Jean-Jacques Goldman devient un sujet du bac !
Il y avait Jean-Jacques Rousseau... Maintenant il y a Jean-Jacques Goldman ! L'une des chansons de l'artiste français a été choisie pour une épreuve de français, durant l'épreuve du baccalauréat des élèves de SENTR (système électronique numérique télécoms réseau). La consécration...
Repos dominical
Le repos dominical, comme son nom l'indique, est le repos du dimanche, correspondant à une norme sociale dans certains pays ainsi que dans la religion chrétienne.
D'un point de vue religieux, il s'agit du premier jour de la semaine religieuse (dernier jour de la semaine civile), où les chrétiens sont invités à se reposer. Mais d'autres chrétiens pratiquent le repos dominical le samedi, dans le cadre du Sabbat (christianisme).
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Origine
Dans le judaïsme, la Torah raconte que Yahvé, après avoir achevé la création de la Terre, s'est reposé le septième jour, jour du Chabbat. Pour les chrétiens, le Sabbat qui représentait l'achèvement de la première création est remplacé par le « jour du Seigneur », le dimanche qui rappelle la création nouvelle inaugurée à la résurrection de leur messie Jésus-Christ, célébrée hebdomadairement[1]. Le sabbat donné par Dieu est remplacé par le « Jour du Seigneur », institué par les hommes.
Le 3 juillet 321[2], ce jour est décrété jour de repos légal dans l'empire romain par l'empereur Constantin Ier[3], en se servant de la notion de justitium - une institution romaine qui permettait de suspendre toute activité étatique judiciaire pour marquer un évènement marquant[4]. Une coïncidence veut que les doctrines astrologiques juives et gréco-romaines attribuent toutes deux les planètes - au nombre de sept avec le soleil - à différents jours de la semaine. Un de ceux-ci est dédié à l'astre solaire comme en atteste encore l'étymologie du mot anglais sunday ou allemand sonntag, littéralement jour du soleil. Constantin déclare un justitium permanent qui prend place ce jour connu tant des païens que des chrétiens, le dies solis, le jour du soleil. En effet, les chrétiens, pour leur part, se réunissent chaque semaine pour commémorer l'eucharistie de la résurrection de Jésus-Christ qui aurait pris place le septième jour de la semaine juive, ce jour devenant le dies dominicus ou « jour du Seigneur », à l'origine des mots français dimanche, italien domenica ou encore espagnol domingo. Cette décision a pour effet d'imposer un nouveau rythme temporel hebdomadaire, différent du calendrier romain[3].
Constantin édicte une loi supplémentaire qui donne à ses soldats - ou au moins sa garde personnelle - du temps libre chaque dimanche afin d'accomplir leurs dévotions envers leurs dieux respectifs ou l'empereur. Vers la fin du IIIe siècle et au début du IVe siècle, plusieurs lois interdisent les spectacles théâtraux et les courses de chars pour favoriser l'écoute des sermons des prédicateurs chrétiens mais peinent à s'imposer[3].
Par la suite, tout travail y est prohibé, sauf les travaux des champs[5].
L'un des dix commandements
Le repos dominical correspond au cinquième précepte du Décalogue :
- « Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
- Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes. »
Citation exacte -bien qu'incomplète- du texte d'Exode 20.8-11.Toutefois, le repos du septième jour (shabbath pour les juifs) n'a jamais été le « cinquième précepte » du Décalogue, mais le quatrième. C'est l'Église catholique qui, de sa propre autorité, et aidée en cela par les décrets de l'empereur Constantin I, a transféré le repos hebdomadaire du septième au premier jour de la semaine, en souvenir de la résurrection du Christ (voir, sur ce point, les affirmations très claires du Catéchisme de l'Eglise catholique, Paris, Mame/Plon, 1994, p. 289 et 446 sq.) On pourra consulter aussi, avec grand profit, la thèse doctorale de Samuele Bacchiochi, maintenant disponible en français : Du sabbat au dimanche, Paris, ed. Lethielleux, 1984.
