Wikipédia:Sélection/Colombie
Cinéma colombienLe terme de cinéma colombien se rapporte, au sens large, aux productions cinématographiques réalisées en Colombie ou considérées comme étant colombiennes pour diverses raisons. Le cinéma colombien est issu d’un processus historique, comme c’est le cas pour tout cinéma national, et s’inscrit dans une dimension industrielle et artistique. Au cours son histoire, le cinéma colombien n’a pas été considéré comme une industrie rentable, ce qui fit obstacle à une continuité de sa production. Lors des premières décennies du XXe siècle, quelques compagnies ont essayé de nourrir un niveau constant de production ; mais le manque d’appui économique et la forte concurrence étrangère ont cassé les initiatives. Grâce à la création de la CompañÃa de Fomento Cinematográfico (FOCINE), quelques productions ont pu être réalisées. Cependant, cette compagnie a été liquidée au début des années 1990. Actuellement, grâce à la loi du cinéma approuvée en 2003, des initiatives renaissent autour de l’activité cinématographique, ce qui permet une relance du cinéma colombien, tant sur le plan national qu’international. |
Fernando BoteroFernando Botero Angulo, né le 19 avril 1932 à MedellÃn, est un peintre et sculpteur colombien réputé pour ses personnages aux formes rondes et voluptueuses. S'étant lui-même surnommé ironiquement « le plus colombien des artistes colombiens », il est l'un des rares peintres à connaître le succès et la gloire de son vivant. Sa carrière commence réellement en 1958, lorsqu'il gagne le premier prix du Salon des artistes colombiens (Salón de Artistas Colombianos en espagnol). Au gré de ses nombreux voyages aux États-Unis et en Europe, Fernando Botero a développé un style qui lui est propre et dont sa Nature morte à la mandoline, datant de 1957, constitue la première manifestation. Ce style, que l'on peut remarquer tant dans ses peintures ou dessins que dans ses sculptures, lui permet de n'être associé à aucun mouvement ou courant, passé ou présent. Son Å“uvre est par ailleurs essentiellement inspirée de l'art précolombien et populaire... |
Gabriel GarcÃa MárquezGabriel José de la Concordia GarcÃa Márquez est un écrivain colombien né le 6 mars 1927 dans la municipalité d'Aracataca, en Colombie. Romancier, novelliste mais également journaliste et activiste politique, il est devenu lauréat du prix Nobel de littérature en 1982. GarcÃa Márquez, affectueusement connu sous le nom de « Gabo » en Amérique Latine, est un des auteurs les plus significatifs du XXe siècle. Il a poursuivi un enseignement autodidacte en quittant son école de droit pour se lancer dans une carrière de journaliste. Très tôt, il n'a montré aucune retenue dans sa critique sur la politique intérieure comme extérieure de la Colombie. En 1958, il a épousé Mercedes Barcha, avec qui il a eu deux fils : Gonzalo, et Rodrigo GarcÃa, devenu réalisateur. Il a beaucoup voyagé en Europe, et vit actuellement à Mexico, où il vient de lancer une édition mexicaine de son hebdomadaire colombien Cambio. Depuis une dizaine d'années, il se bat contre un cancer lymphatique... |
Hymne national de la ColombieL'hymne national de la Colombie (Himno Nacional de la República de Colombia) est le chant patriotique de la Colombie, en Amérique du Sud. Ses paroles, qui proviennent du poème « Himno Patriótico » (« Hymne Patriotique ») composé par le président Rafael Núñez, furent écrites comme une ode célébrant l'indépendance de Carthagène. Par la suite, la musique fut composée par l'italien Oreste SÃndici à la demande de l'acteur José Domingo Torres lors de la présidence de Rafael Núñez. La composition musicale fut présentée pour la première fois au public le 11 novembre 1887 dans un petit théâtre situé dans l'ancienne école publique de la Cathédrale de Bogotá. La chanson, devenue très rapidement populaire, fut adoptée spontanément comme hymne national de la Colombie. La loi numéro 33 du 28 octobre 1920, ratifiée par le président Marco Fidel Suárez, lui conféra son statut officiel. |
Jorge Eliécer Gaitán‎Jorge Eliécer Gaitán Ayala, né le 23 janvier 1898 à Bogotá et mort le 9 avril 1948, est un homme politique colombien, issu de la classe moyenne et très populaire en son temps. Il se lance très tôt dans la politique, défendant la candidature de Guillermo Valencia lors des élections présidentielles de 1918. Par la suite, il dénonce en 1929 les évènements et les injustices commises à Ciénaga lors du massacre des bananeraies. Après avoir rompu avec le Parti libéral et créé l’Unión Izquierdista Revolucionaria en 1933, il réintègre le Parti libéral en 1935. Par la suite, il occupe différents postes, notamment ceux de maire de Bogotá, ministre de l’Éducation nationale et ministre du Travail. Un temps dissident du Parti libéral colombien, il en devient le leader en 1947 après avoir échoué aux élections présidentielles de 1946. Gaitán, qui est très proche des classes moyennes et aux faibles revenus, est l’un des premiers en Colombie à parler de politique sociale, souhaitant notamment démocratiser la culture, nationaliser l’enseignement et améliorer les conditions de travail des ouvriers. Son assassinat à Bogotá le 9 avril 1948, alors qu’il est candidat aux élections présidentielles de 1950, est marqué par une éruption de violence connue sous le nom de Nueve de Abril (ou Bogotazo à Bogotá) qui est le début de la La Violencia, une période de troubles qui dure jusqu’au milieu des années 1950. Gaitán est devenu un mythe colombien, au point de voir son image figurer sur les billets de mille pesos colombiens. |
