Brad Pitt : pas de date pour son mariage avec Angelina Jolie
Depuis que Brad Pitt a demandé la main d'Angelina Jolie après sept ans de relation et six enfants, les médias attendent avec impatience de connaître la date de ce mariage, qui s'annonce déjà comme l'union people de l'année. De passage à Cannes pour défendre le film Cogan : La Mort Douce...
Rabat
| Rabat | ||
|---|---|---|
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| Administration | ||
| Pays | ||
| province | Rabat | |
| Région | Rabat-Salé-Zemmour-Zaër | |
| Maire | Fathallah Oualalou (USFP) (2009) | |
| Gouverneur | Hassan Amrani | |
| Code postal | 10000[1] | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 11 m | |
| Superficie | 11 700 ha = 117 km2 | |
| Superficie de l'agglomération | 127 500 ha = 1 275 km2 | |
| Démographie | ||
| Population | 1 600 000 hab. (2010) | |
| Densité | 13 675,2 hab./km2 | |
| Population de l'agglomération | 2 700 000 hab. (2010) | |
| Localisation | ||
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| Internet | ||
| Site de la ville | http://mairiederabat.com | |
Rabat (en arabe : الرباط [ar-Ribat]) est la capitale du Maroc et la deuxième plus grande agglomération du pays après Casablanca.
Elle est située sur le littoral atlantique, sur la rive gauche de l'embouchure du Bouregreg, en face de la ville de Salé. De ce fait, l'une et l'autre sont parfois qualifiées de « villes jumelles ».
La ville a été fondée en 1150 par les Almohades, qui y édifièrent une citadelle (devenue la kasbah des Oudayas), une mosquée et une résidence. C’était alors ce qu'on appelle un ribat (une forteresse). Le nom actuel vient de Ribat Al Fath, « le Camp de la Victoire ». Plus tard, le petit-fils d'Al-Mūmin – Ya'qub al-Mansūr – agrandit et compléta la ville, l'entourant notamment de murailles. Par la suite, elle servit de base aux expéditions almohades en Andalousie.
Après 1269, quand les Mérinides choisissent Fès comme capitale, Rabat entra dans une période de déclin. Ainsi, l'explorateur morisque Hassan al-Wazzan a rapporté qu'il n'y subsistait que 100 maisons habitées en 1515. En 1609, suite au décret d’expulsion de Philippe III, 13 000 Morisques y trouvèrent refuge, revitalisant ainsi la ville[2].
En 1912, Lyautey fit de Rabat le siège du résident général et la capitale du protectorat français au Maroc. En 1956, à l’indépendance du Maroc, la ville resta la capitale du pays.
Histoire
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La première trace urbaine à Rabat se situe à l'actuelle kasbah des Oudaïas, les Almoravides y ayant fondé un fort pour organiser les attaques contre les tribus masmouda des Berghouata. La dynastie des Almohades, originaire du Haut-Atlas et issue de tribus berbères des Masmoudas, fit édifier, en 1150, à la place de l'ancien fort Senhadji des Almoravide, un ribat (ou forteresse), lieu de rassemblement des combattants de la foi, point d’étape dans l’épopée almohade pour la conquête de l’Andalousie et le contrôle du reste du Maghreb. Yacoub el-Mansour se disait désireux de concevoir, quant à la position du Bouregreg, des projets plus vastes[3]. Aidé des nombreux captifs ramenés d’Espagne lors de la bataille d'Alarcos, il fit construire les remparts de la future capitale et commencer, non loin du fleuve, une mosquée aux proportions grandioses ; mais cette dernière ne fut pas achevée ; seul se dresse son minaret qui servit de repère aux navigateurs pour le franchissement de la ville. À ce camp retranché fut d'abord appliqué le nom de Rbat de Salé, puis celui de Rbat El-Fath, après la victoire des armées almohades en Espagne.
Cette construction, qui correspond en gros à la partie ouest de l’actuelle kasbah des Oudaïas, fut appelée à la fois Ribat al Fath (« le Camp de la Victoire »), pour commémorer les victoires almohades, et al-Mahdiyya, en souvenir d’al-Mahdî Muhammad ibn Tûmart, fondateur du mouvement almohade. À partir du Ribat d’Abd al-Mumin, son fils Abu Yaqub Yusuf, puis son petit-fils Yacoub el-Mansour, héritiers d’un empire allant de la Castille à la Tripolitaine, ont construit une cité imposante, couvrant plus de quatre cents hectares, enceinte de murailles imposantes percées de portes monumentales et qui devait être dotée d'une mosquée gigantesque, la tour Hassan (restée inachevée pour cause de tremblement de terre), mais qui eut été l'un des plus grands sanctuaires du monde musulman.
