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Montataire
| Montataire | |
|---|---|
La cité Louis-Blanc ; au fond, le château et la collégiale Notre-Dame. |
|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Picardie |
| Département | Oise |
| Arrondissement | Arrondissement de Senlis |
| Canton | Canton de Montataire |
| Code commune | 60414 |
| Code postal | 60160 |
| Maire Mandat en cours |
Jean-Pierre Bosino 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de l'agglomération creilloise |
| Démographie | |
| Population | 12 366 hab. (2009) |
| Densité | 1 160 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 26 m — maxi. 110 m |
| Superficie | 10,66 km2 |
Montataire est une commune française, située dans le département de l'Oise et la région Picardie. Ses habitants se nomment les Montatairiens.
Sommaire |
Géographie
Localisation et communes limitrophes
Montataire est la dixième ville de l'Oise de par son nombre d'habitants, avant le chef-lieu d'arrondissement de Clermont et derrière Pont-Sainte-Maxence[1]. Elle se situe dans le sud du département de l'Oise, dans l'agglomération creilloise[2] et à 3 km à l'ouest de Creil, sur la rive droite de la rivière du même nom et au confluent de celle-ci avec le Thérain, à une distance orthodromique de 45 km au nord de Paris. La distance routière de la capitale est de 51 km par Creil et la RD 1016, l'ancienne route nationale 16. La commune se compose de la ville de Montataire, des deux quartiers de Vitel et Gournay (dont ce dernier partagé avec Creil) et du hameau de Magenta.
Montataire compte sept communes limitrophes, dont Saint-Vaast-lès-Mello est celle avec laquelle les limites communes sont les plus longues : du hameau de Magenta à l'ouest jusqu'à la vallée d'Ardoise au nord. Par contre, Saint-Maximin ne touche à Montataire que sur 600 m, au milieu de l'Oise, et la limite avec Saint-Leu-d'Esserent dépasse à peine les 1 000 m. Montataire est établie en continuité urbaine avec Creil de par leur quartier commun de Gournay / Usines, et avec Thiverny, dont les premières maisons en venant de la gare de Montataire sont encore situées sur le territoire communal de Montataire.
Voies de communication et transports
Montataire se situe sur la RD 123 Creil - Cires-lès-Mello, route qui suit la rive gauche du Thérain et qui permet de rejoindre Beauvais par la RD 12. C'est l'unique route d'importance à traverser le centre-ville, mais en même temps un axe à forte circulation. Il communique au sud-est de la commune avec la RD 200, qui établit le lien entre la RD 1016 (ancienne nationale 16) au nord de Nogent-sur-Oise et la rive droite de l'Oise en direction de Saint-Leu-d'Esserent et Beaumont-sur-Oise, ainsi qu'avec la RD 201. Cette route représente la déviation sud de Creil et établit le lien avec la RD 1017 (ancienne nationale 17) ainsi qu'avec la RD 1330 pour le chef-lieu d'arrondissement de Senlis et l'A1 (sortie n° 8 Senlis / Creil). Sur le plan local, la RD 92e relie le centre-ville à la commune voisine de Thiverny et rejoint ensuite la RD 200 en direction de Saint-Leu-d'Esserent.
En transports collectifs, la ville est desservie par le rail et par une ligne d'autobus urbain. La gare de Montataire se situe sur la ligne de Creil à Beauvais, à 800 m au sud de la mairie, dans la zone industrielle, pas très loin du centre-ville mais éloignée du quartier du plateau. Le nombre de trains s'arrêtant en gare de Montataire est d'onze par jour et par sens en semaine[4], mais seulement de trois ; relativement quatre les dimanches et fêtes. À noter que certains trains de la ligne ne s'arrêtent pas à Montataire. Une gare autrement plus importante est celle de Creil, à 3,6 km de la mairie de Montataire, et plus proche encore de Vitel et Gournay. La gare de Creil est le point ce convergence de plusieurs lignes depuis Paris-Nord, Pontoise, Beauvais, Amiens et Compiègne ; desservie par les trains du TER Picardie ainsi que des Intercités, elle propose notamment des trains pour Paris avec un temps de trajet de 30 min environ et seulement deux arrêts intermédiaires.
