Courteney Cox se confie sur son divorce
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Mouvement pour la communauté
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Le Mouvement Pour la Communauté (MPC) est créé à Paris le 13 mars 1959 par Jacques Dauer (animateur des jeunes du RPF), Louis Joxe et Raymond Schmittlein[1]. Appelé « Mouvement Pour la Coopération », à Alger[2], il a pour objectif premier, de soutenir la politique algérienne du Général de Gaulle, et pour vocation politique, de réconcilier les deux communautés algérienne et européenne. Ce mouvement deviendra très vite un groupe surnommé « Le Talion », qui agira dans l'ombre, pour contrer l'OAS[3] et utilisera les mêmes méthodes dures, comme le plasticage, enlèvements et tortures[4] . Sous la direction de Pierre Lemarchand, un groupe de 200 combattants non authentifiés ou appartenant au SAC[5], est recruté par le gouvernement en place soutenu par les ministres Roger Frey et son assistant Alexandre Sanguinetti.
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Historique
À la fin de la IVe République, une organisation de jeunes gaullistes issus du RPF va soutenir énergiquement la politique du Général de Gaulle, publiant tout d'abord Paris-Jeunes pendant la Traversée du désert, puis Le télégramme de Paris[6]. Ces militants ont fourni la base du MPC, mouvement destiné théoriquement à soutenir la politique gaulliste de la Communauté des pays ayant acquis leur indépendance vis-à-vis de la France. En 1966, après les difficultés liées aux affaires d'Algérie, ils formeront le Front du Progrès, ce changement de nom symbolisant une volonté de renouvellement dans ce courant du gaullisme de gauche d'abord marqué par le militantisme gaulliste en Algérie. Le Front du Progrès fusionnera plus tard avec d'autres partis au sein du mouvement Socialisme et participation. En 1994 Jacques Dauer, fonde l'Académie du Gaullisme et en assure le poste de secrétaire général. Il meurt le 3 septembre 2008.
Le MPC face à la crise algérienne
Il faut distinguer entre le MPC de Paris, dirigé par Jacques Dauer et Michel Rodet, aux buts essentiellement politiques, et l'activisme qui s'est déployé sous son égide sur le terrain, en Algérie, en réponse aux assassinats de ses militants par l'OAS[réf. nécessaire]. Ces agents du MPC d'Algérie, militants ou mercenaires, étaient chargés, sous la direction de Lucien Bitterlin et d'André Goulay, anciens du service d'ordre du RPF, de contrer et de démanteler les réseaux formés par l'Organisation armée secrète qui prenaient racine dans la population pied noir d'Algérie et qui de surcroît, menaçaient la politique gaulliste. Selon ses détracteurs, le MPC avait carte blanche [Qui ?] pour mener à bien ses actions et fut rebaptisé Mouvement pour la Coopération pour les besoins de ses activités, mais surtout, il fut chargé d'infiltrer le mouvement OAS et d’en éliminer des membres actifs. Cependant, d'après son témoignage[7], Jacques Dauer prend ses distances avec Bitterlin et tous ceux qui risquent d'utiliser le nom du MPC pour des actions armées, comme le montre le communiqué qu'il publia le 10 janvier 1961, l'objet du MPC se limitant à du militantisme et à la de la propagande politique, et non de verser dans l'activisme. Jacques Dauer suspend les fonctions de Bitterlin par lettre du 16 décembre 1961 et procède à la dissolution du MPC d'Algérie [8]. Il faut également lire le témoignage et les explications de Jacques Dauer et Michel Rodet dans Les orphelins du gaullisme (Julliard, 1962).
Naissance du groupe « Le Talion »
Le Talion succède au MPC[9], et sa base se situe dans la villa Andréa (Dar Es Saada), sur les hauteurs de El-Biar aux environs d’Alger, les membres engagés dans ce mouvement composé de policiers volontaires mais aussi de personnes peu recommandables et difficilement contrôlables furent confrontés aux violences du conflit algérien.
