Dr. Dre verse 70 millions de dollars à une université
Dr. Dre n'est pas un rappeur comme les autres : avec le magnat de la musique Jimmy Iovine, il a décidé de faire don de 70 millions de dollars à l'Université de Californie du Sud, à Los Angeles, afin de créer un département enseignant notamment les arts et technologies. L'académie des arts...
Saint-Nectaire
| Saint-Nectaire | ||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Auvergne | |
| Département | Puy-de-Dôme | |
| Arrondissement | Issoire | |
| Canton | Champeix | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Massif du Sancy | |
| Maire Mandat |
Alphonse Bellonte[1] 2008-2014 |
|
| Code postal | 63710 | |
| Code commune | 63380 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Nectairiens | |
| Population municipale |
725 hab. (2010) | |
| Densité | 22 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 609 m — Max. 1 011 m | |
| Superficie | 33,26 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-saint-nectaire.fr | |
Saint-Nectaire (Sent Nectari en occitan) est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme et la région Auvergne. Les habitants de Saint-Nectaire s'appellent les Saint-Nectairiens.
Saint-Nectaire a donné son nom au célèbre fromage, le saint-nectaire.
Sommaire |
Géographie
[[File:Saint-Nectaire Vue générale1.JPG|thumb|left|
Saint-Nectaire est situé dans le massif des Monts Dore qui fait partie du Parc naturel régional des volcans d'Auvergne.
En fait, deux localités sont rassemblées sous le nom de Saint-Nectaire :
Saint-Nectaire-le-Haut, autour de son église romane qui lui a donné son nom, est situé sur le mont Cornadore ;
Saint-Nectaire-le-Bas est la ville thermale, située autour des sources thermales.
Hydrologie
En plus de ses nombreuses sources thermales, Saint-Nectaire est arrosé par la Couze Chambon, qui passe en bordure sud de Saint-Nectaire-le-Bas, et par son affluent le ruisseau du Fredet, connu localement sous le nom de Courançon, qui traverse le bourg du nord-ouest au sud-est. Le Courançon a été détourné en 1907 - originellement il passait plus à l'est, plus près des maisons.
La plupart des sources thermales se trouvent près du lit du Courançon[2].
Limpide et incolore au sortir de terre, l'eau des sources se trouble au contact de l'air. Elle devient jaunâtre lorsqu'elle se refroidit, et un sédiment jaune ocre se précipite. Certaines sources ont une odeur dite sulfureuse associée à certaines eaux bicarbonatées sodiques. Elle a un goût salé, plus ou moins lixiviel et ferrugineux, à température variable, et piquante suivant les sources. Malgré le bouillonnement de l'eau à intervalles très rapprochés dans les bassins dû à des colonnes gazeuses importantes, elle dégage peu de bulles de gaz dans le verre. L'eau de certaines sources est recouverte d'une couche épaisse d'acide carbonique. Comme l'eau de Saint-Alyre[3], elle est incrustante (source pétrifiante)[4].
| Nom de la souce | Débit / 24h | Température | lieu d'exploitation |
|---|---|---|---|
| Source du Rocher |
|
|
Établissement du Mont-Cornadore (St-Nectaire-le-Haut) |
| Source du Mont-Cornadore |
|
|
Établissement du Mont-Cornadore (St-Nectaire-le-Haut) |
| Source du Gros-Bouillon |
|
|
Bains Romains (St-Nectaire-le-Bas) |
| Grande source Boëtte |
|
|
Bains Boëtte (St-Nectaire-le-Bas) |
| Source du Parc |
|
|
Établissement du Mont-Cornadore (St-Nectaire-le-Haut) |
| Grande source Rouge |
|
|
Établissement du Mont-Cornadore (St-Nectaire-le-Haut) |
| Petite source Rouge |
|
|
Établissement du Mont-Cornadore (St-Nectaire-le-Haut) |
| Source St-Césaire |
|
|
Bains Boëtte (St-Nectaire-le-Bas) |
| Source des Dames |
|
|
Bains Boëtte (St-Nectaire-le-Bas) |
| Source Intermittente |
|
|
Établissement du Mont-Cornadore (St-Nectaire-le-Haut) |
| Source de la Coquille |
|
|
Bains Romains (St-Nectaire-le-Bas) |
| Source Morange |
|
|
Établissement du Mont-Cornadore (St-Nectaire-le-Haut) |
| les 3 sources des Fontaines Rouges |
|
|
Eau consommée sur place dans un 4e établissement à St-Nectaire-le-Bas |
Histoire
Avec ses eaux alcalines et stimulantes qui en ont fait des thermes reconnus dès l'Antiquité pour leurs vertus thérapeutiques, la cité de Saint-Nectaire reste avant tout le berceau d'un culte celtique ancien et l'écrin d'un des plus beaux joyaux de l'Art roman auvergnat.
