Hip-hop français

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Le hip-hop français (aussi appelé rap français) est un domaine de la chanson française qui a vu le jour en France au milieu des années 80 et s'est popularisé dans la décennie suivante avec l'éclosion de groupes de rap comme IAM, Suprême NTM, ou Assassin et de rappeurs comme MC Solaar. Tout en restant continuellement inspiré par les rappeurs d'outre-Atlantique, le hip-hop français élabore progressivement sa propre personnalité, oscillant entre revendications sociopolitiques, messages positifs ou festifs et tentation commerciale. Il convient de remarquer qu'on confond souvent rap et hip-hop.

Sommaire

Historique

Années 1980 : Les débuts du rap français

En 1982 les DJs Dee Nasty[1]et Bad Benny animent sur la radio pirate RDH une émission sur le rap. Parallèlement sur la tranche horaire 22h - minuit, Sydney anime aussi sur "Radio 7" une émission rap en France. Et en novembre, parrainé par Europe 1, le New York City Rap passe par Paris et à lieu à l'hippodrome de Pantin, puis au Bataclan

  • 1984 : Sur TF1 à 14h, Sydney, premier animateur noir à la télévision française, anime l'émission H.I.P. H.O.P. traitant du Rap, du Break, du Graff, et tout ce qui tourne autour de ce mouvement. Le hip-hop français[2] commence alors à se répandre dans toute la France, et tout particulièrement dans les milieux défavorisés. Dee Nasty sort le premier disque de hip-hop français[3], le maxi Panam City Rappin.
  • 1986 : Dee Nasty organise les défis hip-hop du terrain vague de La Chapelle, en insérant des flyers dans les pochettes des disques funk et hip-hop américains. C'est lors de ces sessions que débuteront les futurs NTM et Assassin.
  • 1986 : Sur les ondes de Radio Nova[4], animé par le rappeur Lionel D, Dee Nasty invite les rappeurs à se tester derrière le micro pendant le Deenastyle. Barclay lance Jhony Go et Destroy Man avec le maxi On l'balance, dont le visuel est dessiné par l'artiste Tanino Liberatore.
  • 1989 : Dans le fanzine The Zulu Letter, les groupes Timide et sans complexe et Nec Plus Ultra sont déclarés vainqueurs (Ex-aequo) dans la catégorie meilleur rappeur.

Rappeurs des années 1980

Années 1990 : médiatisation du hip-hop français[5]

Rappeurs ayant commencé dans les années 1990

Années 2000 : Nouvelle vague du rap français

En 2002, la carte du rap français et américain est établie, il n'y a plus de nouveaux crews, les artistes du moment sont dans l'underground depuis longtemps et les quelques nouveaux sons intègrent les grands crews. Par contre, c'est au niveau du son que le rap évolue, les instrumentaux deviennent plus électroniques et s'accélèrent. Les textes deviennent plus incisifs et portent moins de messages. La violence est plus présente et il semblerait que le rap français se dirige vers le gansta rap comme les américains il y a 10 ans tandis que ces derniers entrent dans une phase plutôt "star system" où les rappeurs génèrent des millions et prennent en peu la grosse tête en sombrant dans la décadence à l'image de nombreux clips.

Alors que le rap français paraît bien lancé, on commence à entendre parler de guerres et d'histoires d'argent. Skyrock qui était la seule radio à oser passer du rap à l'époque et qui a énormément aidé certains artistes commence à dériver en favorisant les artistes qui vendent. Heureusement elle se rattrape la nuit en laissant libre antenne aux artistes[16].

Années 2010

[réf. nécessaire]Vers la fin des années 2000 et au début des années 2010, le rap continue à évoluer, se dirigeant vers deux branches : le rap gangsta/rap de banlieue et le rap conscient et "old school". Dans le premier, on trouve des artistes comme La Fouine, Booba ou encore Mister You. Dans l'autre, on peut citer des groupes comme 1995, ou des artistes solo comme Youssoupha ou Orelsan, qui préfèrent aborder soit des thèmes superficiels (1995;Orelsan) soit des thèmes politiques, d'amour, ou plus universels comme la misère (on sort alors des banlieues), avec des rappeurs comme Youssoupha ou encore Kery James.

