Courteney Cox se confie sur son divorce
Courteney Cox s'est séparée de son époux, David Arquette en octobre 2010, après dix ans d'union. Un choc pour l'actrice, qui a eu énormément de mal à avancer. Surtout que son ex, lui, a vite trouvé du réconfort dans les bras de Christina McLarty, dont il s'est finalement récemment...
Histoire de l'architecture
L'histoire de l'architecture est une subdivision de l'histoire de l'art qui étudie l'évolution historique de l'architecture, ses principes, ses idées et ses réalisations. Cette discipline, comme toute autre forme de connaissances historiques, est soumise aux limitations et aux forces de l'historiographie : il existe différents points de vue relatifs à son étude, dont la plupart sont occidentaux. En dehors de la valeur symbolique des constructions, la valeur d'usage associée à la technique de construction est étudiée dans l'histoire de la construction.
Bien que certaines idées, certaines formes ou certains architectes ne puissent pas être classés précisément, et que le classement d'un objet ou d'un acteur puisse se faire dans plusieurs courants, la liste ci-dessous propose une organisation des styles de l'architecture.
Sommaire |
Préhistoire
La symbolique de la construction existe depuis l'âge des métaux, elle est attestée par les pierres levées partout dans le monde.
La différentiation des constructions nécessaire à l'organisation sociale des sédentaires fait naitre l'architecture par les édifices spécialisés restant dépendants du climat local et des ressources disponibles. Les arts de la peinture et de la sculpture ( qui sont antérieurs à l'art de construire-architecture: art rupestre - art pariétal - art mobilier ) sont intégrés à l'architecture. L'aspect conventionnel apparait localement avec le temps et s'ébauche dès lors des « styles architecturaux » (par exemple, une partie de l'architecture religieuse s'établit en utilisant l’élévation vers le ciel de la construction, une autre partie s'établit en creusant la terre).
Matières préhistoriques
Le bois est utilisé. La pierre est utilisée. La terre est utilisée. Les briques crues, les briques cuites sont utilisées (pouvant localement être jointoyées au bitume pour des fondations et des piles). Émergence locale de la céramique décorative pour des motifs sur des murs.
Architectures préhistoriques
Au Néolithique, l'utilisation de briques crues en Mésopotamie dans une disposition orthogonale systématique des murs, la fabrication des peintures murales et la constitution des premiers sanctuaires à répétition de motif dans la construction font apparaitre une architecture avec une marque (une symbolique) distinctive du lieu constituant un espace particulier (espace associé-dédié à un dieu en Mésopotamie). La construction d'abri simple est présente dans les autres endroits, les autres lieux qui constituent le territoire indistinct. Des symétries et des axes sont établis dans les constructions architecturales. Les « niches » sont faites entre des piles (« pilastres ») incorporées dans les murs. La combinaison de salles voûtées autour de cours dans des enceintes défensives épaisses comportant une entrée unique est faite pour tous les édifices connus. Cette combinaison est trouvée aussi bien pour les grands palais typés par le trône, pour les temples plus petits typés par un piédestal haut dans une salle pour accueillir les divinités dans leur demeure que pour les maisons riches moins importantes. L'art de la poterie se transfère aux éléments de décor architectural des murs par le parement de briques cuites émaillées.
En Égypte, des sanctuaires sont construits en bois et terre modelée à la main, leur forme sera reprise avec de la pierre.
Pour les forteresses celtes européennes l'architecture de bois et terre ou en maçonnerie de pierre sèche qui comporte des tours de défense, par sa cohérence avec le milieu, est une architecture qui persiste à travers les époques et devient une « architecture primitive » qui coexiste avec des architectures évoluées importées.
Antiquité
L' Antiquité se fonde sur l'apparition de l'écriture (-3500 avant J.C.). Cette technique s'intègre dans l'architecture monumentale comme marque symbolique non porteuse d'ambiguïté de sens dans le présent et le futur (par exemple pour l'architecture funéraire romaine dont le but est faire exister le défunt, gravure de son nom). Dans plusieurs civilisations antiques, comme l'Égypte ou la Mésopotamie, l'architecture et l'urbanisme reflètent constamment le divin et le surnaturel. Par exemple l'élévation vers le ciel en Égypte est symbolisée par l'arbre vivant dont on fait une peinture ou encore une statue. Il est présenté en décor et aussi en structure de pierre (utilisée parce que plus durable que le bois), la « colonne ». L'élément d'architecture est gravé dans le mur ou en est distinct et fait de plots de pierre taillée. De plus, ces civilisations ont recours à la monumentalité pour symboliser le pouvoir politique des dirigeants, de l'élite, ou de l'État lui-même. L'architecture et l'urbanisme des civilisations telles que la Grèce antique et la Rome antique évoluèrent à partir d'idéaux civiques plutôt que religieux, et de nouveaux types de constructions émergent dont la décoration architecturale mêle l'art figuratif naturaliste et des figures géométriques abstraites.
La notion d'apparat existe dans la disposition des parties majeures de la construction et forme l'architecture (par exemple disposition des bâtiments autour d'une place), dans la disposition des éléments de construction (par exemple colonnes dans des péristyles), dans la qualité des matériaux utilisés pour construire qui donne une longévité voulue (par exemple pierre dans l'architecture funéraire). Cet apparat est la traduction de la forme de la société avec son protocole (par exemple décoration en relief représentant le protocole de la remise des impôts en Égypte, par exemple peintures sur les murs représentant des divinités et des hommes en Empire Romain).
L'étagement en terrasses (par exemple dans les pyramides égyptiennes), les murs, les étages (par exemple dans les immeubles de rapport romains), les toits (par exemple dans l'architecture Han chinoise avec son ossature à consoles et ses très grosses tuiles), sont formulés par l'architecture. Ils sont disposés pour une distribution des espaces avec la circulation des hommes, de l'air et de l'eau, l'hébergement du feu, l'hébergement des vivants qui en ont le droit et l'hébergement des esprits et divinités. Ils sont la traduction possible de mythes fondateurs parfois assez communs tels que « l'univers est éclosion d'un œuf » (par exemple chez les hellènes qui créent les voûtes), ils sont la traduction de la hiérarchie sociale (par exemple le pharaon est immortel).
L'interaction entre architectures s'est faite au cours de l'Antiquité (par exemple entre l'architecture de la Grèce naissante et le style local en Égypte au IVe siècle av. J.-C.). Avant la construction, les architectes grecs utilisent des maquettes modélisant leurs idées selon la norme pour les premiers concours architecturaux: on retient le nom de l'architecte dès le Ve siècle av. J.-C.. L'architecture romaine se sert de dessins pour les travées et portiques donnant la modularité. Des textes sur l'architecture ont été écrits depuis l'antiquité. Ces textes contiennent à la fois des conseils généraux, et des prescriptions et des canons formels (formulation universelle procédant des mythes). Les écrits de l'ingénieur militaire romain Vitruve au Ie siècle av. J.-C.. contiennent de nombreux exemples de canons.
