RoboCop

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RoboCop

Titre original RoboCop
Réalisation Paul Verhoeven
Scénario Edward Neumeier
Michael Miner
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Sortie 1987
Durée 102 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

RoboCop est un film américain de Paul Verhoeven sorti sur les écrans en 1987.

Sommaire

Résumé

L'action du film se situe dans un futur proche en Amérique du Nord, dans la ville de Détroit dans l'État du Michigan. Elle met en scène l'OCP (« l'Omni Cartel des Produits », « Omni Consumer Product » en VO), un conglomérat militaro-industriel et commercial important.

L'OCP a la mainmise sur divers marchés lucratifs, comme entre autres, l'armement, la fabrication de robots et de prothèses médicales, mais aussi plus marginalement, la gestion du Département de la police de Détroit. Cependant, les hauts dirigeants de l'OCP ont un rêve : Delta City, qui remplacera la vieille ville de Détroit moribonde. Cette ville est en effet envahie par le crime, la violence et le non-respect des lois sont monnaie courante. « Ce cancer », que représente le crime, doit être éradiqué avant l'embauche massive des « deux millions de nouveaux ouvriers qui insuffleront la vie dans cette cité », comme le dit l'un des dirigeant de l'OCP, ajoutant : « Il est temps de rétablir l'équilibre en faveur de la loi et de l'ordre ! »

Le numéro 2 de l'OCP, Richard « Dick » Jones, présente alors à sa direction le projet d'un robot-policier, l'ED 209[1]. Selon lui, la ville a besoin d'« un policier qui fonctionne 24 heures sur 24, qui n'a besoin ni de manger ni de dormir, doté d'une grande puissance de feu et des réflexes adéquats ». À l'appui de ses dires, une démonstration est improvisée dans la salle de réunion entre un prototype ED 209 et un cadre de l'OCP, simulant un voyou armé. Malheureusement, l'expérience vire au carnage : l'ED 209 abat le « cobaye » de l'expérience en le criblant de balles (les bras de l'ED 209 sont équipés de mitrailleuses de gros calibre), bien que celui-ci ait obéi au robot en jetant son arme sur le sol. L'ED 209 ne semble pas avoir remarqué ce détail et réagit comme si le suspect refusait d'obtempérer (on entendra un scientifique présent dans la pièce dire que le robot n'a pas entendu l'arme toucher le sol, à cause de la moquette).

À la suite de cette « bavure », c'est au tour de Bob Morton, un jeune cadre ambitieux de l'OCP, concepteur affecté depuis toujours aux « seconds projets », de soumettre au directoire son propre projet : RoboCop. Dick Jones, ulcéré que Morton, ce jeune loup aux dents longues, vienne lui prendre la vedette, saura se souvenir au moment opportun de ce présomptueux pour lui rendre la monnaie de sa pièce... Bien entendu, le président de l'OCP, après le fiasco de Dick Jones, envisage favorablement le projet de Morton. Il lui demande quand il pourra livrer le premier prototype. Morton lui répond alors, de façon cynique, que plusieurs agents de police parmi les meilleurs ont été déployés dans toutes les zones à haut risque de la ville. Il ne reste plus qu'à attendre que le premier d'entre-eux se fasse tuer, afin de le transformer en robot policier... le RoboCop.

L'officier de police Alex Murphy, qui fait équipe avec l'agent de police Anne Lewis, fait partie de ceux qui ont été affectés dans les secteurs mal famés de Detroit. Au cours d'une mission, il se retrouve grièvement blessé et laissé pour mort, froidement abattu par les malfrats qu'il poursuivait. À leur tête, se trouve le terroriste Clarence Boddicker. Informé rapidement, Morton jubile : il tient enfin son cobaye et peut commencer le projet Robocop avec cette « matière première » tant attendue. L'opération est un succès. Murphy, la mémoire purgée de tous les souvenirs de son ancienne vie, est réincarné dans un corps cybernétique ayant l'apparence d'un exosquelette de métal, armé d'un puissant pistolet. Bon pour le service, il est alors envoyé combattre le crime dans Detroit. L'OCP le réaffecte dans son ancien commissariat, sans que personne ne le reconnaisse, bien que son ancienne équipière Anne Lewis soit prise d'un doute à son sujet.

Si, dans un premier temps, RoboCop fait merveille et « nettoie » la cité des ces crapules grâce à ses méthodes « expéditives », il devient pris de doutes, ayant reconnu durant une de ses interventions un des malfrats qui l'avait abattu. Il est bientôt en proie à des cauchemars, en rapport avec sa vie passée (sa famille notamment) et rêve même du jour de son assassinat. Oubliant les directives de l'OCP, Robocop part à la recherche de son passé. Il quitte le commissariat et se lance à la poursuite des hommes qui l'ont tué...

