Pauline Johnson

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Portrait de Pauline Johnson

« And up on the hills against the sky,
A fir tree rocking its lullaby,
Swings, swings,
Its emerald wings,
Swelling the song that my paddle sings[1]
 »
    — Pauline Johnson, The Song my Paddle Sings

Emily Pauline Johnson, plus connue sous le nom de Pauline Johnson ou E. Pauline Johnson ou encore sous le nom indien de Tekahionwake (réserve indienne des Six-Nations (Haut-Canada, aujourd'hui en Ontario), 10 mars 1861 - Vancouver en Colombie-Britannique (Canada), 7 mars 1913) était une écrivain et artiste canadienne, d'origine mohawk par son père et anglaise par sa mère, qui est surtout connue pour ses poésies célébrant la culture des Amérindiens du Canada.

Un de ses poèmes les plus populaires, The Song my Paddle Sings (« La chanson que chante ma pagaie »), est appris par tous les écoliers au Canada[réf. nécessaire].

Sommaire

Biographie

Pauline Johnson dans son costume traditionnel indien.

Pauline Johnson était la fille du chef indien mohawk George Henry Johnson (18161884) et de sa femme anglaise Emily Susanna Howells (1824-1898). Elle est élevée par ses parents dans le respect à la fois de la culture européenne et de la culture amérindienne. La famille Johnson vit une existence bourgeoise dans leur demeure, Chiefswood, où ils reçoivent des personnalités comme l'inventeur Alexander Graham Bell, le peintre Homer Watson ou encore Lord Dufferin, le gouverneur général du Canada.

Le grand-père paternel de Pauline, John Smoke Johnson, joue un rôle important dans son intérêt pour la culture amérindienne. À l'âge adulte elle décidera d'adopter le nom indien « Tekahionwake » qui était originellement celui de son grand-père paternel et qui signifie « double wampum », le wampum désignant la ceinture traditionnelle à caractère religieux portée par les Amérindiens. L'expression « double wampum » doit être comprise comme signifiant « double vie ».

Peu après la mort de son père, Pauline suit sa mère qui quitte Chiefswood (la demeure est alors mise en location) pour habiter dans un logement modeste situé à Brantford en Ontario.

Durant les années 1880, Pauline Johnson écrit des poèmes et joue dans des théâtres amateurs. Ses écrits qui magnifient l'amour, les paysages et le mode de vie du Canada, sont publiés dans des journaux ou revues comme The Globe and Mail, The Week ou Saturday Night.

Le 16 janvier 1892, elle déclame son poème A Cry from an Indian Wife au cours du Canadian Authors Evening (« soirée des auteurs canadiens »), un événement organisé par Franck Yeigh du Young Men's Liberal Club[2]. Selon Franck Yeigh, cette apparition sera à l'origine de la célèbrité de Pauline Johnson qui pendant quinze ans arpentera les planches des salles de spectacles du Canada, des États-Unis et de l'Angleterre pour y réciter ses poèmes, désormais vêtue d'un costume traditionnel indien qu'elle a confectionné elle-même.

En août 1909, elle se retire en Colombie-Britannique où elle continue d'écrire, s'inspirant notamment des histoires indiennes que lui raconte son ami le chef squamish Joe Capilano. Cette collaboration donnera naissance à un recueil de textes intitulé The Legends of Vancouver (bien que Pauline Johnson souhaitait que le titre du recueil soit The Legends of the Capilanos, en hommage à Joe Capilano).

Vers 1911 elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein incurable, elle continue néanmoins d'écrire. Le recueil de tous ses textes Flint and Feather sera publié en un volume unique avec une souscription qui l'aidera à payer ses frais médicaux. Le prince Arthur[3], alors gouverneur général du Canada, lui rend visite durant sa maladie au Bute Hospital le 20 septembre 1912.

Postérité

Durant la période qui suit sa mort en 1913, son œuvre sera relativement oubliée. Mais dans le milieu des années 1920, il y aura un regain d'intérêt pour ses poésies et on commencera à faire apprendre son poème The Song my Paddle sings aux écoliers canadiens.

En 1961, pour son centenaire, le gouvernement canadien lui a rendu hommage en éditant un timbre à son effigie. Cette même année, Chiefswood, la demeure familiale, est restaurée est transformée en musée.

Les cendres de Pauline Johnson ont été enterrées au Stanley Park à Vancouver, un endroit qu'elle appréciait énormément, à proximité de Siwash Rock, un rocher isolé de matière volcanique d'une quinzaine de mètres de haut[4]. L'emplacement est marqué par un monument constitué par un bloc de pierre gravé du profil de Pauline Johnson.

Ouvrages

Couverture de l'édition de 1895 du recueil The White Wampum

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Liens externes

Notes et références

  1. Traduction proposée par Environnement Canada sur son site :
    Et là-haut sur les montagnes contre le ciel,,
    Un sapin chantant sa berceuse,
    Balance, balance,
    Ses ailes d'émeraude,
    Gonflant la chanson que chante mon aviron.
  2. Veronica Jane Strong-Boag, Carole Gerson, Paddling her own canoe: the times and texts of E. Pauline Johnson (Tekahionwake), University of Toronto Press, 2000, ISBN 0802080243, extraits consultables en ligne sur Google Books
  3. Durant son premier voyage au Canada, le prince Arthur reçoit le titre de Chief of the Six-Nations of Indians, au cours d'une cérémonie qui a lieu le 1er octobre 1869
  4. Dans The Legends of Vancouver, Pauline Johnson raconte une légende indienne selon laquelle Siwash rock est à l'origine un jeune homme transformé en rocher, comme symbole éternel de la « paternité propre » (Clean Fatherhood)
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