Les différents styles du rap français

Même s'il est fréquent que les artistes évoluent d'un « genre » à l'autre (en général dans le sens d'un apaisement du propos), voire mélangent les « styles » au sein d'un même album, y dévoilant une certaine richesse et hétérogénéité, dès le début des années 1990 on peut distinguer quelques "constantes" dans le rap français. Toutefois on ne saurait réduire un artiste à ces constantes qui ne sont que des lignes directrices. De nombreux rappeurs ont fait fi de ces schémas et ont tenté d'explorer leur propre chemins.

Rap politique (aussi appelé rap conscient)

Article détaillé : Rap politique.

Chronique de la vie sociale et porteur d'un message tel qu'il soit, cet aspect du mouvement tend à dénoncer ce que ses interprètes perçoivent comme des injustices tout en responsabilisant son public. Se considérant comme des porte-voix des groupes socio-culturels dont ils sont issus, ils s'adressent à tous. Ces artistes abordent des thèmes pouvant être très vastes (oppression, écologie, injustice, racisme, immigration, extrême droite, problèmes d'identité) se rapprochant par là de la devise aux sources du Hip-Hop : Peace, Love, Unity and Having Fun. Les rappeurs de ce style sont Assassin et un de ses rappeurs : Tyran, Rockin' Squat, Kabal, Alien K., Medine, Empathik, NTM, V-laskes,Youssoupha Kery James, Fabe, Matt Moerdock, Sniper ... Il ne faut pas sous-estimer l'importance de certains rappeurs dans l'évolution de la société française au sujet de certains sujets sensibles. Pendant les émeutes de banlieue en 2005, Axiom écrit (après Boris Vian et Renaud) "Ma lettre au Président" dont l’accompagnement est samplé sur La Marseillaise. Il s’en prend alors à Sarkozy et la classe dirigeante en général et reprend un thème : l’appel à une 6e République. Les réactions ne tardent pas : en trois semaines, il reçoit des lettres venues du monde entier et finalement, une réponse du président de l'époque Jacques Chirac. Il est alors considéré comme un porte-parole des quartiers populaires, considération qu'il refuse.

Les rappeurs abordent aussi des tabous, comme le passé esclavagiste et/ou colonisateur de la France.

Les rappeurs "conscients" se voient avant tout comme des journalistes des banlieues, estimant que les médias donnent un aperçu très partiel de leurs quartiers. Déjà, IAM dénonçait dans "Petit Frère" :

Les journalistes font des modes, la violence à l'école existait déjà / De mon temps, les rackets, les bastons, les dégâts/ Les coups de batte dans les pare-brises des tires des instituteurs/ Embrouilles à coups de cutter/ Mais à en parler au journal tous les soirs ça devient banal/ Ça s'imprime dans la rétine comme situation normale...

Le rap conscient essaie de rétablir une vérité loin des clichés sur les banlieues, essayant ainsi de redonner des repères universels aux jeunes en général et aux jeunes des quartiers sensibles en particulier. Alors qu'il tournait en rond au cours des années 1990, Lunatic révolutionna le genre en apportant une touche consciente au rap de rue principalement avec l'album Mauvais Œil chose déjà amorcée au milieu des années 1990 avec l'explosion d'Ideal J dont faisait partie Kery James.

Plus récemment, l'émergence d'artistes comme Keny Arkana ou Medine a redoré le blason d'un style dont la finalité s'est quelque peu perdue à l'avantage d'un style plus egotrip et un peu moins porteur d'espoir.

Rap hardcore

Plus cru au niveau des textes qui évoquent le vécu des artistes ou le rejet des valeurs établies, le rap hardcore est assez peu présent dans les grandes maisons de disques et se développe plutôt dans des studios indépendants permettant d'éviter le formatage du circuit des maisons de disques. Très critique et revendicatif, il rejette le système social et économique avec parfois des propos violents et explicites.

Particulièrement agressif vis-à-vis de la police et de certaines institutions, le rap hardcore a connu une évolution. Alors qu'il ne se ressentait que dans le fond et dans le flow au départ avec des artistes comme Ministère A.M.E.R. ou Tout simplement noir, il a connu une évolution avec l'arrivée de groupes comme Democrate D NTM, La Cliqua, Lunatic, Alawi, Ärsenik, 113, Ideal J, Mafia Trece, double K DU 72 etc...

