Mythologie celtique gauloise

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Article principal : Religion celtique.

La mythologie celtique gauloise est l'ensemble des divinités, des croyances et des rites propres aux peuples de la Gaule avant leur christianisation. Du fait de l'absence de sources écrites avant l'époque romaine, elle demeure mal connue.

Sommaire

Sources littéraires antiques

Jules César, dans la Guerre des Gaules dresse le catalogue des divinités honorées par les Celtes. Probablement à des fins politiques, il les assimilait aux dieux romains[1] :

« Le dieu qu'ils honorent le plus est Mercure. Il a un grand nombre de statues ; ils le regardent comme l'inventeur de tous les arts, comme le guide des voyageurs, et comme présidant à toutes sortes de gains et de commerce.
Après lui ils adorent Apollon, Mars, Jupiter et Minerve... Apollon guérit les maladies ; Jupiter tient l'empire du ciel, Mars celui de la guerre ; Minerve enseigne les éléments de l'industrie et des arts.
Les Gaulois se vantent d'être issus de Dis Pater, tradition qu'ils disent tenir des druides. »
(Livre VI 17 §1,2 & 18 §1)

On considère aujourd'hui que César adapte ici à son propos un extrait des écrits de Posidonios sur les gaulois[2], ouvrage malheureusement perdu aujourd'hui et dont il ne reste plus que des bribes. Athénée nous a conservé sa description d'un sanctuaire gaulois.

« Luern, pour gagner la faveur de la multitude, se faisait transporter sur un char à travers les campagnes, et jetait de l’or et de l’argent aux myriades de Celtes qui le suivaient. Il faisait enclore un espace de douze stades carrés, sur lequel il faisait remplir des cuves avec des bois­sons d’un grand prix, et préparer de telles quantités de victuailles que, plusieurs jours durant, il était permis à ceux qui voulaient entrer dans l’enceinte de goûter aux mets qu'on avait préparés et qui étaient à disposition sans interruption. » (Athénée, Deipnosophistes IV 37, 1-19)

Lucain, dans la Pharsale, décrit de manière éloquente un "bois sacré" sis à proximité de Massilia. Du fait des progrès de la recherche archéologique, ce passage n'est plus aujourd'hui considérée comme aussi pertinent qu'auparavant.

« Il y avait un bois sacré, qui, depuis un âge très reculé, n'avait jamais été profané. Il entourait de ses rameaux entrelacés un air ténébreux et des ombres glacées, impénétrables au soleil. Il n'est point occupé par les Pans, habitants des campagnes, les Sylvains maîtres des forêts ou les Nymphes, mais par des sanctuaires de dieux aux rites barbares ; des autels sont dressés sur des tertres sinistres et tous les arbres sont purifiés par le sang humain. S'il faut en croire l'antiquité admiratrice des êtres célestes, les oiseaux craignent des percher sur les branches de ce bois et les bêtes sauvages de coucher dans les repaires ; le vent ne s'abat pas sur les futaies, ni la foudre qui jaillit des sombres nuages. Ces arbres qui ne présentent leur feuillage à aucune brise inspirent une horreur toute particulière. Une eau abondante tombe des noires fontaines ; les mornes statues de dieux sont sans art et se dressent, informes, sur des troncs coupés. La moisissure même et la pâleur qui apparaît sur les arbres pourris frappent de stupeur ; ce que l'on craint ainsi, ce ne sont pas les divinités dont une tradition sacrée a vulgarisé les traits ; tant ajoute aux terreurs de ne pas connaître les dieux qu'on doit redouter ! Déjà la renommée rapportait que des tremblements de terre faisaient mugir le fond des cavernes, que des ifs courbés se redressaient, que les bois, sans brûler, brillaient de la lueur des incendies, que des dragons, enlaçant les troncs, rampaient çà et là. Les peuples n'en approchent pas pour rendre leur culte sur place, ils l'ont cédé aux dieux. Que Phébus soit au milieu de sa course ou qu'une nuit sombre occupe le ciel, le prêtre lui-même en redoute l'accès et craint de surprendre le maître de ce bois. » (La Pharsale, Livre III)