Fiche technique

  • Titre : RoboCop
  • Titre original : RoboCop
  • Réalisation : Paul Verhoeven
  • Scénario : Michael Miner, Edward Neumeier
  • Directeur de la photographie : Jost Vacano
  • Décors : William Sandell
  • Costume : Erica Edell Phillips
  • Musique : Basil Poledouris
  • Effets visuels, animation : John Dahl
  • Montage : Frank J. Urioste
  • Production : Arne Schmidt, Jon Davison
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Langue : anglais
  • Genre : Science-fiction
  • Couleur : couleur
  • Durée : 102 minutes
  • Interdit aux moins de 12 ans
  • Dates de sorties en salles : 17 juillet 1987 (États-Unis), 20 janvier 1988 (France)

Distribution

Autour du film

  • RoboCop est l'un des héros les plus célèbres des années 1990. Le film amorce une réflexion sur l'obsession de l'ordre, de la sécurité et de la prévisibilité. Dans la télésuite RoboCop 2001, on peut lire cette phrase : « Le danger autrefois c'était que les hommes deviennent des esclaves, le danger demain c'est qu'ils deviennent des machines. » Il s'agit d'une citation d'un écrivain américain du XIXe siècle, Henry David Thoreau.
  • Une des bande-annonce de présentation du film emprunte le thème principal de la musique du film Terminator, sorti quelques années auparavant.
  • La violence et les clips de publicité futuristes sont omniprésents dans le film, avec notamment la citation qui revient plusieurs fois : «  J'en prendrais pour un dollar ! ».
  • En réalité, le film n'a pas été tourné à Détroit, mais à Dallas, car selon Paul Verhoeven : « c'est une ville qui possède l'architecture la plus futuriste du monde ».
  • RoboCop 3 fut la plus grande déception de la trilogie au cinéma. Il contenait plusieurs invraisemblances et la présence de Robert John Burke, dans le rôle titre, ne pouvait se comparer aux interprétations précédentes de Peter Weller. Le film avait un contenu un peu trop « japanisé », ce qui déplu aux amateurs des précédents films.
  • Frank Miller, qui a écrit les scénarios du deuxième et troisième film, est également le scénariste de la bande dessinée RoboCop VS Terminator.
  • À Sacramento en 1987, un suspect poursuivi par la police se réfugia dans un cinéma, et entra dans une salle où RoboCop était projeté. Il fut tellement absorbé par le film qu'il ne s'aperçut de rien lorsque la salle fut progressivement évacuée par les forces de l'ordre, et quand les lumières se rallumèrent, la police l'arrêta tranquillement.
  • Une des bande-annonce de présentation du film emprunte le thème principal de la musique du film Terminator, sorti quelques années auparavant. Par ailleurs, les deux créatures se sont rencontrés dans les différents Robocop vs Terminator, parus en comics ou en jeux vidéo dans les années 1990.
  • Nancy Allen, Felton Perry et Robert DoQui sont les seuls à avoir joué dans les 3 films, Peter Weller étant remplacé par Robert John Burke dans le troisième film.
  • Frank Miller fait une apparition dans RoboCop 2 ; il joue un laborantin nommé Frank qui fabrique de la drogue, le Nuke, pour Caïn le méchant du film. Il meurt (comme dans tous les films où il apparaît) quand son camion laboratoire piégé explose.

Détails Techniques

RoboCop n'a pas de pouvoirs surhumains ou surnaturels comme la plupart des super-héros, mais il dispose de capacités mécaniques et informatiques incroyables, héritées de son corps robotisé. De l'homme avant RoboCop, il ne reste quasiment plus rien d'humain : le corps d'Alex Murphy a été remplacé presque intégralement par une machine, un exosquelette hautement robotisé.

La seule chose qui lui reste de sa vie antérieure est son cerveau, dont la mémoire a été remaniée (par un lavage de cerveau), et son visage, qu'on ne peut voir que quand il enlève son casque (qui est fixé par deux vis au niveau des tempes, comme la créature du Docteur Frankenstein). Son corps robotique est aussi raide que résistant, un peu comme celui d'une figurine, un jouet manipulable, avec les mêmes mouvements synthétiques d'un robot industriel opérant dans une usine.