Matières antiques
Le bois (par exemple des colonnes) est toujours utilisé. La terre crue et la terre cuite sont utilisées. La terre crue est utilisée en Chine, en Amérique. La brique en terre cuite est formée en moule de bois qui est des premiers éléments de la normalisation, le moule fournit le dimensionnement et la forme. La tuile de terre cuite existe en Chine. Le pisé banché est utilisé aussi bien en Orient et Afrique qu'en Europe dans les zones sans pierre, il peut fournir des architectures comportant des arcs et des voûtes. Au départ la pierre extraite utilisée est tendre (par exemple calcaire), elle pouvait être extraite avec des outils en métal plutôt mou ( dont l'or dans la période la plus reculée d'Egypte). Plus tard apparait la pierre plus dure (par exemple marbre et le granit) taillés initialement avec des outils encore en silex. La pierre taillée est ensuite polie par abrasion suivant une technique transférée depuis l'art des vases. La pierre fournit des tables qui permettent le franchissement à l'horizontale. Les blocs de pierre ripés peuvent être scellés avec du plomb (Grèce). L'enduit est utilisé pour supporter les peintures (Crète). Le stuc de chaux et de poussière de marbre est utilisé par les romains. L'art de la mosaïque utilise à l'origine des fragments minces de pierres selon la couleur, puis de la céramique (Grèce, Empire Romain) et des petites pièces de verre doré ou argenté (Byzance). L'évolution de la connaissance des métaux d'abord en Chine puis en Orient permet un outillage plus efficace pour la fabrication de bâtiments, de statues. Le ciment à la chaux permet la liaison des éléments petits, il permet la constitution des premiers « bétons », dont l'« emplecton » grec. Les matières font déjà l'objet d'exportation jusqu'à leur région d'utilisation où ils sont appréciés. C'est l'appréciation de la matière dans une vue qui n'est pas scientifique (cartésienne) mais philosophique qui en fait un matériau apte à fournir de l'architecture, cette vue se prolonge avec les siècles (par exemple le principe philosophique « tu es pierre et sur cette pierre je bâtis mon église »).
Architectures antiques
Les éléments les plus connus de l'architecture sacrée de l'Égypte antique sont les tombeaux, dont les pyramides, et quelques temples monumentaux. La fusion entre le monde tangible et le monde conceptualisé par la pensée chez les égyptiens se fait par les rites: dans les rites architecturaux de construction de temple, l'inondation par le Nil dans la fosse de fondation permet théologiquement la naissance de l'édifice à partir du Noun, l'Océan primordial (et cela techniquement nivelle la terre). L'élément « belvedère » existe dans l'architecture pour le culte du soleil (plan héliopolitaire). Les temples en construction permanente et non figée due à la composante homme-dieu du pharaon dépassant le temps s'accompagne de jardins. L'architecture domestique qui y est contiguë en terre crue est en revanche très peu connue, en raison d'un manque de vestiges visibles. Néanmoins, la découverte du site de Tell el-Amarna a permis de résoudre quelques énigmes sur le quotidien des égyptiens de basse condition.
Les premières traces d'architecture grecque proviennent de Crète. Les palais de la civilisation minoenne ( 2700-1200 av. J-C ) sont centrés autour d'une grande place autour de laquelle viennent se construire tous les bâtiments publics. Les vestiges des constructions mycéniennes ( à partir de -1700 ) se caractérisent principalement par des constructions circulaires appelées « tholos »: des tombes monumentales à « coupole » en forme de ruche. La porte consistait en un lourd linteau d'une douzaine de tonnes positionné sur deux éléments verticaux. Un triangle de décharge était alors bâti au centre de ce linteau afin de déporter les efforts verticaux sur les extrémités. Une autre trace très importante laissée par l'architecture grecque est le plan hippodamien du Ve siècle av. J.-C. repris du plan étrusque en damier du VIIe siècle av. J.-C.. C'est le plan qui définit une structure en zones de la ville qui est traversée par deux axes principaux: le « cardo » ( axe Nord-Sud pivot de voûte céleste ) et le « decumanus » ( axe Est-Ouest ). C'est sur ce plan que vont se structurer les villes et camps romains. L'« agora » grecque est comparable au « forum » romain, ils s'accompagnent d'un portique (style athénien). Il s'agit du centre politique, social, économique et religieux de la ville. On y trouve le « bouleutérion » édifice administratif, des temples, le théâtre, le gymnase, une ou des fontaine(s) à eau courante et les marchés. Le mausolée est inventé dans l'architecture funéraire. Les temples grecs étaient principalement des temples périptères (entourés de rangées de colonnes). L'architecture grecque fondée sur le carré et le triangle utilise l'art statuaire, l'art de la peinture, l'art de la mosaïque. L'architecture grecque des temples se compose au départ d'une « cella » simple ou divisée par une colonnade en deux « nefs », puis elle se compose d'une « cella » d'un « péristyle » et d'un « portique ». Elle se divise en trois ordres fixés à la fin du VIIe siècle av. J.-C. pour transcrire l'harmonie du lien entre le religieux et l'économique propre à la « cité » concernée:
- L'ordre Dorique pour lequel les colonnes, dont la hauteur n'excède pas huit diamètres, possèdent 18 cannelures et sont posées sur des chapiteaux sobres.
- L'ordre Ionique avec des colonnes possédant 24 cannelures et atteignant une hauteur de neuf mètres.
- L'ordre Corinthien caractérisé par ses colonnades décorées par des sculptures de feuilles d'acanthe.
Après les conquêtes d'Alexandre le Grand, le luxe selon la mode grecque dans les demeures est répandu en Asie mineure et au Proche-Orient, il est adopté ensuite par les romains colonisateurs.
L'architecture romaine est l'association de l'utilité des édifices et de l'art fournissant l'esthétique. L'architecture est portée par les amphithéâtres, théâtres antiques, arcs de triomphe, basiliques, aqueducs, thermes, temples et marchés (macellum) construits en pierre, en ciment et en brique, les voies dallées les desservent. Les édifices, les voies sont répétés suivant le même schéma dans toutes les parties de l'empire et organisent la cité, il est à l'origine de fait de l' « urbanisme » et de sa mise en forme de la ville en zones. Les édifices sont caractéristiques de l'architecture romaine pragmatique avec leurs systèmes de voûtes à clef composites qui associées à l'« architrave », la « frise » et la « corniche » constituent à partir du Ie siècle av. J.-C. la « travée romaine » fixant la combinatoire de formes et de proportion pour les baies de tous les édifices architecturaux. Cette combinaison rend lisible les étages constitués dans les monuments et autres constructions. Sur la structure d'appui massif fait d'un blocage de pierres et briques liées à la chaux et d'un parement servant de coffrage, les ordres grecs qui sont à la base de la décoration sont suivis par d'autres ordres romains. Le « portique », colonnade d'origine grecque, fournit des allées couvertes qui hiérarchisent les rues et les places (dont le forum dallé qui peut comporter un « musée », un portique abritant des statues commémoratives). Ces portiques sont un élément de sociabilité, comme les thermes qui offrent le luxe impérial à des habitants logeant principalement dans des constructions sans confort. À partir du IIe siècle av. J.-C. avec les techniciens grecs œuvrant à Rome l'ouvrage des pierres est constitué en appareils, les « opus ». L'art est un art de commande faite à l'artiste qui permet au commanditaire de poser des marques politiques et/ou religieuses. L'architecture romaine adopte des motifs décoratifs importés de l'art grec. L'art statuaire est établi sur tous les édifices. La finesse du décor statuaire est liée à sa proximité/éloignement avec l'observateur. L'art de la mosaïque s'ajoute de façon très prononcée à l'art de la peinture pour l'expression durable d'images de personnes, de scènes ou d'objets et portée par les maisons et les temples. Rome, la capitale de l'empire devient d'une taille telle (le million d'habitants) que l'organisation urbaine moderne y prend naissance (flux et sécurité) avec les aqueducs, les voies et les égouts. Dans l'apogée de l'empire, l'architecture s'appuie plus sur le cercle que le carré: les absides en cul de four des basiliques annoncent les coupoles. Sur le déclin de l'empire, le luxe n'est plus possible et le bois ouvragé remplace la pierre ouvragée, particulièrement pour les toits où la charpente prend la place des dômes exclusivement en pierre. L'empire romain se coupe en deux parties à la fin du IIIe siècle. La partie orientale qui persistera jusqu'au XVe siècle opte au départ pour la langue grecque, l'architecture établit la croix grecque inscrite dans le carré et on verra se former l'art byzantin et ses basiliques dédiées uniquement au culte religieux: elles sont issues de la formule du forum à charpente avec des coupoles construites à la « croisée » et couvertes de mosaïque. L'art de la sculpture passe au méplat pour les décors, par exemple pour des « rotondes » fondées sur le cercle pour les baptistères. L'art de l'« icône » peinte après le VIIIe siècle se forme en remplacement de la mosaïque. (La partie occidentale de langue latine apportera l'architecture du Moyen Âge et de la Renaissance.)
