Parti radical (France)

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Parti radical
Image illustrative de l'article Parti radical (France)
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Présentation
Président, Porte-parole Jean-Louis Borloo
Fondation juin 1901
Siège 1, place de Valois
75001 Paris
Secrétaire général Laurent Hénart
Premier vice-président Rama Yade
Second vice-président Yves Jégo
Secrétaires généraux adjoints Michel Thiollière,
Arlette Fructus
Trésorier national Jean-Marc Gabouty
Président d'honneur André Rossinot
Idéologie Radicalisme, républicanisme, humanisme, laïcité
Couleurs bleu, blanc, rouge
Site web www.partiradical.net/
Présidents de groupe
Sénat François Zocchetto (UCR)
Assemblée Christian Jacob (UMP)
Parlement européen Joseph Daul (PPE)
Représentation
Députés
20 / 577
Sénateurs
7 / 348
Députés européens
3 / 72

Le Parti radical dit « Parti radical valoisien » est le plus ancien parti politique français, continuation officielle du Parti radical historique. Celui-ci avait été créé en 1901, et il représentait alors la Gauche, les socialistes étant – à la même époque –, considérés comme d'extrême gauche[1]. En 1902, il conduira l'Union des gauches. Cette majorité, victorieuse aux élections législatives de 1902, constituera d'abord le gouvernement Émile Combes et réalisera notamment, après la chute de Combes, la séparation de l'Église et de l'État de 1905. À la suite de nombreux avatars sous les IVe et Ve Républiques, et du fait de la scission, intervenue en 1971, d'avec les radicaux de gauche, il se situe désormais au centre-droit de l'échiquier politique. Il a ainsi fait partie, en tant que parti associé, de l'UDF entre 1979 et 2002 puis l'UMP entre novembre 2002 et mai 2011. Il prend ensuite son indépendance et participe à la création de L'Alliance républicaine, écologiste et sociale le 26 juin 2011.

Sommaire

Histoire

La structuration du radicalisme au XIXe siècle

Le Parti radical trouve ses origines dans les rangs des républicains au XIXe siècle, où il se situa souvent à l'extrême gauche de l'échiquier politique. Sa philosophie politique sera tout au long de son histoire fortement influencée par la franc-maçonnerie, dont seront membres plusieurs des figures politiques radicales.

Sous la Monarchie de Juillet

En 1843, sous la Monarchie de Juillet, les radicaux se regroupent autour d'Alexandre Ledru-Rollin et participeront à l'avènement de la IIe République. Ils soutiendront les grandes réformes de 1848 : instauration du suffrage universel, abolition de l'esclavage, liberté de la presse, liberté de réunion.

Les radicaux s'opposent au régime de Napoléon III et trouvent un leader, en 1868, en la personne de Léon Gambetta (qui a publié en 1863 La Politique radicale, recueil de discours qui synthétise la doctrine radicale). Leur « programme », qui prend corps dans un discours de Gambetta, le « Programme de Belleville », prononcé en 1869, s'axe essentiellement sur un rétablissement des libertés publiques et une démocratisation passant par un retour au suffrage universel (l'Empire ayant mis en place un système de candidatures officielles).

1870 - 1901

Alexandre Ledru-Rollin.
Léon Gambetta.
Georges Clemenceau.
Édouard Herriot.

En 1870, Gambetta proclame la République à Versailles, après la défaite de l'Empire face à la Prusse. Les radicaux devront cependant composer avec les monarchistes orléanistes : parti de droite majoritaire inauguré par Adolphe Thiers, qui géra la révolte de Paris lors des évènements de la Commune avec une résolution sanglante alors que la France était envahie par les troupes allemandes, suite à la débacle de 1870. Adolphe Thiers, Mac-Mahon et les républicains modérés seront hissés à la tête de la France suite aux élections législatives. En effet, le radicalisme est ressenti comme un courant de pensée trop progressiste par les électeurs des zones rurales, qui lui préfèrent une monarchie modérée, garante à leurs yeux d'une plus grande stabilité politique.

La IIIe République installée définitivement depuis 1884, les radicaux incarneront particulièrement l'anticléricalisme et l'opposition à l'expansion coloniale de la France. Georges Clemenceau et, toujours, Léon Gambetta, en sont les figures les plus marquantes.