Ainsi, bien que Ribat al Fath ne reçut jamais la population que son enceinte aurait pu abriter (en majorité des Masmouda du Haut-Atlas, les grandes orientations de la ville étaient tracées. Les remparts et les portes monumentales de l’époque témoignent aujourd'hui encore de l’ampleur de la ville almohade ; également le minaret et les vestiges de la mosquée de Hassan, sur un site dont le caractère sacré a été accentué et revalorisé par l'édification du mausolée Mohammed V, symbole de piété filiale qui, de par sa décoration exceptionnelle, œuvre d'art collective, est un hommage au souverain qui y repose et un témoignage de la renaissance de l'artisanat traditionnel.
De la fin de la période almohade, vers le milieu du XIIIe siècle, jusqu'au début du XVIIe siècle, l’importance de Rabat diminua considérablement.
La dynastie zénète des Mérinides fonda le Jama' el-Kbîr, ainsi que d'autre ruelles, tous situés au cœur de l'actuelle médina. La localisation de cet équipement public permet d’affirmer que la vie citadine n’était pas concentrée uniquement aux abords immédiats de la kasbah et que plusieurs quartiers de l'actuelle médina étaient habités.
À partir de 1610, Rabat reçut une forte population de réfugiés musulmans chassés d’Al-Andalus, qui s’établirent dans la kasbah et à l'intérieur de l'enceinte almohade, dans la partie nord-ouest, qu'ils délimitèrent et protégèrent par une nouvelle enceinte, la muraille andalouse. Les descendants de ces Andalous, qui portent souvent des patronymes andalous tels que Guédira, Mouline (Molina), Bargach (Vargas), Karrakchou (Carracso/Carrasco), Moreno, Balafrej (Palafres), Ronda, Tamourro (Chamorro), etc., sont toujours considérés comme les Rbatis dits « de souche ».
Pendant quelques dizaines d’années, Rabat, alors connue de l’Europe sous le nom de Salé-le-Neuf, fut le siège d'une petite république maritime, la République du Bouregreg, jusqu’à l’avènement des Alaouites qui s’emparèrent de l’estuaire en 1666. Sa principale activité était alors la course en mer contre les chrétiens, qui lui procurait la totalité de ses ressources, et Salé-le-Neuf devint le premier port du Maroc.
En 1912, dans le cadre du protectorat français, le général Lyautey décide de transférer la capitale de Fès à Rabat à cause de la forte agitation berbère qui régnait à Fès). Le sultan Moulay Youssef y déménagea quelques mois plus tard. En 1913, Lyautey engagea Henri Prost pour dessiner la « Ville nouvelle ».
De la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu'en 1963, les États-Unis y disposèrent d'une base militaire aérienne.
Aux élections municipales de 2009, les islamistes du PJD sont arrivés en tête[4].
Culture et patrimoine
Portes et enceintes
Protégeant les faces sud et ouest de la ville, une enceinte importante fut construite par les Almohades à la fin du XIIe siècle. Elle est composée de deux longues murailles rectilignes, se coupant à angle aigu, d’une longueur totale de plus de cinq kilomètres, d’une épaisseur de plus de deux mètres et d’une hauteur moyenne d'environ huit mètres[5].
Ainsi fut enfermée une superficie de près de quatre-cent-vingt hectares, englobant le plateau supérieur qui domine aujourd’hui le Chella, pour assurer, en cas d’attaque, la sécurité des parties basses de la ville. Le rempart ouest était percé de quatre portes, à intervalles assez réguliers : Bab El-Alou, Bab El-Had, Bab Er-Rouah et Bab El-Hdid, la dernière étant incluse dans l’actuel Palais royal. Le rempart sud n'en comportait qu’une seule, Bab Zaër. Comme la plupart des murailles édifiées par les Almohades, cette enceinte construite en béton d'une grande solidité, riche en chaux grasse, a admirablement résisté. Régulièrement flanquée de tours carrées, sa courtine est couronnée d'un chemin de ronde, bordé à l’extérieur d’un parapet aux merlons coiffés de pyramidions[5].
Bab Er-Rouah, chef-d’œuvre d’esthétique monumentale en pierre, déploie, tout comme la porte de la Kasbah, un décor d’entrelacs autour de l’ouverture en forme d’arc outrepassé inscrit dans un encadrement rectangulaire. Comme à Bab Agnaou à Marrakech, de grands arcs reprennent, en l’élargissant, le mouvement de l’arc même de la porte, l’entourant d’une auréole sinueuse aux pointes aiguës, surmontée d’une large frise à inscription coufique.