Jorge IsaacsJorge Enrique Isaacs Ferrer, né le 1er avril 1837 à Cali et mort le 17 avril 1895 à Ibagué, est un écrivain et poète colombien. Surtout connu pour son roman MarÃa, il a également été soldat, politicien et explorateur scientifique. Il est considéré comme un des auteurs les plus significatifs du XIXe siècle en Amérique latine. Alors qu’il est soldat dans un conflit opposant les conservateurs aux libéraux, Jorge Isaacs fait la connaissance du poète Gregorio Gutiérrez González et commence alors à écrire des poésies. Par la suite, il fait découvrir ses manuscrits au groupe littéraire « El Mosaico », qui éditera trente de ses compositions poétiques. En 1864, il commence à écrire son roman MarÃa, qui est publié trois ans après et devient une des Å“uvres les plus notables du romantisme de la littérature espagnole. En plus de son activité littéraire, Jorge Isaacs s’engage en politique. Il est d’abord représentant à la Chambre pendant quelques années avant d’occuper le poste de consul au Chili entre 1871 et 1872. Alors qu’il est membre de l’aile radicale du parti libéral, il élabore les stratégies à développer au sein de l’enseignement. En effet, pour les libéraux, l’analphabétisme et l’ignorance empêchent la formation du citoyen, la réalisation d’une démocratie, le progrès et la paix. Cependant, ses activités politiques et au sein de l’Éducation sont sources de désillusions et d’échecs… |
Nevado del RuizLe Nevado del Ruiz est un volcan de la cordillère des Andes, un des plus élevés de Colombie. Il culmine à 5 321 mètres d’altitude. Comme son nom l’indique, il est recouvert de glaciers, lesquels entourent le cratère Arenas et sont en phase de régression rapide. Issu d’un volcanisme de subduction, le Nevado del Ruiz a connu de fréquentes éruptions pliniennes au cours de l’Holocène. Celle de 1985 a été l’une des plus meurtrières de l’histoire, rasant la ville d’Armero sous l’objectif des caméras. En effet, le mélange de cendres et d’eau de fonte provoque régulièrement des lahars dévastateurs. Le volcan est, désormais, en constante observation afin de protéger au mieux les centaines de milliers de personnes vivant dans les vallées à ses pieds. La montagne a été gravie pour la première fois en 1936. Sa faune et sa flore, qui comportent plusieurs espèces endémiques de la cordillère Centrale, sont protégées au sein du parc national naturel de Los Nevados. |
Omayra SánchezOmayra Sánchez ou Omaira Sanchez, née le 28 août 1972 et morte le 16 novembre 1985, est une jeune colombienne victime, à l’âge de 13 ans, de l’éruption du volcan Nevado del Ruiz qui a lieu le 13 novembre 1985 à Armero-Guayabal. Emprisonnée pendant trois jours dans l’eau, entre des blocs de béton et autres débris, elle attire l’attention des médias ainsi que celle des travailleurs volontaires. Des vidéos d’Omayra Sánchez discutant avec des travailleurs, souriant et faisant des gestes aux caméras vidéo font le tour des médias. « Son courage et sa dignité » touchent de nombreux travailleurs humanitaires qui se réunissent autour de l’enfant afin d’être à ses côtés et prier avec elle. Après soixante heures d’agonie, Omayra Sánchez décède. Sa mort met en lumière l’incapacité des autorités colombiennes à répondre promptement à la menace du volcan et également la lutte des secouristes pour libérer les victimes coincées dans les décombres qui auraient pu être sauvées plus rapidement sans le manque de réactivité du gouvernement. Sánchez devient célèbre grâce à une photographie d’elle prise par le journaliste français Frank Fournier peu avant sa mort. Cette image, diffusée dans le monde entier après le décès de la jeune fille, entraîne une polémique en raison de la décision du photographe de prendre cette photo et de l’inaction du gouvernement colombien afin d’empêcher la tragédie d’Armero malgré plusieurs avertissements préalables. |