La création du parti et son rôle sous la IIIe République

Créé les 21, 22 et 23 juin 1901, le Parti radical est donc fondé avant même l'adoption des lois de juillet 1901 sur la liberté d'association. Suite à son succès aux élections législatives de 1902, il devient le parti « pivot » de la IIIe République et sera à l'initiative de plusieurs grandes réformes :

Pendant la Première Guerre mondiale, le radical Georges Clemenceau mène le pays à la victoire.

En 1927, Édouard Daladier succède à Édouard Herriot à la tête du parti. Leader de son aile gauche il favorisera l'alliance des Radicaux aux autres forces de progrès (socialistes de la SFIO notamment) au sein du Cartel des gauches, puis du Front populaire de 1936, au sein duquel les radicaux deviennent minoritaires face au succès électoral de la SFIO. Jean Zay sera le ministre radical de Léon Blum, chargé de l'Éducation nationale, (le passage d'Instruction publique à Éducation nationale étant dû à Édouard Herriot en juin 1932), dont il engagera une profonde réforme pour la rendre plus démocratique et moderne.

Les années 30 seront aussi celles de l'arrivée des Jeunes Turcs, parmi lesquels on peut citer : Pierre Mendès France, Jean Zay, Pierre Cot, Jacques Kayser et Émile Roche.

Grâce à ses succès électoraux le Parti fera entre 20 et 28 % du corps électoral de 1902 à 1936.

La Seconde Guerre mondiale

Plusieurs radicaux s'engageront dans la Résistance, au premier rang desquels Jean Moulin, mais aussi Jean Zay, Pierre Mendès France, Henri Queuille, Paul Anxionnaz, René Mayer et René Cassin, futur rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Sous la IVe République

Le Parti radical reprend son rôle de formation politique « pivot », même s'il se trouve rapidement concurrencé par le MRP, nouvelle formation centriste, et la SFIO qui demeure la principale formation de la gauche non-communiste. Il décide donc de constituer le Rassemblement des gauches républicaines avec plusieurs formations centristes et libérales (UDSR, Alliance démocratique)...

En effet, en 1946, après la guerre le parti tombe à 15 % des voix avant de se maintenir à 10 % pendant la IVe République. Le parti ne s'en remettra jamais et une lente agonie commence pour le radicalisme français.

Il soutiendra la construction européenne et favorisera une décolonisation raisonnée et progressive. Malgré des personnalités comme Henri Queuille, Edgar Faure, Félix Gaillard ou Pierre Mendès France, le parti se trouve quelque peu marginalisé sur l'échiquier politique et connaîtra de fortes dissensions internes, entre son aile gauche et son aile « centriste » qui se rapproche de plus en plus des partis de centre-droit.

Sous la Ve République : l'évolution vers le centre-droit

La Ve République sera fatale électoralement pour le Parti radical qui connaîtra un fort recul aux élections législatives ( 8,4 % en 1958 et 7,1 % en 1962 et 6,0 % au municipale de 1964), après s'être ardemment opposé au retour au pouvoir du Général de Gaulle et à l'adoption de la nouvelle constitution. À l'issue des législatives de 1958, il obtient 13 élus (membres du groupe de la Formation Administrative des Non-Inscrits puis du groupe de l'Entente démocratique). Le 27 mai 1959, Jean Berthoin, ministre de l'Intérieur, démissionne du gouvernement Michel Debré : le Parti radical n'est plus représenté au gouvernement. À l'occasion des élections législatives de 1962, le Parti radical participe au « cartel des non » et obtient 23 élus (membre du Rassemblement démocratique). Entre 1965 et 1968, il participe, avec la SFIO, à la Fédération de la Gauche Démocrate et Socialiste (FGDS). Son positionnement de facto au centre, sa tradition de gauche, son inclination à droite, le rendent peu lisible pour les électeurs dont les suffrages s'organisent désormais en deux blocs bien distincts : à droite autour des gaullistes, et à gauche autour des socialistes et des communistes. Pierre Mendès France, après son échec à maintenir le parti à gauche et sa « déconvenue » à l'élection présidentielle de 1969 (au sein du « ticket » qu'il avait constitué avec Gaston Defferre qui ne passe pas le 1er tour du scrutin), s'éloigne définitivement du parti pour rejoindre les rangs du futur Parti socialiste. Le 7 mai 1969, le comité exécutif vote le soutien à Alain Poher (Centre Démocrate) pour l'élection présidentielle. Talonné par le communiste Jacques Duclos au premier tour, le président de la République par interim sera nettement battu par Georges Pompidou à l'issue du second tour.

