Courteney Cox se confie sur son divorce
Courteney Cox s'est séparée de son époux, David Arquette en octobre 2010, après dix ans d'union. Un choc pour l'actrice, qui a eu énormément de mal à avancer. Surtout que son ex, lui, a vite trouvé du réconfort dans les bras de Christina McLarty, dont il s'est finalement récemment...
Philanthropie
La philanthropie (du grec ancien φίλος / phílos « ami » et ἄνθρωπος / ánthrôpos « homme », « genre humain ») est la philosophie ou doctrine de vie qui met l'humanité au premier plan de ses priorités. Un philanthrope cherche à améliorer le sort de ses semblables par de multiples moyens, et ceci de manière désintéressée.
La philanthropie s'oppose à la misanthropie.
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Causes et motivations de la philanthropie
La philanthropie est d'origine morale : à travers la compassion ou la sympathie (étymologie : « souffrir avec », en latin et en grec), le philanthrope sent entre lui et les hommes une connexion qui lui rend difficile de voir souffrir les autres. C'est cette connexion qui le pousse à aider les autres. Elle peut avoir plusieurs origines.
- Les causes religieuses : importance du don dans de nombreuses religions.
- Le puritanisme protestant encourage l'ascétisme et refuse le luxe. Il insiste cependant sur la valeur du travail, ce qui peut en inciter certains à ne pas donner d'argent, mais plutôt des aides plus concrètes à l'insertion.
- La philanthropie permet au donateur de laisser son nom à la postérité : aux États-Unis par exemple, de nombreux bâtiments universitaires et galeries dans les musées portent le nom d'un philanthrope.
- La philanthropie permet de constituer un réseau de relations et d'acquérir une notoriété dans le monde des affaires. Le groupe Anheuser-Busch redistribue une partie de ses bénéfices sous forme de dons aux associations de la région de Saint-Louis (Missouri) — dix millions de dollars en 2007[1].
Mais plus simplement encore, la philanthropie apparaît tout naturellement dans la pyramide de Maslow lorsque les besoins des rangs inférieurs au sommet sont satisfaits, ce qui est le cas pour tous les grands philanthropes.
Cependant, la philanthropie n'est pas simplement l'acte publique d'individus pourvus. L'homme en général peu donner, sans bénéfices de l'état, au gré de sa conscience, dans l'espoir de faire mûrir un projet. En exemple, subvenir au besoin d'un étudiant ou d'une personne, qui ne fait pas partie de l'environnement familial ou social immédiat, de façon financière, matérielle ou logistique, est en soit un acte de philanthropie. Tant que l'usage des ressources fournies soit destiné à faire de cet individu une meilleure personne dans la société.
On peut aussi rappeler cette phrase d'Ampère :
- « Je posséderais tout ce que l'on peut désirer au monde pour être heureux, il me manquerait tout le bonheur d'autrui[2]. »
Deux visions de la philanthropie
Vision philosophique
La philanthropie n'est pas toujours vue comme un bien universel. La philanthropie peut mener l'homme à un état de passivité[réf. nécessaire].
Cela étant, on peut aussi dire avec A. S. Neill[3] :
- « Qu'importent mes motivations dès lors que leur résultat est bon ? »
De fait, personne n'agit sans motivation (c'est-à-dire plaisir à un degré ou à un autre[réf. nécessaire] : on peut être heureux de se gêner pour le bien d'une personne qu'on apprécie) et une bonne action ne serait en rien meilleure si elle déplaisait à son auteur, à supposer que celui-ci y procède en un tel cas.
Vision politique
La philanthropie a pour conception le solidarisme libéral, chacun est libre de s'engager, d'aider l'autre, il n'y a pas de contrainte. L'Église a une place importante dans cette action — les laïques s'engagent aussi.
Les gouvernements soutiennent souvent les actes philanthropiques. Dans de nombreux pays, les personnes donnant de l'argent bénéficient d'une réduction d'impôt.
Philanthropes célèbres
- Michael Jackson (1958-2009). Pour avoir donné plus de 400 millions de dollars de sa fortune à des œuvres caritatives et s'être battu toute sa vie contre la famine dans le monde, la pauvreté, les guerres ou encore contre le réchauffement climatique. Reconnu en 2000 par le Guiness des records comme personne ayant soutenu plus d'actions caritatives que les autres artistes et personnalités (39 œuvres caritatives soutenues).
- Baron Taylor (1789-1879). Grand voyageur, dessinateur, littérateur, inspecteur des Beaux-arts, administrateur de la Comédie-Française... Il a joué un rôle pionnier dans le mouvement mutualiste français. Infatigable protecteur des arts et des lettres, plusieurs sociétés de secours mutuels se fondent à son initiative, regroupant des écrivains, des musiciens, des peintres, des inventeurs industriels, et même des membres de l’enseignement public et privé.