Architecture occidentale
Après la disparition de l'Empire Romain, puis le schisme entre l'église byzantine et l'église romaine au Ve siècle, l'aristocratie et le clergé chrétien prennent des initiatives architecturales et artistiques. Malgré le schisme, le clergé nouvellement organisé - qui se constitue en deuxième pouvoir à côté de l'aristocratie et parfois en opposition - dans sa forme église catholique romaine est dans un premier temps un vecteur de transmission de l'architecture sacrée orientale dont la créativité est importante. Après la défaillance du pouvoir civil impérial en occident et donc l'éclipse de son architecture romane en continuité de l'architecture antique d'apparat, l'invention d'une nouvelle symbolique viendra ultérieurement, entre le VIIIe siècle et le XIIe siècle, avec pour origine les monastères d'origine irlandaise et les monastères bénédictins d'origine italienne. Cette symbolique s'associe à la technique dans l'architecture laïque du pouvoir aristocratique rétabli et dans l'architecture religieuse aussi bien sous la forme d'architecture gothique que d'architecture renaissance puis comme architecture classique. Entamant l'époque moderne au XVIIe siècle l'architecture classique marque déjà la prééminence de la symbolique architecturale non sacrée sur la symbolique architecturale sacrée. Dès le XVIIIe siècle la période moderne aboutit en occident à la fin de la définition de l'architecture comme espace défini par des rituels, mais comme espace défini par la population aristocratique et bourgeoise avec art et contenant de l'art.
Moyen Âge
Malgré l'invasion des territoires par des peuples de l'Est, malgré la fin de la communication avec les voies romaines disparues, malgré la désolidarisation de l'ensemble de l'empire, la structure architecturale de ville héritée de l'empire romain persiste jusqu'à l'an 888, puis se délite en ce qui concerne l'architecture civile. La construction devient civile et militaire à fonctions pratiques.
L'architecture se maintient dans la construction sacrée chrétienne par les abbayes dès le Ve siècle après les considérations sur « la fin du monde ». Leurs ateliers de scribes et dessinateurs permettent une gestion administrative de la construction, permettent la maîtrise d'ouvrage (d'où le vocabulaire constructif parallèle au vocabulaire technique). Notamment les abbayes romaines au VIe siècle et les abbayes celtes irlandaises au VIIe siècle bâtissent les sanctuaires du culte des martyrs. L'église apostolique romaine se sert initialement de la basilique romaine pour former les cathédrales à coupole-chœur signes de pouvoir territorial persistant et structuré en définissant les nefs et les porches à arcades. La combinatoire du « chœur » et de une à cinq « nefs » de ces constructions associées au système hiérarchique de l'église-institution dépend de la situation culturelle et géographique de l'église-bâtiment: cinq nefs dans la Lombardie héritière directe de l'empire romain, une nef chez les Wisigoth (en Espagne), avec composition éventuelle de nefs en « croisée » romane ou « transept » (pouvant être à double nef en Angleterre). L'architecture est une continuation de l'architecture de l'intérieur de l'édifice valorisé artistiquement sur une technique retrouvée (les maîtres-ouvriers apposent leur marque-signature sur les éléments qu'ils ont fabriqué). Dans la partie ouest du continent où l'architecture funéraire est importante, il est parfois fait usage de l'art de la mosaïque et du travail du métal par influences de l'Orient venues par le sud de la Méditerranée. Les pèlerinages se mettent en place avec la sculpture de « calvaires ».
L'inventivité est retrouvée sur le territoire Franc (délaissé par la technique établie économiquement sur le Saint Empire Romain Germanique au IXe siècle) dans la période architecturale faste du XIIe siècle au XVe siècle. L'architecture se constitue dans une nouvelle conception de l'espace à partir de ces influences de l'« arc brisé » léger venues du sud et de la conception du ciel-éternité lumineux présent à intérieur de l'édifice par les baies hautes et l'art du « vitrail ». L'édifice est lisible de l'extérieur: ouvragé en « porche » sculpté, il utilise les « flèches » bâties sur des tours dans-œuvre ou engagées et la hauteur est un signe évocateur de puissance de la foi. Cette période est dite « gothique », période où la « croix latine » inscrite dans un rectangle pour la construction sacrée est établie avec la « croisée rayonnante ». Consécutivement, pour la construction profane le rythme des baies en arc brisé est établi. Dans la partie nord du continent européen des hôtels de ville et des halles sont construits sur cet art architectural, les demeures en ville utilisent la décoration des « pignons », les châteaux utilisent la forme ogivale dans les baies et les porches (par exemple au château de la Ferté-Millon , France fin XIVe siècle). En intérieur elles utilisent l'art de la tapisserie, ajouté à l'art de la peinture et de la sculpture.
La maçonnerie, la charpente formant la toiture se servent de l' « art du trait » dessiné, établi pour la découpe et la taille. Le critère "apparence associée à la fonction" existe encore pour définir l'architecture: riche apparence sacrée établie sur des matériaux, mais le fonctionnalisme associant la structure physique de l'ensemble des matières et la vision artistique se met en place (elle sera étudiée par les architectes du XIXe siècle).
En effet, les éléments architecturaux qui évoluent à l'époque non scientifique et totalement empirique peuvent déjà structurellement se différentier en suivant la façon de penser moderne en « gros-œuvre » et en « second-œuvre »: les portes qui se servent du bois et du métal, les baies devenues « fenêtres » qui se servent du verre déjà connu devenu coloré à partir de l'art des vases découpés lors de la fabrication, les escaliers qui ne sont pas dans la maçonnerie, les « tribunes » qui sont en bois et participent de l'art du mobilier.
L'architecture gothique se diffuse très rapidement et uniformément en Europe du Nord dans une exaltation du don individuel sacré, du don corporatiste sacré, réalisé par des maîtres-ouvriers voyageurs -dont les architectes selon la future appellation- dans les villes bourgeoises structurées indépendamment des règles et de la régulation faites par l'aristocratie. Mais la partie Italie n'adopte pas vraiment cet art « gothique » en dehors des établissements qui ont une forte activité de communication commerciale (par exemple Venise et son palais de Doges du XIVe siècle à murs massifs), et s'occupe de la richesse des intérieurs (et créera la Renaissance).
Dans la partie Nord de l'Europe, la Grande-Bretagne assimile particulièrement les modèles latins et orientaux, la Scandinavie poursuit plutôt l'art des frises et sculptures issu de l'art de la période primitive.
Matières du Moyen Âge
La pierre est utilisée pour l'architecture militaire. La pierre est utilisée pour l'architecture sacrée, elle est à la période gothique non enduite et se sert de sa couleur. La pierre est utilisée pour son ouvrabilité afin de constituer de la « dentelle » dans les tribunes et les rosaces, (elle est devenue fragile par influence de l'atmosphère dans l'entretien du patrimoine actuel). Le bois est utilisé aussi bien pour les structures en élévation dites à « pan de bois » que pour les toitures que pour les parties aménageantes. En structure porteuse, le bois est utilisé pour l'architecture civile et militaire mais aussi pour l'architecture sacrée dans le Nord de l'Europe. Les outillages pour travailler la pierre, pour travailler le bois sont devenus sophistiqués, les métiers sont distincts et établis en « corporations ». Le bronze et le fer sont utilisés pour les portes, le fer pour des grilles, les herses, les serrures. Le plomb de couverture. Le verre fait son apparition comme matériau constructif. Les tentures murales à motif d'histoire animalières, de verdure puis de « chiffre » (monogramme présentant une personne) sont faites sur des métiers de basse-lisse.