1970 - 1979 : la scission et une résurrection relative

En 1971, le Parti connaît un nouvel élan avec l'arrivée à sa tête, le 29 octobre 1969, de Jean-Jacques Servan-Schreiber (dit J.J.S.S.), passionné par le modèle des États-Unis et qui, bien qu'homme de gauche, sera l'artisan du passage au centre-droit du parti. En 1972, le parti connaît une scission avec la création du Mouvement des radicaux de gauche par une tendance minoritaire souhaitant adhérer au Programme commun, et qui soutiendra plus tard une candidature unique de la gauche, celle de François Mitterrand, pour l'élection présidentielle de 1974.

C'est à partir de cette date qu'est adjoint au nom du Parti radical le qualitatif de « valoisien » (venant de la place de Valois où se situe son siège national) pour le distinguer du MRG. En 1973, le Parti radical s'allie aux centristes issus du MRP de Jean Lecanuet au sein du Mouvement réformateur. Opposés à une alliance électorale avec les communistes mais toujours anti-gaullistes, les radicaux accompagneront les principales réformes sociétales de la présidence de Valéry Giscard d'Estaing (autorisation de la pilule contraceptive, reconnaissance des droits des femmes) et réclameront une nouvelle organisation territoriale de la France au profit des pouvoirs locaux.

Cette nouvelle dynamique impulsée par « JJSS » grâce à sa victoire surprise en 1970 contre un député gaulliste, s'achèvera cependant par un échec, ce dernier connaissant plusieurs revers électoraux successifs (moins de 2 % aux élections européennes de 1979).

L'intégration à l'UDF

Le parti doit alors le maintien de son influence à sa participation à la création de l'UDF, initiée par Valéry Giscard d'Estaing en 1978. Il en devient l'une des six composantes aux côtés des centristes du Centre des démocrates sociaux, des libéraux du Parti républicain et de la Fédération nationale des Clubs Perspectives & Réalités, des sociaux-démocrates du Mouvement démocrate-socialiste et des Adhérents directs.

À travers l'UDF, le Parti radical participera à tous les gouvernements issus de majorités RPR/UDF.

L'association avec l'UMP

En 1998, l'UDF connaît une scission importante avec le départ de Démocratie libérale (ex-Parti républicain), suite aux élections régionales qui ont vu se constituer des alliances entre le Front national et certains membres de DL. Le Parti radical reste membre de l'UDF aux côtés des centristes de Force démocrate qui fusionnent peu après avec les adhérents directs et plusieurs autres petits partis centristes membres de la formation. Cette fusion interne marginalise le Parti radical dont plusieurs responsables prennent leurs distances vis-à-vis de la direction nationale de l'UDF menée par François Bayrou et sa ligne ayant pour ambition de constituer une force centriste indépendante de la droite et de la gauche.

Jean-Louis Borloo.

La majorité des radicaux participent donc naturellement à la création de l'UMP à la suite de la réélection de Jacques Chirac. Le Parti radical quitte alors l'UDF pour signer un accord d'association avec l'UMP. Il demeure un parti de plein exercice, mais ses financements sont constitués essentiellement de subventions versées par l'UMP avec laquelle l'adhésion est désormais commune. Le parti est alors dirigé par Jean-Louis Borloo et André Rossinot, puis, depuis novembre 2007, par Borloo seul. Depuis le congrès de 2007, les adhérents n'ont plus systématiquement la double appartenance PR/UMP, ce sont eux qui choisissent.

Ce partenariat avec l'UMP prend fin le 14 mai 2011, date à laquelle le parti décide de s'affranchir de l'UMP et de rejoindre la Confédération des centres.

