Courteney Cox se confie sur son divorce
Courteney Cox s'est séparée de son époux, David Arquette en octobre 2010, après dix ans d'union. Un choc pour l'actrice, qui a eu énormément de mal à avancer. Surtout que son ex, lui, a vite trouvé du réconfort dans les bras de Christina McLarty, dont il s'est finalement récemment...
Nicolas Baudin
Nicolas Thomas Baudin (17 février 1754 à Saint-Martin-de-Ré, Île de Ré - 16 septembre 1803 à l'Île Maurice, nommée « Île de France » à l'époque) est un marin, capitaine et explorateur français.
Il s'engage à l'âge de quinze ans dans la marine marchande et à vingt ans dans la Compagnie des Indes orientales. Il sert dans les Antilles pendant la guerre d'indépendance des États-Unis d'Amérique.
Comme capitaine de vaisseau transportant des botanistes autrichiens dans les océans Indien et Pacifique, il apprend la botanique et les techniques de maintien en vie des plantes et des animaux à bord.
En 1792, alors que la France et l'Autriche sont en guerre, il tente sans succès d'intégrer la marine de guerre française. Pour le Muséum national d'histoire naturelle, il fait, avec Antoine-Laurent de Jussieu, un voyage fructueux aux Antilles pour rapporter des plantes, des oiseaux et des insectes.
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Le Voyage aux Antilles (1796-1798)
Les collections d’objets d’histoire naturelle, surtout de plantes vivantes, réunies en 1797-1798 aux Antilles par le capitaine Nicolas Baudin étaient considérables. Les professeurs du Muséum, subjugués par la diversité et la vigueur des plantes ramenées, ne tarissaient pas d’éloges. Jussieu lui-même déclarait : « Le citoyen Baudin doit être proclamé l’un des voyageurs qui ont le plus mérité de l’histoire naturelle ». L’engouement des savants et du public était tel que l’on construisit en urgence une nouvelle serre chaude, la serre Baudin, pour accueillir au Jardin des Plantes la collection des Antilles. Pendant tout le voyage (de septembre 1796 à juillet 1798), Baudin tint un journal au quotidien. Au retour, il le confia à Jussieu, qui le déposa au Muséum de Paris. Depuis, le « Journal de La Belle Angélique », préservé dans les archives du Muséum, s'enfonça peu à peu dans l'oubli. Entièrement inédit jusqu'en 2009, il est rédigé de façon très vivante ; il est magnifiquement illustré d’aquarelles (surtout des végétaux) et de dessins à l’encre (principalement des profils de côtes).
Le Voyage aux Terres Australes (1800-1803)
En octobre 1800, il est sélectionné pour conduire une expédition sur les côtes de l'Australie avec deux navires, Le Géographe et Le Naturaliste, pour neuf zoologistes et botanistes, y compris Jean Baptiste Leschenault de la Tour.
L'expédition atteint Timor en avril 1801. Si la moisson de plantes est abondante, les kangourous capturés meurent et des marins ont le scorbut. Nicolas Baudin atteint la Nouvelle-Hollande (l'Australie) en mai 1801 et en avril 1802, il rencontre Matthew Flinders près de l’île Kangaroo, dessinant également la zone maritime, à la baie de la rencontre Encounter Bay. Il fait escale à la colonie britannique de Sydney le 27 juin 1802 jusqu'en novembre, pour son ravitaillement. La Casuariana commandée par Louis de Freycinet les rejoint. Puis, l'expédition de N. Baudin reste un mois en Tasmanie avant d'aller vers le nord à Timor.
L'expédition devait donner forme à une grande partie de cette terre demeurée jusque-là méconnue. Aujourd'hui encore, beaucoup d'endroits, sur les côtes australiennes, portent le nom dont Baudin et son intrépide équipage les avaient baptisés. L'expédition s'est révélée être également l'un des plus grands voyages scientifiques de tous les temps : à son retour en France, à Lorient le 21 mars 1804, elle rapporta des dizaines de milliers de spécimens de plantes inconnues, 2 500 échantillons de minéraux, 12 cartons de notes, observations et carnets de voyages, 1 500 esquisses et peintures. Ces descriptions importantes pour les naturalistes et les ethnologues s'accompagnent de cartes géographiques de presque toute la partie sud et ouest de l'Australie ainsi que de la Tasmanie.
Pourtant, le capitaine Baudin avait adopté des pratiques curieuses comme de vendre, pour son propre compte, ce qu'il pouvait lors des escales comme des provisions, du matériel médical, des équipement scientifiques et des produits chimiques[1].
L'expédition, pendant laquelle Pierre François Keraudren, premier médecin de la Marine, officia notamment comme chirurgien, coûta la vie à de nombreux explorateurs, ainsi Nicolas Baudin lui-même qui mourut de tuberculose le 16 septembre 1803 à l'île de France (Île Maurice) sur le chemin du retour.