La ligne de bus A de la STAC (Société de transport de l'agglomération Creilloise, groupe Kéolis) dessert Montataire au départ de l'hôpital de Creil, en passant par le centre-ville et la gare de Creil. Entre la gare de Creil et l'arrêt Jean-Jaurès, l'itinéraire est différent en fonction du sens de la desserte. À partir de la mairie de Montataire, le quartier du plateau est desservi dans un seul sens par un itinéraire en boucle. La fréquence est d'un bus toutes les 10 ou 13 min du lundi au vendredi, en fonction des périodes de la journée, avec une amplitude du service allant de 5 h 05 à 20 h 12. L'horaire est allégé pendant les vacances scolaires, quand l'horaire des samedis s'applique[5]. Les dimanches, la fréquence est d'un bus toutes les 45 min. Une autre ligne, la E, dessert une partie du quartier de Gournay et le Parc industriel Européen depuis la gare de Creil, sans passer par le centre de Montataire. En soirée, un service spécifique appelé « Flexo » assure deux départs vers tous les arrêts des lignes A et E, au départ de la gare de Creil, sans possibilité de montée aux arrêts intermédiaires. Finalement, un service de transport à la demande nommé « Résago » établit la liaison avec le hameau de Magenta et la commune de Saint-Vaast-lès-Mello. Le billet à l'unité coûte 0,90 € (tarif au 1er septembre 2011) et est valable pendant 60 min, avec possibilité de correspondance[6].
Topographie et relief
Le centre-ville est bâti sur la rive gauche du Thérain, dans une plaine limitée au sud par la rivière (qui coule ici dans un sens ouest-est), et au nord par les coteaux accidentés d'un plateau. Celui-ci monte rapidement jusqu'à 70 m d'altitude, puis plus successivement jusqu'au point culminant à l'extrémité nord-ouest du territoire communal, à 100 m au-dessus du niveau de la mer. À l'est du centre-ville, le plateau s'approche de 200 m du Thérain et forme une proéminence rocheuse, siège du château, de l'église et du cimetière. Puis la limite du coteau s'aligne dans un sens sud-ouest - nord-est, parallèle à l'Oise, mais avec un important recul : ici, place est laissée à une seconde plaine, plus vaste que celle du centre-ville, accueillant les cités ouvrièrers de Vitel et Gournay, ainsi que, près de l'Oise et des deux côtés de l'embouchure du Thérain, la zone industrielle. Elle est partagée avec les trois communes limitrophes de Creil, Thiverny et Saint-Leu-d'Esserent (ces deux dernières ne participant qu'avec des petites proportions).
Sur la rive droite du Thérain, la zone industrielle s'étend également sur la plaine qui fait face au centre-ville au sud. Plus en amont cependant, des marais et des étangs formés par des anciennes carrières (ZNIEFF type 1 n° national 220013813[7]) prennent le relais, et la vallée du Thérain se rétrécit considérablement jusqu'au niveau du hameau de Magenta, à l'ouest. La ville a donc dû s'étendre sur le plateau, au nord, du fait que le plateau était entièrement occupé par les habitations, usines et infrastructures de transports. Les quartiers pavillonnaires de la première moitié du XXe siècle sont construits à flanc de coteau, et les quartiers de logements collectifs construits à partir des années 1960 surplombent la ville ancienne de près de 40 m. S'y ajoute une zone pavillonnaire près de l'église et du cimetière, à proximité immédiate du centre ancien. Le plateau reste essentiellement occupé par des surfaces agricoles et son aspect est plutôt dénudé, avec toutefois des vues s'ouvrant loin sur les alentours. À l'extrémité nord-est près de Nogent, l'on trouve encore des espaces naturels le long du vallon des Fonds de Montataire. Le long du parcours du Thérain, en dépit de l’industrialisation précoce, la nature reste présente par intermittence avec les usines, et des sentiers de promenade permettent de découvrir les paysages de la rivière, notamment au parc municipal et en parallèle à la RD 123.