Dénomination

En 1972, une partie minoritaire des radicaux a fait scission pour rejoindre le Programme commun et fonder ce qui est aujourd'hui le Parti radical de gauche (PRG).

Siège du parti radical dit « valoisien » au n°1 de la place de Valois.

Le nom du parti radical-socialiste « maintenu » fait référence à la place de ValoisParis, 1er arrondissement), où se trouve le siège historique du parti (au numéro 1). Ce « Parti radical valoisien » détient la propriété du nom complet du Parti radical (aujourd'hui seul mentionné sur une petite plaque) historique, qui est « Parti républicain, radical et radical-socialiste » et qui a été conservé bien après la scission sur le linteau de l'entrée du siège, au 1 Place de Valois. Cette plaque à la dénomination historique est encore arborée à l'entrée du siège.

Le Parti « valoisien » est en réalité la continuation légale du Parti républicain, radical et radical-socialiste, bien que les radicaux valoisiens aient perdu l'habitude, depuis 1981, d'utiliser le terme « socialiste », qui n'en figure pas moins toujours dans leur dénomination officielle.

En mars 1996, la Cour d'Appel de Paris a condamné le Parti radical de gauche alors qu'il avait changé de nom pour s'appeler simplement "Radical", considérant que l’utilisation du terme « Radical » seul était « source d’ambiguïté dans l’esprit des citoyens quant au positionnement exact du mouvement politique qui s’en prévaut, car l’électeur est non spécialiste des mécanismes d’évolution des partis politiques »[2].

Positionnement politique

Proche du centre, il s'est allié à la droite. Il a été longtemps l'une des composantes de l'UDF avant d'intégrer l'UMP. Il s'est différencié d'autres composantes de l'UDF comme Démocratie libérale en refusant toute tractation avec le Front national. Le Parti radical est également un défenseur fervent de la laïcité.

Il existe aussi le mouvement de jeunes du Parti radical : la Nouvelle Génération – Jeunes Radicaux.

Au sein de l'UMP

Le Parti radical a fait le choix d'un financement public indirect depuis 1993. D'abord à travers l'association de financement de l'UDF, puis, sur le même mode, à travers avec un protocole d'accord avec l'UMP. En effet, l'UMP finance une majeure partie du Parti : en 2008, le Parti radical a ainsi reçu un million d'euros d'aide financière de la part du parti de Nicolas Sarkozy[3].
Lors de la création de l'UMP, le Parti radical valoisien a adhéré à l'UMP en tant que personne morale, comme lors de la fusion de l'UDF de 2001 aboutissant à la création de la Nouvelle UDF de François Bayrou. Les personnes adhérant au Parti radical sont par là même membres de l'UMP. Cela permet au Parti radical de conserver le lien direct avec ses adhérents, les cotisations et sa personnalité juridique distincte de l'UMP. Cependant, depuis l'année 2008, un adhérent au Parti radical peut faire le choix d'être ou non par la même occasion adhérent à l'UMP.

Allié, de fait, de l'UMP, le Parti radical valoisien souhaite une « politique progressiste qui prône l'égalité des chances, la laïcité et le respect des valeurs humaines », selon les mots de Jean-Louis Borloo.

Début mai 2008, dans une interview réservée au magazine L'Express, Serge Lepeltier, vice-président du Parti radical, a déclaré que le parti devait présenter des listes autonomes aux élections européennes de 2009. Les listes seront finalement communes avec l'UMP.

Le rapprochement avec les Radicaux de gauche

Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, les deux partis radicaux plaident régulièrement pour des retrouvailles, que ce soit Jean-Michel Baylet en mai 2007 dans le Le Monde, ou André Rossinot en septembre 2008 dans Le Figaro.

En septembre 2007, les deux branches du radicalisme français tenaient leur université d'été avec un échange de délégation (celle du PRG à Nancy chez les valoisiens, et celle du Parti radical à Ramatuelle chez leurs homologues de gauche). Les 16 et 17 novembre 2007, a eu lieu le 108e congrès du Parti radical : les dirigeants des deux partis ont parlé ouvertement de rapprochement pour occuper le centre de la vie politique française. Une force radicale unie concurrencerait de fait le MoDem et le Nouveau Centre.