En France le rap hardcore prend de l'ampleur avec le groupe Suprême NTM dans les années 1980. Certains[Qui ?] affirment que JoeyStarr et Kool Shen furent les premiers à chanter du rap hardcore.[réf. nécessaire]

Les origines du rap hardcore viennent du rap East Coast à la fin des années 1980 à Philadelphie. Les premiers artistes furent Schoolly D ainsi que des rappeurs originaires de New York tels que Public Enemy ou Boogie Down Production. Ce sont les premiers[réf. nécessaire] à parler de la pauvreté de l’abus d’alcool, de la drogue, des violences de rue, des guerres de gangs et des crimes dans leurs textes en leur attribuant un message politique et revendicatif.

Au début des années 1990 ce genre de rap gagna en célébrité avec l’arrivée de rappeurs tels que Ice Cube, Ice T, Cypress Hill. Le rap hardcore devient ainsi synonyme du rap West Coast. Néanmoins des groupes originaires de New York tels que Wu-Tang Clan, Mobb Deep, Onyx, Nas ou encore M.O.P. réinventent une nouvelle fois le rap hardcore. Ce rap se caractérise par des battements minimalistes[réf. nécessaire], des samples de jazz ou de soul.

Durant les années 1990 et au début des années 2000, le rap hardcore connu une variante plus commerciale avec des artistes tels DMX, Tupac, Notorious B.I.G ainsi que Big Punisher.

Notons toutefois que le rap hardcore connait un véritable succès en 1995 avec " Le Crime " de Democrate D, une très grosse réussite non attendu par ce premier groupe de rap hardcore noir en France.

La plupart critiquent le système, la police ou la justice, et revendiquent le fait que la société est nuisible, voir hostile, ce qui peut expliquer la promotion difficile de leurs albums. En effet, les labels acceptant de les "signer"[Pourquoi ?] (par ex : Neochrome, Karismatik ou encore Because) sont pour la plupart indépendants et ont des moyens moins importants que les majors.

Rap poétique ou rap jazz

Le sample est à l'honneur au début des années 1990 et les groupes de rap n'hésitent pas à emprunter des échantillons musicaux pour agrémenter leur propre musique. On redécouvre par ce biais de vieux classiques de Soul Music, de Funk, de Jazz.

MC Solaar semble le précurseur de ce genre de rap et connait un énorme succès dans les années 1990. le texte prend une très grande importance et les rappeurs hexagonaux veulent rivaliser avec la créativité de groupes américains tels GangStarr, De La Soul, A Tribe Called Quest. Jimmy Jay, le DJ de MC Solaar lancera bon nombre d'artistes dans une compilation nommée Les Cool Sessions. Des groupes comme IAM ou NTM ont également écrit de nombreux morceaux qui pourraient rentrer dans cette catégorie.

Cette compilation révèlera de nombreux talents avec entre autres Ménélik (Bye bye, Je me souviens, Ma cité va Ké-kra), MC Janik (L'homme qui tient le Mic), SLEO (Je lance les dés), Démocrates D (Le crime), Les Sages Poètes de la Rue dont Zoxea est membre, Lucien qui a notamment rappé avec Q-Tip du groupe A Tribe Called Quest

À l'instar de Common ou de Mos Def aux États-Unis, en France le flambeau du rap poétique est repris par Rocé, Hocus Pocus, Oxmo Puccino.

La décennie du rap poétique (1990 - 2000) est considérée par beaucoup comme l'âge d'or du Rap français car elle a représenté l'alliance de la sonorité et du rythme ambient.

Rap « egotrip »

Le terme egotrip provient du magazine hip-hop Ego trip, créé en 1994. Surnommé "the arrogant voice of musical truth", soit "l'arrogante voix de la vérité musicale", le titre du magazine a donné par la suite naissance au type de rap du même nom.