Phyllobates bicolorPhyllobates bicolor est une espèce d'amphibiens de la famille des Dendrobatidae, endémique de la côte pacifique de la Colombie. Considéré comme la deuxième grenouille la plus toxique au monde, cet anoure est assez semblable à certaines autres espèces du même genre, en particulier à Phyllobates terribilis. Alors que les Indiens Chocoes la nomment neará, elle est appelée phyllobate bicolore en français. Phyllobates bicolor se rencontre dans les forêts tropicales humides des départements du Cauca, du Chocó, de Risaralda et de Valle del Cauca, à une altitude comprise entre 400 et 1 500 m, présentant une température d'au moins 25 °C et une humidité relative élevée. À l'état sauvage, Phyllobates bicolor est un animal social, vivant en colonies sur le sol de la forêt, souvent à proximité de petits cours d'eau. Son espérance de vie moyenne est de six ans. Phyllobates bicolor a été étudiée et décrite pour la première fois en 1841 par les zoologistes français André Marie Constant Duméril et Gabriel Bibron. En raison de sa petite taille et de ses couleurs brillantes, cet amphibien est souvent considéré à tort comme inoffensif alors que les spécimens sauvages sont mortellement toxiques, stockant dans les glandes de leur peau de la batrachotoxine, alcaloïde stéroïdien. Le nombre de Phyllobates bicolor et son aire de répartition ne cessent de diminuer, notamment à cause de l'impact des activités de l'Homme sur son habitat naturel. L'Union internationale pour la conservation de la nature la considère ainsi comme une « espèce quasi menacée » (NT). |
Phyllobates terribilisPhyllobates terribilis, ou kokoï de Colombie, est une espèce d'amphibiens de la famille des Dendrobatidae, endémique de la côte Pacifique de la Colombie. Cet anoure est assez semblable à certaines autres espèces du même genre, en particulier à Phyllobates bicolor. Phyllobates terribilis est l'une des plus grandes espèces de Dendrobatidae, pouvant atteindre 41 mm. Elle se rencontre dans les forêts tropicales humides du département de Cauca, à une altitude comprise entre 100 et 200 m, à une température d'au moins 25 °C et dans un environnement avec une humidité relative élevée. À l'état sauvage, Phyllobates terribilis est un animal social, vivant en groupes comprenant jusqu'à six individus ; cependant, cette grenouille peut former des groupes plus importants en captivité. En raison de sa petite taille et de ses couleurs brillantes, cet amphibien est souvent considéré comme inoffensif alors que les spécimens sauvages sont mortellement toxiques, stockant dans les glandes de leur peau la batrachotoxine. Ainsi, un contact direct avec une grenouille sauvage peut suffire, sur un humain, pour causer une sensation de brûlure qui dure plusieurs heures. Son aire de répartition ne cesse d'être en recul, notamment en raison de l'impact des activités de l'homme sur son habitat naturel et l'Union internationale pour la conservation de la nature la considère comme « espèce en danger ». |
Policarpa SalavarrietaPolicarpa Salavarrieta, née le 26 janvier 1795 à Guaduas et morte le 14 novembre 1817 à Santa Fé de Bogotá, est une héroïne de la résistance colombienne face à la reconquête espagnole de la Nouvelle-Grenade. Elle consacre sa courte vie à la cause de la révolution en vue de libérer la Colombie de la domination espagnole. Également connue sous le nom de La Pola, elle est fusillée sur la place publique de Santa Fé de Bogotá lors de la Reconquête espagnole après avoir été capturée par les royalistes espagnols. Considérée comme étant la femme la plus représentative de l'indépendance en Colombie selon de nombreux historiens de cette période, Policarpa Salavarrieta se rallie à la cause d'Antonio Nariño, l'un des leaders militaires du mouvement indépendantiste, et devient espionne à Santa Fé de Bogotá. Elle recueille des informations aussi bien sur les lieux publics que dans les maisons de royalistes espagnols où elle travaille en tant que couturière. Elle transmet ensuite ces données à des femmes qui les communiquent aux soldats combattant au front. Policarpa Salavarrieta permet également à certains soldats de déserter de l'Armée royale pour rejoindre le mouvement révolutionnaire et, par ailleurs, transporte des armes et diverses fournitures aux insurgés... |
République de MarquetaliaLa République de Marquetalia (espagnol : República de Marquetalia) est une zone autonome constituée en 1958 en Colombie. Cette zone vit en marge du pouvoir central colombien entre 1958 et 1964, à tel point qu'elle a parfois été décrite comme une « République indépendante », une appellation récusée par ses dirigeants, qui préfèrent parler de « groupe d'autodéfense » ou de « zone organisée du mouvement paysan ». Elle est utilisée comme refuge par des populations fuyant la violence des zones voisines, avant d'être reprise par l'armée colombienne le 22 juin 1964. La plupart des guérilleros parviennent à quitter la zone, et forment le noyau initial des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), qui sont fondées officiellement deux ans plus tard. La résistance opposée par les guérilleros à l'offensive militaire contre Marquetalia constitue un événement fondamental pour les FARC, qui considèrent le 27 mai 1964, date du premier choc important entre l'armée et les guérilleros, comme leur date anniversaire. |