Pline l'Ancien, lui, nous a transmis dans son Histoire naturelle la description d'un rite religieux druidique :

« On ne doit pas oublier, dans ces sortes de choses, la vénération des Gaulois; les druides, car c'est ainsi qu'ils appellent leurs mages, n'ont rien de plus sacré que le gui et l'arbre qui le porte, supposant toujours que cet arbre est un chêne. À cause de cet arbre seul, ils choisissent des forêts de chênes et n'accompliront aucun rite sans la présence d'une branche de cet arbre [...] Ils pensent en effet que tout ce qui pousse sur cet arbre est envoyé par le ciel, étant un signe du choix de l'arbre par le dieu en personne. Mais il est rare de trouver cela, et quand on le trouve, on le cueille dans une grande cérémonie religieuse, le sixième jour de la lune, car c'est par la lune qu'ils règlent leurs mois et leurs années, et aussi leurs siècles de trente ans; et on choisit ce jour, parce que la lune a déjà une force considérable, sans être encore au milieu de sa course. Ils appellent le gui par un nom qui est: "celui qui guérit tout". Après avoir préparé le sacrifice sous l'arbre, on amène deux taureaux blancs dont les cornes sont liées pour la première fois. Vêtu d'une robe blanche, le prêtre monte à l'arbre et coupe avec une faucille d'or le gui qui est recueilli par les autres dans un linge blanc. Ils immolent alors les victimes en priant la divinité qu'elle rende cette offrande propice à ceux pour qui elle est offerte. »(Histoire naturelle, Livre XVI)

Dieux et rites

Statue de Rosmerta et Mercure, Autun.

Un panthéon difficilement saisissable

En raison du tabou de l'écriture prôné par la pensée druidique et de la force de l'acculturation romaine , la religion gauloise reste aujourd'hui, difficile à appréhender.

Pour ce faire, les historiens sont tributaires des textes antiques latins et grecs, de la recherche archéologique et des sources venues du druidisme insulaire, transcrite tardivement par des copistes chrétiens, et donc susceptibles de déformations.

Tout cela permet néanmoins de restituer partiellement un panthéon appartenant en propre aux gaulois. Néanmoins, les relations entre les différentes entités divines restent particulièrement floues et les conjectures ne manquent pas en ce qui concerne l'étendue de leur domaines d'activité respectifs. La romanisation vient encore compliquer les choses, puisque viennent se greffer sur ce panthéon encore méconnu, des éléments appartenant aux divinités latines et romaines[3].

De nombreuses divinités

Le témoignage de César, emprunté à Posidonios d'Apamée, prête au dieu le plus vénéré des gaulois une identité avec Mercure. Toutefois il lui accorde également une capacité que ne possède pas le Mercure romain, pas plus que l'Hermès grec. Il est "inventeur de tous les arts". C'est pourquoi les historiens des religions s'accordent pour faire de ce Mercure gaulois l'équivalent continental de l'ancien dieu irlandais Lugh, dont l'une des épithètes, Samildanach, peut se traduire par "le Polytechnicien"[3]. Le nom de Lugus (Lugos en gaulois) est attesté par ailleurs dans toute l'Europe par de nombreux toponyme tels que Lyon/Lugdunum, Liegnitz/Lugidunum, Leyde, Carlisle/Castra Luguvallium, Lugdunum Convenarum, Laon. De nombreux anthroponymes (un ex-voto au nom de Lugubus à Nemausus, une femme nommée Luguduca à Bourbonne-les-Bains, Lugurix chez les Bituriges Cubes, Lugus à Alès, Lugenicus, etc.[4],[5]. Outre ses ressemblances avec Mercure, Lug possèderait également quelques traits appartenant à Apollon, en particulier dans sa conception grecque[6]. Enfin, les recherches récentes sur cette divinité émettent l'hypothèse qu'il serait l'un des Dioscures vénéré en Gaule[7]. Selon Dominique Hollard et Daniel Gricourt, l'autre membre de ce couple de jumeau sacré aurait été Cernunnos[8].