Dans ce type de textes, le rappeur cherche à s'autoproclamer de la manière la plus flamboyante possible comme l'unique prodige du rap, son leader incontestable. Il crée le côté clash du rap français (le fait de s'affronter à coup de paroles percutantes derrière un micro). Les adeptes de ce style sont nombreux car il permet d'écrire des rimes libres sans se soucier d'avoir un thème à structurer en discours. L'egotrip est construit sur l'accumulation de punchlines (phrases-choc), dont le but est de marquer l'esprit et d'emporter l'adhésion de l'auditeur.

Les rappeurs connus dans ce style sont Orelsan, Rohff, Busta Flex, Booba, Sadik Asken, L'Skadrille, Dany Dan, Seth Gueko, Ol' Kainry, Wallas All, Les X a.k.a les X-Men, et Black Kent.[réf. souhaitée]

On notera que la majorité des rappeurs a plus ou moins eu recours à l'egotrip au cours de sa carrière[réf. souhaitée], pour s'affirmer au sein d'une discipline où la compétition "virile" reste une donnée de base.

Rap gangsta (surnommé rap bling bling)

« Bling-bling », un idéophone du bruit qui est produit par les longues chaînes en or qu'ont ces rappeurs, quant à elle, désigne un type de rap faisant, de manière plus ou moins volontaire et explicite, l'apologie de valeurs telles que l'individualisme, l'argent et du machisme. Sa sonorité renvoie au gangsta rap (en Français rap de gangster) de la côte ouest des États-Unis et au rap Dirty South.

Généralement, ses protagonistes se défendent en disant que les valeurs qu'ils prônent sont celles que les jeunes des quartiers populaires n'ont pas d'autre choix d'adopter, étant donné les conditions de vie qui leur sont faites. En 2010 en France un rappeur comme Booba peut être considéré comme l'archétype d'un tel rap.

À ne pas confondre : les variantes du rap, tel que le Dirty ou le Crunk ne contenant pas forcement des paroles bling-bling.

Rap indépendant

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Le rap indépendant est un style de rap méconnu du très grand public : celui-ci a toujours existé, mais l'arbre du rap commercial cache la forêt d'artistes indépendants. Les artistes indépendants se revendiquent comme des rappeurs-autoproducteurs : tout est financé de A à Z par l'artiste lui-même et la commercialisation se fait généralement sur les marchés et/ou à la sauvette, notamment au nord de Paris, à la Porte de Clignancourt. Le rap indépendant est symbolisé par des dizaines, et même des centaines de rappeurs divers et variés, qui revendiquent leur auto-production, leur indépendance vis-à-vis des structures du disque et des radios. Ce rap peut être très souvent revendicateur mais pas seulement ; il peut être également aux antipodes du rap commercial.

Rap commercial

Comme la quasi totalité des courants musicaux en vogue, la musique pop et la variété se sont appropriées certaines de ses caractéristiques rythmiques et thématiques.

De nombreux artistes originaires d'univers musicaux et de styles variés, interprètent donc une musique qui conserve certains aspects du rap, pour enrichir leur musique et créer quelque chose de nouveau.

À l'inverse, certains artistes de rap ont eux aussi puisé chez leurs collègues de la variété pour renouveler le style et aussi pour s'adapter à un public plus large avec des sonorités « moins agressives » car ancrées dans une histoire musicale commune. Ceci permet de rencontrer plus aisément un succès de grande ampleur, à ce titre, Doc Gynéco est l'exemple type, il a rencontré un énorme succès avec son album Première consultation et revendiquait ce statut de chanteur de variété notamment dans sa chanson « Classez moi dans la variet' ».

Cependant, presque aucun artiste ne se revendique de cette tendance, le vocable « rap commercial » correspondant principalement à une volonté de la part des artistes indépendants et de leur public de dénoncer ce qu'ils considèrent être un dévoiement de l'esprit initial du rap pour répondre à des objectifs mercantiles. Ils stigmatisent en particulier une démarche marketing fondée sur l'usage d'un vocabulaire caricatural, de thèmes « cliché » sur la banlieue, d'une musique plus abordable présentant souvent un aspect mélodique plus marqué et d'une durée optimisée pour les passages radio (se rapprochant autant que possible de 3m30s). Le milieu rap souffre donc de schizophrénie, vendre plus d'albums au risque de devenir commercial ou restreindre son public en performant dans les MJC (Maisons des Jeunes et de la Culture).

