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Rallye automobile Monte-Carlo
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Le Rallye automobile Monte-Carlo est une manifestation sportive organisée par l'Automobile Club de Monaco et dont le cadre de départ et d'arrivée est la principauté de Monaco, même si l'essentiel du parcours a lieu plus au nord, notamment dans les Département français des Alpes-Maritimes, de l'Ardèche, de la Drôme, des Hautes-Alpes ou encore des Alpes de Haute-Provence, selon les années. Cette épreuve se déroule systématiquement en hiver, au mois de janvier.
On entend ou lit souvent dans les médias « Rallye de Monte-Carlo », mais la véritable dénomination de cette épreuve n'a jamais inclus la préposition « de ».
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Historique
- À sa création en 1911, le rallye automobile Monte-Carlo n'est pas à proprement parler une épreuve sportive, c'est surtout le moyen d'attirer la jet set européenne à Monaco.
- Chaque véhicule engagé partait avec son équipage, par la route, de la ville où il s'était engagé. Il effectuait le parcours reliant cette ville à Monte-Carlo, en suivant un itinéraire précis, avec certaines contraintes. À l'époque, traverser l'Europe en plein hiver était un exploit.
- Arrivés à destination, les vainqueurs étaient l'équipage qui avaient réussi à rallier Monaco en respectant une moyenne horaire imposée par les organisateurs, mais la présentation du véhicule, après autant de kilomètres sur des routes difficilement praticables, était tout aussi importante.
- Une Coupe des Dames était organisée. Elle fut par exemple remportée par Mildred Mary Easter Petre, épouse Bruce, en 1927.
- Une autre particularité du Rallye Monte-Carlo a été pendant longtemps son parcours de concentration, les villes de départ étant réparties aux quatre coins de l'Europe, les équipages se rejoignaient en un point unique afin de rallier, par un parcours commun, Monaco. Cette caractéristique a donné jusqu'au milieu des années 1990, sa réputation au rallye et en a fixé son déroulement.
Évolution
- Avec les progrès réalisés sur les véhicules ainsi que l'amélioration du réseau routier européen, l'ACM essaie de donner un visage plus sportif à son épreuve, afin de compliquer la tache aux participants et surtout que le rallye ne soit pas une épreuve de santé. Ainsi au fil des années, le règlement est sans cesse modifié. On voit apparaître une épreuve de maniabilité puis une épreuve se déroulant sur quelques tours du circuit de Formule 1 afin de départager les équipages.
- Mais bientôt apparaît une épreuve qui va faire la réputation de l'épreuve monégasque : le circuit de montagne dans le haut-pays niçois. Mais le rallye n'a pas encore pris le visage sportif qu'on lui connaît de nos jours : en effet, les épreuves servant à départager les équipages se basent encore sur la régularité et non la vitesse pure.
- De 1953 à 1956, puis de 1958 à 1960, le Rallye Monte-Carlo compta pour le "Championnat Européen de Grand Tourisme", puis de 1961 à 1967, et de 1970 à 1972, il compta alors pour le Championnat d'Europe des rallyes, rejoignant le WRC en 1973.
- À partir des années 1960, les épreuves dites « spéciales » font leur apparition. La notion de régularité est encore présente mais lors des épreuves spéciales seule la vitesse pure compte. Afin de ne pas défavoriser les véhicules les moins puissants, le classement général prend en compte une méthode de calcul que l'on appelle « indice » c'est ainsi qu'un véhicule de moindre puissance peut battre un véhicule d'une puissance largement supérieure.
- Au milieu des années 1960, le classement « scratch » entre en vigueur, l'indice a vécu, c'est maintenant l'équipage qui a réalisé les meilleurs temps lors des épreuves spéciales et qui est le moins pénalisé est déclaré vainqueur. C'est aussi l'apparition des pilotes « usines », le temps des « gentlemen driver » est terminé.
- Au début des années 1970, le rallye se déroule selon un schéma qui va durer près de 25 ans :
- le parcours de concentration qui draine les concurrents vers la ville de départ ;
- le parcours de classement ;
- le parcours commun ;
- le parcours final autrefois appelé « circuit de montagne », à cette époque, des épreuves spéciales traversent la Savoie, l'Isère, l'Ardèche, la Drôme, les Hautes-Alpes ainsi qu'une grande partie du haut-pays niçois.