Au début du XVIIe siècle, des réfugiés musulmans chassés d’Espagne s’installent dans la Kasbah ainsi que dans une partie d’une centaine d’hectares à l’intérieur de l’enceinte almohade, qu’ils délimitent par l’édification d’une nouvelle muraille. Partant à proximité de Bab El-Had, cette dernière relie la courtine du XIIe siècle à la falaise dominant le Bouregreg, au Borj Sidi Makhlouf. Rectiligne et flanquée de tours barlongues, la muraille andalouse qui s’étendait sur plus de 1 400 mètres, était haute en moyenne de cinq mètres et large de plus d’1,5 mètre. Elle était percée de trois portes : Bab Et-Tben (qui est aujourd'hui abattue ; elle était située près de l’actuel marché municipal), Bab El-Bouiba et Bab-Chella[5].
Par ailleurs, au début du XIXe siècle, un nouveau rempart extérieur, d’une longueur totale de 4 300 mètres, fut édifié. Il prolongeait au sud l'enceinte almohade et la doublait à l’ouest jusqu'à l’océan Atlantique, enfermant ainsi une superficie totale de plus de 840 hectares. Cette dernière fortification avait une hauteur moyenne de 4 mètres et une épaisseur légèrement inférieure à 1 mètre. Trois portes au total y étaient percées : Bab El-Qebibât, Bab Tamesna et Bab Marrakech. Ce rempart alaouite a été détruit en grande partie pour faciliter l’aménagement de la ville européenne durant le Protectorat. À partir des principales portes de la médina, partaient les routes reliant, notamment, Rabat à Casablanca et à Marrakech, aussi Rabat à Rommani et à Marrakech[5].
Aux abords de l'enceinte almohade se tenaient des marchés hebdomadaires, tel celui de Souq El-Had, à proximité de la porte du même nom. Par ailleurs, entre l'enceinte alaouite et la muraille almohade étaient situés, au sud, l'Agdal, relié au Palais royal et, au nord, des jardins d'orangers dont les fruits, très prisés pour leur qualité, étaient exportés en Europe, comme en attestent de nombreux documents d'archives.
Institutions et espaces culturels
Le théâtre national Mohammed-V est l’une des plus grandes institutions culturelles de Rabat, mais le coût de son fonctionnement dépasse les possibilités des compagnies existantes au Maroc et l’amphithéâtre reste souvent fermé. La majeure partie des spectacles y sont co-organisés avec les Instituts culturels européens.
Les galeries officielles sont Bâb Er-Rouah, Bab El-Kébir aux Oudayas et Mohamed El-Fassi.
Rabat compte aussi des espaces indépendants, le plus emblématique étant L'appartement 22, fondé en 2002 par Abdellah Karroum, pour la production, l'exposition et les rencontres des cultures vivantes.
Des grands projets culturels sont lancés dans les années 2000, notamment celui de la Bibliothèque nationale, du musée des Arts contemporains et de l’Institut supérieur de la musique et de la danse.
En 2006, la Fondation ONA inaugure à Rabat son second lieu culturel, la Villa des Arts.
Les quartiers de Rabat
Le cœur de la ville est constitué de trois quartiers : la Medina (centre historique), les Oudayas et Hassan, tous deux situés à la rencontre du Bouregreg et de l'océan Atlantique.
À l'ouest, et en longeant les bords de mer, on retrouve une succession de quartiers : D'abord, aux alentours des remparts, les quartiers anciens de l'Océan et des Orangers (populaire et classe moyenne). Au delà, une succession de quartiers majoritairement populaires : Diour Jamaa, Akkari, Yacoub El Mansour, Massira et Hay el Fath sont les principaux quartiers de cet axe. Hay el Fath, qui clôt cette succession, évolue vers une fréquentation de type classe moyenne.
À l'est, en longeant le Bouregreg, on retrouve les quartiers de Youssoufia, Douar el Hajja, Mabella, Taqaddoum, Hay Nahda, Aviation, Romani (classes populaires et moyennes).
Entre ces deux axe, en allant du Nord au Sud, on retrouve 3 principaux quartiers (classe moyenne à très aisée) : Agdal (quartier d'immeubles très vivant mélangeant les fonctions résidentielles et commerciales, majoritairement à destination des classes moyennes à aisées), Hay Riad (quartier aisé de villas qui a connu un sursaut de dynamisme depuis les années 2000, il tend a devenir le nouveau centre d'affaires de rabat ; des bureaux ainsi que des sièges d'entreprises publics et privées s'y installent(Maroc Telecom, CGI... ), et Souissi (quartier très aisé, majoritairement résidentiel). En périphérie de Souissi, dans la continuité, le quartier des Ambassadeurs. Ces quartiers, caractérisés par une urbanisation en vastes plans, aérée, souvent boisée, éloignée des brumes de l'océan, contrastent avec les îlots plus resserrés et denses qui les encerclent.
