Romy Schneider : bientôt un film sur sa vie
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Progrès technique
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Le progrès technique représente l’amélioration des techniques, y compris organisationnelles, qui sont utilisées dans un processus de fabrication, ou qui concernent l'informatique, les capacités militaires, la médecine, etc.
Le progrès technique peut découler de l’application du progrès scientifique, c’est-à-dire l’amélioration des connaissances scientifiques, à un domaine particulier.
Le développement des "nouvelles technologies" est tel que l'on parle de révolution technique.
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Progrès technique et innovation
Le progrès technique peut être défini, dans un premier temps, comme l'ensemble des éléments qui permettent d'améliorer les méthodes de production et d'accroître la productivité. "Pour l'économiste, c'est tout ce qui accroît la production sans que varie la quantité de facteurs de production utilisée." (J.P. Piriou, lexique de S.E.S.). Par exemple, l'introduction dans une entreprise de machines-outils à commandes numériques (c.à .d. de machines-outils classiques couplées à un micro-ordinateur) facilite et accélère les réglages, et leur permet de s'adapter à des productions différentes : il s'agit bien de progrès technique. Toutefois, le progrès technique s'inscrit aussi dans les différentes formes d'innovations mises en œuvre par l'entrepreneur, lesquelles peuvent concerner aussi la fabrication d'un produit nouveau , la mise en œuvre d'une nouvelle méthode d'organisation de la production, ou l'ouverture de nouveaux débouchés
Le progrès technique résulte directement des innovations, i. e. de la mise en application d’une invention.
A – De l’invention à l’innovation Une invention est la découverte d’un principe ou d’un produit nouveau qui n’est pas toujours susceptible d’application pratique. L’invention part de la recherche fondamentale pour arriver à la recherche appliquée : c’est le résultat de la recherche scientifique.
Une innovation est la mise en application industrielle et commerciale d’une invention. L’innovation reprend les étapes de la recherche scientifique de l’invention et ajoute les stades de développement et de commercialisation : c’est la mise en valeur économique des innovations.
La période sur laquelle s’étend le processus d’innovations peut être assez longue : le téléphone a mis 56 ans, la télévision en a mis 10. De nombreuses inventions ne donnent pas des innovations.
B – Les catégories d’innovations Première classification •innovation de produits : fabrication de produits nouveaux. Les objectifs sont d’offrir aux consommateurs un produit plus proche de leurs besoins et d’augmenter les parts de marché. (ex : les souris d’ordinateur à bille qui deviennent des souris optiques. Ou le téléphone fixe qui devient téléphone sans fil). •innovations de procédés : nouvelles méthodes de production. Les objectifs sont la baisse des coûts de production, la hausse de la productivité et de la qualité, la baisse des prix et l’augmentation des parts de marché. ‘ex : le passage du Minitel à l’Internet pour la vente par correspondance). Deuxième classification •innovations majeures : radicales. Voir Schumpeter et la rupture (ex : voitures). •innovations mineures : incrémentales (ex : diesel // essence). C – Le cycle de vie d’une innovation
Le cycle de vie d’une innovation connaît 5 phases : 
•phase 1 : apparition ou émergence – ventes faibles – profits faibles – coûts élevés •phase 2 : croissance – hausse des profits •phase 3 : maturité – baisse des prix – économies d’échelle •phase 4 : saturation – renouvellement •phase 5 : déclin – obsolescence D – Recherche et Développement – Brevets L’innovation résulte d’investissements en Recherche et Développement (RD) réalises par les entreprises et l’État (investissements immatériels). Cette croissance de l’investissement est une nécessité aujourd’hui à cause de la concurrence, de la mondialisation, de la remise en cause des avantages acquis par les vieux pays industriels. La part des dépenses en RD dans le PIB, qui était de 1.5 % dans les années 1960, atteint aujourd’hui 2.5 % à 3 %. On assiste aujourd’hui à une accélération des innovations et de leur obsolescence (ordinateurs par exemple). Par conséquence, on n’a pas toujours le temps de rentabiliser l’investissement en RD.
Dans tous les pays développés à économie de marché (PDEM), l’État joue un rôle plus ou moins important en matière de politique de recherche. En France, l’organisation qui joue un rôle important est l’Agence Nationale pour la Valorisation de la Recherche (ANVAR). Les résultats de la recherche ne doivent pas se limiter à l’application dans les industries de pointe mais à l’ensemble de l’économie pour stimuler la croissance.
Pour faire respecter les droits de la propriété, un système législatif doit être mis en place : le brevet. Le brevet est un titre de propriété accordé par l’État avec un droit d’exploitation de 20 ans. Le brevet peut être vendu ou loué sous forme de licence : les licences d’exploitations. Les formalités sont déposées à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI).