Histoire
Les origines du nom
La situation géographique de Montataire, avec un plateau surmontant la vallée, à la confluence de l’Oise et du Thérain, a fait de ce site un endroit stratégique. C’est pourquoi il a toujours été occupé et qu’il s’est ensuite fortement industrialisé.
Elle est traversée par la rivière le Thérain qui se jette dans l’Oise à Creil et qui lui a donné son nom. En effet, Montataire est un dérivé du latin « Mons ad theram » qui signifie, « la montagne près du Thérain ». Le nom de la ville changea plusieurs fois : - "Mont a terre" pour ses montées (vers les plateaux du haut) - Puis "Montataire" dont le nom est le même aujourd'hui.
Les origines
Montataire a été habitée au moins depuis le mésolithique (période moyenne de l’âge de pierre entre le paléolithique : âge de la pierre taillée et le néolithique : âge de la pierre polie).
De l’époque gauloise, une torque d’or a été découverte à Montataire. Elle figure aujourd’hui au cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale. Ce bijou appartenant à un dignitaire gaulois a été mis au jour par des ouvriers qui travaillaient à la construction de la voie ferrée inaugurée par le Baron de Condé en 1846.
Il apparaîtrait que Jules César ait séjourné avec ses troupes sur le territoire de Montataire.
Des fouilles ont également permis de découvrir un cimetière mérovingien regroupant 292 sépultures du Ve au VIIe siècle. Des sarcophages sont toujours visibles au-dessus de la fontaine du jubilé.
XIe siècle
Construction du château et de l'église
Au XIe siècle, Hugues de Clermont fait construire le château et l’église qui seront remaniés à plusieurs reprises. Au XIIe siècle, le château est fortifié et un mur d’enceinte est bâti autour de la ville pour se protéger des attaques. À partir du XVe siècle les Madaillan acquièrent le château, le reconstruisent, bâtissent les écuries puis l’embellissent. En 1846, le Baron de Condé l’achète, le restaure et en écrit l’histoire[8].
Vers 1095, Pierre l'Ermite, aurait séjourné à Montataire, dans une maison troglodyte, peu avant son départ pour la première croisade, à laquelle participait Renaud de Montataire, qui fit fortifier le château et construire l'église.
XIVe siècle : la révolte paysanne des Jacques
En mai 1358 a lieu la Jacquerie, révolte paysanne qui durera un mois. Elle est menée par Guillaume Calle qui établit son quartier général à Montataire. Ce soulèvement contre la noblesse devait gagner près de 15 départements actuels et se soldera par la mort de 20000 paysans[9].
Après la Révolution, les murs d’enceinte de la ville sont détruits.
Si, à Montataire, on vit de la culture, de l’élevage et du commerce, comme partout en France, le XIXe puis le XXe siècle sont ceux de l’industrialisation. On peut citer notamment des fabriques de boutons, de sabots, de chaussettes, de lunettes, de corsets, de cidre, une papeterie…
L'industrialisation
En 1792 est créée l’usine, qui, rachetée par Les frères Mertian, deviendra l’usine des forges puis successivement Usinor, Sollac puis Arcelor, usine sidérurgique.
De nombreuses industries s’implantent à Montataire, notamment : la Cima Wallut qui produisait des machines agricoles, Brissonneau et Lotz devenues par la suite Chausson où étaient fabriqués des véhicules automobiles et des locomotives, l’usine Still-Saxby où sont fabriqués des chariots élévateurs, les établissements Voirin devenus Harris-Marinoni, puis Heidelberg et enfin Goss, spécialisés dans la fabrication de rotatives…
Le développement de ces entreprises et le besoin de main-d’œuvre constant ont entraîné un accroissement de la population important, d’où la construction de nouveaux quartiers dans la ville.
Ce furent tout d’abord les Cité Mertian et Louis Blanc vers 1880, puis les cités Jules Uhry, Jules Guesde, Jean Biondi et enfin le quartier des Martinets dans les années 1960.