Les « anciennes familles » de Rabat
Les « anciennes familles » de Rabat sont l'ensemble des familles ayant habité la ville depuis plusieurs siècles, avant son ouverture aux populations de l'intérieur du Maroc et l'arrivée massive de migrants (suite aux mouvements d'exode rural qui commençèrent au début du XXe siècle).
Elles se caractérisent par leur homogénéité sociale et culturelle, qui résulte d'une histoire commune marquée par une isolation du reste du pays pendant près de trois siècles, ainsi que d'un héritage culturel marqué par la culture arabo-andalouse[6].
Lesdites familles, qui sont environ quatre cents, sont considérées, jusqu'à nos jours, comme les « familles rbaties de souche ».
Économie
Rabat est la deuxième agglomération du pays après Casablanca, ces dernières années Rabat commence à devenir un centre d'affaires profitant de la restructuration et de la réorganisations des administrations publiques ainsi que l'installation des sociétés étrangères et la création des zones off-shores.
Transports
Les habitants de Rabat utilisent largement le réseau de transports en commun constitué des bus gérés par la société Stareo géré par la préfecture, et le tramway géré par le groupe Veolia-Transdev. Le prix des parkings, très élevé, ainsi que la difficulté de trouver une place et les bouchons découragent l’usage de la voiture. Une ligne ferroviaire électrifiée à double voie relie Rabat aux villes voisines de Salé et de Casablanca ; elle est empruntée pour les trajets à courte distance par le RER en direction de Témara, Bouqnadel et Salé, tandis que la majorité des habitants faisant la navette entre Casablanca et Rabat empruntent le TNR (train navette rapide) qui assure une desserte en une heure avec une fréquence à la demi-heure. Rabat comporte deux gares : Rabat-Ville dans l'arrondissement Hassan et Rabat-Agdal dans la continuité de l'hypercentre, l'Agdal. Les personnes habitant en lointaine banlieue utilisent généralement leur véhicule personnel pour rejoindre le réseau urbain.
Rabat partage avec Salé l'Aéroport international Rabat - Salé d'une capacité de 3,5 millions de passagers dont le trafic atteint les 300 000 passagers en 2008
Les projets d'aménagement de Rabat
La ville de Rabat à l'image du reste du Maroc compte aujourd'hui de nombreux projets d'aménagements ambitieux démarrés ou en gestation. Ces projets doivent permettre de répondre aux besoins d'une population en forte croissance (la conurbation de Rabat incluant les villes de Salé, Skhirat et Temara, compte désormais presque de 3 millions d'habitants). Il s'agit également de créer des infrastructures de transport aujourd'hui peu développées et incapables de faire face aux déplacements quotidiens des habitants dans le cadre de leur activité professionnelle. Rabat ambitionne également de devenir une véritable capitale culturelle du pays ce qui se traduit par la multiplication de projets comme la grande bibliothèque, le futur grand théâtre national au bord du Bouregreg, le musée archéologique, le musée d'art contemporain, etc
Les projets d'aménagement de la vallée du Bouregreg
L'aménagement de la vallée du Bouregreg séparant les villes de Rabat et Salé est un projet majeur pour le Maroc qui doit concerner à terme 6 000 hectares et qui a été lancé en 2006. Pour la réalisation de la première séquence sur trente hectares, l'Agence s'est jointe à AL MAABAR d'Abou Dhabi, pour créer une cité de culture, de tourisme et de loisirs : Bab Al Bahr. L'objectif du projet est de construire dans cette zone en partie inondable et faiblement ou pas aménagée des nouveaux quartiers multifonctions assurant la transition entre les deux agglomérations en valorisant le potentiel de l'axe fluvial avec la nouvelle marina et le patrimoine architectural des deux villes. Le projet, qui est piloté par un établissement public créé pour la circonstance (l’Agence pour l'Aménagement de la Vallée du Bouregreg AAVB), doit permettre également d'améliorer la communication entre les deux villes[7].
Six phases sont prévues dont deux sont entamées en 2009. La première, dénommée Bab Al Bahr, représente un montant de d’investissement de 750 millions de dollars et comprend un programme immobilier mixte de près de 560 000 m² de plancher. Les aménagements situés sur la rive gauche de l'oued entre son embouchure et le pont Hassan II comprennent des ensembles hôteliers et résidentiels de qualité, la Cité des Arts et métiers dédiée à la préservation du savoir-faire artisanal et un port de plaisance. La construction d'un pont doté d'un tirant d'air plus élevé et le dragage de l'oued doivent permettre d'accueillir des bateaux ayant des tirants d'eau plus importants. Pour les pêcheurs professionnels de Salé et Rabat chassés par les aménagements en cours, un port de pêche est en cours de construction à l'embouchure de l'oued côté Rabat[7].