Sans se revendiquer comme tels, des artistes comme La Fouine,Diam's, Ménélik, Alliance Ethnik, Mellowman, Réciprok sont considérés par beaucoup d'auditeurs rap comme des "rappeurs variété". En effet, leurs morceaux sont parfois formatés pour passer sur les ondes, mais aussi pour plaire à un maximum de public.

Rap alternatif

À la fin des années 1990, parallèlement à l'apparition du format « rap et R'n'B » de la radio Skyrock, plusieurs rappeurs font preuve d'originalité, avec de nouvelles sonorités, mélangeant les styles de musique, inventant de nouveaux concepts et de nouvelles façons de rapper.

Les précurseurs sont Les X Men (Time Bomb), Oxmo Puccino, Lone et Busta Flex ainsi que Zoxea (Sages Poètes de la Rue). Matt Moerdock, Hocus Pocus ou encore Sly the Mic Buddah, OFX, Explicit Samouraï et Sir Samuel forment au même moment le collectif Saïan Supa Crew, dont certains refuseront de coller l'étiquette de rap, malgré les performances des MC qu'ils resteront jusqu'à aujourd'hui, à cause de leur ouverture sur tous les styles de musique : soul, funk, bossa, zouk, reggae, ragga, jazz, rock. Les rappeurs de La Caution mélangent quant à eux leur flow particulier à de la musique à tendance plutôt électronique, tout en gardant un véritable esprit rap [réf. nécessaire].

Ainsi on peut présenter le rap alternatif comme un rap ouvert sur le reste de la musique, touchant ainsi un large public d'une manière différente des groupes radiophoniques, préférant l'esprit underground de la scène musicale française.

Aujourd'hui, le rap alternatif est représenté aussi bien par des MC aux textes obscurs : L'Atelier, travaillé comme MC Patarovic, une nouvelle tendance étant le retour à l'utilisation d'instruments pendant les concerts.

Les groupes représentant ce mouvement sont TTC, La Caution, Klub des Loosers, L'Atelier, Svinkels, MAP, James Delleck Grems Aka Supermicro, Le Jouage, Charly Greane, ATK, Gravité Zéro, Rocé, Octobre rouge, Cyanure, Donkishot, Scred Connexion.

Rap féminin

Les premières femmes à avoir eu du succès en France sont sans doute B-Side (Odéon) au milieu des années 1980 et Melaaz, cinq ans plus tard (Non, non, non, Je marche en solitaire). Mais elles sont aux limites du rap et de la chanson et ne jouissent pas d'une reconnaissance totale dans le mouvement hip-hop à la différence de Saliha qui apparait sur la première compilation de rap français Rap'attitude.

Dans le milieu des années 1990 des rappeuses comme B-love (sur Rap'attitude 2), Sté Strausz et Princess Aniès apparurent.

Une étape importante est certainement la réussite commerciale de Diam's, artiste qui semble avoir su s'adapter aux contraintes commerciales pour toucher un large public avec un album vendu à plus de 650 000 exemplaires.

Liste non exhaustive de femmes ayant connu la notoriété dans le rap : Casey, Sista cheefa, Lady Laistee, Roll-K, Diam's, Sté Strausz, Princess Aniès, Keny Arkana, Bam's, Gen-Si, Agonie, Dyva, Dmô!, Saïda L'Authenticité, Black Barby.

Enigmatik, Meufia et E K tomb sont des groupes de rappeuses.

Sur le plan thématique, elles ne se différencient généralement pas des groupes masculins (ou mixtes) cependant leur émergence permet l'apparition de nouveaux sujets tels que le viol, l'homosexualité, la place des femmes dans les banlieues ou la violence conjugale.

Disque d'or dans le rap français

Liste d'albums certifiés disque d'or ou plus (Double Or, Platine, Double Platine, Triple Platine et Diamant) [17].