Le XXe siècle a aussi été celui des conflits
Lors de la seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes occupent la ville, les usines, le château, et les Jeunesses hitlériennes l’école Joliot-Curie. Les habitants de Montataire se sont illustrés, nombreux, dans la Résistance à l’État nazi. Maurice Mignon, « le colonel Théo » dirige le Détachement Valmy qui regroupe les résistants des villes de Montataire, Nogent, Creil et ses environs. Beaucoup furent déportés à cause de leur appartenance à des réseaux de résistance, pour sabotage, mais aussi pour raisons politiques.
Pendant la guerre d'Algérie, les habitants et le conseil municipal expriment, dès 1961, leur opposition au conflit, réclament des négociations pour l’autodétermination et pour le cessez-le-feu qui sera effectif le 12 mars 1962.
Administration
Maires de la commune
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1994 | en cours | Jean-Pierre Bosino | PCF | militant syndical |
| 1983 | 1994 | Maurice Bambier | PCF | militant syndical, conseiller général du Canton de Montataire |
| 1966 | 1983 | Robert Trin | PCF | |
| 1945 | 1966 | Marcel Coene | PCF | militant syndical (suspendu en 1951-1952) |
| 1938 | 1945 | Fernand Fournier | SFIO | |
| 1919 | 1938 | Auguste Génie | SFIO | militant syndical |
| 1904 | 1919 | Jules Emile Marie Daussin | Parti radical | |
| 1895 | 1904 | Dominique Fauré-Hérouard | Parti radical | |
| 1892 | 1895 | Emile Cuénin | Parti radical | pharmacien |
| 1886 | 1892 | Maxime Barbier | Parti radical | |
| 1878 | 1886 | Célestin Marcel Hérouard | Parti radical | |
| 1870 | 1878 | Georges Ferdinand de Condé (baron de) | ||
| 1832 | 1870 | André Fröhlich | (directeur des Forges) | |
| 1830 | 1832 | Louis Poirée | ||
| 1824 | 1830 | Charles Eustache Loberaye | ||
| 1804 | 1824 | Joseph Boucherez | président de l’assemblée cantonale de Creil | |
| 1797 | 1804 | Laurent Dufour | ||
| 1793 | 1797 | Jean Menessier | ||
| 1790 | 1793 | François Poirée | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Les maires sont élus, sauf en 1804 au début du Premier Empire quand les maires sont nommés par le pouvoir central.
Intercommunalité
Le 20 mars 1965 est constitué le DUAC : District urbain de l’agglomération creilloise, regroupant Montataire, Creil, Nogent-sur-Oise et Villers-Saint-Paul.
En application de la loi Chevènement n° 99-586 du 12 juillet 1999 créant les communautés d’agglomérations, le DUAC est transformé en CAC : la Communauté de communes de l'agglomération creilloise le 17 décembre 2001, devenue Communauté de l'agglomération creilloise en 2011.
Jumelages
Dheisheh (Palestine)
Démographie
Évolution démographique
D’après le recensement Insee de 2007, Montataire compte 12 265 habitants (soit une augmentation de 2 % par rapport à 1999). La commune occupe le 749e rang au niveau national, alors qu'elle était au 736e en 1999, et le 10e au niveau départemental sur 693 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Montataire depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1975 avec 13 166 habitants.

Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 22 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
- 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 21,6 %, 30 à 44 ans = 20,2 %, 45 à 59 ans = 19,1 %, plus de 60 ans = 17,7 %).
Économie
Montataire est une commune industrielle avec quatre principales entreprises :
- Akzo Nobel, entreprise produisant des laques et peintures[16]
- Arcelor, entreprise produisant des tôles d'acier laminées[17]
- Goss international, entreprise produisant des rotatives d'imprimerie[18]
- Still, entreprise produisant des engins et chariots élévateurs[19]
Patrimoine et culture locale
Monument historique
Montataire compte un unique Monument historique.