Selon saint Thomas d'Aquin, l'acédie (un péché capital) s'oppose au précepte de sanctification du dimanche[6].
Selon l'interprétation du Vatican : « Le dimanche ... doit être observé dans l'Église tout entière comme le principal jour de fête du précepte (⇒ CIC, can. 1246, § 1) », pour contribuer à ce que « tous jouissent du temps de repos et de loisir suffisant qui leur permette de cultiver leur vie familiale, culturelle, sociale et religieuse (GS 67, § 3)». « Le dimanche et les autres jours de fête de précepte, les fidèles sont tenus par l'obligation de participer à la Messe. (⇒ CIC, can. 1247) ». « Le dimanche ou les autres jours de précepte, les fidèles s'abstiendront de ces travaux et de ces affaires qui empêchent le culte dû à Dieu, la joie propre du jour du Seigneur ou la détente convenable de l'esprit et de l'âme. (⇒ CIC, can. 1247) ». Chaque chrétien doit éviter d'imposer sans nécessité à autrui ce qui l'empêcherait de garder le Jour du Seigneur[1].
En droit
Canada
Au Canada, il a été transgressé à partir des années 1930 par quelques commerçants[7]. L'ouverture des centres commerciaux dans les années 1970 mène à son abrogation légale.
Union européenne
Le droit européen laisse chaque État membre libre de sa politique concernant le travail le dimanche. Seul un repos hebdomadaire après six jours de travail est exigé. La Cour européenne de justice n'a pas confirmé que le dimanche devait être ce jour d'interruption. Pour la Commission européenne, « le choix d'un jour de fermeture des commerces fait intervenir des considérations de nature historique, culturelle, touristique, sociale et religieuse relevant de l'appréciation de chaque État membre » [8].
France
Annexes
Bibliographie
- Jean-François Barrielle, Quand dimanche était un jour de fête, Éd. Balland, 1982.
- Robert Beck, Histoire du dimanche, de 1700 à nos jours, Éd. de l’Atelier, 1997.
- Ronan Dantec, Il y a un siècle… le dimanche, Éd. Ouest France, 2008.
- Patrick Fridenson et Bénédicte Reynaud, La France et le temps de travail, 1814-2004, Éd. Odile Jacob, 2004.
- Daniel Perron, Histoire du repos dominical. Un jour pour faire société, L'Harmattan, 2010
- Samuele Bacchiochi, Du sabbat au dimanche, Paris, ed. Lethielleux, 1884
Notes et références
- Catéchisme du Vatican, troisième commandement : En bref
- (de) Xavier Levieils, Beihefte zur Zeitschrift für die neutestamentliche Wissenschaft, Walter de Gruyter, 2007 [lire en ligne], p. 320
- Paul Veyne, Quand notre monde est devenu chrétien, éd. Albin Michel, 2007, pp. 171-175
- Mort d'un membre de la famille impériale, déclaration de guerre, funérailles publiques d'un personnage important
- Code Justinien, III, 12, 2
- Homélie du Père Lancrey-Javal, 27-28 octobre 2007
- http://users.mmic.net/maranatha/Dimanche.htm]
Voir aussi
Bibliographie
- Robert Beck, Histoire du dimanche de 1700 à nos jours, Éditions de l'Atelier, 1997
- Nicole Czechowski, Dimanche, le temps suspendu, Éditions Autrement, 2009
- Daniel Perron, Histoire du repos dominical - Un jour pour faire société, Éditions L'Harmattan, 2010
- Alain Cabantous, Le dimanche, une histoire - Europe occidentale (1600-1830), Éditions du Seuil, 2013
Articles connexes
Liens externes
- Le travail du Dimanche, fiche pratique du Ministère du Travail
- Dossier législatif de la proposition de loi sur les dérogations au repos dominical
- Le site du travail du dimanche
- Le site de Force Ouvrière
- Horaires d'Ouverture - un répertoire des jours d'ouverture de magasins.
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