Cernunnos est, parmi les dieux gaulois, l'un des plus célèbre de par son aspect frappant et l'un de ceux dont la fonction est la plus méconnue. Sa plus ancienne représentation se trouve au Val Camonica. On le voit également représenté sur le pilier des Nautes des Parisii et sur le chaudron de Gundestrup. Il revêt fréquemment l'aspect d'un homme d'age mûr au front orné de bois de cerf. Un serpent à tête de bélier lui est fréquemment associé. Il est également souvent assis, parfois en tailleur, et accompagné d'animaux sauvages. Ses attributs impliquent ensauvagement, puissance sexuelle, rythmes saisonniers[5]. Selon l'hypothèse présentée par D. Hollard et D. Gricourt, il s'apparenterait à une version primitive de Dionysos, issue de la mythologie indo-européenne[8].

La déesse Épona est une déesse majeure du panthéon gaulois liée, de par son nom, au cheval, "epos" en en gaulois. Elle est fréquemment représentée montée en amazone et tenant une corne d'abondance. Un autre type de représentation la montre assise sur un siège et encadrée de deux poulains. Epona est une déesse mère, une déesse de la fécondité et protectrice du foyer. Son lien très fort avec le cheval, animal psychopompe, ainsi que la présence de cette divinité sur des stèles funéraires, font supposer que l'un de ses rôles est d'escorter les âmes des défunts. Elle est une des rares divinité gauloise à intégrer le panthéon romain, via la sphère militaire, en devenant la protectrice des cavaliers, des charrons, des voyageurs à cheval[5].

Les Déesses Rosmerta, Nantosvelta, Damona, Sirona, Nemetona et d’autres sont les parèdres de divinités masculines. Il est difficile de les distinguer toujours des matres, matronae, divines mères, génitrice des peuples, qui portent des cornes d’abondances, corbeilles de fruits et symboles de fertilités. Le dieu-père Dispater est le grand maître de la terre, et les Gaulois s’en prétendent les descendants. Le culte d’un dieu forgeron correspondant à Vulcain est connu par son nom insulaire Goibniu, en Irlande, ou Gofanon, au Pays de Galles. Ésus, bon dieu cependant avide de sang humain est représenté en travailleur, associé au taureau aux trois grues Tarvos Trigaranus (ils sont tous les deux représentés sur le pilier des Nautes découvert en 1711 à Paris). Le taureau symbolise la fécondité et la puissance au combat. Le cerf est par sa ramure qui repousse chaque année le symbole du renouveau de la nature. Les Celtes pratiquent des cultes naturistes, dédiés au ciel, aux astres, à la terre, aux collines, aux montagnes, aux forêts et aux clairières, voire à certains arbres, aux lacs, à la mer, aux animaux symboles de force. À la fin du IIIe siècle, l’Anthologie grecque aurait fait mention du « Rhin jaloux » auquel les Celtes demandent de statuer sur la légitimité de leurs nouveau-nés. Un chef gaulois vainqueur en Italie se targue d’être le fils du Rhin. Les noms de tribus (Éburons/ifs, Tarbelli/taureaux) et ceux de certains personnages (Brannogenos/fils du corbeau, Matugenos/fils de l’ours) sont évocateurs.

Certains peuples gaulois apaisent par des immolations Teutatès et Ésus. Des textes médiévaux[évasif] relatent les sacrifices qui leur sont offerts : pour Teutatès, un homme est plongé dans un bassin jusqu’à ce qu’il étouffe. Pour Esus, on suspend un homme à un arbre et on le met en pièce. Pour Taranis, on en brûle plusieurs dans un arbre creux.