- Église Notre-Dame, rue de l'Église (classée par liste de 1862[20]) : Construite à l'extrémité est de la proéminence rocheuse, au nord du château, elle domine la vallée de l'Oise et occupe l'emplacement d'un lieu de culte utilisé au moins depuis l'époque gallo-romaine. La première église a été construite à la fin du XIIe siècle, mais ses fenêtres étaient encore plein cintre comme à l'époque romane. Au nombre de quatre de chaque côté de la nef, elles sont murées depuis longtemps : en effet, l'essentiel de cette église primitive subsiste toujours. C'est la partie plus basse de la nef, à l'ouest, non voûtée et couverte d'une charpente avec fausse voûte du XVIe siècle. Le reste de l'église a été édifié au XIIIe siècle, d'un seul tenant, à commencer par le chœur polygonal, bien que les trois bas-côtés le long de l'église primitive soient d'une hauteur moindre que les trois bas-côtés de la partie centrale de la nef. Les pierres de réserve visibles depuis le parvis montrent qu'il était initialement prévu de démolir la partie ancienne pour obtenir ainsi un bâtiment homogène, mais il paraît que le seigneur de Montataire changea d'avis par le respect pour l'œuvre de ses ancêtres. La partie neuve de l'église comporte donc trois travées, dont celle du centre moins large que les autres ; une abside carrée au sud du chœur mais seulement un local bas au nord ; le chœur de deux travées ; ainsi que le clocher qui s'élève au-dessus de la dernière travée du bas-côté nord. Il est dépourvu de flèche. La physionomie de l'église se caractérise par la différence de niveau entre les deux parties de la nef, et aussi par les toitures pointues en pierre des bas-côtés. Le portail principal sur la façade occidentale comporte un quadruple archivolte, au décor sculpté très abîmé, et un tympan nu. La disparition du gable dont on voit encore les traces est assez récente. Le portail secondaire au sud est précédé d'une avancée ogivale surmontée d'un gable. À triple archivolte, ses chapiteaux sont mieux conservés, et le tympan présente un groupe d'annonciation monolithique. À l'intérieur, l'église frappe par la rareté de son mobilier et paraît vide. Comme à Creil et Nogent, l'on note la présence d'une cheminée[21].
Autres éléménts du patrimoine
- Château de Montataire, rue de l'Église : Construit au XIIe siècle par le comte Renaud II de Clermont (vers 1074 - vers 1154) sur la demande du roi[22], il se compose d'un corps de logis en équerre flanqué de quatre tours rondes de diamètres différents. Le bâtiment a été remanié à diverses reprises jusqu'au XIXe siècle. Le parc accueille aujourd'hui plusieurs immeubles de logements, mais est inaccessible au public. Non visible depuis le domaine public sauf de loin, depuis la rue Lénine à l'est.
- Petit château ou château Khardys, allée des Maronniers : Il rappelle le château de Montataire de par son style néogothique, mais ne possède que deux tourelles d'angle.
- Fontaine du Jubilée, à gauche de l'entrée du petit château : Édifiée en 1897 pour le soixantième anniversaire de l'accès au trône de la reine Victoria du Royaume-Uni.
- Monument aux morts, devant la mairie : Il rend hommage aux soldats morts pour la France lors des deux guerres mondiales.
- Monument des Déportés, rue des Déportés, près du Thérain : Consacré aux personnes déportés et le plus souvent assassinés sous l'Occcupation pour leur origine, leurs idées ou leur engagement politique.
- Monument à toutes les victimes de la guerre d'Algérie
- Parc urbain public, rue André-Gnisti, au sud du Thérain et à l'ouest de la zone industrielle : Parc de 30 ha avec un grand plan d'eau à l'emplacement d'une ancienne carrière, espace naturel et étang de pêche[23].
Manifestations annuelles
- Mi-mars : Grand Prix cycliste
- Mai : festival « Danses et musiques du monde »
- Ascension : foire, braderie et marché
- 13 juillet : spectacle pyrotechnique et bal populaire
- Août : fête foraine
- Fin août : fête de la Libération de la ville et fête des centres de loisirs
Personnalités liées à la commune
- Alain Blanchard, conseiller général du canton de Montataire, vice-président du conseil général de l'Oise (Parti communiste français). Alain Blanchard est l'ancien maire de la commune voisine de Saint-Leu-d'Esserent. Ancien salarié EDF.
- Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire depuis 1994 (Parti communiste français). Ancien dirigeant syndicaliste CGT. Ancien ouvrier de l'usine Chausson de Creil-Montataire.