Architectures du Moyen Âge
L'architecture chrétienne byzantine orientale qui est à l'origine de l'architecture chrétienne occidentale est caractérisée par les coupoles sur « pendentifs » en brique. Les extérieurs sont enduits sobrement, alors que les intérieurs sont décorés de mosaïques aux couleurs vives et de lambris de panneaux de marqueterie de marbre. Le meilleur modèle de l'architecture byzantine reste Hagia Sophia.
L’architecture constituait au Moyen Âge occidental l’une des sept disciplines des « arts mécaniques ». L'architecture occidentale du Moyen Âge contient trois principales périodes :
- Architecture pré-romane (750-950) : petits bâtiments de plans droits, proches des basiliques romaines pouvant contenir des offices religieux. Elle contient l'architecture carolingienne de palais de l'empereur Charlemagne en continuité de l'antiquité mais cette architecture formule en nouveauté la chapelle dans le domaine aristocratique.
- Architecture romane (950-1250) : les voûtes de pierre et les constructions aux murs de pierre épais sont caractéristiques de cette architecture. Elles sont systématisées par les moines commanditaires. Les techniques sont retrouvées et enrichies depuis l'architecture romaine avec des moellons maçonnés, l'intérieur est soigné avec des apports picturaux, l'extérieur est brut. Ce système architectural utilise un savoir faire d'artisans itinérants très au point qui permet un développement sur le Nord de l'Europe de solutions connues au Sud.
- Architecture gothique (1130-1500) : caractérisée par des nefs très élevées à éléments porteurs nouveaux sous forme de « colonnes » simples et groupées associées à des colonnettes, avec « arcs-boutants » extérieurs. Cette architecture comporte des ponts de pierre, et de grandes baies vitrées divisées en petites sections par des croisillons de pierre. Les arcs sont en « ogive », les sculptures très détaillées. Les portes très ouvragées fournissent un spectacle liturgique pour l'architecture sacrée. Cette architecture est constituée de marques symboliques verticales harmonieuses à l'extérieur et à l'intérieur, elle est un signal dans le système de la ville du domaine royal de France qui comporte bourgeois et artisans dans son économie. Ce système architectural utilise des procédures empiriques qui permettent un développement très rapide hors de son aire de création : cette aire au départ avait été délaissée pour l'architecture romane pour des raisons économiques.
Architecture médiévale normande.
Depuis ses débuts au VIIe siècle après J.-C., l'architecture islamique se manifeste par la construction de nombreux édifices religieux et profanes tant dans l'Orient que dans l'Occident musulman[1].
Renaissance
En Europe à cette période apparait la notion d'esthétique retrouvée et renouvelée pour l'édifice, elle est désignée par le terme nouveau à l'époque d'architecture. Elle exprime l'opposition instituée contre l'art gothique du Moyen-âge considéré comme ayant perdu l'harmonie (étant rétrograde au sens philosophique). Apparait de la même façon la profession d'architecte : cela désigne l'artisan qui conçoit globalement l'édifice avec sa forme et sa signification dans la société et dirige les autres artisans. À cette époque apparait conjointement la volonté par l'église romaine de la mise en forme globale de la ville (l'urbanisme) traduisant la hiérarchie que l'on veut imposer dans la société: elle est associée à l'architecture des édifices avec la notion nouvelle de façade qui est la face donnée à voir de l'édifice avec une symbolique. Cette démarche de mise en forme peut être prônée en dehors de toute compétence de construction, elle a pour contexte l'apparition de la « perspective » en Europe. Elle se heurte pour son développement à la crise de la Réforme.
L'architecture de la Renaissance voit son apogée durer d'environ 1420 à 1620. Elle réadapte l'architecture grecque et romaine, avec des dômes, des colonnes rectangulaires (« pilastre ») souvent intégrées aux murs (début de la reconstitution d'un système d'ordres). Grande nouveauté pour les constructions laïques, la façade apparait selon un tracé modulaire avec intégration de la statuaire en partie visible depuis la rue des corps de bâtiment établis sur un plan. La conception de l'ensemble immeuble et jardin peut porter la philosophie humaniste. La fenêtre à « meneau » représentant la croix est un signe de la religion.
L'architecture des places dans les villes utilise un plan global orthogonal qui re-débute, ces espaces qui contiennent l'apparat se constituent à la fin de la Renaissance et début de l'époque moderne avec des « pavillons » réguliers nouvelle manière, arcades et avec « corps de passage » pour les rues aboutissantes (par exemple la place des Vosges à Paris est le symbole de la puissance royale d'Henri IV). Le processus de modernisation se met en place, les pavillons peuvent être à usage de l'industrie manufacturière jouxtant les pavillons de résidence.
Matières de la Renaissance
Architectures de la Renaissance
Époque Moderne
Période Classique en Europe
Au XVIIe siècle et XVIIIe siècle période considérée comme faisant partie de l'époque moderne dans l'Histoire, cette période architecturale est constituée sur l'emploi intensif d'artisans en corporation et d'artistes qui maitrisent l'abstraction symbolique et pouvant faire partie d'académies notamment d'architecture. Les arts de la sculpture et de la peinture sont reconnus (baroque ou classique) mais aussi en même temps est reconnu un artisanat d'art pour les éléments du mobilier ou de décoration pour les éléments apparents qui notent la richesse dans l'apparat. Les architectes utilisent aussi un travail d'artisans en pur progrès technique moderne pour les éléments fonctionnels, (par exemple en charpente avec des éléments allégeant la structure et fournissant l' accessibilité par la création des « combles » et par exemple en maçonnerie avec le « chaînage » des murs de type « tant plein que vide » constitué de pièces métalliques évitant les contreventements visibles). L'architecte fournit à tous les corps de métier des dessins et fait un suivi sur la place de production des matériaux dans la composition des éléments architecturaux (par exemple linteaux de pierre, balustres taillés). La technique des dessins aide à établir la reproduction de formes, de généraliser et finalement de constituer l'architecture classique.
La conception de l'architecture inspirée de l'Antiquité se poursuit associant beauté et ostentation. Le système d'Ordres classique se met en place en utilisant une abstraction de signification apportée par l'architecture ainsi qu'une décoration plus ou moins forte selon le pays. L'or, les tapisseries, le velours sont utilisés pour la décoration à caractère ostentatoire. Les mythes antiques sont réutilisés dans une vision spirituelle chrétienne pour les constructions civiles. La géométrie avec les figures de symétrie sur le plan et en élévation prend une place prépondérante. Ces éléments architecturaux, les colonnades, les baies, la statuaire, sont censés porter l'harmonie dans une rationalité plus ou moins importante selon le pays (la France étant à l'apogée pour l'époque avec le cartésianisme et le pouvoir politique important de ses rois Louis XIV et Louis XV et l'impôt instauré en France tient compte de l'architecture établie dans les bâtiments (baies) dans le domaine foncier qui est source de revenus en période de guerre ).
La formulation du volume général de l'édifice avec des « corps de bâtiment » ordonnés avec corps principal et ailes se met en place pour les châteaux et les hôtels de ville et hôtels particuliers. Le percement des baies est codifié (des fausses baies apparaissent) et devient signe d'importance sociale. La coupole qui vient du dôme antique s'intègre comme élément central de la toiture pour des édifices institutionnels. Les escaliers droits monumentaux, les « perrons », les « galeries », les « salons », les « chambres » sont des éléments qui permettent d'instaurer le protocole dans la société aristocratique, dans la société bourgeoise établie dans les cités. Les règles esthétiques classiques tiennent compte de l'aspect des toits dans l'urbanisation (par exemple demi lune sur les places rondes de croisement de rues).
