coran et les « erreurs » et « incohérences » de la Bible
Bucaille soutient que, du fait de sa transmission orale, l’Ancien Testament aurait été dénaturé ainsi qu’à cause de nombreuses traductions et de corrections, sans oser penser que ces ajouts et modifications aient pu permettre d'obtenir le texte inspiré. Il accentue, dans ses mots, « les nombreux désaccords et les répétitions », dans l’Ancien Testament et les Évangiles. Le terme "parabole" est absent de cette analyse.
Dans son livre, Maurice Bucaille soutient qu’il s’appuie sur de nombreuses critiques de la Bible, telles que « l’hypothèse documentaire ». En ce qui concerne le Coran, Bucaille s'appuie notamment sur les travaux historiques de Muhammad Hamidullah [6], selon lesquels le Coran « fut à la fois récité par cœur, au fur et à mesure de sa Révélation, par le Prophète et les croyants autour de lui et fixé par écrit par les scribes de son entourage »[7] ce qui assure leur authenticité. Plus bas, il donne l'argument de la similarité des différentes versions historiques du Coran aujourd'hui connues, telles les copies attribuées au calife Othmân[8] (compagnon de Mahomet et troisième calife de l'islam) et d'autres copies très anciennes[9][réf. insuffisante].
Bucaille explique que les énoncés bibliques ne sont pas conformes aux connaissances scientifiques bien établies à son époque. Ainsi, au chapitre III de la première partie de La Bible, le Coran et la science, intitulée « L’Ancien Testament et la science moderne », Bucaille veut bien admettre que comme l'affirme la Bible au chapitre 1 du livre de la Genèse versets 1 et 2 "qu'au stade où là terre n’avait pas été créée, ce qui va devenir l’univers tel que nous le connaissons était plongé dans les ténèbres". Par contre, affirme-t-il, « mentionner l'existence des eaux à cette période est une allégorie pure et simple ». Il voit aussi une image « scientifiquement inacceptable »" dans l'affirmation des versets 6 et 7, selon lesquels Dieu aurait séparé les eaux en deux parties, pour constituer les mers de l’une et le ciel de l’autre.
Ceci dit, pour ce qui est du Coran, le docteur Bucaille affirme qu’il concorde parfaitement avec la science contemporaine. Ainsi, dans la troisième partie de ce même ouvrage intitulée « Le Coran et la science moderne », il explique que la mention dans le Coran (sourate 21, verset 30) "d'un processus de séparation (fatq) d'une masse initiale unique dont les éléments étaient initialement soudés entre eux (ratq)" n’est rien d’autre que le phénomène expliqué par les astrophysiciens sous l’appellation de « Big Bang ». Bucaille se penche également sur ce postulat du Coran (sourate 41, verset 11), selon lequel suite à la séparation (fatq), l’univers était devenu fumée (dhukhân). Selon lui, il s’agit en vérité, d’une « affirmation de l'existence d'une masse gazeuse avec de fines particules, car c'est bien ainsi qu'il faut interpréter le mot fumée (dukhân, en arabe). La fumée est généralement constituée par un substratum gazeux avec, en suspension plus ou moins stable, de fines particules pouvant appartenir aux états solide et même liquide de la matière et se trouver à une température plus ou moins élevée. »
Bucaille en conclut que cette masse gazeuse décrite est la nébuleuse primitive, qu’il définit ainsi :
« Aux temps les plus reculés sur lesquels elle est capable de se prononcer, la science moderne a tout lieu de considérer que l'univers était formé d'une masse gazeuse composée principalement d'hydrogène et pour une partie d'hélium en rotation lente. Cette nébuleuse s'est ensuite divisée en de multiples fragments de dimensions et de masses considérables, à telle enseigne que les astrophysiciens peuvent les évaluer de l'ordre d'un à 100 milliards de fois la masse actuelle du Soleil. »
Enfin, ajoutons que Maurice Bucaille soutient que l'énoncé du Coran (sourate 79, verset 2-33) selon lequel le reste de l'univers a été constitué avant notre planète, est rigoureusement vrai[10].
À propos de la description de la création et du cosmos, le Coran ne reprend aucune des superstitions ou des « enseignements » Bibliques ce qui fait dire à la revue Études orientales que, si miracle scientifique du Coran il y a, c'est peut-être là qu'il faut le voir[11].