Sanctuaires et lieux de culte

Les descriptions de sanctuaires celtiques par les auteurs gréco-latins sont rares et les gaulois n'ont pas laissés de témoignages écrits. Néanmoins, les progrès récents de l'archéologie ont permis aux scientifiques et historiens d'avoir une meilleure appréciation des sanctuaires utilisés par les gaulois dans le cadre de leurs manifestations religieuses.

Le Fanum gallo-romain

Les populations gallo-romaines, quoique fortement acculturées, utilisent pour honorer leurs dieux, des temples dont, dans la majorité des cas, le plan diffère de leurs homologues gréco-romains. Construits en pierre et maçonnés, ils comportent une ou plusieurs cella fréquemment entourées d'une galerie, le tout dans un vaste espace souvent cerné par un péribole. L'entrée principale du sanctuaire est, dans la très grande majorité des cas, orientée à l'est. Ces différences avec le temple de tradition méditerranéenne traduisent la survivance de conception celtique dans la religion pratiquée à l'époque gallo-romaine. Du reste, les divinités honorées dans ces fana sont souvent issues du panthéon gaulois et recouverte d'un "habillage" romains[3].

Le Nemeton gaulois

Le mot nemeton, désigne le temple utilisé par les gaulois à l'époque de leur indépendance. Construits en bois et torchis, leur plan général est sensiblement le même que celui des sanctuaires gallo-romains, ceux-ci n'étant ni plus ni moins que leur évolution, suite à l'arrivée de nouvelles techniques de construction. Toutefois, plus que la cella, c'est l'enceinte sacrée qui caractérise le nemeton, dont, souvent, le premier état n'est qu'un simple enclos fossoyé, la première élévation du péribole n'intervenant que plus tard, sous la forme d'une palissade.

Toutefois le témoignage plein de passion de Lucain n'est pas nécessairement invalidé par les progrès de l'archéologie. Il est avéré que certains lieux sacrés n'étaient pas matérialisés par des constructions. C'est par exemple le cas du sanctuaire de la source des Roches dont l'activité s'est étendu du règne d'Auguste à celui de Néron.

Les sanctuaires urbains, tel celui de Corent, sont généralement pourvus d'une esplanade devant l'entrée principale. Ce parvis servait pour recevoir la foule du peuple lors des cérémonies religieuses ou politiques d'importances.

Trophées guerriers, rites de commensalité et Ex-votos

Les temples gaulois étaient le lieu de nombreux parmi lesquels deux sont particulièrement bien documentés, l'érection de trophées guerriers et les rites de commensalités. A un niveau plus individuels, il a été retrouvé lors de fouilles de nombreux ex-votos.

Les fouilles du Sanctuaire celtique de Gournay-sur-Aronde, du peuple des Bellovaques ont mis en évidence le rite d'exposition puis de "sacrifice" des armes[9][10]. Les armes, prises à des ennemis vaincus, étaient donc exposées sur les murs du sanctuaire, puis après un certain temps, probablement suite à leur chute au sol, détruites rituellement et rejetées dans le fossé du sanctuaire. L'érection d'un trophée guerrier exposant les armes d'ennemis vaincus était fréquemment le prétexte à l'érection d'un sanctuaire, comme dans le cas du sanctuaire de l'oppidum de Corent.

Toutefois, il arrivait aussi que les gaulois élèvent un trophée directement sur le lieu du combat. L'exemple le plus réputé de ce type de trophée reste encore le sanctuaire des ambiens à Ribemont-sur-Ancre. Ce dernier présente la particularité d'avoir été érigé avec les os des vaincus[11], un certain nombre de textes antiques confirment ce rite, notamment Diodore de Sicile reprenant Posidonios[12]. D'autres textes de Diodore de Sicile, évoquant les Galates d'Asie Mineure, permettent de supposer également en parallèle à ce rite du trophée, le sacrifice des prisonniers, où d'une partie de ceux-ci, fait lors du combat[13]. Le témoignage de Jules César va dans le même sens.

