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Option nationale
Option nationale
| Chef | Jean-Martin Aussant |
|---|---|
| Permanence | 130, rue Panet Case postale 125 Nicolet, Québec J3T 1A0 |
| Nb. de membres | Plus de 1000 |
| Idéologie | Souverainisme, nationalisme, progressisme |
|---|---|
| Couleurs | Bleu |
| Assemblée nationale |
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|---|
| Fondation | 31 octobre 2011 |
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|---|---|---|---|
| oui | oui | non | non |
Site Web www.optionnationale.org
Option nationale est un parti politique québécois, œuvrant sur la scène provinciale, qui prône la souveraineté du Québec ainsi que la maîtrise des ressources naturelles, le développement de l'éducation, la défense de la culture et le renouvellement de la démocratie.
Sur le spectre politique québécois, le parti se considère comme une formation progressiste de centre-gauche. Son fondateur et chef actuel est Jean-Martin Aussant, député de Nicolet-Yamaska à l'Assemblée nationale du Québec[1].
Le terme de « nationalistes » est privilégié par Aussant afin de désigner les membres d'Option nationale tandis que certains d'entre eux se désignent comme des « optionalistes ». Toutefois, certains commentateurs les ont parfois appelés « optionistes » ou « onistes » [2],[3].
Sommaire |
Histoire
Le 7 juin 2011, l'économiste Jean-Martin Aussant, député péquiste de Nicolet-Yamaska, quitte le caucus du Parti québécois (PQ) afin de siéger comme député indépendant. À ce moment, il jugeait qu'une pensée de groupe électoraliste et attentiste s'était institutionnalisée dans ce parti au détriment de son option souverainiste[4]. En effet, Jean-Martin Aussant accuse le Parti québécois de manquer de leadership politique, préférant mettre en sourdine le projet d'indépendance pour ratisser plus large dans l'électorat plutôt que de redoubler d'ardeur à tenir un discours indépendantiste clair.
Le 16 août 2011, Aussant confirme son intention de créer un nouveau parti souverainiste en réservant l'appellation « Option Québec » auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Le nom trouve sa source dans Option Québec, le titre d'un essai politique que le journaliste René Lévesque a publié le 6 janvier 1968 avant de fonder le Parti québécois[5].
Le sociologue Mathieu Bock-Côté estime que le choix du nom représente une coupure significative avec le PQ :
« Avec la référence à Option Québec, Jean-Martin Aussant cherche à s'approprier l'héritage du fondateur du PQ. Il laisse ainsi croire que ce dernier a trahi sa mission. Cette stratégie pourrait être efficace auprès des souverainistes les plus convaincus[5]. »
Le 7 septembre 2011, le DGEQ refuse d'accéder à la demande d'Aussant car le nom « Option Québec » appartient déjà à une autre organisation[6].
Le 19 septembre 2011, Aussant annonce qu'il réserve l'appellation « Option nationale » auprès du DGEQ[7]. Le nom avait déjà été autorisé par le DGEQ entre le 30 janvier 1997 et le 14 novembre 1998 pour un parti politique fondé par l'entrepreneur Jean Brière, avant d'être libéré[8].
Le 31 octobre 2011, le DGEQ reconnaît officiellement Option nationale (ON) comme parti politique[8].
Le 8 novembre 2011, Aussant dévoile une proposition de plateforme en vue du congrès de fondation et le logo officiel du parti lors d'une conférence de presse à la Maison du développement durable à Montréal[1], en compagnie de plusieurs militants nationalistes, dont le politologue Denis Monière.
Le 17 novembre 2011, la députée de Crémazie, Lisette Lapointe devient membre d'Option nationale, tout en restant membre du PQ. Elle décide toutefois de continuer à siéger comme députée indépendante à l'Assemblée nationale[9].
Le 9 décembre 2011, Option nationale organise son premier grand rassemblement-spectacle au théâtre National à Montréal auquel participent environ 500 personnes[10]. Pierre Curzi, député indépendant de Borduas, prend parole durant cette soirée pour donner son appui moral à Aussant et aux militants nationalistes[11].
Le 24 janvier 2012, le nom d'Option nationale est ajouté pour la première fois au coup de sonde de la firme de recherche CROP et s'attire la faveur de 2 % des électeurs québécois[12].