Les incendies dans les villes remettent en question pour la mitoyenneté la manière de construire les bâtiments qui peuvent être faits en une construction d'un seul tenant : les « murs de refens » soutiennent des poutres bois de plancher qui sont parfois d'une pièce, de plus la charpente peut être continue entre plusieurs bâtiments. Le grand incendie de Londres aboutit a une formulation généralisée à l'Europe de la mitoyenneté avec la sécurité dans la construction en ville des charpentes, important élément d'urbanisme donnant une forme aux pignons dans l'architecture du Nord de l'Europe.
L'architecture militaire à pur aspect défensif dans la politique d'expansion territoriale des états européens se distingue de l'architecture civile résidentielle. Les parcs et jardins à forme très structurée reçoivent des plantes ornementales exotiques acclimatées venant aussi bien du continent Américain que de l'Asie (par exemple des directives royales avaient été données pour imposer à chaque transit de bateau à Nantes en France une obligation de livrer des plantes). L'architecture de bâtisses plaisantes (elles peuvent être éphémères) est intégrée dans ces parcs. L'architecture de la clôture apparait avec les murets et les grilles.
En parallèle du classicisme des autres arts, les relectures des écrits de Vitruve prennent de l'importance pour les architectes en profession constituée, dont J-A Gabriel pour le Château de Versailles inspirant d'autres architectes à l'époque. La perspective débutée à la Renaissance prend toute sa place, pour l'édifice comme pour le jardin ainsi que pour les places urbaines qui peuvent être associées. Un vocabulaire architectural se constitue, il est le vocabulaire classique encore utilisé de nos jours dans ses termes désignant l'objet et la forme pour les corps de bâtiment, leur formulation globale murs et toits et leur formulation en détail. En conséquence de la colonisation l'architecture européenne s'établit dans les autres parties du monde par la formulation des espaces, (par exemple l'architecture du Mexique était une architecture totalement calquée sur l'architecture baroque d'Espagne dans la colonisation religieuse), le transfert dans l'autre sens n'est pas fait en dehors de l'importation de matières.
Matières classiques
Les matériaux utilisés pour la construction sont décidés par l'architecte le maître de l'ouvrage. La matière est évaluée noble ou non noble. La plus noble pour les murs est la pierre de taille dont l'opus peut être imité par l'enduit sur des briques. La toiture utilise le bois tout comme la pierre appareillée. Pour l'architecture noble, (contenant l'architecture religieuse monumentale et l'architecture de palais) le bois pour construire en élévation est apprécié en Europe du nord. La couverture se fait par des tuiles ou ardoises dans l'Europe du sud et quelques fois de cuivre en Europe du nord (dômes et flèches), de rares fois plomb. Les métaux cuivre et zinc et plomb sont utilisés pour les étanchéités. Le plâtre est utilisé pour ses qualités contre la propagation du feu dans le cloisonnement des intérieurs. Les bois précieux coloniaux font leur apparition dans la décoration. La glace de verre et de cristal en miroirs et en fenêtre apparait. Le cristal sert aux luminaires.
Architectures classiques
Le style baroque est un style chargé, avec des sculptures complexes. Ce style se développa surtout en Italie mais eu une influence dans toute l'Europe (exemple : église Saint-Paul à Paris).
L'architecture classique se développe au XVIIe siècle, dans les pays du nord de l'Europe et en France, empruntant ses formes à l'architecture antique (colonnes, trophées, frontons...). Dans le nord de l'Europe (pays protestants), les églises ont un décor simple. Leur style tranche avec les exubérances du baroque. Certains historiens (comme Ernst Gombrich) considèrent la partie du château de Versailles dessinée par Louis Le Vau comme baroque[2].
Période moderne en Occident
L'architecture reste un moyen d'affirmer l'identité dans la société en proie à cette époque à des problèmes de définition de la Nation comprenant l'identité culturelle. En Europe par exemple, l'empereur Guillaume fait construire la station de chemin de fer de « Straßburg » dans le « Reichsland » conquis sur la France en architecture qui porte maintenant son nom, l' architecture wilhelmienne, alors que l'impératrice de Russie Catherine II avec la charte des villes avait précédemment accordé une certaine autonomie aux régions non européennes de son empire. Aux États-Unis l'architecture est pour l'essentiel de la construction une transposition de l'architecture anglaise au Nord et une architecture coloniale hispanique ou française au Sud ces deux dernières intégrées parfois dans l'architecture vernaculaire. L'architecture Mexicaine reste une architecture européenne (avec par exemple les haciendas). Une architecture coloniale se constitue à partir du XVIIIe siècle en Afrique, en Inde, en Indochine, en Chine où l'architecture locale garde une forme stabilisée aux normes classiques des « flux vitaux » des cultures asiatiques.
À partir du XVIIIe siècle, l'époque moderne de l'architecture voit apparaitre des aménagements de voirie nouveaux dans les villes (égouts et réseaux d'eau et de gaz). Des industrialisations de fabrication des matériaux commencent (par exemple pour la technique de découpe des éléments de bois de charpente par des moulins qui s'applique au bois des huisseries du Crystal Palace à Londres). L'architecture procède à la banalisation d'éléments architecturaux classiques donnant une vision « noble » dans des bâtiments d'architecture plus répandue (grandes vitres, grande hauteur sous plafond).
L'époque voit apparaitre des objets architecturaux modernes (par exemple les écoles municipales, les gares, les usines). Ils peuvent tracer par l'architecture une conception philosophique plus ou moins actualisée de ce qu'est le monde moderne (vocabulaire architectural conservé-conception moderne du monde, nouveau vocabulaire architectural-conception conservatrice du monde). Comme dans le reste du monde de l'art-spectacle à cette époque, la conception architecturale est peu homogène dans son modernisme, aussi bien pour sa conception des espaces que pour l'aspect donné. Cela concerne tout autant l'édifice que l'ensemble des édifices (par exemple architecture anglaise néo-gothique, par exemple l'architecture anglaise Arts and Craft).
L'architecture est contrainte à suivre des règlements municipaux pour l'alignement et la hauteur des bâtiments (l'épanelage). Dans l'architecture de cette époque les moyens de construire modernes sont artisanaux, les matériaux de construction sont encore artisanaux et décidés par l'architecte. Mais l'architecture est tenue de suivre des règlements extérieurs à la volonté du « maître d’œuvre » et du « maître d'ouvrage » (par exemple à Paris sur les boulevards imposition de « balcons filants » à des étages déterminés sur les bâtiments).
La technique est le plus souvent cachée par les architectes, mais quelques architectes précurseurs montreront cependant la matière dans sa technicité qu'ils ne jugent pas brutale c'est à dire inesthétique (comme par exemple Henri Labrouste pour la bibliothèque Sainte-Geneviève qui montre les attaches des tirants de charpente en façade). L'architecture se rationalise dans sa façon de se réaliser suivant l'esprit cartésien du temps, partis des mondes antiques les rites d'association monde réel et monde spirituel disparaissent des processus de fabrication.
L'architecture n'a lieu officiellement que dans les édifices sacrés ou publics et privés créés par des architectes, dans cette période où l'Art est resté codifié. Par les prix d'architecture les institutions gèrent la valeur artistique déclarée dans les projets en concours, elles servent aux commanditaires municipaux par exemple. Les ingénieurs au sens moderne dont la profession n'est pas encore organisée sont des collaborateurs du projet architectural, ou bien construisent des édifices qui ne sont pas répertoriés dans l'Architecture. Les architectes participent aussi à la construction d'usines succédant aux manufactures (par exemple la chocolaterie Menier en France), de cités ouvrières (par exemple le phalanstère avec un fort retour de principes antiques associés à la conception de la société selon l'« Utopie »). Une architecture sociale commence à apparaître avec les besoins de main d’œuvre stable sous l'impulsion de personnalités politiques et patronales et médicales.
