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Wikipédia:Sélection/Ichtyologie

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Môle (poisson)

Mola mola.jpg

La môle (Mola mola), appelée aussi poisson lune, est l'une des espèces de poisson les plus lourdes, son poids dépassant régulièrement la tonne. On la trouve dans les eaux tropicales et tempérées tout autour du monde. C'est un animal à la tête proéminente, sans queue et peu épais par rapport à sa hauteur. Nageoires comprises, une môle peut être aussi haute que longue.

La môle se nourrit principalement de méduses qu'elle consomme en grandes quantités en raison de leur faible valeur nutritionnelle. Les femelles pondent plus d'œufs que n'importe quel autre vertébré connu. Les môles adultes ont peu de prédateurs, si ce n'est les lions de mer, les orques ou les requins. L'homme, dans certaines parties du monde, la considère comme un mets délicat comme au Japon ou à Taïwan mais la commercialisation de sa chair est interdite dans l'Union européenne.

Requin pèlerin

Cetorhinus maximus by greg skomal.JPG

Le requin pèlerin (Cetorhinus maximus) est un poisson cartilagineux, seul membre non fossile du genre Cetorhinus et seule espèce actuelle de la famille des Cetorhinidae. Pouvant atteindre 12 mètres de long, pour une longueur moyenne de 10 mètres, ce requin est considéré comme le second plus grand poisson vivant actuellement sur Terre après le requin-baleine.

Facilement reconnaissable avec sa haute nageoire dorsale et sa bouche distendue lorsqu'il se nourrit, le requin pèlerin se rencontre dans les océans et mers tempérés. Massif, se déplaçant assez lentement et dénué d'agressivité — sa dénomination anglaise Basking shark se traduit par « requin flâneur » — ce requin est parfaitement inoffensif pour l'homme. Ce géant des mers se nourrit principalement de plancton, d'algues ou bien d'animaux microscopiques qu'il absorbe par sa très large bouche.

Comme beaucoup de requins, il compte parmi les espèces menacées et sa diversité génétique ne semble pas élevée. Bien qu'il n'y ait aucune donnée précise sur sa population totale, l'espèce est considérée comme vulnérable.

Requin-baleine

Requin-baleine de Taiwan à l'aquarium de Géorgie.

Le requin-baleine (Rhincodon typus) est un poisson cartilagineux, seul membre du genre Rhincodon et seule espèce actuelle de la famille des Rhincodontidae. Pouvant exceptionnellement atteindre 20 mètres de long, pour une masse de 34 tonnes, ce requin est considéré comme le plus grand poisson vivant actuellement sur Terre. Cependant, sa taille observable est en pratique toujours comprise entre 4 et 14 mètres.

Massif, se déplaçant assez lentement et dénué d'agressivité, ce requin est parfaitement inoffensif pour l'homme. À l'image de la baleine bleue, son équivalent chez les mammifères de la mégafaune maritime, ce géant des mers se nourrit principalement de plancton, d'algues et d'animaux microscopiques, qu'il absorbe par sa large bouche.

Facilement reconnaissable avec sa livrée en damier, le requin-baleine se rencontre dans les mers ouvertes et les océans tropicaux et chauds. Sa durée de vie est estimée entre 100 et 150 ans même si le plus vieux spécimen recueilli était âgé d'environ 70 ans. Bien qu'il n'existe aucune donnée précise sur sa population totale, l'espèce est considérée comme vulnérable.

Poisson abyssal

Un chauliode de Sloane (Chauliodus sloani).

Un poisson abyssal, poisson des abysses ou poisson des profondeurs est un poisson qui passe la plus grande partie de sa vie dans les abysses. Les poissons des abysses constituent un élément important de la faune abyssale et une ressource halieutique considérable. Réputés pour leur apparence monstrueuse, la plupart mesurent à peine une dizaine de centimètres de longueur, rares sont ceux qui dépassent le mètre. En raison de leur difficile accessibilité, on ne sait que peu de choses de leur comportement, on ne peut le déduire qu'à partir de leur anatomie.

La profondeur moyenne des océans est d'environ 3 800 m, les abysses constituent donc plus de 85 % du volume total. La haute mer est donc le plus grand habitat de la biosphère terrestre, pour la compréhension de la propagation de la biodiversité, l'étude des poissons abyssaux constitue un élément important.

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Squalelet féroce

Isistius brasiliensis.

Le squalelet féroce (Isistius brasiliensis) est une espèce de petit requin appartenant à la famille des dalatiidés. Ce poisson vit dans les eaux océaniques tropicales et tempérées du monde entier, en particulier près des îles, et peut descendre jusqu'à 3 700 m de profondeur. Il migre verticalement tous les jours, s'approchant de la surface au crépuscule et redescendant à l'aube.