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Première carte de la Swan River dessinée par François-Antoine Boniface Heirisson du Naturaliste,17-22 juin 1801
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Plan de Sydney dans l'atlas du Voyage de découvertes aux terres australes par Charles Alexandre Lesueur, 1811
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Les côtes de la Nouvelle-Hollande dans l'atlas du Voyage de découvertes aux terres australes par Charles Alexandre Lesueur et Nicolas-Martin Petit
La présumée imposture post-mortem de Péron et Freycinet
Les exploits de Baudin restèrent largement méconnus. Quelques historiens attribuent ce fait à une présumée imposture de François Péron et Freycinet qui s'approprient ses découvertes.
Le fait certain est que, comme tous les voyages d'exploration et recherche, le résultat est une collection de cahiers, de spécimens, de cartes auxquels les différents participants ont contribué. Freycinet a d'abord édité la cartographie et l'hydrographie, Péron a édité le premier volume et Freycinet complété le deuxième, les travail des deux a été fait en réorganisant tous les cahiers. Pourquoi et comment ont-ils réussi à ne jamais citer le chef de l’expédition ? Certainement n'y avait-il pas que des saints au sein de l’expédition. La personnalité de Baudin pourrait également l'avoir fait se fâcher avec les participants, pour n'avoir plusieurs fois pas respecté des rendez-vous, ainsi qu'avoir eu des pratiques douteuses de vente des biens de l’expédition pour son propre profit. (Voir Taillemite [2]).
Un fait est certain, les résultats scientifiques n'ont pas eu la valorisation souhaitable, problème qui se pose pour d'autres voyages de circumnavigation qui ont suivi.
En 1807, l'Imprimerie impériale publie le premier volume du récit de ce Voyage aux Terres australes rédigé par François Péron, ainsi qu'un magnifique atlas de quarante gravures d'après les dessins de Petit et Lesueur. La mort de Péron retarde la parution du deuxième volume (1816). En 1824, une deuxième édition présentera un atlas plus complet de soixante planches.
En 2000, Jacqueline Bonnemains, conservatrice du Muséum d'histoire naturelle du Havre, a publié le journal personnel de bord du commandant Baudin et l'Imprimerie nationale en a assuré l'impression et la diffusion.
Une maquette du Géographe a été réalisée par un arrière-petit neveu de Nicolas Baudin, notamment à partir de la description du navire fournie dans le journal personnel de bord du commandant Baudin et de la gravure en en-tête du papier à lettres de l'expédition.
Notes
- Voir Bonnemains (1989), cité par Damkaer (2002) : 217.
- Taillemite Dictionnaire des marins français, Marins français à la découverte du monde
Orientation bibliographique
- Nicolas Baudin, Voyage aux Antilles de La Belle Angélique, édition établie et commentée par Michel Jangoux, préface du contre-amiral Georges Prud'homme, Paris, PUPS, coll. « Imago mundi-Textes », 2009
- Jacqueline Bonnemains, « Les artistes du ‘Voyage de Découvertes aux Terres Australes’ (1800-1804) : Charles-Alexandre Lesueur et Nicolas-Martin Petit », Bulletin trimestriel de la Société géologique de Normandie et des Amis du Muséum du Havre, 76 (1), 1989, p. 11-55.
- David M. Damkaer, The copepodologist's cabinet : a biographical and bibliographical history [Premier volume : Aristotle to Alexander von Nordmann : (330 B.C. à A.D. 1832)], American Philosophical Society (Philadelphie), collection « Memoirs of the American Philosophical Society held at Philadelphia for promoting useful knowledge », 2002, XIX + 300 p. (ISBN 0-87169-240-6)
- Muriel Proust de la Gironière, Nicolas Baudin. Marin et explorateur ou le mirage de l'Australie, Éditions du Gerfaut, 1992 et 2002 (ISBN 2-914622-13-9).
- Jacqueline Goy, Les méduses de François Péron et Charles Lesueur. Un nouveau regard sur l'expédition Baudin, Cths, collection « Mémoires de la Section d'histoire des sciences et des techniques », 1995 (ISBN 273550302X).
- Benoît Van Reeth, Nicolas Baudin et le voyage aux Terres australes, positions des thèses de l'École nationale des chartes, École des chartes, 1984.
- Michel Jangoux, Portés par l'air du temps: les voyages du Capitaine Baudin, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 2010.
- Nicolas Baudin, Mon voyage aux terres australes : journal personnel du commandant Baudin, texte établi par Jacqueline Bonnemains, Imprimerie nationale, Paris, 2000, 467 p. et 95 planches couleurs (ISBN 2-7433-0384-0).
- Jean-Paul Faivre, L'Expansion française dans le Pacifique, de 1800 à 1842, Paris, Nouvelles éditions latines, 1954, 551 p.
- Georges Rigondet, « François Péron (1775-1810) et l'expédition du Commandant Nicolas Baudin. Les Français à La Découverte de l'Australie », Cahiers Bourbonnais, 3 décembre 2002.
- « The Baudin Expedition 1800-1804 », Australian Journal of French Studies, vol. XLI, n° 2, 2004
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Buste de Nicolas Baudin au Havre
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Monument Nicolas Baudin sur l'îlot du port de Saint-Martin-de-Ré, Île de Ré
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Buste de Nicolas Baudin à Busselton, baie du Géographe, Australie occidentale
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