En économie
En économie, le progrès technique représente l’amélioration des connaissances scientifiques et de l’organisation de la production qui permettent une amélioration de la productivité, c’est-à-dire une augmentation de la production pour une quantité fixe de facteurs de production utilisés (le travail, mais aussi le capital, comme les machines). Il contribue pour une large part à la « productivité globale des facteurs » (PGF).
Au sens large, le progrès technique désigne l'ensemble des innovations qui peuvent améliorer :
- la productivité du travail et du capital : par exemple la mécanisation, l'organisation scientifique du travail ou encore la formation, etc.
- la productivité générale de l'économie : création de nouveaux marchés, nouveaux produits, réglementations ou déréglementations de l'État, etc.
Le progrès technique est dû à une amélioration des connaissances humaines appliquées à la production. Il a permis l'enrichissement de nos sociétés depuis les origines de l’humanité (invention de l’agriculture, de la roue,…), et, de manière plus importante, depuis le début de la révolution industrielle.
C’est le principal facteur de croissance du PIB par habitant et du niveau de vie. La croissance due au progrès technique est la croissance intensive, par opposition à la croissance extensive.
Historique des gains de productivité
Au cours des Trente Glorieuses, les gains de productivité ont été très importants en France. Ces gains s'expliquent par les efforts de reconstruction du pays après la Seconde Guerre mondiale, puis par le rattrapage technologique sur le pays leader du XXe siècle, les États-Unis. Durant les années 60, ils s'élevaient en moyenne à 5,1 % par an[1].
Les crises de 1973, puis de 1979 mettent fin à cette période. Depuis, les gains de productivité sont moindres. Durant les années 2000, la croissance des gains de productivité plafonnent à 1,1 % par an[2]. Cette faible croissance des gains de productivité contribue à l'atonie des salaires et du pouvoir d'achat des français.
Effets sociaux du progrès technique aujourd'hui
Un exemple donné régulièrement concernant les effets sociaux des progrès techniques est celui de la mise en place de caisses automatisées dans les supermarchés. Il existe aujourd'hui environ 150 000 caissières en France[3], et l'implantation de ces caisses automatisées mettrait en danger leur emploi et participe à un retour des questionnements luddistes (néo-luddisme) dans le débat public français.
Effets du progrès technique
Il faut distinguer le progrès technique lui-même de l’utilisation qui en est faite.
Progrès technique et développement économique
Le progrès technique est un facteur parmi d'autres qui a permis une amélioration des conditions de vie : hausse de l'espérance de vie, passée dans les pays en développement de 30 ans en 1900 à 65 ans en 1998[4]. La révolution verte, 75 % du blé produit dans les pays en voie de développement l'est par l'utilisation de variétés de blé à haut rendement, auraient permis une hausse de la production de céréales par habitant de 49 % entre 1960 et 2000. Cependant, de par la percée des inégalités sociales, cet hausse de la production ne signifie pas une facilité d'accès à la nourriture pour tout le monde, en effet la malnutrition reste très importante dans tout le pays [5]. Par ailleurs, la révolution verte permise grâce aux OGM, a montré ses limites dans les améliorations des conditions de vie, comme peut le montrer les nombreux suicides associés à la révolution verte en Inde. Selon le Programme des Nations Unies pour le développement de 1997, la pauvreté a plus diminué au cours du dernier demi siècle que dans les cinq cent ans qui ont précédé[6]. Le progrès technique permettrait également une augmentation du niveau de vie économique et social global, une amélioration de la santé, une diminution de la pénibilité du travail, etc. Au cours de l’histoire, le progrès technique, en permettant une productivité plus élevée, aurait permis des salaires plus élevés en ville que dans les campagnes, et a favorisé l’exode rural.
Cependant il est difficile d'attribuer tout aux progrès techniques, les choix politiques sont autant responsable de ces améliorations, que le progrès technique en lui même. Le progrès technique n'est pas neutre: les choix d'investissement afin de développer de nouvelles technologies et de les rendre économiquement viables ne dépendent pas seulement de leurs potentialités intrinsèques, mais aussi d'intérêts politiques, d'anticipations enthousiastes et de contraintes culturelles[7].
Effets sur les capacités militaires
Avec le développement des armes nucléaires, l’humanité a obtenu pour la première fois dans son histoire, la possibilité de destructions massives à une échelle mondiale, ce qui a provoqué des craintes (Le Mouvement Pugwash ou le fameux éditorial d'Albert Camus dans Combat au lendemain d'Hiroshima[8]). Toutefois, l'existence de ce pouvoir de destruction a probablement permis une absence de conflit direct entre les grandes puissances au cours de la guerre froide, par l'« équilibre de la terreur ». La fin de cette guerre, en rompant un contrôle strict des armes nucléaires a ravivé les craintes d'une prolifération nucléaire, plus difficilement contrôlable.