Points forts de RoboCop

  • RoboCop est protégé par une armure intégrale futuriste, fabriquée dans un alliage de titane laminé et de kevlar, ce qui le rend très résistant aux dommages physiques, notamment face aux tirs par armes à feux de petit calibre. Ses bras robotisés ont une force de pression de 200 kg, capable de « réduire en purée chacun de vos cinq doigts », comme le rappelle un des ingénieurs à Morton alors qu'il vient superviser l'assemblage de RoboCop.
  • RoboCop est équipé d'un système de visée intégré ultra-performant (en fait une connexion super-arme neuronale et logicielle, un système expert), associé avec un programme d'acquisition automatique de cibles. Avec cette technologie, RoboCop est capable de tirer au pistolet avec une précision frisant la perfection. Grâce à ce système, une fois les cibles « acquises » en mémoire, il peut leur tirer dessus même sans les « voir », par exemple mêmes si elles se trouvent dans son dos ou cachées par un obstacle.
  • Intégré dans un compartiment spécial situé dans sa jambe droite, RoboCop dispose d'un pistolet automatique surpuissant, qu'il manie avec dextérité. Il peut ouvrir mentalement ce conteneur et y mettre son pistolet en lieu sûr lorsqu'il ne s'en sert pas.
  • L'exosquelette de RoboCop est équipé de toute une batterie de systèmes embarqués de pointe et miniaturisés : un scanner associé à un appareil de thermographie infrarouge, pour voir à travers les murs et localiser des individus grâce à la chaleur qu'ils émettent naturellement. Il dispose également d'une unité d'enregistrement incorporée, et peut par ce biais enregistrer tout ce qu'il voit et entend dans sa mémoire (enregistrement audio et vidéo), ces enregistrements étant valables pénalement lors d'un procès.
  • RoboCop peut se connecter aux ordinateurs ordinaires via une interface métallique rétractable qui lui sort du poignet droit, ressemblant à une sorte de pic à glace. Il peut ainsi stocker hors de lui les enregistrements qu'il a en mémoire, ou les montrer à d'autres, ce qui s'avère très pratique en cas d'interrogatoire avec des suspects. Grâce à cette interface, il peut communiquer avec les ordinateurs auxquels il se raccorde, et ainsi se procurer des informations. Cette interface peut enfin lui servir, éventuellement, d'arme de corps-à-corps (qu'il utilisera d'ailleurs avec succès contre Clarence Boddicker).
  • Dans RoboCop 3, on peut même voir RoboCop voler grâce à un réacteur dorsal, ou encore remplacer son bras gauche par un combiné mitrailleuse, lance-flammes et lance-roquettes. L'apparition de tout cet attirail technologique chez RoboCop peut parfois apparaître comme peu crédible, même pour des fans de science-fiction, mais sert avant tout aux scénaristes à permettre des scènes d'action spectaculaires.

Points faibles de RoboCop

RoboCop possède plusieurs points faibles. Le plus important étant son absence quasi-totale de liberté. En effet, le programme informatique dont il est équipé est basé sur quatre directives prioritaires, pouvant se contredire :

  1. Être au service des citoyens
  2. Protéger les innocents
  3. Faire respecter la loi
  4. Interdiction de s'attaquer à un membre de l'OCP (directive confidentielle, cachée à RoboCop et qu'il découvrira lorsqu'il voudra attaquer physiquement Jones).

Si RoboCop tente de désobéir à l'une des 4 directives, de manière intentionnelle ou non, cela entraîne chez lui une souffrance intense et une mise hors-tension instantanée, bien que temporaire (une sorte de coupe-circuit logiciel). La directive n°4, non prévue à la base par les ingénieurs qui ont conçu RoboCop, a été rajouté par Dick Jones lui-même, comme il le dira à RoboCop dans le film.
On peut établir un parallèle entre ces quatre directives et les Trois lois de la robotique d'Isaac Asimov sur les robots. On peut noter aussi, qu'en comparaison, un robot Terminator peut s'affranchir de telles limitations, et donc être plus « efficace », bien qu'il doive lui aussi respecter les directives de son programmeur (comme on le voit dans une scène de Terminator 2, entre le T-800 et John Connor enfant). Il convient d'ajouter que Robocop ne se comporte pas comme une vulgaire machine, comme en témoigne son amitié avec son ex-partenaire, Anne Lewis, qu'il protège durant le film.

RoboCop a également d'autres points faibles, revers de ses points forts technologiques :

  • Traçabilité, pouvant être un problème quand la localisation de RoboCop est accessible à ses ennemis : dans le film, son corps est équipé d'une balise envoyant des signaux satellites retranscrits sur le GPS d'un des dirigeants de l'OCP. Dans la télé-suite RoboCop : Directives Prioritaires, on découvre que RoboCop est équipé d'une connexion à Internet qui lui permet, grâce à la géolocalisation, d'indiquer sa position à quiconque.
  • La masse importante de l'armure métallique de RoboCop, ainsi que de son faible nombre d'articulations (manque de degrés de liberté) lui interdisent certaines actions ou mouvements banals chez un humain normal, comme par exemple nager ou courir. Sa vitesse de déplacement est aussi sensiblement plus lente que celle d'un être humain, du fait de l'inertie importante due à son corps de métal et à sa masse.