Les architectes s'intéressent à l'histoire de l'Architecture qui concerne la société bourgeoise établie nouvellement au pouvoir, et publient des ouvrages de référence (par exemple le « Dictionnaire raisonné de l’architecture française » de Viollet-le-duc). L'architecture gothique du Moyen-âge reniée à l'époque de la Renaissance est réhabilitée dans ses concepts structuraux d'édification dans la légèreté de la structure et inspire une partie de l'architecture métallique. L'archéologie devenue scientifique débute sa contribution à l'histoire de l'architecture par l'étude de civilisations anciennes dans l'histoire de l'art. Les figures de décoration ainsi retrouvées influent notablement les architectes pour les frises en entablement, les corniches et les baies, et encore plus particulièrement en Angleterre pour l'architecture exotique des espaces de loisirs publics qui se créent où la période Zen au Japon est recréée à côté de l'ambiance Suisse.
Les techniques modernes de reproduction des représentations graphiques associée à la photographie nouvelle permettent une plus grande communication de l'art architectural auprès du public (par exemple l'affiche est utilisée pour faire la publicité des hôtels de luxe dans les « resorts » anglais).
Matières modernes
Les matériaux deviennent normalisés dans leurs dimensions donnant leur poids et leur résistance, et dépassent à l'usage les régions de production (par exemple la brique, l'ardoise dans la « fente à l'anglaise », les bois équarris). Ils facilitent aux architectes la composition esthétique donnée par la structure dans les éléments d'architecture, par exemple la différence de couleur de brique est aisément utilisée dans la façade géométrisée à côté des éléments en fer. Les matériaux classiques ont toujours la même valeur noble (par exemple le marbre).
Les matériaux modernes comme le fer riveté ou la fonte roto-moulée de la construction en métal, les gardes-corps moulés des balcons, les linteaux en fer découpé font leur arrivée avec une esthétique qui est la reprise des formes classiques. Les métaux plus classiques cuivre et zinc sont aussi utilisés pour les couvertures et les étanchéités (par exemple dômes, flèches, chenaux) aussi bien pour des travaux neufs que des reprises sur bâtisses anciennes (par exemple les toits de Paris).
Le cloisonnement des édifices se fait avec du bois et du plâtre, avec des briques mises sur le chant. Le staff, plâtre armé de fibres de chanvre, remplace la pierre taillée et permet dans les intérieurs une architecture type baroque très appréciée pour la mise forme des cloisons et des plafonds.
Les architectes utilisent aussi le verre pour des fonctions de couverture, par exemple dans les galeries nouvelle manière (les nouveaux palais) à usage institutionnel ou commercial, dans les serres et les vérandas.
Les ingénieurs utilisent le métal pour les constructions utiles non architecturales. Avec par exemple le hangar où sur la structure formée par des poutres à forme normalisée la couverture est faite avec la tôle ondulée, élément repoussé par les architectes car non noble esthétiquement. Autre exemple, sur l'usine, l'architecture anglaise du long-pan noble composé de pignons à redans successifs est reprise en système utile des « sheds »: des pignons dissymétriques soutenant des versants très pentus de toiture composés de vitres qui offrent la possibilité de fournir un éclairage bien réparti à l'intérieur.
Architectures modernes
L'Architecture néoclassique, dure environ de 1750 à 1840. Elle procède d'un second retour à l'antiquité gréco-romaine, air connu depuis la Renaissance.
- exemple emblématique : Église de la Madeleine
- Par l'intermédiaire des visites de Thomas Jefferson à Paris, ce style eut des répercussions sur les architectures anglo-saxonnes :
- Le mouvement Arts and Crafts (littéralement Arts et métiers) est un mouvement réformiste anglo-américain entre 1860 et 1910[3], inspiré de l'art victorien, et dans lequel on peut reconnaître, malgré des nuances sur le rapport à la nature et à l'industrialisation, l'un des précurseurs de l'Art nouveau puis, via Peter Behrens et le Werkbund allemand, de l'école du Bauhaus.
- L'Art nouveau (avec ses variantes régionales : modern style, jugendstil, modernismo, École de Nancy, etc.) : apparu dans les années 1890[4], le style Art Nouveau se retrouve dans l'architecture, les arts graphiques et la décoration intérieure. Il est caractérisé pas des formes végétales, une organisation asymétrique. Certains spécialistes considèrent ce style comme le début de l'architecture contemporaine.
- Architecture historiciste et d'ingénierie (1840-1900)[5]
Elle est animée par la tendance à l'Éclectisme :- Le style Beaux-Arts ou Prix de Rome ; exemple : le Grand Palais, œuvre collégiale.
- Le Style Second Empire ; exemple : l'Opéra Garnier de Charles Garnier
- L'historicisme, dont le néoroman, le néorenaissance et le néogothique
- L'ingénierie, exemple : Le Crystal Palace de Joseph Paxton ou la Tour Eiffel
Époque contemporaine
Dans l'époque contemporaine, l'architecture reste un moyen d'afficher la splendeur, entre autres par le gigantisme dans la hauteur (édifices verticaux) ou le gigantisme dans la portée horizontale. Mais elle devient aussi un élément du domaine économique pour des raisons politiques.
Les progrès techniques des XIXe siècle et XXe siècle ont largement étendu les possibilités de réalisation qui doivent suivre les besoins démographiques et les normes d'hygiène nouvelles. On ne peut plus se limiter à bâtir avec de la pierre naturelle ou artificielle et ses contraintes d'ouvrage. La construction en métal s'établit et la construction en béton fait son apparition avec leur esthétique dite « moderne ». La modélisation de l'usage est d'abord faite par des ingénieurs qui s'occupent de la production de masse, les architectes suivront, quittant leur spécialité restreinte aux ouvrages fins et détaillés. L'architecture pour son côté formel peut être constituée par des artistes plasticiens. L'électricité est utilisée. Les éléments architecturaux mobiles (par ex. ascenseurs, escaliers roulants, sas d'entrée) sont implantés en même temps que des éléments de cloisonnement ré-ordonnables. Délaissant assez tardivement la mise en place organisée des chef-d'œuvre artisanaux, les architectes adopteront intégralement la technologie nouvelle et la situation du « standard » dans le secteur économique de la construction de bâtiment avec une modularité des éléments architecturaux et des normes ( par exemple usage des DTU apparus au milieu du XXe siècle en France ).
L'extrême simplicité des formes présentait un intérêt dans le contexte de la forte croissance des villes. L'architecture devient alors une composante de la promotion immobilière établie. Elle prescrit par exemple aux architectes ce qui correspond aux besoins de stationnement automobile privé imposé à partir des plans de circulation des villes, elle prescrit sous une forme issue de l'époque classique l'organisation des intérieurs de l'habitat. Par la quantité de bâtiments construite pour faire face à la migration des populations des zones rurales vers les villes, l'architecture sociale, celle du logement rendu accessible par subvention, devient une architecture posant la renommée de l'architecte.
L'architecture répétitive modulaire prend sa place en Europe hors des usines dans l'habitat. L'architecture de cité nouvelle ou de ville nouvelle se démarque de l'architecture pavillonnaire individuelle d'expansion de ville par la taille massive des bâtiments avec style architectural ou avec la marque d'architecte posant la différence, mais où l'abri est fourni peu décoré. La répartition de la zone verte (obligatoire en Europe) associée à la construction est faite en parcs. À côté des « centres urbains » qui contiennent les édifices institutionnels et ont une densité de constructions très variable dans le monde, la banlieue se fait en partie en pavillons qui peuvent être auto-construits de petite taille avec jardins privés parfois minuscules ( par exemple une partie du pavillonaire des Etats-Unis se situe dans des aires éloignées des centres d'activité et les pavillons sont parfois déplacés d'une aire à une autre) .