Effets sur l'emploi
Les conséquences sociales du progrès technique sont considérables et donnent lieu à une abondante littérature. Au XIXe siècle, Karl Marx a été l'un des premiers a percevoir que l'évolution des moyens de production, liée au progrès technique, détermine davantage le cours de l'Histoire que le mouvement des idées. Quant à savoir si ce progrès profite à l'humanité, les avis sont aujourd'hui nuancés.
L'idée la plus partagée est que si le progrès technique tend à supprimer certains emplois (automatisation,…), à long terme le progrès est associé à une prospérité économique et à une augmentation de l’emploi, par le biais d’une innovation permanente[9]. Cet effet de modification d'emplois est développé par Joseph Schumpeter dans Capitalisme, socialisme et démocratie en 1942 sous le nom de « Destruction créatrice ». Alfred Sauvy a développé des thèses proches dans La Machine et le Chômage en 1980. Ainsi, le continent africain est celui qui est le moins touché par le progrès technique, et il connaît des taux de chômage officiels et officieux très élevés. Jérémy Rifkin considérait cependant en 1995 dans La fin du travail que l'automatisation et l'informatisation entraineraient la disparition du travail, thèse qui semble contredite par les évolutions du chômage depuis lors[10].
Le progrès technique peut toutefois entraîner une augmentation substantielle du chômage, avec des mobilités socialement dommageables comme l'exode rural et le déclin de certaines régions.
Effets psychologiques
Le penseur français Jacques Ellul considère que le progrès technique provoque des conséquences qui dépassent largement le cadre de l'économie et qui sont d'ordre anthropologique. Il estime qu'au XXe siècle, la technique a changé de statut : elle ne plus se définir comme un simple ensemble de moyens (que l'on peut considérer comme "neutres") comme cela fut toujours. Du fait de la connexion croissante entre les techniques, la technique constitue désormais un milieu à part entière[11], un système[12], qui se développe de façon totalement autonome[13] et qui formate les esprits, dans la mesure où chacun s'y réfère spontanément dès son plus jeune âge. Selon lui, le progrès technique résulte d'une conception du monde étroitement matérialiste mais qui n'est elle-même qu'un spiritualisme qui s'ignore : "Ce n'est pas la technique qui nous asservit, c'est le sacré transféré à la technique"[14]. Et si, par les moyens techniques, l'homme pollue la nature comme il ne l'a jamais fait (cf # infra), c'est d'abord parce qu'il la désacralise par ces moyens... qu'il sacralise à son tour, par compensation. Le progrès technique correspond donc pour Ellul à la réalisation d'un rêve que l'homme caresse depuis l'Antiquité à travers le mythe prométhéen, celui de substituer l'homme à Dieu.
Effets sur l'environnement
Le progrès technique a permis le développement de techniques de déplacement polluantes (moteur à combustion, aéropropulsion,...).
La question de la soutenabilité du développement économique est posée, dans le cadre d’un développement durable, en particulier par les mouvements écologistes, et de plus en plus par la société civile. Le progrès technique pourrait cependant être à même, s’il était correctement utilisé, de permettre une croissance propre et économe en ressources naturelles épuisables (amélioration de l’efficacité énergétique, utilisation d'énergie nucléaire sûre et non productrice de gaz à effet de serre, etc.). La possibilité pour le progrès technique de répondre lui-même aux maux qu'il engendre a été critiquée par différents intellectuels, notamment les Français Bernard Charbonneau et Jacques Ellul ainsi que l'Allemand Hans Jonas. Le fait qu'un an après la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima, on ne puisse toujours pas maîtriser ses réacteurs conforte en particulier la thèse ellulienne de l'autonomie de la technique.
Effets sur la consommation de ressources
Il existe une croyance selon laquelle le progrès technique permet de résoudre le problème de la raréfaction des ressources naturelles, par les économies qu'il est susceptible d'engendrer du fait de l'amélioration de l'efficacité des systèmes techniques.
En réalité, on constate en général que les économies sont compensées par une augmentation de la consommation de ressource, que l'on nomme effet rebond. L'effet rebond peut être direct, lorsque la consommation de la même ressource augmente, ou indirect lorsque c'est la consommation d'une autre ressource qui augmente. Lorsque la compensation dépasse les économies, l'effet rebond est supérieur à 100 % et l'on parle alors de paradoxe de Jevons : à mesure que les améliorations techniques augmentent l'efficacité avec laquelle la ressource est employée, la consommation totale de cette ressource peut augmenter au lieu de diminuer. Ce paradoxe tire son nom de l'économiste britannique William Stanley Jevons qui l'a mis en évidence dès 1865 dans son livre Sur la question du charbon. La consommation britannique de charbon avait alors fortement augmenté après l'introduction par James Watt de sa machine à vapeur, qui était bien plus efficace que celle de Thomas Newcomen.