Le squalelet féroce atteint seulement 42 à 56 cm de longueur, il a un long corps cylindrique avec un museau court, émoussé, de grands yeux, deux petites nageoires dorsales sans épines et une grande nageoire caudale. Il est de couleur brun foncé, avec des photophores sur sa face ventrale, sauf autour de son cou et de ses fentes branchiales.

Comme l'indique son appellation anglaise de cookiecutter shark (« requin emporte-pièce »), le squalelet féroce prélève des rondelles de chair à la surface de grands animaux marins pour se nourrir. Les marques faites par des squalelets féroces ont été trouvées sur une grande variété de mammifères marins et de poissons, ainsi que sur des sous-marins, des câbles sous-marins, et même sur des corps humains. Il consomme aussi des proies entières relativement petites comme les calmars. Le squalelet féroce a des adaptations pour stagner dans la colonne d'eau et doit probablement compter sur la discrétion et divers stratagèmes pour capturer des proies plus actives. Son cou noir semble imiter la silhouette d'un petit poisson, tandis que le reste de son corps se fond dans la lumière solaire grâce à ses photophores ventraux. Quand un prédateur s'approche du leurre, le requin se jette avec ses lèvres suceuses et prélève soigneusement un morceau de chair, à l'aide de ses dents inférieures acérées. Cette espèce se déplace parfois en banc.

Bien que rarement rencontré en raison de son habitat océanique, on relève une poignée d'attaques documentées envers l'homme. Néanmoins, ce requin n'est pas considéré comme dangereux. L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a inscrit le squalelet féroce comme espèce de préoccupation mineure, car il est largement distribué, n'a aucune valeur commerciale et n'est pas particulièrement sensible à la pêche.

Requin-citron faucille

Photo d’un requin.

Le requin-citron faucille ou requin-limon faucille (Negaprion acutidens), parfois appelé requin-citron, est une espèce de requin, de la famille des carcharhinidés, largement distribuée dans les eaux tropicales de l’Indo-Pacifique. Elle est étroitement liée au vrai requin-citron (N. brevirostris), les deux espèces étant presque identiques en apparence. Les deux requins sont trapus, à tête large, avec deux nageoires dorsales de taille égale et une coloration jaunâtre. Comme son nom commun l’indique, le requin-citron faucille diffère de son homologue américain notamment par ses nageoires plus falciformes (en forme de faucille). Cette espèce peut atteindre 3,8 m de long. Il habite généralement les eaux de moins de 92 m de profondeur dans une grande variété d’habitats, aussi bien les mangroves que les récifs coralliens.

C’est un prédateur lent, qui se nourrit principalement de poissons osseux. Le requin-citron faucille parcourt rarement de longues distances, et de nombreux individus restent toute l’année au même endroit. Comme d’autres membres de sa famille, cette espèce est vivipare. Les femelles donnent naissance à plus de treize juvéniles tous les deux ans, après une période de gestation de dix à onze mois. Même si ce requin est potentiellement dangereux pour l’homme et réputé pour ses réactions vigoureuses à toutes provocations, dans des circonstances normales il s’avère être prudent, et a tendance à fuir si on l’approche.

L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a évalué cette espèce comme vulnérable ; sa faible productivité et son taux de reproduction limité empêchent la reconstitution rapide des populations décimées. En Inde et en Asie du Sud, les populations de cette espèce ont été gravement endommagées, ou ont même disparu, à cause de l’exploitation non réglementée de sa chair, de ses ailerons et de l’huile de son foie.

Aiguillat noir

Centroscyllium fabricii.

L’aiguillat noir (Centroscyllium fabricii) est une espèce de requin de la famille des Etmopteridés. Il est commun dans la zone externe du plateau continental et du talus continental à une profondeur allant de 180 à 2 250 m. Les femelles vivent généralement dans des eaux plus profondes que les mâles, et en fonction de la région, les jeunes requins peuvent fréquenter une profondeur différente de celle des adultes. Cette espèce est largement répandue dans l’océan Atlantique, du Groenland à l’Islande et de la Virginie jusqu’au nord de l’Afrique de l’Ouest, le sud-ouest et l’Afrique et au sud de l’Argentine. L’aiguillat noir mesure en moyenne 60 à 75 cm de longueur, ce qui en fait le plus grand membre de sa famille. Il a un corps massif brun sombre, qui est plus foncé en bas qu’en haut et porte des organes bioluminescents. Ses deux nageoires dorsales sont précédées par de grosses épines, et la nageoire anale est absente.