Les archéologues ont noté que, dans le trophée guerrier de Ribemont-sur-Ancre, les crânes brillent par leur absence. Toutefois les textes antiques nous apprennent qu'ils ne sont pas absents des rites guerriers. ils sont soit exposés à part, sur des propylées ou des portiques, comme à Roquepertuse, soit conservés comme trophée individuel par les guerriers, comme on peut le voir sur les statues découvertes sur l'oppidum d'Entremont.

Ces rites guerriers, fréquents aux IIIe et IInd siècles av. J.C., semblent toutefois perdre en importance au fil du temps au profit des rites de commensalité[14].

Ces derniers se matérialisent par de grand festins prenant place dans l'enceinte du sanctuaire. Les animaux sont ainsi sacrifiés aux dieux, puis leurs abats sont brûlés pour que la fumée aille nourrir les dieux céleste. Du vin était également sacrifié sous forme de libation, déversé au sol ou dans des fosses pour abreuver les divinités. Le reste de la viande et du vin était consommé par l'ensemble de la communauté présente au sacrifice. C'est probablement l'un de ces sacrifice de commensalité que mentionnait Posidonios dans ses écrits en parlant du roi arverne Luernos[14].

Les vestiges archéologiques de ces festins sont assez caractéristique, il s'agit de nombreux ossement d'animaux domestiques portant des traces de découpes de boucherie et répartis sur l'ensemble de l'espace sacré. L'un des temples les plus représentatif de ce rite est celui de l'oppidum de Corent, ou ont pu être localisé les lieux de sacrifice, les cuisines et les cuves libatoires.

Toutefois le peuple n'avait pas les moyens d'offrir de tels sacrifices aux divinités. C'est pourquoi on voit apparaître également des offrandes plus modeste, fibules, statuettes, monnaies, etc..... Ce rite est particulièrement bien documenté à l'époque gallo-romaine, grâce aux sites de sources, tel celui de Chamalière ou celui des sources de la Seine.

La classe sacerdotale

La classe sacerdotale des gaulois est composée des druides, qui semblent en occuper l'échelon supérieur, des bardes et des vates[15]. Ces fonctions générales, qui nous sont données par Strabon[16], et qui sont aujourd'hui bien admise, sont complétée par d'autres, plus confidentielle et pour lesquelles le débat n'est pas clos, telle le gutuater et les sacerdos cité par césar, les eubages, mentionnés par Ammien Marcellin, ou encore le Beleni Aeditus dont nous parle tardivement le poète Ausone.

Les druides, issus de la noblesse, c'est le cas de Diviciacos, le seul druide gaulois historiquement connu, forment l’élite intellectuelle. Les premiers textes grecs mentionnant les druides, les présentent comme des philosophes et soulignent la proximité de leur pensée avec la pensée pythagoricienne[17]. Diodore de Sicile précise qu'ils croient en l'immortalité de l'âme[18]. Jules César mentionne leur rôle religieux, et indique qu'ils font également fonction de juges. Dans ce rôle, César précise que l'une des peines les plus sévères qu'ils puissent prononcer est l'interdiction de faire des sacrifices aux dieux, c'est-à-dire l'équivalent de l'excommunication chrétienne[19].

Cicéron indique également que le druide Diviciacos est formé à la physiologia, sorte de science naturelle pluridisciplinaire et qu'il maîtrisait la divination[20].

Les druides sont organisés en confréries qu'Ammien Marcellin, reprenant Timagène, compare aux confréries pythagoriciennes[21]. Ces confréries sont elles-même organisées sous l'égide de l'un d'entre eux[22].

Les druides se réunissent une fois l’an sur le territoire des Carnutes, en un lieu consacré considéré comme le centre des Gaules. Lors de cette réunion se tiennent, entre autres, des assises judiciaires à l'échelle des Gaules[22].