Le progrès technique peut réaliser des économies sur les ressources non renouvelables à condition que l'on ne se contente pas d'augmenter l'efficacité d'emploi de la ressource, mais que l'on substitue la ressource non renouvelable par une ressource renouvelable.
Progrès technique et productivité globale des facteurs
Le progrès technique est considéré, dans le modèle de Solow, comme l'élément qui permet d'améliorer la productivité pour une même valeur des facteurs de production capital et travail (voir productivité globale des facteurs). Autrement dit, il s'agirait d'accroître la production notamment par une meilleure prise en compte des conditions environnementales. Il est à noter que la terre était la source de toute production pour les Physiocrates, un facteur de production parmi d'autres dans l'école classique, alors que l'école néoclassique, à laquelle se rattache le modèle de Solow, ne retenait plus que les facteurs de production capital et travail.
L'effet rebond
« L’effet rebond décrit l’augmentation de la consommation d’énergie (ou de ressources) générée par la réduction des obstacles à l’utilisation d’une technique donnée. » [15]
Notes et références
- Alternatives économiques, n°264, décembre 2007, p. 10
- Alternatives économiques, n°264, décembre 2007, p. 10
- Chiffre cité par Philippe Moati, économiste, directeur de recherche au CREDOC dans son livre L'avenir de la grande distribution
- Chiffres du PNUD repris par Johan Norberg dans Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste, 2003, (ISBN 2259200095), p. 22,
- Voir Jaffrelot (dir.), L'Inde contemporaine de 1950 à nos jours, Fayard, Paris, 1996.
- Chiffres du Rapport sur le développement humain du PNUD repris par Johan Norberg dans Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste
- David Noble dans Forces of Production. A social History of Industrial Automation, New York, Alfred A Knopf, 1984
- Editorial de Combat, Albert Camus, 8 août 1945
- cf. Claudia Heller, p. 70
- Chiffres du chômage américain, Les Échos
- Jacques Ellul, La technique ou l'enjeu du siècle, 1954. 3e édition, Economica, 2008
- Jacques Ellul, Le système technicien, 1977. 3e édition, Le Cherche-midi, 2012
- cf l'adage populaire "on n'arrête pas le progrès".
- Jacques Ellul, Les nouveaux possédés, 1973. 2e édition, Les Mille et une nuits, 2003
- La décroissance, 10 questions pour comprendre et en débattre, Fabrice Flipo, Denis Baron, François Schneider.
Voir aussi
Articles connexes
- Croissance économique
- Théorie de la croissance endogène
- Connaissance technique
- Jacques Ellul
- Luddisme
- Paul Romer
- Joseph Schumpeter
- Alfred Sauvy
- Innovation
- Invention
- Technique
- Travail (économie)
- Modèle de Solow
- Productivité globale des facteurs
Bibliographie
- Jacques Ellul, La Technique ou l'Enjeu du siècle, 1954. 3e édition, Economica, 2008 (ISBN 9782717815634).
- Gilbert Simondon, Du mode d'existence des objets techniques, 1958, Aubier, Paris (ISBN 2700734149).
- Hannah Arendt, The Human Condition, Chicago, University of Chicago Press, 1958. Traduction française : Condition de l'homme moderne, Calmann-Lévy, 1961, 1983. réédité avec une préface de Paul Ricœur – Pocket, 1988, 1992 (ISBN 2266126490).
- Jürgen Habermas, Technik und Wissenschaft als « Ideologie », 1968. Traduction française : La Technique et la science comme « idéologie », Gallimard, 1990 (ISBN 9782070719426).
- Jacques Ellul, Le Système technicien, 1977. 3e édition, le cherche-midi, 2012 (ISBN 9782749102443).
- Jean-Pierre Séris, La Technique, P.U.F. 1994. Réédition 2000 (ISBN 9782130460343).
- Bernard Stiegler, La Technique et le temps, tomes I, II et III, Galilée, Paris, 1994, 1996 et 2001.
- Jean-Hugues Barthélémy, Penser la connaissance et la technique après Simondon, L'Harmattan, Paris, 2005 (ISBN 9782747585866).
Liens externes
- « Le progrès technique chez Joan Robinson : un essai de systématisation et de formalisation », Claudia Heller, Cahiers d'économie de l'innovation, n°14, 2001-02, p. 67-96
- « Les Techniques ont une histoire », Cours sur l'Histoire de la notion de Progrès, Anne-Françoise Garçon
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