Filmographie RoboCop

Télésuite RoboCop 2001 ou Robocop: Prime Directives

RoboCop 2001 ou Robocop: Prime Directives en V.O est une télésuite déclinée en 4 épisodes de 90 minutes (Dark Justice, Meltdown, Resurrection et Crash and burn) de Julian Grant produit en 2001, avec Page Fletcher, Maurice Dean Wint, Maria del Mar, Geraint Wyn Davies, Leslie Hope et Anthony Lemke.

Suite directe de la trilogie cinématographique (surtout le premier film), l'action se passe 10 ans après les premiers évènements. La saga télévisuelle de 4 épisodes nous montre un RoboCop vieillissant, qui, malgré son corps robotique ressent les effets du temps. La saga RoboCop : directives prioritaires a été réalisée avec des moyens de téléfilm et ne fait donc pas vraiment d'ombre à la trilogie cinématographique. Mais forte d'un scénario fouillé et de scènes d'actions correctes, la saga s'offre même le luxe de se terminer par la libération du héros de son programme des directives prioritaires.

Afin de coller à la continuité des 3 films, la saga emprunte même certaines images du film de Paul Verhoeven : La scène d'assassinat d'Alex Murphy par Clarence Boddicker (épisode 3), Quelques réminiscences du moment de l'opération de Murphy (épisode 3), Allusion à Bob Morton (épisode 2). Quant au scénario, il nous éclaire quelque peu sur le genre de policier qu'a pu être Alex Murphy (très droit et soucieux d'agir dans les règles) et de ses rapports conflictuels avec son mentor et ami, John Cable (qui croyait en une justice plus sévère). On découvre d'ailleurs que c'est John Cable qui a inventé la célèbre réplique : « Vous allez venir avec moi mort ou vif ! ». Celle-ci sera reprise par Alex Murphy, qui en fera sa phrase fétiche. Il s'en souviendra même après son opération et se fera ainsi reconnaître par un des sbires de Clarence Boddicker en la lui disant en tant que RoboCop.

C'est après avoir vu Cable abattre un criminel de sang froid que Murphy décide d'être transféré à Metro-Ouest (un des quartiers chaud de Detroit dans le premier film), où il sera tué par Clarence Boddicker. Ironie du sort, avant de partir, Cable dit à Murphy d'être prudent car là où il va, c'est un quartier dangereux (Incohérence avec le premier film, où il est dit que c'est l'OCP qui transfère les meilleurs candidats choisis par Morton dans les zones à haut risque. Dans le 1er film, lorsqu'un policier demande à Murphy pourquoi il est venu à Metro-Ouest, il répond qu'il n'en a pas la moindre idée et que c'est l'OCP qui a décidé du transfert ; on peut supposer que Murphy a accepté cette mutation sans en connaitre les détails car elle tombait justement au moment où il voulait quitter Cable).

Après que John Cable (également devenu un RoboCop à partir du 2e épisode) lui ait porté un coup à l'arrière du crâne, RoboCop découvre que son cerveau est redevenu celui d'Alex Murphy. Pourtant il annonce à son fils, James Murphy (devenu un dirigeant de l'OCP et qui a démissionné) qu'il continuerait d'appliquer les directives prioritaires mais que désormais il le ferait par choix.

Dans le journal TV qui clôture le dernier épisode, on apprend qu'Alex Murphy (anciennement RoboCop) est devenu le chef de la police, pour la plus grande joie des citoyens.

Produits dérivés

Le film donna lieu à une série télévisée, plusieurs séries animées, et plusieurs téléfilms, des jeux vidéo et des bandes-dessinées (comic books).

Séries télévisées

1994

Article détaillé : RoboCop (série télévisée).

Séries animées

1988

1998

Article détaillé : RoboCop : Alpha Commando.

Comics

Article détaillé : RoboCop (comics).

Jeux vidéo

Article détaillé : Jeux vidéo de RoboCop.

Romans

Musiques

Les bande sons des films :

Jeux de société

Notes et références

  1. (« Enforcer Droid 209 » en VO, « Droide Défenseur de l'Autorité 209 » en français, traduit dans le film par « Echo Dépisteur », pour garder les initiales E.D.)

Voir aussi

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