Gérard Depardieu : Pour lui, Vladimir Poutine est ''comme Jean-Paul II''
Gérard Depardieu ne semble pas regretter un seul instant sa nouvelle patrie, la Russie, pour laquelle il a quitté la France, non sans un grand éclat médiatique. Le comédien français, qui avait fait polémique en estimant que son nouveau pays de résidence était "une grande démocratie", a...
Paul Ramadier
| Paul Ramadier | |
Paul Ramadier, député de l'Aveyron (1929). |
|
| Fonctions | |
|---|---|
| 112e président du Conseil des ministres français (128e chef du gouvernement) |
|
| 22 janvier 1947 – 19 novembre 1947 | |
| Président | Vincent Auriol |
| Gouvernement | Ramadier |
| Législature | Ie législature |
| Prédécesseur | Léon Blum (Chef du gouvernement provisoire) |
| Successeur | Robert Schuman |
| Député de l'Aveyron | |
| 1928 – 1940 1945 - 1958 |
|
| Maire de Decazeville | |
| 1919 – 16 mars 1959 | |
| Successeur | René Rouquette |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Paul Ramadier |
| Date de naissance | 17 mars 1888 |
| Lieu de naissance | La Rochelle, Charente-Maritime |
| Date de décès | 14 octobre 1961 (à 73 ans) |
| Lieu de décès | Rodez, Aveyron |
| Nationalité | française |
| Parti politique | SFIO (1928-1932) PSdF (1932-1936) USR (1936-1940) SFIO (1945-1958) |
| Profession | Avocat |
Paul Ramadier, né à La Rochelle le 17 mars 1888 et mort à Rodez le 14 octobre 1961, est un homme politique français.
Sommaire |
Biographie
Fils d'un psychiatre, il devient avocat, docteur en droit romain. Défenseur des coopératives, il est militant socialiste dès 1904 et député socialiste de l'Aveyron de 1928 à 1940, de 1945 à 1951 et de 1956 à 1958.
Mobilisé en 1914 comme sergent d'infanterie, il est grièvement blessé. Sa conduite lui vaut la Médaille militaire et la Croix de guerre[1].
Favorable à la participation des socialistes au pouvoir, il quitte la SFIO pour rejoindre l’Union socialiste républicaine. Il fait partie du gouvernement Léon Blum en 1936 comme sous-secrétaire d’État (mines, électricité et combustibles liquides) puis du gouvernement Camille Chautemps comme sous-secrétaire d'État aux Travaux publics. Il est ministre du Travail de janvier à août 1938 dans le cabinet Édouard Daladier, puis démissionne quand celui-ci remet en cause la semaine de 40 heures qui est au cœur des réformes lancées par le Front populaire.
Il refuse avec véhémence de reconnaître les pleins pouvoirs à Pétain en juillet 1940 et participe à la Résistance. Il rejoint de nouveau la S.F.I.O. pendant l’Occupation. Son action en faveur des Juifs lui a valu d'être inscrit sur la liste des Justes parmi les Nations à Yad Vashem.
À la Libération, il est ministre du Ravitaillement de novembre 1944 à mai 1945 (gouvernement de Gaulle) et se voit surnommé « Ramadan » ou « Ramadiète », bien qu'il donne l'exemple en travaillant dans un bureau non chauffé ; il occupe le ministère de la Justice en décembre 1946-janvier 1947 (ministère Léon Blum). En 1947, après l’adoption de la Constitution de la IVe République, il est le premier président du conseil. Il est ministre de la Défense en 1948-49 (gouvernement Henri Queuille) et des Affaires économiques et financières en 1956-1957 (gouvernement Guy Mollet). Il participe en mai 1948 au Congrès de La Haye.
Sous le Front populaire, il fait adopter d’importantes lois sociales. Il prépare notamment une loi sur les accidents du travail, la retraite et les 40 heures. Confronté à d'énormes difficultés dans tous les domaines comme chef de gouvernement, véritable bourreau de travail, il écarte les communistes de son gouvernement mettant ainsi fin au tripartisme (P.C., S.F.I.O., M.R.P.), fait voter le statut de l’Algérie et l’adhésion de la France au Plan Marshall. Il envoie l'armée pour mettre fin à l'insurrection malgache. Les crimes de guerre commis à cette époque (mille à deux mille victimes) ont été attribués par erreur au commandement militaire, voire au gouvernement Ramadier, alors qu'ils sont le fait de soldats incontrôlés[2].
Il se retire cette même année, officiellement en raison de la persistance des grèves. Sous le gouvernement Mollet, il a la lourde tâche de financer la politique sociale alors que la guerre d'Algérie vide les caisses publiques. Son nom est par ailleurs associé à la vignette automobile, introduite en 1956.
Maire de Decazeville de 1919 à 1959, il a également été franc-maçon[3] (initié le 22 février 1913 à la "Parfaite Union" de Rodez et vénérable de la "Nouvelle Cordialité" à Villefranche-de-Rouergue[4]).
Il est évoqué dans le 110e des 480 souvenirs cités par Georges Perec dans Je me souviens.
Notes et références
- http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/biographies/IVRepublique/ramadier-paul-17031888.asp
- Jean Fremigacci, « La vérité sur la grande révolte de Madagascar », L'Histoire, no 318, mars 2007, p. 36-43
- Encyclopédie de la franc-maçonnerie (Sous la direction d'Eric Saunier)
- Histoire de la franc-maçonnerie en France - J.A Faucher A. Ricker - 1967
Bibliographie
- Serge Berstein (dir.), Paul Ramadier, la République et le socialisme. Actes du colloque, éd. Complexe, 1990
- Anne Fonvieille-Vojtovic, Paul Ramadier (1868-1961), élu local et homme d'État, Publications de la Sorbonne, 1993
Article connexe
Chronologies
| Paul Ramadier | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Parlementaire français Député 1928-1940 puis 1945-1958 |
|
| Gouvernement | IIIe République-IVe République |
| Groupe politique | SFIO (1928-1932) PSdF (1932-1936) USR (1936-1940) SFIO (1945-1958) |
| Biographie | |
| Date de naissance | 17 mars 1888 |
| Date de décès | 14 octobre 1961 |
| Résidence | Aveyron |
| Précédé par | Paul Ramadier | Suivi par | ||
|---|---|---|---|---|
| Léon Blum (Chef du gouvernement provisoire) |
|
Robert Schuman | ||
| Robert Lacoste |
|
Felix Gaillard | ||
| Pierre-Henri Teitgen |
|
André Marie |
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