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Palais présidentiel de Carthage
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| Palais présidentiel de Carthage | ||||
Vue aérienne du palais présidentiel depuis le golfe de Tunis |
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| Présentation | ||||
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| Nom local | قصر الجمهورية | |||
| Type | Palais | |||
| Architecte | Olivier-Clément Cacoub | |||
| Propriétaire | État tunisien | |||
| Destination actuelle | Résidence officielle du président de la République tunisienne | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Gouvernorat | Tunis | |||
| Municipalité | Carthage | |||
| Coordonnées | ||||
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Géolocalisation sur la carte : Afrique Géolocalisation sur la carte : Tunisie (administrative) |
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Le palais présidentiel de Carthage, appelé officiellement Palais de la République (قصر الجمهورية), est le siège et la résidence du président de la République tunisienne. Il est aménagé sur le front de mer à Carthage, près du site archéologique, à quinze kilomètres au nord-est de Tunis.
Sommaire |
Complexe du palais
Le complexe du palais compte quatre parties : le palais proprement dit, composé du bâtiment central et d'une aile privée abritant deux appartements, un bâtiment pour la sécurité présidentielle et deux autres bâtiments, dont l'un pour les services communs, administratifs, financiers et généraux[1].
Dans l'enceinte du complexe se trouve la résidence de l'ambassadeur de Suisse, bâtiment cédé par Bourguiba après une tentative de coup d'État en 1962[1], de même que le site archéologique appelé « fontaine aux mille amphores ».
Histoire
À l'origine, le parc du palais abrite, sous le protectorat français, la résidence du secrétaire général du gouvernement tunisien, fonctionnaire français chargé de contrôler les ministres et le gouvernement du bey de Tunis.
Choisi par Bourguiba comme lieu de résidence après le palais Essaâda de La Marsa, il remplace un autre palais de Carthage, situé en bas de la colline, qui était la résidence principale du dernier bey de Tunis.
Après l'indépendance de la Tunisie, Habib Bourguiba y bâtit un palais à la mesure de ses ambitions et à la mesure du culte de sa personnalité. Il suffit de visiter le fonds Bourguiba, qui se trouve au sous-sol du palais et montré à la télévision tunisienne après la révolution de 2011, pour s'en convaincre. Le palais est construit par l'architecte franco-tunisien Olivier-Clément Cacoub, en trois tranches sur une période étalée de 1960 à 1969, selon une architecture arabo-andalouse. Le complexe du palais couvre une superficie totale de 38 à 40 hectares[2].
Pendant la présidence de Bourguiba, le palais lui sert de résidence et de lieu de travail. Sa famille vit dans ce palais jusqu'au coup d'État de Zine el-Abidine Ben Ali le 7 novembre 1987. Ben Ali refuse d'utiliser le bureau de son prédécesseur et en fait aménager un nouveau, ainsi qu'un autre pour son épouse Leïla[1]. Il utilise seulement le palais comme un lieu de travail, lançant la construction d'un autre palais pour lui servir de résidence personnelle, bien qu'il lui arrive de résider dans les appartements qu'il fait aménager, au début de sa présidence, dans l'aile privée du palais.
Le 15 janvier 2011, un jour après la fuite de Ben Ali durant la révolution, l'armée donne l'assaut sur le palais qui abrite des membres de la sécurité présidentielle restés fidèles au président déchu[3].
Fouad Mebazaa, président de la République par intérim, à la suite de la fuite de Ben Ali, décide d'occuper les bureaux présidentiels de Carthage et annonce son intention de s'y installer, dans le cadre de ses fonctions. Peu après son élection par l'assemblée constituante, Moncef Marzouki annonce à la presse son intention de travailler et de résider au sein-même du palais. Il décide de reprendre le bureau de Bourguiba, y installant les portraits de Mohamed Bouazizi, Farhat Hached, Mohamed Daghbaji, Bourguiba et Salah Ben Youssef[1].
Architecture intérieure
Le palais abrite des salles qui prennent le nom de personnalités tunisiennes qui ont joué un rôle dans l'histoire du pays tels que Bourguiba, Abdelaziz Thâalbi et Abou el Kacem Chebbi.
Les réceptions officielles ont lieu au salon des ambassadeurs, les délégations s'installant dans le salon bleu, où trône une maquette de la mosquée du Prophète à Médine, offerte par le roi Fahd d'Arabie saoudite à Ben Ali[1].
Personnel
Quelques 3 000 personnes travaillent au palais, pour les deux tiers des gardes nationaux assurant la protection du site et des agents du service de la sécurité présidentielle[1].
Références
- Cherif Ouazani, « Révolution à Carthage », Jeune Afrique, 11 mars 2012, pp. 39-41
- Zouhour Harbaoui, « À la mesure du culte de la personnalité ! », Tunis Hebdo, 30 avril 2012
- (fr) « Tunisie : l'armée donne l'assaut au palais présidentiel », Agence France-Presse, 16 janvier 2011
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