Un an plus tard, il semble que le débat ne soit plus à l'ordre du jour puisqu'après les sénatoriales de septembre 2008, 5 sénateurs radicaux ont préféré siéger avec l'UMP plutôt qu'avec le PRG au sein du groupe RDSE, et que Jean-Michel Baylet voulait créer son propre groupe avec le MRC et les divers gauche. Le même mois, André Rossinot a cependant annoncé qu'une commission d'étude conjointe avec le PRG allait travailler sur la laïcité. Lors des élections régionales de mars 2010, le PRG lorrain soutient la tête de liste radicale valoisienne Laurent Hénart.

Programme politique actuel

  • Accélérer l'adaptation de l'École au monde moderne et renforcer les dispositifs d'aide aux élèves en difficulté ;
  • Alléger le coût de l'État et le recentrer sur ses missions régaliennes afin de faire face aux enjeux du monde ;
  • Relancer le dialogue social et organiser la solidarité entre les générations ;
  • Engager la réforme fiscale qui favorisera l'envie d'entreprendre et accroître l'autonomie des collectivités locales ;
  • Rendre aux citoyens la sécurité au quotidien ;
  • Donner à la Défense les moyens d'assumer ses nouvelles fonctions face au terrorisme international ;
  • Intégrer le sud méditerranéen au projet européen par l'union des entreprises européennes et des entreprises des pays d'Afrique du Nord ;
  • Créer une citoyenneté européenne et une fédération des nations en Europe.

Participation à la création d'une confédération des centres

Le 7 avril 2011, Jean-Louis Borloo annonce sur France 2 dans l'émission À vous de juger, la création d'une « alliance républicaine, écologiste et sociale » qui regrouperait « avant l'été » plusieurs formations politiques du centre-droit (Parti radical, Nouveau Centre) et du centre-gauche (La Gauche moderne). Cette formation se positionnerait comme une « alternative au PS et à l'UMP ». Il a également confirmé que sa création conduirait le Parti radical à quitter l'UMP et l'alliance devrait avoir un candidat à l'élection présidentielle de 2012. L'intégration du Parti radical à cette nouvelle formation sera soumise aux instances internes du parti au 111e congrès du Parti radical avant de devenir effective. Hormis le Parti radical, cette union devrait regrouper les formations politiques du Nouveau Centre d'Hervé Morin, de La Gauche moderne de Jean-Marie Bockel et de la Convention démocrate d'Hervé de Charette.

Accord politico-financier avec Le Trèfle - Les nouveaux écologistes

Le Parti radical a conclu début 2012 un accord avec Le Trèfle - Les nouveaux écologistes afin de bénéficier des fonds publics. Les députés radicaux ayant été élus sous l'étiquette UMP en 2007, ce parti n'est plus considéré comme une formation susceptible de bénéficier du financement public. Le Trèfle, qui touchera 155 222,14 euros en 2012 pour avoir présenté des candidats dans au moins 50 circonscriptions de métropole en 2007, touchera en plus 802 338,73 euros grâce à ses nouveaux 13 députés et 6 sénateurs[4],[5].

Albert Lapeyre, président du Trèfle, a affirmé que cette somme sera intégralement reversée au Parti radical. En outre, les deux partis ont convenu de ne pas présenter de candidats concurrents dans les mêmes circonscriptions, et de reprendre leur indépendance après les élections[4].

Un accord d'association du même type existe depuis août 2007 pour le même motif entre le parti polynésien Fetia Api et le Nouveau Centre[6].

Échéances de 2012

Lors du 112e congrès du parti le 10 mars 2012, la question du soutien du Parti radical à Nicolas Sarkozy se pose, et après des discussions tendues et avoir mis les participants au vote, 76 % des délégués votent en faveur d'une résolution de soutien "vigilant" au président sortant contre 24 %[7],[8]. En avril 2012, est créée l'Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates (URCID), une association présidée par Laurent Hénart qui permettra d'obtenir le financement public pour les candidats qui s'y rattacheront lors des élections législatives[9].

