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Riccardo Patrese
| Riccardo Patrese | |
en 1991 à Phoenix au GP des États-Unis |
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| Années d'activité | 1977 - 1994 |
|---|---|
| Date de naissance | 17 avril 1954 |
| Lieu de naissance | Padoue, Italie |
| Nationalité | |
| Qualité | Pilote automobile |
| Équipe | Shadow, Arrows, Williams , Benetton Formula |
| Nombre de courses | 256 |
| Pole positions | 8 |
| Podiums | 37 |
| Victoires | 6 |
| Champion du monde | vice-champion en 1992 |
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Riccardo Patrese est un pilote automobile italien né le 17 avril 1954 à Padoue en Italie. Il a détenu pendant quinze ans le record du nombre de GP de Formule 1 disputés, avec 256 départs (de 1977 à 1993), record qui n'a été battu qu'en 2008 par le Brésilien Rubens Barrichello, et a parcouru une distance totale de 52 075 km en course.
Sommaire |
Biographie
Champion du monde de karting, puis champion d'Europe de Formule 3, Riccardo Patrese accède à la Formule 1 à partir du Grand Prix de Monaco 1977, au sein de l'écurie américaine Shadow. Auteur de débuts prometteurs, il passe l'année suivante chez Arrows, une nouvelle écurie fondée par des dissidents de chez Shadow où il confirme sa pointe de vitesse, même s'il passe pour un pilote un peu trop fougueux. Cette réputation est en grande partie à l'origine de sa mise en cause dans le carambolage du départ du Grand Prix d'Italie 1978 qui coûte la vie au pilote suédois Ronnie Peterson. Fait unique dans l'histoire de la Formule 1, un groupe de pilotes méné par James Hunt fait pression auprès des organisateurs pour obtenir que Patrese soit interdit de départ au GP suivant. Une analyse plus poussée du départ du Grand Prix d'Italie ne tarde pas à exonérer Patrese de toute responsabilité et à pointer le rôle de Hunt également impliqué dans l'accident.
Après trois saisons peu fructueuses chez Arrows, Patrese est recruté en 1982 par Brabham pour épauler le nouveau champion du monde Nelson Piquet. A Monaco, il remporte dans des circonstances rocambolesques le premier Grand Prix de sa carrière. En 1983, avec le moteur BMW Motorsport turbocompressé enfin au point, il nourrit de grandes ambitions mais en plus d'être dominé par Nelson Piquet qui remporte un deuxième titre de champion du monde, il est victime de la faible fiabilité de sa monture. Il parvient tout de même à s'imposer en Afrique du Sud, ultime manche de la saison. Cette victoire ne parvient pas à sauver une saison globalement ratée ni à atténuer l'énorme déception du Grand Prix de Saint-Marin à Imola où, devant un public acquis à la cause de Ferrari, il était parti à la faute à six tours de la fin de la course alors qu'il venait de prendre la tête de l'épreuve.
Non retenu par Brabham, Patrese trouve refuge à partir de 1984 dans l'écurie Alfa Romeo. Le manque de compétitivité des monoplaces italiennes ainsi que leur fiabilité calamiteuse transforment en chemin de croix les deux saisons du pilote italien qui retourne chez Brabham en 1986, en remplacement de Piquet. Progressivement abandonnée par son propriétaire Bernie Ecclestone, Brabham n'est plus au même niveau que lors du précédent passage de Riccardo en 1982-1983. L'accident mortel de son coéquipier Elio de Angelis en mai 1986 achève de plonger l'équipe dans le désarroi. Après une autre saison, il passe chez Williams en 1988. Ce transfert est d'ailleurs anticipé de quelques semaines puisque Patrese dispute pour sa nouvelle équipe l'ultime Grand Prix de la saison 1987, en remplacement de Nigel Mansell blessé.
En 1988, Patrese ne se met que rarement en valeur au volant de la rétive Williams-Judd, au contraire de son équipier Nigel Mansell, mais toute l'équipe reprend des couleurs à partir de 1989 et l'arrivée du moteur V10 Renault. Même si au contraire de son nouveau coéquipier Thierry Boutsen, il ne remporte pas une seule course, Patrese met à profit sa grande régularité pour terminer 3e du championnat derrière les McLaren-Honda. En 1990, il met fin à près de sept années d'insuccès en remportant le Grand Prix de Saint-Marin.
Riccardo Patrese effectue sa meilleure saison en 1991. Au volant d'une Williams-Renault qui est désormais la voiture la plus rapide du plateau, il remporte deux Grands Prix et malgré le handicap d'un statut de deuxième pilote, se montre souvent aussi performant que Mansell, même s'il ne parvient pas à se mêler à la lutte pour le titre.