Se déplaçant en banc, l’aiguillat noir est un prédateur opportuniste qui consomme essentiellement des poissons osseux, des crustacés et des céphalopodes. Il est vivipare ; les femelles mettent au monde des portées de quatre à quarante juvéniles alimentées à terme par un sac vitellin. Il n’y a pas de saison de reproduction bien définie. L’aiguillat noir est une prise accidentelle de la pêche commerciale en haute mer opérant dans l’Atlantique Nord ; il est de faible valeur commerciale et est habituellement mis au rebut. Comme une grande partie de son habitat se situe en eau profonde et que sa population au nord-ouest de l’Atlantique semble être stable, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé cette espèce dans la catégorie « préoccupation mineure ». Il est cependant classé dans la catégorie « quasi menacé » dans le nord de l’Atlantique, où la population a diminué notamment à cause de la surpêche.

Shark finning

Des ailerons fraîchement coupés et alignés sur un séchoir.

Le shark finning (en français, non littéralement, découpe des ailerons de requins) est une activité consistant à pêcher spécifiquement des requins pour leur couper uniquement les nageoires, qui serviront à la préparation d’une soupe traditionnelle chinoise. Pratiquée aussi bien par des pêcheurs des pays mal développés que des pays développés, cette pêche n’est ni gérée, ni surveillée dans la plupart des pays. La majorité des ailerons est exportée vers le marché asiatique, où ils sont vendus au détail. Depuis les années 1980, le finning a considérablement augmenté, du fait de la demande croissante d’ailerons, de l’amélioration des techniques de pêche et du développement de l’économie de marché.

Certains chercheurs estiment que, de 1996 à 2000, 26 à 73 millions de requins ont été pêchés annuellement. La médiane annuelle pour cette période a été de 38 millions de requins, valeur presque quatre fois plus importante que les estimations de l’ONU, mais nettement inférieure à celles de nombre des défenseurs de l’environnement. C’est l’un des produits de la pêche les plus chers au monde. Cette industrie pèse ainsi plusieurs centaines de millions de dollars dans la balance économique et entretient des relations avec la corruption, le braconnage et le crime organisé.

Les scientifiques, les écologistes et les défenseurs des animaux condamnent fermement cette pêche gaspilleuse, et la considèrent comme la principale cause du déclin mondial des requins. La mauvaise réputation de ces derniers et l’absence de données internationales fiables ralentissent la prise de conscience de ce déclin et la protection des populations de requins, notamment dans les eaux internationales. Toutefois, certains États mettent fin à cette pratique dans leurs zones de pêche, et, même, interdisent la pêche au requin.

Requin-lézard

Spécimen naturalisé.

Le requin-lézard, requin frangé, requin festonné, requin à tunique ou requin à collerettes (Chlamydoselachus anguineus) est une espèce de requin de la famille des chlamydoselachidés avec une distribution grande mais inégale, dans les océans Atlantique et Pacifique. Cette espèce vit sur la zone externe du plateau continental et du talus continental supérieur, généralement près du fond. Il vit jusqu'à 1 570 mètres de profondeur, alors que dans la baie de Suruga, au Japon, il est plus courant à des profondeurs de 50 à 200 mètres. Il présente de nombreux caractères primitifs, ce qui lui vaut le nom de « fossile vivant ». Son corps atteint jusqu'à 2 mètres de long et arbore une couleur brun foncé, ressemblant à une anguille avec les nageoires dorsales, pelviennes et anales placées loin en arrière.

Rarement observé, le requin-lézard capture ses proies en pliant son corps et bondit en avant comme un serpent. Ses mâchoires extrêmement flexibles lui permettent d'avaler de grosses proies, tandis que ses rangées de petites dents pointues les empêchent de s'échapper. Il se nourrit principalement de céphalopodes, tout en consommant des poissons osseux et d'autres petits requins. Cette espèce est vivipare aplacentaire : les embryons sortent de leurs œufs à l'intérieur de l'utérus de la mère, et sont menés à terme en consommant principalement les réserves de leur vitellus. Le requin-lézard a la période de gestation la plus longue chez un vertébré : elle peut durer trois ans et demi. Entre 2 et 15 jeunes naissent par portée, il n'y a pas de saison de reproduction distincte.

Le requin-lézard est parfois capturé comme prise accessoire par les pêcheries commerciales, mais il a peu de valeur économique. L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) le considère comme quasi menacé étant donné son très faible taux de reproduction, même les prises accidentelles peuvent épuiser sa population. Ce requin, ou un parent géant supposé, est peut-être à l'origine de rapports de serpents de mer.

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