La deuxième phase, porte sur la construction d'un quartier en partie lacustre dans la zone comprise entre le nouveau pont Hassan II et la ligne ferroviaire Rabat Salé pour un investissement initial de 2.5 milliards de dollars, est aujourd'hui gelée (octobre 2009) car le principal investisseur Sama Dubai s'est désisté après avoir rencontré des difficultés financières à la suite de la crise économique internationale. Les quatre autres phases non démarrées portent sur l'aménagement de tronçons de la vallée situés en amont de Rabat[8].
Les autres projets d'aménagement immobiliers de Rabat
Le projet Sephira porte sur l'aménagement de la corniche du littoral atlantique sur une longueur de 11 km et une superficie de 330 hectares entre Bab El Bahr (près des Oudaîas) et Harhoura (Témara). Le projet prévoit à terme la réalisation entre autres de résidences, d'hôtels, de tours d'affaires, d'un centre commercial et d'une marina internationale. Le projet est confié à un groupe des Emirats : le terrain est cédé pour un dirham symbolique en échange de la construction des infrastructures. Le démarrage du programme, toujours en suspens, a été par le passé régulièrement reporté[9].
Le projet de Akrach est une extension de la ville de Rabat qui doit permettre de loger 200 000 habitants sur le plateau de même nom situé au sud de l'agglomération. Le projet à l'étude depuis quelques années est toujours en suspens (2009)[10].
Le projet de CGI du centre multifonctionnel d'Agdal devrait comporter un centre commercial, un hôtel, un fitness club et des bureaux.
Une ville nouvelle, baptisée Tamesna et considérée comme une ville-satellite de Rabat, est en cours de construction à 30 km au sud-est de Rabat sur un terrain situé en amont de l’oued Ikem. Elle a vocation à accueillir à son achèvement vers 2015 250 000 habitants dans 50 000 logements dont 10 000 logements sociaux[11]
Sur l'emplacement de l'ancien zoo de Rabat qui est situé entre les quartiers Hay Riad et Témara va naître un projet touristique et immobilier (Ryad al Andalous). Un nouveau zoo national doit être construit juste à côté du complexe sportif Moulay Abdellah en utilisant la recette de la vente du terrain de l'ancien zoo au promoteur (420 M. Dhm)[12]. Les travaux de construction ont débuté en juillet 2008 et s'achèveront en 2011.
Nouvelles infrastructures de transport
- Nouveau pont Hassan II et tunnel des Oudayas
Pour décongestionner le trafic sur l'axe reliant Salé à Rabat un nouveau pont doté de 2 fois 3 voies a remplacé l'ancien pont Moulay Al Hassan (2 x 2 voies). Ce nouveau pont est doté de 2 fois 3 voies permettant ainsi un trafic fluide sur la traversée du fleuve. De plus, deux lignes de tramway sur un tracé commun y traversent le fleuve du Bouregreg, permettant à la fois d'assurer le transport des Rabatis et des Slaouis mais également de réduire le nombre de bus traversant le pont : principale source de bouchons.
Le tunnel des Oudayas permet aujourd'hui de réduire la congestion automobile dans l'axe allant du pont Hassan II jusqu'à l'océan en passant par un important site touristique de Rabat, la Kasbah des Oudayas. De plus, celui-ci va permettre, grâce à la déviation du trafic de l'avenue Al Marsa vers le tunnel, la concrétisation du projet de zone piétonne entre les Oudayas et la médina de Rabat, qui était autrefois une avenue très chargée.
- Tramway
La ville de Rabat dispose depuis mai 2011 de deux lignes de tramway d'une longueur totale de 22 km. Les lignes desservent à la fois Salé et Rabat selon un axe nord-sud avec un tronc commun de 3 km du centre-ville de Rabat jusqu'à l'entrée de Salé, après le franchissement du Bouregreg via le pont Hassan II. Les 41 stations sont desservies par des rames doubles Alstom Citadis d'une longueur totale de 60 mètres
- La rocade autoroutière
d'une longueur de 41Km qui s’achèvera en 2013 et qui comprend le plus haut pont à haubans d'Afrique.
- Lignes de bus
L'agglomération dispose d'un réseau de bus, réaménagé depuis début 2011, d'une soixantaine de lignes reliant les villes de Rabat, Salé et Témara.
- Trains
La gare de Rabat-Ville a été rénovée de 2008 à 2010. Une gare TGV est prévue en périphérie près de Technopolis. Cette gare permettra au TGV marocain de mettre Rabat à 1h de Tanger et à une demi heure de Casablanca.