L'urbanisme utilise le « zoning » dont les principes ont été définis au milieu du XXe siècle (par exemple par le Congrès international d'architecture moderne). L'architecture des lieux de travail en « bureau » prend son importance technique (par exemple organisation de « plateau libre paysagé»). L'architecture des lieux de commerce évolue avec l'urbanisme des zones nouvelles ou zones reconstruites qui intègrent le centre commercial (par exemple dans l'urbanisme sur dalle).
L'architecture occidentale qui fut modélisée sur l'Europe depuis la période Classique suit l'évolution de l'importance économique des pays qui s'en servent comme vitrine. La créativité architecturale établit un foyer sur l'Amérique dès le début du XXe siècle, elle se répartit globalement ensuite sur toute la planète avec en même temps l'internationalisation de la profession d'architecte. L'internationalisation des formes et matières et couleurs existe dans l'architecture religieuse mais s'accompagne d'une disparition des éléments architecturaux à essence religieuse dans l'architecture non religieuse (par exemple disparition des niches statuaires banales des façades et entrées). L'internationalisation des gratte-ciels se fait. Leur décor en façade (par exemple par des gargouilles) et en intérieur présent au début du XXe siècle se fait ensuite de plus en plus discret. Aux architectures comprenant des plaques et des coques utilisées depuis l'antiquité s'ajoutent les architectures des surfaces coffrables en béton ou architectures en réseau de barres métalliques supportant et décomposant les surfaces. Ces surfaces qui peuvent être à double courbure inverse (par exemple à Brasilia par Oscar Niemeyer) sont des preuves de la modernité artistique de la plastique géométrisée, et ces surfaces peuvent être tout à fait nouvelles (par exemple l’Atomium de André Waterkeyn, André et Jean Polak pour l’Exposition universelle de Bruxelles).
Le patrimoine devient un sujet de préoccupation mondial, les architectures anciennes dont l'emplacement pouvait être pris par des architectures nouvelles font l'objet de mesures politiques d'urbanisme les préservant. La lumière est utilisée en urbanisme pour la mise en valeur du patrimoine. Les architectures primitives encore utilisées dans les milieux ruraux par exemple pour les murs de séparation de parcelles et les locaux non habités font l'objet d'un intérêt patrimonial, il est mis en valeur pour le tourisme à l'échelle mondiale. L'archéologie partie chronologiquement des périodes antiques prend une place à côté de l'étude de histoire ancienne (ou même récente) portée sur les pays occidentaux, elle fournit les localisations et l'étude des techniques de construction permettant l'architecture.
Le formalisme de l'architecture évolue à la fin du XXe siècle par l'utilisation des machines informatiques spécialisées qui ont progressé et autorisent pour l'architecte des projets autres que simples. Elles permettent des volumes moins stéréotypés qui aident à diminuer l'aspect répétitif des constructions dans les ensembles urbains de grandes dimensions. L'hyperstaticité qui se calcule avec ces machines pour la stabilité des structures porteuses fournit une architecture donnant une esthétique à aspect non exclusivement scientifique (par exemple à Wolfsburg en Allemagne Le Phaeno de Zaha Hadid).
Au passage au XXIe siècle, l'architecture doit s'appliquer à des constructions donnant un très grand confort tout en respectant les économies d'énergie dues à la politique climatique (par exemple suppression des balcons d'avancée de dalle systématisés avec l'architecture béton du milieu du siècle précédent, isolation thermique de la structure renforcée avec gestion électronique de contrôle de l'aération, toitures en panneaux solaires). L'architecture est créée en tenant compte de la forte densité de construction, face à la restriction d'eau (par ex. mur végétalisé) et à la pollution.
Matières contemporaines
Les matériaux essentiellement usinés employés dans l'architecture contemporaine (y compris parfois pour le béton) ajoutent par leur finition à leur qualités structurelles des qualités esthétiques, ce qui leur donne une valeur architecturale qui leur faisait autrefois défaut.
Pour la structure porteuse les architectes oublient la pierre dans la majorité des cas mais n'oublient pas la brique dans les éléments d'architecture qui peuvent s'afficher. Le béton est un matériau considéré comme architectural par exemple pour l'architecture brutaliste ou comme un matériau technique vulgaire utilisé par économie ou pour ses caractéristiques techniques (plasticité) selon les architectes et les architectures. Le béton permet de bâtir des plaques et coques de plus en plus fines, il est le matériau moderne utilisé même pour des édifices conventionnels, églises, musées etc.
Des matériaux classiques donnent cependant toujours la même valeur noble : encore une fois le marbre, qui a pu servir architecturalement à cause de sa transparence lorsqu'il est en feuille mince en lieu et place du verre qui est omniprésent avec ou sans structure d'encadrement dans l'architecture contemporaine. Car le verre (la glace) sert pour les façades, pour les couvertures, pour le cloisonnage (par exemple le dôme du Reichstag à Berlin est couvert de glace). La céramique est rejointe par la pâte de verre pour les mosaïques. Le plâtre associé au carton constituant les cloisons non porteuses de placo-plâtre est un matériau économique estimé.
Les matériaux considérés comme très modernes comme l'inox, l'aluminium servent aussi au décor en façade. Le cuivre, le zinc, le plomb, matières montrées dans l'architecture classique sont remplacés par les matières plastiques que l'on cache ou que l'on laisse « s'afficher » (par exemple dans l'architecture post-moderne du Centre national d'art et de culture Georges-Pompidou des architectes Renzo Piano et Richard Rogers). Néanmoins la valeur marchande de la matière influe comme toujours sur la valeur esthétique attribuée, par exemple la dorure à la feuille d'or de clochers se continue, par exemple le titane est mis en façades du Musée Guggenheim à Bilbao par Frank Gehry.
Un nouveau matériau pour une nouvelle architecture est mis en œuvre par les architectes contemporains: les matières textiles et les structures à bulles. L'architecture des structures tendues par câbles ou des structures gonflables se situe dans une architecture valorisée au départ pour les évènements publics importants éphémères (par exemple l'architecture post-moderne déconstructiviste de Günter Behnisch pour Stade olympique de Munich, ou en autre exemple l'architecture de Jacques Herzog pour le Centre national de natation de Pékin et ses bulles).
A contrario de ces matières nouvelles issues du pétrole, le bois après avoir trouvé une vertu technique avec la fabrication de contreplaqué puis de lamellé-collé est par sa vertu écologique à nouveau utilisé dans des constructions commandées par les maîtres d'ouvrage institutionnels et il est mis en façade. De la même façon la terre voit un renouveau dans les architectures écologiques occidentales ou les architectures populaires américaines ou africaines (par exemple le dispensaire de Mopti au Mali d'André Ravéreau), elle est utilisée selon la tradition ou améliorée (le pisé armé de textile en chaînage).
Matière ayant un grand passé architectural, l'eau en jets ou en brumes associée maintenant à la lumière des spots, le tout commandé électroniquement, forme une architecture utilisant une variation dans le temps de la troisième dimension (par exemple à Lyon la place des Terreaux de David Buren).
Architectures contemporaines
- L'école de Chicago : Ce mouvement de renouveau architectural est marqué par la révolution structurelle qui permit de passer des murs et refends porteurs aux structures de type poteaux-dalles (First Leiter Building, 1879).L'accent est mis sur la fonctionnalité, avec l'utilisation d'acier, de ciment et de fer forgé, de verre armé (pour la construction de dômes...). C'est l'École de Chicago qui lança l'utilisation de l'acier dans la construction des gratte-ciel. À cette école est apparentée à l'école de la prairie (Prairie School) qui traite, elle, de l'architecture résidentielle, et est davantage en filiation avec l'Art nouveau.