L’affaire Camille Petitjean, que les Barbouzes torturent et assassinent à la demande du chef FLN de la zone autonome d'Alger Si Azzedine[10], et qui sera révélée par tous les quotidiens français et plus particulièrement le journal L'Écho d'Alger, révolte et indigne l'opinion française. En dépit de quatre années d'enlèvements et de tortures, le Ministre de l'Intérieur Roger Frey, à une question d'un député, à l'Assemblée nationale le 7 mai 1966 répond ainsi :
« J'affirme solennellement, une fois pour toutes, qu'il n'y a pas en France de police parallèle et qu'il faut que cessent ces calomnies odieuses, ces racontars déshonorants, ces histoires de barbouzes, qui n'ont même plus le mérite d'être drôles. Il faut que le pays sache qu'il n'y a en France que les forces régulières de la Sûreté Nationale, de la Préfecture de Police et de la Gendarmerie Nationale[11]. »
Le Talion-MPC étroitement lié avec certains services de police, avec plusieurs indépendantistes algériens du FLN, le Parti communiste et l'Association pour le soutien au général de Gaulle (dirigé par Yves Le Tac)[12]était financé sur les fonds de la délégation générale d'Algérie Jean Morin [réf. incomplète][13]. La Délégation française du gouvernement en Algérie (délégué général : Paul Delouvrier remplacé par Jean Morin)[14] publie un communiqué niant l’existence de polices parallèles en Algérie[réf. nécessaire], mais après cette annonce, les membres du Mouvement pour la Communauté (Talion-MPC) désignés barbouzes par l'OAS furent destitués et rappelés en France. Ce retour fut aussi la conséquence des combats acharnés entre OAS et Talion-MPC qui ont mené à l'élimination de près de la moitié des membres de ce dernier[réf. nécessaire]. Cette opération aura coûté plus 150 millions d'euros à cette période [réf. nécessaire].
Bibliographie
- François Coulet, Jean Morin-De Gaulle et l'Algérie - Mon témoignage, 1960-1962, Éditions Albin Michel, 1999, ISBN2-226-10672-3
- Lucien Bitterlin, Histoire des Barbouzes, éditions du Palais royal, 1972
- Lucien Bitterlin, Nous étions tous des terroristes, éditions du Témoignage chrétien, 1983
- Le Hussard du Général. Entretiens de Jacques Dauer avec Stéphane Giocanti, La Table Ronde, 1994.
Sources
- Jean Monneret, La phase finale de la guerre d'Algérie, Éditions L'Harmattan, 2010 (ISBN 2296103375)(ISSN 9782296103375), p. 44
- Lucien Bitterlin, La phase finale de la guerre d'Algérie, Éditions du Palais royal, 1972 [lire en ligne], p. 45
- Jean Monneret, La phase finale de la guerre d'Algérie, Éditions L'Harmattan, 2010 (ISBN 2296103375) [lire en ligne], p. 51
- Anne-Marie Duranton-Crabol, Le temps de l'OAS, Éd. Complexe
- Lucien Bitterlin, Histoire des barbouzes, Éditions du Palais royal, 1972, chap. Collection La Vérité difficile, p. 200
- Jean Raymond Tournoux, Secrets d'état, Éditions Union générale d'éditions, 1962, chap. 9, p. 170
- « Le Hussard du général » : entretiens de Jacques Dauer avec Stéphane Giocanti, La Table Ronde, 1994. page 135
- Le Hussard du Général, La Table Ronde, 1994, p. 136
- Jean Monneret, La phase finale de la guerre d'Algérie, Éditions L'Harmattan, 2010 (ISBN 2296103375)(ISSN 9782296103375), p. 58
- Azzedine Et Alger ne brûla pas (pages 276 et 277)
- Jean Raymond Tournoux, Secrets, Journal officiel de la République française : Débats parlementaires : Assemblée nationale d'état, France. Parlement (1946- ). Assemblée nationale, 1966, chap. 9, p. 1147
- Abd er Rahman Leonev, De Gaulle devant ses juges, Nouvelles Éditions Debresse, 1970, p. 209
- Le temps de l'OAS de Anne-Marie Duranton-Crabol : Éd. Complexe
- Monsieur Jean Morin reçoit les corps constitués à Alger le 26-11-1960
Voir aussi
Lien externe
- Barbouzes-FLN, une alliance avouée, article du magazine Historia N°76 du 01/03/2002
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