Démographie
Rabat forme avec Salé et Témara une conurbation de 1,6 millions d'habitants (2004). La croissance de la population a été stimulée tout au long du XXe siècle par la croissance démographique du Maroc et la migration vers les villes. Le choix de Rabat comme capitale politique et administrative en 1912 a entraîné l'arrivée d'une population importante de fonctionnaires. Jusqu'à l'indépendance, c'est Rabat qui a reçu la majorité du flux migratoire. Après l'indépendance, la croissance s'est accentuée avec l'installation de l'élite intellectuelle dans la capitale. Désormais, la population de Rabat ne croît plus et ce sont Salé et Témara qui reçoivent les nouveaux flux migratoires.
| Année | 1912 | 1936 | 1952 | 1960 | 1971 | 1982 | 1994 | 2004 | 2010* | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Rabat | 27 000 | 83 000 | 156 000 | 231 000 | 375 000 | 526 000 | 624 000 | 628 000 | 620 000 | |
| Salé | 19 000 | 32 000 | 47 000 | 77 000 | 159 000 | 328 000 | 580 000 | 761 000 | 870 000 | |
| Témara | 3 000 | 11 000 | 64 000 | 133 000 | 235 000 | 310 000 | ||||
| Conurbation | 46 000 | 115 000 | 203 000 | 311 000 | 545 000 | 918 000 | 1 337 000 | 1 624 000 | 1 800 000 | |
| *2010 : Estimation; Source 2005[13] | ||||||||||
Climat
Le climat de la ville est un climat de type méditerranéen aux quatre saisons bien marquées. Les hivers sont frais, voir froids et pluvieux, avec des minimas nocturnes pouvant descendre en dessous de 5 °C, ou parfois atteindre les 0 °C, et des journées agréables autour de 17 °C. Les gelées sont rares. Les étés sont chauds mais sans être étouffants (ils le sont pendant quelques jours), avec des maximas diurnes dépassant les 30 °C et des nuits presque toujours fraîches sinon chaudes, où l'humidité de l'air océanique se fait nettement ressentir. Principalement au printemps et en été, s'invite parfois le chergui, vent du désert sec et brûlant soufflant de l'est et faisant brusquement monter la température, de temps à autre au-dessus des 40 °C et rarement pendant plus de trois journées successives, avant un retour de la brise océanique d'ouest.
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Temp. max. moy. | 17 | 18 | 21 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 26 | 24 | 20 | 18 |
| Temp. min. moy. | 6 | 8 | 10 | 14 | 16 | 18 | 20 | 20 | 16 | 14 | 10 | 9 |
- Les records
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur | 31 | 30 | 35 | 38 | 43 | 42 | 48 | 46 | 44 | 38 | 36 | 28 |
| Record de froid | -5 | -3 | -2 (2012) | 4 | 6 | 7 | 11 | 13 | 7 | 4 | -5 | -1 |
Monuments
- La Kasbah des Oudaïa : ribat surplombant l'embouchure de l'oued Bou Regreg où se trouve le musée des Oudayas : le ribat conçu à l'origine est devenu l'abri du musée nationale des Bijoux ;
- La tour Hassan, ruines de la mosquée bâtie par Ya'qub al-Mansūr, détruite au moment du tremblement de terre de Lisbonne de 1755 et le mausolée de Mohammed V : où repose le défunt roi Mohammed V et ses deux fils, le défunt roi Hassan II et son frère cadet Moulay Abdellah[14] ;
- La nécropole de Chella : bâtie en 1339, Chella était une ancienne agglomération phénicienne, carthaginoise et romaine[15] ;
- La section monumentale de l'avenue Mohammed V et la mosquée Sunna
- La mosquée de l'Agdal
- La cathédrale Saint-Pierre : située Place du Golan, cet édifice, toujours affecté au culte catholique, a été complètement achevée en 1930[16] ;
- Dâr-al-Makhzen : le palais royal et le siège du gouvernement où travaillent et résident plus de 2 000 personnes. On accède au palais par une vaste esplanade, le "Méchouar"[17]. ;
- Bab ar-Rouah et l'avenue des Forces armées royales (FAR).
- L'ancienne médina
Lieux à visiter
- La médina : construite au XVIIe siècle pour accueillir les réfugiés d'Andalousie, elle est aujourd'hui connue pour son mellah (ancien quartier juif), son souk couvert Es-Sebat dans la rue des Consuls, et toutes autres sortes de boutiques diversifiées[18] ;
- Le parc Ibn-Sina : appelé communément « parc Hilton » en raison de sa proximité avec l'hôtel du même nom, le parc est aussi le poumon vert de l'agglomération avec des plantations de pins et d'eucalyptus [19] ;
- Le jardin d'Essai : situé au milieu de la ville et divisé en deux par l'avenue de la Victoire (fermé depuis 2008 pour cause de travaux[20]) ;
- La ceinture verte de Rabat : c'est un bois protégé séparant Rabat de Témara.