1995 :

1996 :

1997 :

1998 :

1999 :

2000 :

2001 :

2002 :

2003 :

2004 :

2005 :

2006 :

2007 :

2008 :

2009 :

2010 :

2011


Documentaires

  • Rimes et châtiments, réalisé par Leila Sy et Arnaud Fraisse (2011)[68].
    Retrace l'histoire des pionniers et des professionnels du rap en France. Ce film fut diffusé en 2011 sur les chaines Direct Star puis France Ô.
  • Dans l'album "Les chroniques du 75, en attendant l'apogée", il y avait aussi un documentaire qui retrace toute la vie du groupe Sexion d'Assaut.

Voir aussi

Articles connexes

Notes et références

  1. http://www.deenasty.com/deenasty.htm
  2. ISBN 286260951X
  3. ISBN 2747595765
  4. http://www.novaplanet.com/radionova
  5. ISBN 978-2070762743
  6. http://www.emimusic.fr/home.html
  7. http://www.virginrecords.com/
  8. http://encyclo.voila.fr/wiki/Victoires_de_la_musique#Groupe_de_l.E2.80.99ann.C3.A9e
  9. http://www.supreme-ntm.com/
  10. http://www.livinastro5000.com/?p=artistes&aid=1&sub=actus
  11. http://www.assassin-productions.fr/
  12. http://www.iam.tm.fr/
  13. http://www.disqueenfrance.com/fr/pag-259376-Classements-Annuels.html?year=1994
  14. Flash-info n°15 - Fédération professionnelle indépendante de la police
  15. Parcours du groupe sur le site officiel Supreme-ntm.com
  16. http://www.rap2france.com/histoire-du-rap-francais.php
  17. Site du SNEP, organisme officiel chargé de remettre les certifications Disque d'Or et plus
  18. (fr) Certifications Albums Or - année 1997 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 17 décembre 1997. Consulté le 18 mai 2012
  19. (fr) Certifications Albums Or - année 1997 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 24 juin 1997. Consulté le 18 mai 2012
  20. (fr) Certifications Albums Platine - année 1997 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 17 décembre 1997. Consulté le 18 mai 2012
  21. (fr) Certifications Albums Or - année 1998 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 16 décembre 1998. Consulté le 18 mai 2012
  22. (fr) Certifications Albums Or - année 1998 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 16 décembre 1998. Consulté le 18 mai 2012
  23. (fr) Certifications Albums Or - année 1998 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 22 décembre 1998. Consulté le 18 mai 2012
  24. (fr) Certifications Albums Or - année 1998 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 30 juin 1998. Consulté le 18 mai 2012
  25. (fr) Certifications Albums Or - année 1998 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 22 décembre 1998. Consulté le 18 mai 2012
  26. (fr) Certifications Albums Argent - année 1999 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 22 décembre 1999. Consulté le 2 mai 2012
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  28. (fr) Certifications Albums Or - année 2000 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 31 mai 2000. Consulté le 30 avril 2012
  29. (fr) Certifications Albums Or - année 2000 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 3 mai 2000. Consulté le 30 avril 2012
  30. (fr) Certifications Albums Or - année 2001 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 19 décembre 2001. Consulté le 29 avril 2012
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  39. (fr) Certifications Albums Or - année 2003 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 22 janvier 2003. Consulté le 28 avril 2012
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  41. (fr) Certifications Albums Or - année 2003 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 10 décembre 2003. Consulté le 28 avril 2012
  42. (fr) Certifications Albums Or - année 2003 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 18 décembre 2003. Consulté le 28 avril 2012
  43. (fr) Certifications Albums Or - année 2003 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 18 décembre 2003. Consulté le 28 avril 2012
  44. (fr) Certifications Albums Or - année 2003 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 18 septembre 2003. Consulté le 28 avril 2012
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  47. (fr) Certifications Albums Or - année 2004 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 23 juin 2004. Consulté le 28 avril 2012
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  50. (fr) Certifications Albums Or - année 2005 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 15 juin 2005. Consulté le 28 avril 2012
  51. (fr) Certifications Albums Or - année 2005 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 14 avril 2005. Consulté le 28 avril 2012
  52. (fr) Certifications Albums Or - année 2005 sur disqueenfrance.com, Syndicat national de l'édition phonographique, 14 décembre 2005. Consulté le 28 avril 2012
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