Le 25 février 2012, Option nationale tient son congrès de fondation à Bécancour, dans le Centre-du-Québec, auquel participent 400 personnes, dont Lisette Lapointe, Pierre Curzi et les anciens députés péquistes de Vachon, Camil Bouchard, et de l'Assomption, Jean-Claude Saint-André. Le parti revendique 1 431 membres à travers le Québec[13].
Idéologie et stratégie
Option nationale est un parti qui se définit comme étant résolument souverainiste, nationaliste et progressiste. La formation se positionne au centre-gauche sur l'échiquier politique québécois. En matière de développement économique et social, la proposition la plus importante d'Option nationale est la nationalisation des ressources naturelles du Québec pour renouveler le modèle québécois, financer durablement l'État-providence et rendre un Québec souverain compétitif dans le classement des pays suivant l’indice de développement humain[14].
Option nationale considère qu'il se démarque des autres partis politiques québécois surtout par son volontarisme et sa démarche d'accession à la souveraineté du Québec qu'il juge plus cohérente et mobilisatrice[14]. Dans la proposition de plateforme du parti, la stratégie souverainiste proposée est l'obtention d'un mandat électoral pour « faire le L-I-T du Québec », c'est-à-dire de rompre avec l'ordre constitutionnel canadien en rapatriant les Lois, les Impôts et les Traités[15]. Ainsi, cette démarche s'appuierait sur la volonté populaire pour légitimer l'État québécois à s'approprier le pouvoir exclusif de faire en sorte que toutes les lois qui régissent les citoyens du Québec soient votées par l'Assemblée nationale du Québec; tous les impôts et taxes payés sur le territoire québécois soient perçus par le gouvernement du Québec; et tous les traités qui lieront les Québécois aux autres nations soient signés par le gouvernement du Québec. Une fois cette souveraineté informelle réalisée, une constitution nationale serait soumise à un référendum. Cette constitution contiendrait une déclaration de souveraineté formelle et son adoption référendaire officialiserait la fondation de l'État-nation souverain du Québec[1].
Pour éviter une division contre-productive du vote souverainiste aux élections générales québécoises, Option nationale a une ouverture permanente à coaliser ou même à fusionner avec tout parti politique qui véhiculera le même message, soit de mettre à l'avant-plan le dossier de la souveraineté du Québec[14]. Aussant propose des investitures multipartites, c'est-à-dire des assemblées de circonscription durant lesquelles un militant du Parti québécois, Québec solidaire ou Option nationale est choisi à titre de candidat d'une coalition pour les prochaines élections. Un tel mécanisme, inédit au Québec, s'apparenterait à des primaires[16].
Participations aux élections
Option nationale n'a, pour l'instant, participé à aucune élection générale ou partielle.
Députés
Lors de la 39e législature, un député représente Option nationale à l'Assemblée nationale du Québec, le chef du parti et député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant.
Candidats en vue de la 40e élection générale québécoise
Le 2 avril 2012, Aussant a annoncé quatre candidatures en vue de la 40e élection générale québécoise[17] :
- Denis Monière, candidat dans Sainte-Marie-Saint-Jacques;
- Yanek Lauzière-Fillion, candidat dans Crémazie;
- Évelyne Beaudin, candidate dans Sherbrooke;
- Samuelle Ducrocq-Henry, candidate dans Bertrand.
Par la suite, le 28 avril 2012, a eu lieu l'investiture du chef du parti[18], ajoutant un candidat en lice :
- Jean-Martin Aussant, candidat dans Nicolet-Bécancour.
Plus tard, le 5 mai 2012, deux candidats se sont ajoutés à la liste[19] :
- Jocelyn Beaudoin, candidat dans Granby;
- Jasmin Roy Rouleau, candidat dans Mégantic.
L'annonce de candidats se poursuit le 8 mai 2012 dans la région de Québec. [20] :
- Christian St-Pierre, candidat dans Jean-Lesage;
- Sol Zanetti, candidat dans Louis-Hébert;
- Julie McCann, candidate dans Jean-Talon;
- Catherine Dorion, candidate dans Taschereau.
En vue des élections partielles prévues le 11 juin 2012, deux autres candidature sont annoncées pour porter les couleurs d'Option Nationale. [21] :
- Patrick Sabourin, candidat dans Argenteuil;
- Paolo Zambito, candidat dans LaFontaine.
Le 20 mai 2012, quatre nouvelles candidatures sont dévoilées en Montérégie. [22] :
- Claude Chagnon, candidat dans Iberville;
- Luc Lapierre-Pelletier, candidat dans Montarville;
- Martin Laramée, candidat dans Chambly;
- Diane Massicotte, candidate dans Verchères.