- L'Art nouveau ( Certains spécialistes considèrent ce style comme le début de l'architecture contemporaine).
- Le style d'Héliopolis, est un style architectural propre à un district égyptienne dans l'est du Caire[6]. Au début du 20e siècle (1905–c.1935), les architectes des chemins de fer électriques du Caire et les oasis du Héliopolis qui était la société belge responsable de la construction d'une nouvelle banlieue Heliopolis, a également eu un nouveau style, exclusivement conçu et développé pour l'utiliser dans les bâtiments du nouveau quartier.
- Le Mouvement moderne, animé par les pionniers des années 1920-1940 : l'école du Bauhaus en Allemagne, Le Corbusier et l'Esprit Nouveau en France caractérise les débuts de l'architecture moderne en rupture radicale avec le style Beaux arts du dix-neuvième siècle, mais dans le prolongement de l'Art nouveau (les « Cinq points de l'architecture moderne » de Le Corbusier-1926).
- Le style « Bauhaus », du nom de la fameuse école allemande des années 1920-1930[7], inspiré par Peter Behrens, De Stijl et le mouvement Arts and Crafts est une réponse à l'industrialisation des procédés de fabrication, notamment pour le mobilier, les objets manufacturés et l'architecture. Il est à la base du design et du Style international.
- L'Art déco : C'est le style des années 1920-1930 caractérisé par des contrastes, des formes en zig-zag inspirées par l'art égyptien, et l'utilisation de décorations en chrome et en plastique. Il se retrouve dans l'architecture, les arts graphiques et les décorations intérieures[8]. Le Chrysler Building, à New York, est un exemple de ce style. Des styles en sont dérivés comme le California Crazy des années 1930-1940.
- L'Architecture totalitaire est un type d'architecture et non une période précise qui doit être mise en parallèle avec les styles dit libres. Elle regroupe les architectures réglementées par les personnes au pouvoir à la même période dans un État donné.
- Le Style international, qui marque l'arrivée des idées du Mouvement moderne aux États-Unis, notamment par l'intermédiaire de Philip Johnson au Moma à New York et de Ludwig Mies van der Rohe à Chicago, résulte du mariage des idées de l'école du Bauhaus et des techniques de construction en acier et en verre des États-Unis. Il caractérise une grande partie de l'architecture des trente glorieuses.
- Le Brutalisme (angliscisme) est un type d'architecture qualifiée par son effet produit dérangeant: un critère de regroupement d'architectes par l'effet plus qu'un mouvement de conception des espaces architecturaux avec décor par la matière brute.
- L'Architecture high-tech qui marque une évolution au début des années 1970 du mouvement moderne et du style international vers une expression plus affichée, et parfois ostentatoire et ironique, des techniques de construction les plus innovantes, notamment en acier et en verre (verre extérieur attaché).
- Le Post-modernisme, mouvement débutant à la fin des années soixante, en rupture avec le mouvement moderne, et prônant un retour à la décoration, aux motifs empruntés au passé, et à l'éclectisme, s'appuyant sur un regard nouveau porté à la culture populaire et son expression architecturale (le "vernaculaire commercial"), regard initié par Robert Venturi dans son ouvrage Learning from Las Vegas, et contemporain du Pop-Art. Un des exemples emblématiques est la Sony Tower (ex tour ATT) de Philip Johnson à New York.
- Le Constructivisme russe.
- Le Métabolisme
- La Blobitecture (angliscisme) ou architecture molle est un type d'architecture qualifiée par son effet produit dérangeant: c'est un collage de plusieurs mouvements différents de conception des espaces architecturaux: soit utilisant des techniques modernes sans référence impérative à l'angle droit, soit utilisant des structures textiles gonflables, soit intégrant la nature dans la construction.
- Le Biomorphisme.
Architecture islamique
Les mosquées ont un plan type mis au point au XIIIe siècle : une enceinte de voûtes formant une cour, des tours carrées à la base devenant rondes en hauteur, la plus grande est le minaret : Utilisation de terre crue pour le corps des murs, utilisation de terre cuite pour les faces qui fournissent un décor non figuratif. Parmi les édifices les plus représentatifs et les mieux préservés de l'architecture religieuse des premiers siècles de l'Islam, figure la Grande Mosquée de Kairouan (en Tunisie). Elle compte parmi les chefs-d'œuvre les plus marquants de l'architecture islamique. Fondée en 670 Ap. J-C et reconstruite au IXe siècle par les souverains de la dynastie aghlabide, la Grande Mosquée de Kairouan est considérée comme l'ancêtre de toutes les mosquées de l'Occident musulman[9] ; Par son plan et ses caractéristiques architecturales et décoratives, elle servit de de prototype à de nombreuses mosquées de l'Occident musulman[10] et servit de modèle dans divers pays de l'Afrique du Nord, en Sicile et en Andalousie[11].
Architecture asiatique
- Architecture iranienne (persane)
- Architecture indienne
- Architecture japonaise
- Architecture thaïe
- Architecture khmère
- Architecture annamite
- Architecture mongole
- Architecture thibétaine
- Architecture chinoise ( Ex:Muraille de Chine,Temples bouddhistes)
- Architecture coréenne
Architecture pré-colombienne
- Architecture maya
- Architecture aztèque
- Architecture inca
Notes et références
- (es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Historia de la arquitectura » (voir la liste des auteurs)
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Périodes de l'architecture » (voir la liste des auteurs).
- William J. Duiker et Jackson J. Spielvogel, World History, Volume 1, éd. Cengage Learning, 2006, pp. 203-205
- Ernst Hans Gombrich, The story of art, éd. Phaidon, Londres, 1995, p. 447
- Anna Jackson et Morna Hinton, The V&A guide to period styles : 400 years of British art and design, éd. V & A Publications, Londres, 2002, p. 158
- (fr) Sylvie Mazaraky et Jos Vandenbreeden, L'Art nouveau : passerelle entre les siècles et les arts, éd. Lannoo Uitgeverij, 2006, p. 13
- Jan Gympel, Story of Architecture, éd. Könemann, 2006, p. 70
- Tarek Mohamed Refaat Sakr, Early twentieth-century Islamic architecture in Cairo, éd. American University in Cairo Press, 1993, p. 63
- Cahiers d'études romanes, Numéro 4, Parties 1 à 2, éd. Université de Provence (Aix-Marseille 1), 2000, p. 321
- (en) Kathleen Morgan Drowne et Patrick Huber, The 1920's, éd. Greenwood Publishing Group, 2004, p. 74
- (en) John Richard Hayes, The Genius of Arab civilization : source of Renaissance, éd. Taylor & Francis, 1983, p. 104
- Michel Terrasse, Islam et Occident méditerranéen : de la conquête aux Ottomans, éd. Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), 2001, p. 60
- (fr) Grande Mosquée de Kairouan (Qantara patrimoine méditerranéen)
Bibliographie
- Gérard Monnier, Histoire de l'architecture, éd. Presses Universitaires de France, 2010
- Jan Gympel, Histoire de l'architecture : de l'antiquité à nos jours, éd. Éditions Place des Victoires, 2005
- Patrick Nuttgens, Histoire de l'architecture, éd. Phaïdon, 2002
En direct des marchés
Roland-Garros: Tsonga tête d'affiche de la première journée
Le N.1 français Jo-Wilfried Tsonga sera la tête d'affiche de la première journée de Roland-Garros, dimanche, où il fait son entrée en lice face au modeste qualifié russe Andrey Kuznetsov, 159e mondial.