Étude du recueil de Bukhari
En revanche, Maurice Bucaille juge sévèrement les hadiths ; après avoir étudié le livre de Bukhari (mise à l'écrit quelques deux siècles après la mort de Mahomet), il conclut que seul un petit nombre de passages de ce recueil peuvent être considérés comme authentiques du point de vue de la science moderne[12].
Réfutation des théories de Maurice Bucaille
Remarques méthodologiques
Les théories concordistes de Maurice Bucaille ont fait l’objet de critiques. Ainsi William F. Campbell, directeur de la National Catholic Educational Association (NCEA)[13], soutient que Maurice Bucaille n’évalue pas le Coran selon les critères à l’aide desquels il juge la Bible : Bucaille exigerait de celle-ci qu’elle se conforme aux exigences et au langage scientifiques du XXe siècle, alors qu’il jugerait acceptable que le Coran soit écrit sans cette même rigueur scientifique, car, écrit-il, le Coran « est exprimé dans un langage qui convient à des agriculteurs ou à des nomades de la péninsule arabique »[14]. « L’objectivité dont se réclame le Dr Bucaille reste ainsi toute théorique »[15].
Cas du récit de la Création
Maurice Bucaille critique par exemple la Bible lorsqu’elle décrit la Création, en divisant le déroulement en « jours » (hébreu : yom) : il souligne en effet que « l’on sait parfaitement de nos jours que la formation de l’univers et de la terre […] s’est effectuée par étapes sur des périodes de temps extrêmement longues »[16], considérant dès lors le texte biblique comme « inacceptable ». La Bible décrivant la création de l’univers en six jours, Dieu se reposant le septième jour ; allusion directe à la semaine des sept jours terrestres selon Bucaille[17]. Toutefois, à supposer que le mot jour est à interpréter dans un sens beaucoup plus long, le récit sacerdotal n'en resterait pas moins inacceptable à cause de la succession des épisodes qui est en contradiction formelle avec des notions scientifiques élémentaires nous dit-il en conclusion[18]. Cependant, certains exégètes de la Bible attribuent au mot jour l'équivalent de 1000 ans en s'appuyant sur le Psaume 90, 4 qui dit qu'un jour du Seigneur est comme mille ans[19].
En revanche, il n’hésite pas, lorsqu’il aborde le Coran, à réexaminer le sens du mot, admettant que les six « jours » (arabe : yawm) de la Création décrits dans les sourates du Coran doivent être compris comme désignant une « période de temps tout à fait différente » de l’acception usuelle du mot « jour[20] ». En effet, il explique que le mot aurait plusieurs sens en arabe, le sens le plus courant étant jour précisant qu’il « tend à désigner plutôt la clarté diurne que la durée de temps entre un coucher de soleil et celui de son lendemain ». L’autre sens est « période de temps » non précisée mais toujours longue. Pour appuyer ses dires, il donne deux exemples de versets coraniques :
- la sourate 32, verset 5 : « […] en une période de temps (yawm) dont la mesure est de mille de ce que vous comptez » ;
- et la sourate 70, verset 4 : « […] en une période de temps (yawm) dont la mesure est de 50 000 ans »[21].»
De plus, il remarque que le Coran ne définit pas un ordre de succession dans la création des cieux et de la terre[22], Ce qui permet à Maurice Bucaille de considérer que la description de la Création faite par le Coran n’est pas contraire à la vérité scientifique, alors que, dit-il, la description qu’en fait la Bible est « une erreur grossière[23] ».
Analyse des momies des Pharaons
En 1974, pour connaitre les raisons de la mort de Mérenptah, Ramsès II et d’autres momies égyptiennes, des investigations débutèrent avec des collaborateurs égyptiens puis avec une dizaine d’autres collaborateurs français de disciplines médicales diverses, sous la direction de Bucaille. Les résultats furent communiqués, entre autres, à l’Académie de médecine et à la Société française de médecine légale. Puis, lors de la sortie de son livre Les Momies des Pharaons et la médecine présentant les résultats définitifs de ses recherches, il reçut la médaille d’argent du prix Diane-Potier-Boès[24] décerné en 1988 par l’Académie française, pour « un ouvrage traitant des rapports entre l’Égypte et la France, ou à défaut consacré à l’histoire ou à la civilisation de l’Égypte[25] ».