Notes

  1. Jacqueline Desmulliez et L.J.R. Milis, Histoire des provinces françaises du Nord : De la préhistoire à l'An Mil, t. 1, Artois presses université, coll. « Histoire », 2008 [lire en ligne], p. 91 
  2. Jean-Louis Brunaux, Les Druides, des philosophes chez les barbares, Ed. du Seuil, 2006
  3. a, b et c Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, Edition augmentée, Payot
  4. Gaël Hily, Le Dieux celtique Lugus, 2007, Thèse dirigée par P-Y Lambert
  5. a, b et c Jean-Paul Persigout, Dictionnaire de Mythologie Celtique, Edition Imago, 2009
  6. Bernard Sergent, Le livre des dieux. Celtes et Grecs, II, Payot, 2004
  7. Philippe Jouët, L’Aurore celtique dans la mythologie, l'épopée et les traditions, Yoran embanner, Fouesnant, 2007
  8. a et b Dominique Hollard, Daniel Gricourt, Cernunnos le dioscure sauvage. Recherches sur le type dionysiaque chez les Celtes, Éds. de l’Harmattan, 2010
  9. Brunaux Jean-Louis, Méniel Patrice, Rapin André, « Un sanctuaire gaulois à Gournay-sur-Aronde (Oise) », Gallia, tome 38, 1980
  10. Venceslas Kruta, Les Celtes, histoire et dictionnaire, Laffont, 2000
  11. Jean-Louis Brunaux, Ribemont-sur-Ancre (Somme), Gallia tome 56, 1999
  12. Jean-Louis Brunaux, Les sanctuaires gaulois, La Recherche, 1993
  13. Alain Deyber, Les Gaulois en guerre, éditions Errance, 2009
  14. a et b Matthieu Poux, Corent voyage au cœur d'une ville gauloise, éditions Errance, 2011
  15. Christian-J Guyonvac'h, Françoise le Roux, Les Druides, Editions Ouest-France, 1986
  16. Strabon, Géographie, Livre IV
  17. Jean-Louis Brunaux, Les druides des philosophes chez les barbares, éditions du Seuil
  18. Diodore de Sicile, Bibliothèque historique, Livre V
  19. Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, livre VI,13
  20. Cicéron, De la divination, Livre I
  21. Ammien Marcellin, Histoire, Livre XV, 9
  22. a et b Jules César, Commentaires sur la guerre des Gaules, Livre VI, 13

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, Paris, éditions Payot, février 1993, 169 p. (ISBN 2-228-88621-1).
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1957 aux PUF. Paul-Marie Duval distingue la mythologie gauloise celtique du syncrétisme dû à la civilisation gallo-romaine.
     
  • Albert Grenier, Les Gaulois, Paris, Petite bibliothèque Payot, août 1994, 365 p. (ISBN 2-228-88838-9).
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1970. Albert Grenier précise l’origine indo-européenne, décrit leur organisation sociale, leur culture et leur religion en faisant le lien avec les Celtes insulaires.
     
  • Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997, (ISBN 2-228-89112-6).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux :
    • Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986 (ISBN 2-85882-920-9) ;
    • La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990 (ISBN 2-7373-0297-8) ;
    • Les Fêtes celtiques, Rennes, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », avril 1995, 216 p. (ISBN 2-7373-1198-7).
      Ouvrage consacré aux quatre grandes fêtes religieuses : Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad.
       
  • Philippe Jouët, Aux sources de la mythologie celtique, Yoran embanner, Fouesnant, 2007 (ISBN 978-2-914855-37-0).
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000 (ISBN 2-7028-6261-6).
  • Claude Sterckx, Mythologie du monde celte, Paris, Marabout, octobre 2009, 470 p. (ISBN 978-2-501-05410-2) .
  • Consulter aussi la bibliographie sur la mythologie celtique et la bibliographie sur la civilisation celtique.
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