De nos jours
- Au milieu des années 1990, la Fédération internationale de l'automobile (FIA) repense entièrement les règles du rallye automobile. En effet, le rallye a toujours été un sport populaire, de ce fait, il attire de nombreux spectateurs sur le bords des routes et depuis l'interdiction des groupes B fin 1986, les questions de sécurité, tant pour les équipages que pour les spectateurs semblent enfin être prises en compte par l'instance internationale. De ce constat, le déroulement du rallye Monte-Carlo est alors profondément modifié :
- le parcours de concentration disparaît.
- le rallye n'est plus une épreuve en ligne donc les étapes avec parc de regroupement dans les villes étapes disparaît.
- les points d'assistance sont rassemblés en un seul et unique endroit avec contrôle horaire en entrée et sortie (ceci pour éviter que les concurrents ne roulent trop vite en secteur de liaison pour rattraper le temps perdu en assistance).
- afin de limiter les déplacements des spectateurs entre les épreuves spéciales, les organisateurs concentrent au maximum le parcours. Le rallye perd alors beaucoup de son charme ainsi que son intérêt sportif !
- L'Automobile Club de Monaco organise, depuis 1998, une épreuve, réservée aux véhicules d'époque, qui reprend les itinéraires et surtout l'esprit des rallyes des années 1950 - 1970 : le Monte-Carlo Historique.
Vainqueurs :
- 1998 :
Patrick Lebon (Alfa Romeo 2000 GT de 1971) - 1999 :
Daniel Cool (Porsche 911 de 1966) - 2000 :
Ake Gustavsson (Mercedes Benz 300 SE de 1963) - 2001 :
Philipp Armstrong (Mercedes Benz 220 SE de 1963) - 2002 :
Otto Kristensen (Lancia Fulvia 1,3L S de 1970) - 2003 :
Jean Ferry (Autobianchi A112 Abarth de 1975) - 2004 :
Monty Karlan (Volvo 142 de 1972) - 2005 :
Marco Aghem (Lancia Fulvia 1600 HF de 1972) - 2006 :
Jean-Jacques Compas (Porsche 914/6 de 1970) - 2007 :
Alain Lopes (Porsche 911 Carrera 2.7L de 1974) - 2008 :
Ernst Jüntgen (Mercedes-Benz 300 SE de 1961) - 2009 :
Svein Lund (Datsun 240 Z de 1971) - 2010 :
Jose Lareppe (Opel Kadett GTE de 1978) - 2011 :
Mario Sala (Porsche 911 de 1965)
- De 2009 à 2011, le Rallye Monte-Carlo est inscrit au championnat IRC, les organisateurs décident alors de profiter d'un règlement moins contraignant pour de nouveau "étaler" le parcours; Valence redevient ville de départ, avec une boucle en Ardèche, puis le rallye retrouve le Vercors pour enfin se terminer avec deux passages de nuit au sommet du col du Turini.
- En 2012, le Rallye fait son retour en championnat du monde des rallyes[1].
Palmarès[2]
- 6 victoires : Sébastien Loeb
- 4 victoires : Jean Trévoux, Sandro Munari, Walter Röhrl, Tommi Mäkinen
- 3 victoires : Didier Auriol, Carlos Sainz
Classements
69e édition (2001)
Tommi Mäkinen, Mitsubishi
Carlos Sainz, Ford
François Delecour, Ford
Armin Schwarz, Škoda
Toni Gardemeister, Peugeot
Freddy Loix, Mitsubishi
70e édition (2002)
Tommi Mäkinen, Subaru
Sébastien Loeb, Citroën
Carlos Sainz, Ford
Colin McRae, Ford
Marcus Grönholm, Peugeot
Petter Solberg, Subaru
71e édition (2003)
Sébastien Loeb, Citroën
Colin McRae, Citroën
Carlos Sainz, Citroën
Markko Märtin, Ford
Richard Burns, Peugeot
Cédric Robert, Peugeot
François Duval, Ford
Armin Schwarz, Hyundai
72e édition (2004)
Sébastien Loeb, Citroën
Markko Märtin, Ford
François Duval, Ford
Marcus Grönholm, Peugeot
Freddy Loix, Peugeot
Gilles Panizzi, Mitsubishi
Petter Solberg, Subaru
Olivier Burri, Subaru
73e édition (2005)
Sébastien Loeb, Citroën
Toni Gardemeister, Ford
Gilles Panizzi, Mitsubishi
Markko Märtin, Peugeot