Membres

En 2005, le Parti radical a connu le ralliements de plusieurs anciens centristes tels Renaud Dutreil ou Françoise Hostalier, mais également gaullistes comme Serge Lepeltier, qui y cherchent, semble-t-il, un espace d'expression moins libéral et moins sarkozyste qu'au sein de l'UMP.

En 2007, le parti revendique 8 000 membres dont 500 Jeunes Radicaux. Grâce à la réforme des statuts, adoptée lors du congrès de novembre 2007, les membres peuvent dorénavant élire leur président pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois. Auparavant, le président était élu par les 1 400 délégués du parti.

Aux législatives de juin 2007 le parti a présenté 37 candidats dont 6 ont été élus dès le premier tour pour un total de 18 députés radicaux siégeant à l'assemblée à l'issue du second tour.

Aux municipales de 2008, le Parti présente 2 000 candidats et 14 têtes de liste dans des villes de plus de 30 000 habitants telles Antibes, Valenciennes, Perpignan, Bourges, Montélimar, Bayonne, Saint-Étienne ou Nancy.

Les élections sénatoriales de 2008 ont été difficiles pour le parti puisque des 8 sénateurs en 2004, il ne se retrouve plus qu'avec 6 membres élus. Des figures comme Pierre Laffitte, Gilbert Baumet, Dominique Paillé, Yves Coussain, Xavier de Roux, Thierry Cornillet ont été battues et Georges Mouly ne se représentait pas.

Parmi les anciens dirigeants du Parti, on peut citer Olivier Stirn, Jean-Jacques Servan-Schreiber, Didier Bariani resté à l'UDF, mais de retour au parti en mai 2011, Yves Galland, ou Thierry Cornillet qui un temps resté fidèle à François Bayrou est revenu au Parti radical. Furent également dirigeants André Rossinot, ancien co-président du Parti et maire de Nancy, mais aussi Jean-Louis Borloo, président et ministre du 2e gouvernement Fillon.

Parmi les poids lourds du parti, on compte aussi le nancéien Laurent Hénart, le strasbourgeois François Loos, l'ancien Président du Rassemblement démocratique et social européen au Sénat Pierre Laffitte, Dominique Paillé, Michel Thiollière et Michel Zumkeller.

Le vice-président Serge Lepeltier est notamment chargé de renforcer les liens avec le PRG, mais aussi les liens avec les autres sensibilités centristes (La Gauche moderne, Les Progressistes, Nouveau Centre, Convention démocrate, etc.).

Le 15 décembre 2010, Rama Yade critiquant le positionnement de Jean-François Copé face au FN, annonce rejoindre le Parti radical de Jean-Louis Borloo[10].

Le parti gagne 2 sénateurs lors des élections sénatoriales du 25 septembre 2011 grâce à la victoire de Vincent Delahaye et Christian Namy, mais le sénateur sortant Jean-Paul Alduy n'est pas réélu et Alain Merly, Yves Jégo et Gérard Trémège sont battus, ce qui porte le nombre de sénateurs radicaux à 7.

Pour les législatives de juin 2012, une liste de 111 candidats a été présentée dans le cadre des investitures communes avec L'Alliance républicaine, écologiste et sociale ou avec l'UMP. Depuis 2011, Les candidats ne sont plus rattachés à l'UMP mais au Trèfle - Les nouveaux écologistes dans le cadre du financement public des partis. Pour élargir et mettre fin à cet accord, est créée l'Union des radicaux, centristes, indépendants et démocrates, association Loi 1901, en avril 2012.

Élus

Depuis le remaniement du 29 juin 2011, le Parti radical retrouve un ministre en la personne de Jean Leonetti.

Il conserve 20 députés, 7 sénateurs, 3 députés européens, 22 conseillers régionaux, 60 conseillers généraux, 198 maires, 700 élus locaux.

Les députés

À l'Assemblée, Laurent Hénart, secrétaire général du PR, souhaite une plus forte visibilité des députés radicaux sans toutefois quitter le groupe UMP. Sous l'impulsion de Franck Reynier est créé en octobre 2009[11] le Cercle des parlementaires radicaux qui se réunit une fois par semaine à l'Assemblée nationale.

