Courteney Cox se confie sur son divorce
Courteney Cox s'est séparée de son époux, David Arquette en octobre 2010, après dix ans d'union. Un choc pour l'actrice, qui a eu énormément de mal à avancer. Surtout que son ex, lui, a vite trouvé du réconfort dans les bras de Christina McLarty, dont il s'est finalement récemment...
Nicolas Durand de Villegagnon
| Nicolas de Villegagnon.jpg | |
| Naissance | 1510 à Provins |
|---|---|
| Décès | 9 janvier 1571 (à ~60 ans) à Beauvais-en-Gâtinais |
| Origine | Français |
| Allégeance | |
| Grade | Vice-amiral de Bretagne |
| Hommages | Ilha Villegaignon |
| Autres fonctions | Gouverneur de Sens |
| modifier |
|
Nicolas Durand de Villegagnon (également Villegaignon[1]) (1510, Provins - 9 janvier 1571) est un militaire et explorateur français, fondateur de l'éphémère colonie française au Brésil nommée « France Antarctique ».
Sommaire |
Biographie
Origine
Villegagnon est élève des collèges de La Marche et de Montaigu à Paris, en compagnie de Calvin. Il obtient ensuite sa licence de droit à Orléans.
Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Il entre dans l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1531 sur la recommandation de son oncle Philippe Villiers de l'Isle-Adam, grand maître de l’ordre. Il prend part en 1541 à l’expédition de Charles Quint contre Alger dont il écrit le récit. En 1548, il commande la flotte envoyée en Écosse pour ramener Marie Stuart à la cour de France, pour ses fiançailles au dauphin François. Il réalise alors un exploit naval considéré jusqu'alors comme impossible pour tromper la vigilance des Anglais : après le débarquement des Français à Perth, il contourne en galères l’Écosse par le nord au large des Orcades. Il descend la mer d'Irlande et fait embarquer Marie Stuart à Dumbarton dans l'estuaire de la Clyde pour gagner Morlaix. En 1551, il tente en vain, depuis Malte, de défendre Tripoli contre les Turcs. Rentré en France, il est nommé en 1553 vice-amiral de Bretagne après ses campagnes en Hongrie et au Piémont.
Le Brésil
Il reçoit en 1555 le commandement de la flotte mise par Henri II à la disposition de Gaspard II de Coligny pour installer une colonie au Brésil où les protestants français pourraient exercer librement leur religion.
Parti du Havre le 14 août 1555[2],[3], deux navires chargés de 600 marins et passagers, arrivent dans la baie de Rio de Janeiro (Guanabara) le 10 novembre, débarquent dans l’île de Serigipe, qui porte aujourd'hui son nom, où Villegagnon fait élever le fort Coligny, voulant appeler Henryville la bourgade qu’il compte créer sur la terre ferme, sur la côte qu’il appelle la « France Antarctique ». Mais le ravitaillement s’épuise vite et une conspiration est montée contre Villegagnon. Elle est découverte à temps et les conspirateurs se réfugient parmi les Indiens et les montent contre les Français, qui partent chercher du renfort en Europe.
Des protestants de Genève débarquent alors à Fort Coligny le 7 mars 1557[4]. Catholiques et protestants ne tardent pas à s’opposer, et les derniers s’installent fin octobre 1557 sur la terre ferme en un lieu appelé la Briqueterie où s’était déjà établis d’autres Français dissidents. Controversé, Villegagnon quitte fort Coligny pour la France (1559). Mais le fort Coligny est attaqué en 1560 et les Français qui l'occupent en sont chassés, ils se réfugient dans les forêts environnantes et s'installent avec les Indiens. Ils parviennent à maintenir une relation commerciale avec la France jusque vers 1567, période à laquelle les Portugais se décident à une occupation véritable de la région. Aujourd'hui, cette île est appelée Ilha Villegaignon et abrite l'École navale brésilienne.
Le récit de l’expédition a été écrit en 1578 par l’un de ses membres, l’étudiant en théologie Jean de Léry : Histoire d’un voyage fait en la terre de Brésil[5].
Épilogue
Le 15 février 1550, Nicolas Durand de Villegagnon devient le seigneur du domaine de Torcy par don du roi Henri II de France pour le rembourser des travaux de fortifications du chateau de Ponteflures du marquisat de Montferrat[6].
De retour en France, Villegagnon poursuit sa polémique avec les calvinistes et prend part aux Guerres de Religion dans le camp catholique. Il fut notamment blessé au siège de Rouen en 1562.
Il fut ensuite nommé gouverneur de Sens en 1567.
Il meurt le 9 janvier 1571 dans sa commanderie de Beauvais-en-Gâtinais près de Nemours.
Littérature
Jean-Christophe Rufin s'inspire de l'expédition de Villegagnon au Brésil pour son roman Rouge Brésil, prix Goncourt 2001.
Notes et références
- cf. Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques, 1955, p. ???
- Annie Charon, Thierry Claerr et François Moureau, Le livre maritime au siècle des Lumières : édition et diffusion des connaissances maritimes (1750-1850), Presses Paris Sorbonne, 2005 (ISBN 9782840503637) [lire en ligne]
- ou le 12 juillet 1555 selon Pierre Pluchon dans son Histoire de la colonisation française, Fayard, 1991 p. 46
- Abel Hugo, France historique et monumentale : Histoire générale de France depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, vol. 4, Delloye, 1841 [lire en ligne]
- Ouvrage disponible sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France
- http://books.google.fr/books?id=Kh8FAAAAQAAJ&pg=PA132&lpg=PA132&dq=torcy+philippe+le+bel&source=bl&ots=qkrf_iQLc1&sig=33XLALnYOFBOuweOMDQD_XJaXCU&hl=fr#v=onepage&q=torcy%20philippe%20le%20bel&f=false
Voir aussi
Sources et bibliographie
- De bello Melitensi, & eius euentu Francis imposito, ad Carolû Cæsarem V. Nicolai Villagagnonis Commentarius. Parisiis, Apud Carolum Stephanû, 1553.
- Serge Elmalan, Nicolas de Villegagnon ou l'utopie tropicale, Paris, Éditions Favre, 2002
- Arthur Heulhard, Villegagnon roi d'Amérique, Paris, Ernest Leroux Éditeur, 1897.
- Frank Lestringant, « Tristes tropistes. Du Brésil à la France, une controverse à l'aube des guerres de religion », Revue de l'histoire des religions, 1985.
- Léonce Peillard, Villegagnon, Paris, Perrin, 1991.
- Thierry Wanegffelen, « Rio ou la vraie Réforme. La « France Antarctique » de Nicolas Durand de Villegagnon entre Genève et Rome », Aux temps modernes : naissance du Brésil, actes du colloque franco-brésilien de l'Université de Paris IV-Sorbonne les 4 et 5 mars 1997, Presses de l'Université de Paris-Sorbonne, Paris, 1998, p. 161-175.
En direct des marchés
Roland-Garros: Tsonga tête d'affiche de la première journée
Le N.1 français Jo-Wilfried Tsonga sera la tête d'affiche de la première journée de Roland-Garros, dimanche, où il fait son entrée en lice face au modeste qualifié russe Andrey Kuznetsov, 159e mondial.