En 1992, alors que la Williams-Renault apparaît comme l'arme absolue, Patrese se montre loin de son niveau de l'année précédente et subit la loi de Mansell qui décroche facilement le titre de champion du monde. L'Italien s'illustrera bien malgré lui lors du Grand Prix du Portugal, disputé sur le circuit d'Estoril, en percutant violemment la McLaren-Honda de Gerhard Berger qui rentrait aux stands, réalisant ainsi une spectaculaire cabriole.
Poussé dehors par l'arrivée d'Alain Prost, Patrese trouve refuge en 1993 chez Benetton Formula. L'écart de performance qui le sépare de son jeune équipier allemand Michael Schumacher lui fait rapidement perdre la confiance de son employeur.
Sans volant intéressant pour l'année suivante, Patrese met un terme à sa carrière en Formule 1. Il refuse une proposition de Frank Williams lui demandant de remplacer Ayrton Senna en 1994.
Résultats en championnat du monde de Formule 1
| Saison | Écurie | Châssis | Moteur | Pneus | GP disputés | Victoires | Pole positions | Meilleurs tours | Points inscrits | Classement |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1977 | Shadow Racing Team | DN8 | Ford V8 | Goodyear | 9 | 0 | 0 | 0 | 1 | 19e |
| 1978 | Arrows Racing Team | FA1 A1 |
Ford V8 | Goodyear | 14 | 0 | 0 | 0 | 11 | 11e |
| 1979 | Warsteiner Arrows Racing Team | A1B A2 |
Ford V8 | Goodyear | 14 | 0 | 0 | 0 | 2 | 19e |
| 1980 | Warsteiner Arrows Racing Team | A3 | Ford V8 | Goodyear | 14 | 0 | 0 | 0 | 7 | 9e |
| 1981 | Ragno Arrows Beta Racing Team | A3 | Ford V8 | Michelin Pirelli |
15 | 0 | 1 | 0 | 10 | 11e |
| 1982 | Parmalat Racing Team | BT49C BT49D BT50 |
Ford V8 Cosworth V8 BMW 4 en ligne turbo |
Goodyear | 15 | 1 | 0 | 2 | 21 | 10e |
| 1983 | Fila Sport | BT52 BT52B |
BMW 4 en ligne turbo | Michelin | 15 | 1 | 1 | 1 | 13 | 9e |
| 1984 | Benetton Team Alfa Romeo | 184T | Alfa Romeo V8 turbo | Goodyear | 16 | 0 | 0 | 0 | 8 | 13e |
| 1985 | Benetton Team Alfa Romeo | 184T 185T |
Alfa Romeo V8 turbo | Goodyear | 16 | 0 | 0 | 0 | 0 | n.c. |
| 1986 | Motor Racing Developments Ltd | BT54 BT55 |
BMW 4 en ligne turbo | Pirelli | 16 | 0 | 0 | 0 | 2 | 15e |
| 1987 | Motor Racing Developments Ltd Canon Williams Honda Team |
BT56 FW11B |
BMW 4 en ligne turbo Honda V6 turbo |
Goodyear | 16 | 0 | 0 | 0 | 6 | 13e |
| 1988 | Canon Williams Team | FW12 | Judd V8 | Goodyear | 16 | 0 | 0 | 0 | 8 | 11e |
| 1989 | Canon Williams Team | FW12C FW13 |
Renault V10 | Goodyear | 16 | 0 | 1 | 1 | 40 | 3e |
| 1990 | Canon Williams Team | FW13B | Renault V10 | Goodyear | 16 | 1 | 0 | 4 | 23 | 7e |
| 1991 | Canon Williams Team | FW14 | Renault V10 | Goodyear | 16 | 2 | 4 | 2 | 53 | 3e |
| 1992 | Canon Williams Team | FW14B | Renault V10 | Goodyear | 16 | 1 | 1 | 3 | 56 | 2e |
| 1993 | Camel Benetton Ford | B193 B193B |
Ford V8 | Goodyear | 16 | 0 | 0 | 0 | 20 | 5e |
Victoires en championnat du monde de Formule 1
| # | Année | Manche | Date | Grand Prix | Circuit | Écurie | Voiture |
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Résultats aux 24 Heures du Mans
| Année | Voiture | Équipe | Équipiers | Résultat |
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| 1981 | Lancia Beta Montecarlo | Martini Racing | Piercarlo Ghinzani / Hans Heyer | Abandon |
| 1982 | Lancia LC1 | Martini Racing | Piercarlo Ghinzani / Hans Heyer | Abandon |
| 1997 | Nissan R390 GT1 | Nissan Motorsport/TWR | Aguri Suzuki / Eric van de Poele | Abandon |
Lien externe
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13H50 - Histoire de pneus - Le manufacturier italien Pirelli fournit des pneus secs de spécification "tendre" et "super-tendre" aux douze écuries participant au Grand Prix. Les logos Pirelli et PZéro (le type de pneus) seront peints en jaune sur les pneus tendres (Soft) et en rouge sur les super-tendres (Super-Soft), pour que ceux-ci soient reconnaissables. Ce sera la première utilisation des super-tendres cette saison.