Les sénateurs

Les députés européens

Ils sont inscrits au groupe du PPE-DE

Les conseillers régionaux

Liste des conseillers régionaux
Région Département Conseiller régional Groupe
Alsace Bas-Rhin François Loos Majorité régionale
Champagne-Ardenne Marne Véronique Marchet UMP-NC-DVD
Île-de-France Paris Grégoire Chertok Majorité présidentielle
Seine-et-Marne Claudine Thomas Majorité présidentielle
Hauts-de-Seine Rama Yade Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES)
Essonne Faten Hidri Majorité présidentielle
Limousin Corrèze Frédérique Meunier UMP et app.
Haute-Vienne Marie-Claude Lainez UMP et app.
Lorraine Meurthe-et-Moselle Mireille Gazin Majorité présidentielle - NC et app. (MP-NC-AP)
Édouard Jacque MP-NC-AP
Nord-Pas-de-Calais Nord Laurent Degallaix Majorité présidentielle
Provence-Alpes-Côte d'Azur Bouches-du-Rhône Arlette Fructus Notre région doit changer
Midi-Pyrénées Haute-Garonne Laurence Arribagé Osons Midi-Pyrénées
Jean-Luc Rivière Républicains et Territoires
Hautes-Pyrénées Gérard Trémège Républicains et Territoires (prés.)
Tarn Bernard Boulze Osons Midi-Pyrénées
Rhône-Alpes Drôme Marie-Pierre Mouton Union de la droite et du centre et app (UDC-APP)
Isère Andrée Rabilloud UDC-APP
Loire Agnès Chanal UDC-APP
Rhône Fabienne Lévy UDC-APP

Les conseillers généraux

Un seul conseil général, celui de la Meuse, dispose d'un président radical, en la personne de Christian Namy.

Les porte-paroles

Les délégués nationaux

  • Nourdine Cherkaoui responsable Communication et politique militante
  • Brice Soccol responsable Formation
  • Paul Aurelli responsable Contrat de progrès

Les secrétaires nationaux

  • Charles Beigbeder commission Développement durable, énergie, croissance verte
  • Denis Bensimon commission Nouvelles technologies, de l’information et de la communication
  • Jean-Luc Cadeddu commission Laïcité et Droits de l’Homme
  • Samuel Cazenave commission Collectivités locales, développement responsable des territoires
  • James Cheron commission Grand Paris et Région Capital
  • Gilles Craspay commission Enseignement supérieur, recherche
  • Xavier de Roux commission Justice, institutions
  • Serge Delrieu commission Fonction publique
  • Jean-Claude Dupont commission Fiscalité, Finances
  • Françoise Fassio commission Famille, petite enfance, personnes âgées et handicapés
  • Annabelle Ferry commission Éducation nationale
  • Bernard Gahnassia commission Union pour la Méditerranée, Outre-mer
  • Alain Griset commission PME, Commerce et artisanat
  • David Gruson commission Santé, affaires sociales
  • Sophie Joissains commission Cohésion sociale et républicaine, égalité des chances
  • Matey Karassimeonov commission Défense
  • Arnaud Kriger-Metzger commission Sécurité, politique intérieure
  • Fabienne Levy commission Emploi, insertion, RSA
  • Véronique Marchet commission Ruralité et agriculture
  • Véronique Mathieu commission Europe
  • Alain-Louis Mie commission Transports et urbanisme
  • Valérie Nahmias commission Jeunesse et vie associative
  • Jean-Luc Riviere commission Politique étrangère, coopération, humanitaire
  • Anne Sattonnet commission Tourisme durable, littoral, mer
  • Djida Tazdaït commission Parité
  • Joël Thiery commission Logement
  • Jean-Louis Tixier commission Culture

Les Présidents régionaux

Les Membres associés

  • Alice Benhamou-Panetta présidente de « Vivent les femmes »
  • Daniel Leca président des Jeunes Radicaux
  • Eric Guillemot président d'Écologie Radicale

Présidents du Parti Radical

Pour les présidents du Parti républicain, radical et radical-socialiste (1901-1971), voir ici

Suite au nouveau règlement de juillet 2009, le président du Parti radical est élu par les adhérents pour 3 ans.

Congrès

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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