Notes et références
- Pierre Saint-Arnaud, « Jean-Martin Aussant: des changements profonds dans un Québec souverain », dans La Presse Canadienne (98,5 fm), 8 novembre 2011 [texte intégral (page consultée le 2 janvier 2012)].
- Robert Dutrisac, « Québec : vers la fin d'un cycle politique », dans Le Devoir, 24 décembre 2011 [texte intégral (page consultée le 10 janvier 2012)].
- Donald Charette, « La girouette de Rosemont », dans Le Journal de Québec, 28 février 2012 [texte intégral (page consultée le 28 mars 2012)].
- Conférence de presse de M. Jean-Martin Aussant, député de Nicolet-Yamaska: Le point sur son avenir politique sur assnat.qc.ca, 7 juin 2011. Consulté le 5 janvier 2012.
- Caroline D'astous, « Nouveau parti souverainiste: Option Québec naît », dans Le Journal de Montréal, 16 août 2011 [texte intégral (page consultée le 2 janvier 2012)].
- Jean-Martin Aussant devra se passer d'Option Québec sur radio-Canada.ca, SRC, 7 septembre 2011. Consulté le 2 janvier 2012.
- Tommy Chouinard, « Jean-Martin Aussant crée un nouveau parti souverainiste », dans La Presse, 19 septembre 2011 [texte intégral (page consultée le 2 janvier 2012)].
- Jean-Martin Aussant lance son parti souverainiste sur radio-canada.ca, SRC, 19 septembre 2011. Consulté le 2 janvier 2012.
- Pierre Saint-Arnaud, « Lisette Lapointe adhère à Option nationale », dans La Presse, 17 novembre 2011 [texte intégral (page consultée le 2 janvier 2012)]
- Louise Plante, « Aussant parle d'une session fondatrice », dans Le Nouvelliste, 14 décembre 2011 [texte intégral (page consultée le 5 janvier 2012)].
- Mélissa Guillemette, « Pierre Curzi se rapproche d'Option nationale », dans Le Devoir, 10 décembre 2011 [texte intégral (page consultée le 4 janvier 2012)]
- Simon Boivin, « Option nationale: Souveraineté, éducation et santé », dans Le Soleil, 24 janvier 2012 [texte intégral (page consultée le 27 janvier 2012)]
- Antoine Robitaille, « Option nationale a «déjà fait une différence dans le paysage politique», affirme Aussant », dans Le Devoir, 25 février 2012 [texte intégral (page consultée le 25 février 2012)]
- « Une session d’automne cruciale pour le Québec, selon Aussant », dans La Nouvelle Union, 19 septembre 2011 [texte intégral (page consultée le 4 janvier 2012)]
- « Une session fondatrice pour Aussant », dans La Nouvelle Union, 13 décembre 2011 [texte intégral (page consultée le 4 janvier 2012)]
- Antoine Robitaille, « Souveraineté - Débats houleux en vue sur les alliances », dans Le Devoir, 16 janvier 2012 [texte intégral (page consultée le 16 janvier 2012)]
- Option nationale (site officiel), « Jean-Martin Aussant heureux de dévoiler 4 premières candidatures au grand public » sur Option nationale, 2012. Consulté le 7 avril 2012
- Option nationale (site officiel), « Investiture de Jean-Martin Aussant » sur Option nationale, 2012. Consulté le 5 mai 2012
- Option nationale (site officiel), « Option nationale se prépare en Estrie » sur Option nationale, 2012. Consulté le 5 mai 2012
- Option nationale (site officiel), « Option nationale - Le dévoilement de candidat se poursuit dans la Capitale Nationale » sur Option nationale, 2012. Consulté le 8 mai 2012
- Option nationale (site officiel), « Option nationale - Une nouvelle voie dans Argenteuil et LaFontaine » sur Option nationale, 2012. Consulté le 14 mai 2012
- Option nationale (site officiel), « Quatre nouvelles candidatures d’Option nationale dévoilées en Montérégie » sur Option nationale, 2012. Consulté le 25 mai 2012
Voir aussi
Articles connexes
- Mouvement souverainiste du Québec
- Nationalisme de gauche
- Nationalisme québécois
- Néo-nationalisme (Québec)
- Politique du Québec
- Souverainisme au Québec
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