- Le golf et le palais Dar es-Salam : golf de 45 trous qui abrite chaque année le prestigieux trophée international de golf Hassan-II [21] ;
- La Villa des Arts : petit établissement abritant des expositions.
- Le Musée Archéologique.
- L'avenue Mohammed V située en plein centre de Rabat, le long de laquelle se trouvent le Parlement, ainsi que de nombreux cafés et magasins.
- L'hôtel Balima: l'un des plus anciens de la ville, face au Parlement.
- L'Agdal : quartier de shopping et important centre d'activité de la ville.
- Le nouveau centre d'affaires et administratif " Hay Riad "(specialement l'avenue Annakhil et le Mahaj Riad).
- La marina de Bouregreg.
- Les plages allant de Harhoura à Skhirat.
- Le Mega mall : centre commercial abritant une patinoire et un bowling ainsi que plusieurs "enseignes" internationales.
- Le Festival Mawazine qui se tient annuellement pendant le mois de mai et qui dure une semaine (il a attiré 2 millions de spectacteurs en 2009).
Enseignement supérieur et recherche
Rabat est, avec Casablanca, la ville dans laquelle se concentre la majorité des établissements d'enseignement supérieur marocains, malgré les tentatives récentes de décentralisation de l'enseignement supérieur. L'université Mohammed V, première université fondée après l'indépendance (1957), est aujourd'hui scindée en deux établissements : l'université Mohammed V - Agdal et l'université Mohammed V - Souissi
L'Université Mohamed V - Agdal accueille 18 600 étudiants (chiffres 2008-2009), dont environ 5 000 en 3e cycle[22]. L'université comprend la plus ancienne école d'ingénieurs du Maroc et d'Afrique[23] : l'École Mohammadia d'ingénieurs, fondée en 1959 et située à l'Agdal. L'université Mohamed V - Souissi accueille environ 17 000 étudiants (chiffres 2008-2009), dont 3 500 au niveau du 3e cycle[24]. Les filières de formation comprennent le droit, l'économie, la santé, les sciences humaines et sociales, les sciences de l'éducation et l'ingénierie informatique. L'École nationale supérieure d'informatique et d'analyse des systèmes est rattachée à cet établissement.
De nombreux autres établissements d'enseignement supérieur publics sont installés à Rabat, tels l'Institut national des postes et télécommunications, l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II , l'École nationale d'industrie minérale, l'Institut national de statistique et d'économie appliquée et l'École nationale d'architecture. À côté existent également des établissements privés comme l'École supérieure de management, d'informatique et de télécommunication, l'Institut supérieur du génie appliqué, l'École marocaine des sciences de l'ingénieur et l'Institut des hautes études de management. Dans le domaine des sciences humaine l'Institut Universitaire pour la Recherche Scientifique a été dirigé par Abdelkebir Khatibi.
Galerie de photos
Sports
Candidature aux Jeux Olympiques de 2020
Le mois de septembre 2009, la ville de Rabat est déclarée comme candidate aux Jeux olympiques d'été de 2020[25] puisque le Comité international olympique a encouragé l'organisation des JO de 2020 en Afrique.
Football
La ville compte aussi le stade national du Maroc : Moulay Abdellah. Ce dernier fut construit en 1983. Les équipes de football locales sont :
- Le FUS de Rabat (stade al Fath) ;
- Le Stade Marocain (stade Choude) ;
- Les FAR de Rabat (Centre sportif de Maâmora) ;
- L'Hilal de Rabat (Union Yacoub El Mansour) ;
- L'Union de Touarga (Stade du palais royal).
- Youssoufia Club de Rabat
Handball
Les équipes de handball locales sont :
- Le FUS de Rabat ;
- Le Stade Marocain ;
- Les FAR de Rabat[26].
Basket-ball
Les équipes de basket-ball locales sont :
- Le FUS de Rabat
- Le FAR de Rabat ;
- Le Moghreb de Rabat.
Volley-ball
Les équipes de volley-ball locales sont :
- Le FUS de Rabat ;
- Le FAR de Rabat ;
- Le Crédit agricole Rabat.