Le Dr et conférencier Thillaud Pierre, qualifiera Maurice Bucaille, alors étudiant dans le domaine de la paléopathologie, lors de l'autopsie d'une momie comme quelqu'un ayant une grande expérience et ayant fait un brillant exposé sur le thème "la restauration et la conservation des momies pharaoniques"[26].
Publications
- La Bible, le Coran et la science : les Écritures Saintes examinées à la lumière des connaissances modernes, Paris, Seghers 1976, (ISBN 978-2221501535), Pocket 2003, (ISBN 978-2266131032)
- Les Momies des pharaons et la médecine, Paris, Séguier, 1987 (ISBN 2906284475).
- Réflexions sur le Coran, Paris, Seghers, 1989 (ISBN 2232101487).
- L’homme d’où vient-il ? Les réponses de la science et des Écritures Saintes, Paris, Seghers, 1980, 7e éd.(ISBN 2221007816).
- Moïse et Pharaon ; Les Hébreux en Égypte ; Quelles concordances de Livres saints avec l’Histoire ?, Paris, Seghers, 1995 (ISBN 2-232-10466-4).
Notes et références
- Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science, Pocket 2011. p. 1.
- Maurice Bucaille, The Bible, the Qur'an, and Science: The Holy Scriptures Examined in the Light of Modern Knowledge, sur Google Livres. Consulté le 5 novembre 2012.
- All Wrapped Up in His Work, sur The New York Times. Consulté le 5 novembre 2012.
- http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/concordisme/17960
- Maurice Bucaille, la Bible le Coran et la science, Pocket, 2011 (ISBN 9782266085984), p. 28
- Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science, Pocket, Paris 2011. p. 234-235
- Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science, Pocket, Paris 2011. p. 231.
- Maurice Bucaille, la Bible, le Coran et la science, Pocket, Paris 2011. p. 236.
- Muhammad Hamidullah, Le Saint Coran, Ennour, 12e édition, 1986, page xxx ? (à préciser)
- Maurice Bucaille, La Bible le Coran et la science, Paris, Seghers, 1976, p. 38-39.
- Études orientales, p. 160 en ligne [1]
- Livre en ligne sur Google Livres p. 89
- http://www.ncea.org/about/BiographyWilliamFCampbellSM.asp
- William F. Campbell 1994, p. 32.
- William F. Campbell 1994, p. 29.
- William F. Campbell 1994, p. 33.
- Maurice Bucaille, La Bible, le Coran et la science, Paris, Seghers, 1976, p. 38-39
- Maurice Bucaille, op. cit., p. 39
- Livre en ligne sur Google p. 134[2]
- William F. Campbell 1994, p. 34-35.
- Maurice Bucaille, La Bible le Coran et la science, Paris, Seghers, 1976, p. 137.
- Maurice Bucaille, op. cit., p. 139
- William F. Campbell 1994, p. 34.
- Il ne s’agit pas, comme on le dit parfois abusivement, du prix d’Histoire de l’Académie française.
- Médaille d’argent du prix Diane-Potier-Boès attribué en 1988, sur le site de l’Académie française, qui permet d’accéder à la médaille reçue par le livre Les Momies des Pharaons et la médecine, en faisant une recherche sur « Prix et concours », puis sur « Bucaille ».
- Thillaud Pierre L. Paléopathologie. In: École pratique des hautes études. 4e section, sciences historiques et philologiques. Livret 6. Rapports sur les conférences de l'année 1989-1990. 1996. p. 137 En ligne sur Persée
Bibliographie
- Maurice Bucaille, Le Coran la Bible et la science, Pocket, Paris 2011.
- Maurice Bucaille et Mohamed Talbi, Réflexions sur le Coran,, Seghers, Paris 1989.
- Maurice Bucaille, Moïse et Pharaon, Pocket, Paris 2002.
- Maurice Bucaille, Les Momies des pharaons et la médecine, Séguier, Paris 1987.
- Maurice Bucaille, L'homme d'où vient-il, Seghers, Paris 2001.
- William F. Campbell, Le Coran et la Bible : à la lumière de l’histoire et de la science, Farel, Marne-la-Vallée, 1994 (ISBN 9782863141106) [lire en ligne]
En direct des marchés
Un Japonais de 80 ans gravit l'Everest, un record mondial
"Je suis le plus heureux du monde. Je ne me suis pas senti comme ça de toute ma vie": à 80 ans, l'alpiniste japonais Yuichiro Miura a conquis l'Everest jeudi, devenant la personne la plus âgée à parvenir sur le toit du monde.