- La première de ces associations est l’Association des Artistes dramatiques, société de secours mutuels, créée en 1840, formée à la fois pour organiser une caisse de secours efficace pour venir en aide aux acteurs nécessiteux et pour constituer une caisse de retraite[4].
- Richard Wallace (1818-1890), philanthrope britannique. Il a notamment inventé la fontaine Wallace à Paris, pour remédier aux problèmes d'approvisionnement en eau dans cette ville.
- John Davison Rockefeller (1839-1937), magnat du pétrole américain : il créa en 1913 la Fondation Rockefeller, destinée à promouvoir le progrès scientifique dans tous les pays du monde. Celle-ci permit à l'époque de développer les écoles noires dans le sud des États-Unis[5]. La division « Humanités » fondée en 1928 encourage la préservation des archives[5].
- Albert Kahn (1860-1940), banquier Français. Grâce à son mécénat, il a constitué l'un des plus importants fonds photographique couleur du début du XXe siècle intitulé Les Archives de la Planète et conservé au Musée départemental Albert-Kahn.
- Andrew Carnegie, industriel Américain d'origine écossaise donna au début du XXe siècle plus de 380 millions de dollars à diverses fondations.
- Il créa environ 2 500 bibliothèques publiques gratuites aux États-Unis[6] qui portent son nom, les Carnegie Libraries (la plus connue est la New York Public Library). Il finança 65 bibliothèques annexes dans la ville de New York[6]. Il aida également les institutions culturelles (musées, Carnegie Hall, California Institute of Technology, etc.), les églises et les parcs publics.
- Bill Gates, le fondateur de Microsoft, a décidé de consacrer 95 % de sa fortune[7] à la lutte contre les maladies et l'analphabétisme dans les Pays du Sud. La fondation Gates, créée en 2000, a déjà dépensé 9,26 milliards de dollars[8], en particulier pour vacciner 55 millions d'enfants.
- Warren Buffett a annoncé le dimanche 25 juin 2006 son intention de donner quelque 37 milliards de dollars[9], soit 29,6 milliards d'euros, à des organisations caritatives dirigées par son ami Bill Gates et par des membres de sa propre famille. Cette décision, qui porte sur plus de 80 % de sa fortune, constitue la plus grosse donation individuelle jamais réalisée aux États-Unis devançant très largement les autres philanthropes de l'histoire.
- Richard Branson, patron de Virgin
- Ted Turner, fondateur de CNN
- Pierre Omidyar, fondateur d'eBay, favorise le microcrédit au Bangladesh.
- L'Abbé Pierre et Lucie Coutaz, fondateurs du Mouvement Emmaüs
- Les entreprises participent également à la philanthropie : en 2008 les entreprises françaises ont consacré 4,08 milliards d’euros à des actes de mécénat[10].
- En France, quelques personnalités méritent d'être signalées, en particulier pour leur activité de mécénat en faveur de l'art contemporain : Antoine de Galbert, homme d'affaires et créateur de la Maison rouge, fondation promouvant les différentes formes de la création actuelle ; Ariane de Rothschild, qui gère diverses fondations, et a donné son nom au Prix Ariane de Rothschild, récompensant chaque année un artiste contemporain ; Alain-Dominique Perrin, ancien président du directoire de Cartier SA, et fondateur de la Fondation Cartier pour l'art contemporain.
Donations par pays
Aux États-Unis
Selon le département d'État des États-Unis, les dons dans ce pays ont atteint la somme de 260 milliards de dollars en 2005 dont 77 % sont le fait des particuliers dont 122,8 milliards de dollars d'aide extérieure. La philanthropie représente 1 % du PIB américain, soit plus du double de la moyenne européenne[11]. Il existe 1,14 million d'associations à but non lucratif aux États-Unis et le secteur non marchand représente 8,5 % du PIB (contre 4,2 % en France)[12]. Les Américains donnent chaque année 250 milliards de dollars[12] aux associations à but non lucratif et ces dons sont exonérés d'impôts. 5,4 % de ces dons vont à la culture (soit 13 milliards de dollars)[12].
En France
Selon le CerPhi, centre d'étude et de recherche sur la philanthropie, le montant donné par les Français est passé de 1980 à 2005, de 1 milliard d’€ à 5,7 milliards d’€, qui se répartissent de la façon suivante :
— Dons manuels des particuliers : 2,7 milliards d'euros[13]
— 5,2 millions de foyers bénéficient d’une réduction par un don à une association.