Marcus Grönholm, Peugeot
Manfred Stohl, Citroën
Harri Rovanperä, Mitsubishi
Roman Kresta, Ford
74e édition (2006)
Marcus Grönholm, Ford
Sébastien Loeb, Citroën
Toni Gardemeister, Peugeot
Manfred Stohl, Peugeot
Stéphane Sarrazin, Subaru
Chris Atkinson, Subaru
Mikko Hirvonen, Ford
Daniel Sordo, Citroën
75e édition (2007)
Sébastien Loeb, Citroën
Daniel Sordo, Citroën
Marcus Grönholm, Ford
Chris Atkinson, Subaru
Mikko Hirvonen, Ford
Petter Solberg, Subaru
Toni Gardemeister, Mitsubishi
Jan Kopecký, Škoda
76e édition (2008)
Sébastien Loeb, Citroën
Mikko Hirvonen, Ford
Chris Atkinson, Subaru
François Duval, Ford
Petter Solberg, Subaru
Gigi Galli, Ford
Jean-Marie Cuoq, Peugeot
Per-Gunnar Andersson, Suzuki
77e édition (2009)
Sébastien Ogier, Peugeot 207 S2000
Freddy Loix, Peugeot 207 S2000
Stéphane Sarrazin, Peugeot 207 S2000
Jan Kopecký, Škoda Fabia S2000
Giandomenico Basso, Abarth Grande Punto S2000
Frédéric Romeyer, Mitsubishi Lancer Evolution IX
Olivier Burri, Abarth Grande Punto S2000
Luca Betti, Renault Clio
Patrick Artru, Mitsubishi Lancer Evolution IX
78e édition (2010)
Mikko Hirvonen, Ford Fiesta S2000
Juho Hänninen, Škoda Fabia S2000
Nicolas Vouilloz, Škoda Fabia S2000
Stéphane Sarrazin, Peugeot 207 S2000
Jan Kopecký, Škoda Fabia S2000
Guy Wilks, Škoda Fabia S2000
Bruno Magalhaes, Peugeot 207 S2000
Jean-Sébastien Vigion, Peugeot 207 S2000
Jaroslav Orsak, Škoda Fabia S2000
79e édition (2011)
Bryan Bouffier, Peugeot 207 S2000
Freddy Loix, Škoda Fabia S2000
Guy Wilks, Peugeot 207 S2000
Stéphane Sarrazin, Peugeot 207 S2000
Francois Delecour, Peugeot 207 S2000
Juho Hanninen, Škoda Fabia S2000
Nicolas Vouilloz, Peugeot 207 S2000
80e édition (2012)
Sébastien Loeb, Citroën DS3 WRC
Dani Sordo, Mini John Cooper Works WRC
Petter Solberg, Ford Fiesta RS WRC
Mikko Hirvonen, Citroën DS3 WRC
Evgeny Novikov, Ford Fiesta RS WRC
François Delecour, Ford Fiesta RS WRC
Pierre Campana, Mini John Cooper Works WRC
Anecdotes
- En 1934, Jean Trévoux (quadruple vainqueur) et Maurice Vasselle (double vainqueur) concoururent ensemble, en endurance, pour le Grand-Prix du RACB des 10 Heures de Spa-Francorchamps (sur Hotchkiss 3 500 cm3 (3-4Litre), terminant à la seconde place du général).
Détails par saisons
Notes et références
- Le Monte-Carlo en WRC ! , sur autohebdo.fr, consulté le 3 juin 2011
- Palmarès officiel - Site de l'Automobile Club de Monaco
- ex-aequo
- sur acm.mc, consulté le 19 janvier 2009
- revue L'Automobile n°202 - février 1963
- revue L'Automobile n°166 - février 1960
- revue L'Automobile n°178 - février 1961
- revue Sport Auto n°2 - février 1962
- revue L'Automobile n°202 - février 1963
- revue L'Automobile n°214 - février 1964
- revue L'Automobile n°226 - février 1965
- revue L'Automobile n°238 - février 1966
- revue L'Automobile n°250 - février 1967
- revue L'Automobile n°262 - février 1968
Liens externes
- Site officiel de l'Automobile-Club de Monaco
- Site du rallye de l'office de tourisme et des congrès de Valence
- Video sur le Monte-Carlo en Ardèche
- Toutes les infos du Monte-Carlo 2011
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13H50 - Histoire de pneus - Le manufacturier italien Pirelli fournit des pneus secs de spécification "tendre" et "super-tendre" aux douze écuries participant au Grand Prix. Les logos Pirelli et PZéro (le type de pneus) seront peints en jaune sur les pneus tendres (Soft) et en rouge sur les super-tendres (Super-Soft), pour que ceux-ci soient reconnaissables. Ce sera la première utilisation des super-tendres cette saison.