- Maurice Borrel (1804-1882), sculpteur, graveur et médailleur français né à Montataire.
- Viviane Claux, conseillère régionale de Picardie (Parti communiste français), habitant Montataire, également syndicaliste CGT entreprise Arcelor.
Voir aussi
Bibliographie
- Georges Ferdinand Émile de Condé (baron), Histoire d'un vieux château de France : Monographie du château de Montataire, Paris, Picard, 1883, 484 p. [lire en ligne (page consultée le 29 novembre 2011)]
- D. Faure-Hérouart, Histoire de Montataire depuis son origine jusqu'à nos jours, Méricourt-l'Abbé, Imprimerie de H. Douchet, 1903, 232 p.
- Raymond Lavigne, Montataire debout depuis les Jacques, Paris, Messidor, 1990, 172 p. (ISBN 2209064546)
Liens internes
Liens externes
- Site officiel de la ville de Montataire
- Montataire sur le site de l'Institut géographique national
- Association « Mons ad Theram » avec des vues anciennes de la ville de Montataire
- Les dossiers de l'Inventaire général du patrimoine culturel : Patrimoine industriel de Montataire
Notes et références
- Cf. Résumé statistique national (fichier Excel). Consulté le 10 février 2011 sur le site INSEE.
- Code INSEE de l'unité urbaine : 60601. Montataire est une commune banlieue ; cf. Composition de l'unité urbaine 2010 de Creil sur INSEE. Consulté le 10 octobre 2011.
- Communes limitrophes de Montataire sur Géoportail.
- Cf. la fiche horaire lundi à samedi [PDF] Horaire Paris-Creil-Beauvais applicable à partir du 11 décembre 2011 sur TER SNCF. Consulté le 29 novembre 2011.
- Cf. [PDF] Horaire de la ligne A (valable sauf en juillet et août) sur Creilbus, les bus de l'agglomération Creilloise. Consulté le 11 avril 2011.
- Horaires et itinéraires ; et Tarification sur le site Les bus de l'agglomération creilloise. Consulté le 11 avril 2012.
- Cf. Description de la znieff Marais de la plaine et anciennes carrières de Saint-Vaast-lès-Mello sur DREAL Picardie. Consulté le 29 novembre 2011.
- Le château est désormais la propriété de la société Arcelor
- Source : Archives municipales de Montataire et direction de la Communication de la mairie de Montataire (Tel. 00 33 44 64 44 44).
- Notice communale de Montataire sur la base Cassini. Consulté le 1er janvier 2012.
- Résultats du recensement de la population - Montataire sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Évolution et structure de la population à Montataire en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 26 octobre 2010
- Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 26 octobre 2010
- Akzo Nobel Home
- ArcelorMittal> Home
- Goss International
- STILL France: Chariot élévateur, Magasinage, Intralogistique
- Église Notre-Dame, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- Cf. L. Duthoit, « Monuments historiques : Église de Montataire », dans Comité archéologique de Senlis, Comptes-rendus et mémoires, Senlis, Imprimerie de Ernest Payen, 1re série, vol. IX, 1873, p. 159-162 [texte intégral (page consultée le 29 novembre 2011)] ; et Pierre Durvin, Église Notre-Dame de Montataire, Société Archéologique de Creil, s.d. ; Lire en ligne sur le site de l'association Mons ad Theram. L'étude de Duthoit comporte des différences d'interprétation de l'époque de construction des premières travées des bas-côtés et du clocher. Le choix a été fait de suivre l'interprétation de l'étude de Durvin, plus récente.
- Cf. Patrimoine architectural sur Montataire (site officiel). Consulté le 30 novembre 2011.
- Cf. Parcs, jardins, balades sur Montataire (site officiel). Consulté le 30 novembre 2011.
En direct des marchés
Roland-Garros: Tsonga tête d'affiche de la première journée
Le N.1 français Jo-Wilfried Tsonga sera la tête d'affiche de la première journée de Roland-Garros, dimanche, où il fait son entrée en lice face au modeste qualifié russe Andrey Kuznetsov, 159e mondial.