- Répartition par secteurs :
- Secteur Social France : 35 % (cultuel et laïc)
- Recherche et santé : 30 %
- International : 20 %
- Autres (protection de l’environnement, animaux domestiques, faune, flore) : 15 %
- Legs : 500 millions d’euros[14] hors cultes répartis ainsi :
- Secteur Social France : 50 % (cultuel et laïc)
- Recherche et santé : 45 %
- International : 5 %
- Mécénat d’entreprise : 2,5 milliards d'euros[15] répartis ainsi :
- Le mécénat dédié à la culture représente 39 % du budget total soit 975 millions d’euros.
- Le domaine de la solidarité reçoit 32 % soit 800 millions d’euros.
- L’environnement se voit attribuer 15 % soit 375 millions d’euros du budget total.
- La recherche 9 %, soit 225 millions d’euros.
- Le sport 5 %, soit 125 millions d’euros.
En 2009, selon Recherches et Solidarités[16], le montant moyen des dons déclarés en France, par foyer, a été de 280 €.
Bibliographie
- Robert Castel, Les Métamorphoses de la question sociale, un chronique du salariat, Paris, Gallimard, 1995
- Catherine Duprat, Usage et pratiques de la philanthropie. Pauvreté, action sociale et lien social, à Paris, au cours du premier XIXe siècle, Paris, Comité d'histoire de la sécurité sociale, deux volumes (1996, 1997)
- Carole Masseys-Bertonèche, Philanthropie et grandes universités privées américaines, pouvoirs et réseaux d'influence, Pessac, Presses universitaires de Bordeaux, 2006 (ISBN|2-8678-1402-2)
- Nora Seni, Les Inventeurs de la philanthropie juive,Paris, La Martinière, 2005
- Antoine Vaccaro, « Aspects anthropologiques de la philanthropie et état des lieux de la philanthropie et du mécénat en France », in Rapport mondial sur l’argent dans le monde 2007, Association d’économie financière
- Nicolas Dufourcq, L’Argent du cœur, ouvrage collectif, Hermann, 1999
Notes et références
- (fr) Charlotte Mikolajczak, « Saint Louis, berceau de la Bud, a la gueule de bois » sur 'Courrier International', La Libre Belgique. Mis en ligne le 16 juillet 2008, consulté le 21 juillet 2008
- Citation sur larousse.fr.
- A.S. Neill, Questions sur Summerhill, Payot.
- Lire Paul Gerbod, « Le Baron Taylor et le mouvement mutualiste en France au XIXe siècle », in La Revue de l’Économie sociale n° 6, 1986.
- Frédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, (ISBN 2070779319), p.297
- Frédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, (ISBN 2070779319), p.291
- Marie-Cécile Renault, « Bill Gates lâche les rênes de Microsoft », dans Le Figaro du 17/06/2006, www.lefigaro.fr/eco/20060617.FIG000000790_bill_gates_lache_les_renes_de_microsoft.html
- « La Fondation Gates, une machine de guerre contre "les plaies" du tiers-monde » par Sixtine Léon-Dufour dans Le Figaro du 17/06/2006.
- « Le gourou de la finance Warren Buffett fait un don humanitaire record », dans Le Figaro du 26/06/2006.
- Lettre ESDES n° 13, « Stratégie philanthropique des entreprises ».
- A. Kaspi, F. Durpaire, H. Harter, A. Lherm, La civilisation américaine, Paris, PUF, 2004, (ISBN 2130543502), p.214
- Frédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, (ISBN 2070779319), p.307
- La générosité des Français, nov. 2007, pour l’année 2005.
- Estimation Cerphi à partir des comptes emplois ressources de 30 associations et fondations.
- ADMICAL.
- Voir sur le site de Recherches et Solidarités.
Voir aussi
Liens internes
Liens externes
- (fr) La philanthropie aux États-Unis, Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat, mai 2006
- (fr) Eric Leser, Philanthropie aux États-Unis, Le Monde, 8 mars 2005
- (fr) Marc-Olivier Bherer, « Nouvelle philanthropie ou poudre aux yeux ? » dans Courrier international du 20/11/2006, [lire en ligne]
- (fr) Centre d'Etudes et de Recherches sur la Philanthropie (CERPHI)
- (fr) Ressources Internet sur la philanthropie, Manifeste des Philanthropes
- (fr) Ressources Internet sur la philanthropie, Manifeste pour un nouveau discernement
- (fr) Dictionnaire des sciences philosophiques - Philanthropie
- (fr) Article sur les nouveaux philanthropes français
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