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Parlement de Dijon
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| Parlement de Dijon | ||
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| Présentation | ||
| Période ou style | Renaissance | |
| Type | Palais | |
| Architecte | Hugues Sambin | |
| Date de construction | XVIe siècle - XIXe siècle | |
| Protection | ||
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Coordonnées | ||
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Le Parlement de Dijon (initialement Parlement de Bourgogne et actuelle cour d'appel de Dijon) est un Parlement de l'ancien régime fondé en 1354 par le duc Philippe Ier de Bourgogne à Beaune, transféré à Dijon en 1480 par le roi Louis XI de France.
Sommaire |
Historique
Le Parlement de Bourgogne est issu de l'ancienne Curia Ducis, conseil des ducs de Bourgogne, hébergé dans l'Hôtel des ducs de Bourgogne à Beaune en 1354 par le duc Philippe Ier de Bourgogne. Après le rattachement d'une partie du duché de Bourgogne / état bourguignon au royaume de France en 1477, le roi Louis XI décide son transfert à Dijon, en réaction contre la ville de Beaune qui avait pris parti contre lui[1]. En novembre 1480 Louis d'Amboise procède à l'installation du nouveau Parlement dans des locaux faisant partie de la Chambre des Comptes. Lors de l'épidémie de peste de 1499, les parlementaires se retirent à Beaune et ne consentent à se réinstaller à Dijon en 1507 que contre la promesse de la construction d'un nouvel édifice. Il est adjoint en 1524 à la Grand'Chambre, une chambre spécialisée dans les affaires criminelles la Tournelle. En 1575 apparaît la Chambre des Requêtes, suivie en 1589 de la création de la Chambre des Enquêtes, chargée d'instruire les instances en examinant les preuves recueillies. Durant cette période du XVIe siècle, le Parlement refuse d'enregistrer l'édit de janvier 1562 accordant aux calvinistes la liberté de culte. Cette décision entraine une scission avec la création d'un Parlement dissident à Flavigny-sur-Ozerain puis à Semur-en-Auxois. La conversion du roi Henri IV et sa victoire à Fontaine-Française contre la Ligue favorise le retour à l'unité. Au cours de la Fronde, le Parlement se divise à nouveau en deux camps, obligeant Louis XIV à intervenir en tenant à Dijon le 15 novembre 1658 un lit de justice. Au XVIIIe siècle, la réforme Maupeou entraine un renouvellement des membres du Parlement, qui surent néanmoins défendre les privilèges de la Province et se rendirent populaires par des mesures en faveur des débiteurs. En 1755, le rétablissement des anciens privilèges parlementaires après l'avènement de Louis XVI donne lieu à de grandes manifestations publiques. Le Parlement est mis en congé à la suite de la Révolution française le 3 novembre 1789. La palais héberge à ce jour la Cour d'appel de Dijon.
Fonctions
Le parlement était presque maître absolu en tout. Il partageait le gouvernement de la province avec le gouverneur, lequel ne pouvait rien faire d'important sans son avis. Les ordonnances des gouverneurs étaient sujettes aux lettres d'attache du parlement.
Outre les affaires contentieuses, le parlement traitait pendant la paix, de toutes les affaires concernant les fortifications, les finances, les monnaies, la police, les chemins, les domaines, les fiefs et la conservation des limites de la province. Pendant la guerre, il ordonnait la levée des troupes.
Architecture
La construction débute au XVIe siècle en 1518 avec la Chambre Dorée, achevée en 1522. L'édification de la Tournelle est entreprise en 1549. La Salle Saint Louis et la façade renaissance sont terminées en 1580. Cette dernière comporte une porte sculptée par Hugues Sambin. La Chambre des Enquêtes date du XVIIe siècle. Les travaux se poursuivent au XVIIIe siècle en façade sur la place du Palais. Durant le XIXe siècle, des restaurations interviennent avec notamment le déplacement de la Chapelle du Saint-Esprit dans le prolongement de la salle Saint Louis.
De nombreux éléments de l’édifice[2] font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 15 février 1926[2].
Notes et références
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA252 Lettres patentes de Louis XI, Arras, le 18 mars 1477 (1476 avant Pâques)
- Notice no PA00112428, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
Annexes
Bibliographie
- Albert Colombet, Le Palais de Justice de Dijon, Ed. L'Arche d'Or, Dijon.
Articles connexes
- Bourgogne - Cour d'appel de Dijon
- Premiers présidents du Parlement de Bourgogne
- Parlement (Ancien Régime) - Institutions d'Ancien Régime en Bourgogne
- Hôtel des ducs de Bourgogne de Beaune - Duché de Bourgogne - État bourguignon
- Hugues Picardet (mort en 1641, procureur du roi au Parlement de Bourgogne)
- Pierre Lenet (mort en 1671, procureur général au Parlement de Bourgogne)
- Charles de Brosses (Premier président de 1775 à 1777)
Liens externes
- Liste des objets protégés au titre des monuments historiques conservés dans le palais, Base Mémoire, Ministère de la Culture
- Lettres patentes de Louis XI, Ablon-sur-Seine, le 14 mars 1478 (1477 avant Pâques) Lettres patentes qui ordonnent au parlement de Paris de renvoyer à celui de Bourgogne les causes et procès pendans entre des Bourguignons
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