L'équitation
L'équitation est une discipline très appréciée par la famille royale, la F.R.M.S.E. (Fédération Royale Marocaine des Sports Équestres) étant présidée par S.A.R. la princesse Lalla Amina. Au Royal club équestre de Dar Es Salam à Rabat, tous les ans, se déroule la Semaine du cheval animée notamment par les championnats marocains. Les championnats les plus appréciés sont ceux de saut d'obstacles. Rabat dispose d'une quinzaine de clubs équestres dont le plus connu est le club Dar El-salam à l'est de la capitale
Clubs et centres de loisirs
- Le Club Wifaq
- Royal Golf Dar Essalam
- Le Club de la Justice
- Le Club travaux public
- Le Riad-club Rabat
- L'union sportive des cheminots du Maroc (USCM)
- Club Moulay Rachid
- le parc d'attraction de Magic Parck
- la patinoire et le bowling du Mega Mall
- Club d'agriculture
Jumelages
Madrid (Espagne)
Honolulu (États-Unis)
Athènes (Grèce)
Stockholm (Suède)
Istanbul (Turquie)
Tunis (Tunisie)
Amman (Jordanie)
Notes et références
- Codes postaux et agences de Rabat sur http://www.poste.ma. Consulté le 19 juin 2011
- Leila Maziane, « Salé au XVIIe siècle, terre d’asile morisque sur le littoral Atlantique marocain », dans Cahiers de la Méditerranée, no 79, 2009, p. 359-372, § 10 [texte intégral (page consultée le 6 juin 2011)]
- Mohamed Bargach, Une famille au cœur de l’histoire, p. 313, lignes 1-7 et 9-11
- Sébastien Carganico, « Juin 2009 : chronologie du mois », Le Monde-Dossiers et documents, juin 2009, p. 8
- M. Essemmar, Le tissu urbain de la ville du Ribat El-Fath de ses origines jusqu'au XXe siècle [1]
- Mariette Hayeur, « Les Rbatis-bourgeoisie de Rabat : identité et luttes de classement », thèse de doctorat en anthropologie, Montréal, 1991
- Aménagement du Bougereg, Agence de l'aménagement du Bougereg. Consulté le 15 novembre 2009
- Des incertitudes pèsent toujours sur le chantier Amwaj, WMC Econnomie. Consulté le 15 novembre 2009
- Corniche de Rabat: Démarrage des travaux prochainement, Site www.rabat.ma. Consulté le 15 novembre 2009
- Une nouvelle ville aux portes de Rabat, Site www.bladi.net. Consulté le 15 novembre 2009
- LOGEMENT. Tamesna ville 2.0, Tel Quel Online. Consulté le 15 novembre 2009
- Royaume du Maroc - Projet de loi de finances 2008 - Secteur des établissement et entreprises publics - 3.4 - JARDIN ZOOLOGIQUE NATIONAL DE RABAT, Ministère de l'Economie et des Finances Maroc, p. 54. Consulté le 15 novembre 2009
- Abdellatif FADLOULLAH, Université de Rabat, Maroc, « Explosion urbaine et maîtrise de la croissance des grandes agglomérations marocaines : le cas de la capitale », Université du Maine Le Mans (France)/CNRS. Consulté le 22 novembre 2009
- Le mausolée sur Rabat-Maroc.net
- La tour sur Rabat-Maroc.net
- L'église de Rabat
- Le palais royal sur Rabat-Maroc.net
- Le Guide du routard Maroc 2005-2006 aux Éditions Hachette, chapitre " Rabat, Casa et la plaîne côtière ", Partie " Rabat et ses environs ", Section " Rabat / À voir ", page 241, lignes 29 - 53
- Même section que plus haut, page 244, lignes 40 - 46
- Firas Adawi, « Espaces verts : Le jardin d'essai de Rabat renaît de ses cendres », dans Le Matin, 31 janvier 2009 [texte intégral (page consultée le 14 novembre 2011)]
- Le golf Dar es-Salam sur Rabat-Maroc.net
- [PDF] UM5A statistiques, Université Mohammed V Agdal. Consulté le 17 novembre 2009
- http://www.rekrute.com/editorial_article.php?id=722
- L'UM5S en chiffres, Université Mohammed V Souissi, 2008. Consulté le 17 novembre 2009
- http://www.radio-canada.ca/sports/Jeux-Olympiques/2009/11/02/001-dubai-2020.shtml
- Championnat du Maroc de handball
Voir aussi
Bibliographie
- Collectif, Villes et tribus du Maroc, tomes III, IV, V et VI consacrés à Rabat et sa région, Paris, Ernest Leroux, 1918-1920
- Jean-Pierre Malka (préf. Pr Abdelaziz Ben Abdellah), Rabat : Hier et aujourd'hui, Rabat, Marsam, 2002, 173 p. (ISBN 9981-149-57-8)
- [PDF] Béatrice Allain-El Mansouri, Profil de la ville de Rabat, Programme des Nations unies pour les établissements humains, 2003, 53 p. [lire en ligne]
Articles connexes
- Préfecture de Rabat
- Kasbah des Oudaïa
- Nécropole de Chella
- Tour Hassan
- Mausolée Mohammed V
- Archidiocèse de Rabat
- Bouregreg
- Tramway de Rabat-Salé
- Parler rbati
- Familles anciennes de Rabat
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