À l'époque néolithique, un dolmen en granit fut érigé sur le mont Cornadore. Prosper Mérimée, Inspecteur des Monuments historiques, décrit ce dolmen en 1837 dans ses Notes d'un voyage en Auvergne.
Selon une légende, des fées résidaient dans les grottes du Mont, déjà nommé Cornadore lorsque Nectaire, disciple d'Austremoine, prêcha la foi de Jésus à la fin du IIIe siècle. Accompagné des prêtres Auditor et Baudenius, il y fit bâtir une première église qui accueillit ses reliques après sa mort[5].
On ne sait rien de ce qui advient de Saint-Nectaire entre la mort de ces prêcheurs et le XIIe siècle, hormis l'existence d'un village révélé par des fouilles, qui fut construit autour d'un lieu de culte. Le premier document mentionnant Saint-Nectaire est un livre du XIe siècle relatant la vie de saint Austremoine[6]. Entre 1146 et 1178, les moines de la Chaise-Dieu reçurent en donation de la part de Guillaume VII, comte d'Auvergne, la terre de Saint-Nectaire pour y établir un prieuré.
L'église actuelle, construite durant cette période, est-elle l'œuvre de Guillaume VII ou celle des moines du prieuré ? On ne le sait toujours pas.
Histoire du thermalisme
Antiquité
Les sources thermales de Saint-Nectaire-le-Haut étaient déjà utilisées dans l'Antiquité. On peut y voir des thermes troglodytiques et des vestiges de piscines et des thermes situés sous les bains romains à Saint-Nectaire-le-Bas. Les grottes du Cornadore, devenues site touristique, montrent tepidarium (salle tiède) et caldarium (salle chaude), deux baignoires bien préservées, une piscine, et les cuves des bains[7]. Une quarantaine d'auges en béton antique, certaines circulaires, d'autres rectangulaires, de 1 m de profondeur, ont été découvertes en 1825 dans des grottes taillées dans la Mont Cornador ; il est cependant possible qu'elles n'aient pas servi de piscines thermales mais aient été des instruments d'activité artisanale, peut-être des bacs à foulon[8].
Renaissance du thermalisme au XVIIIe siècle
La source Gros Bouillon et la source du Tambour, près de Saint-Nectaire-le-Bas, sont mentionnées au XVIIe siècle dans le cadre d'enquêtes sur les sources thermales ; mais les installations y étaient à l'époque beaucoup plus rudimentaires que celles de l'époque romaine : leur aménagement respectif consistait en un simple bassin recouvert d'une voûte, sans même un chemin d'accès et sans moyen de loger les malades.
Le premier établissement thermal à Saint-Nectaire-le-Bas est construit vers 1810 par Jacques Mandon, gendre du propriétaire de la source du Tambour. Il comporte des bains rudimentaires peu engageants et deux habitations. Le médecin-inspecteur est le Dr Marcon, nommé en 1812 par le préfet Ramond de Carbonnières[7]. Saint-Nectaire est classé station thermale vers 1817. Les principales catégories de malades sont les enfants et adolescents, les rhumatisants, les femmes atteintes de stérilité (que l'on appelait les « utérines », et pour lesquelles les eaux de Saint-Nectaire jouissaient d'une réputation méritée), et les malades affectés de problèmes de reins (qu'on appelait les « albuminuriques »), mais les médecins de cette époque, n'étant pas formés aux analyses biochimiques nécessaires pour ces affections, étaient peu enclins à développer cette capacité et il faut attendre l'arrivée d'une nouvelle génération de médecins pour que la station gagne une bonne réputation dans les soins des affections rénales. [2].
Vers 1820 Mandon reconstruit ces installations ; construction toujours existante, correspondant à la partie inférieure et à la moitié Est des bains actuels. Au début des années 1820, un garçon baigneur du nom de Boëtte, employé par Mandon, découvre trois sources : la source du Rocher, la source Boëtte et la source Saint-Cézaire. En 1824 Boëtte fait construire un second établissement de bains, qui gardera son nom jusqu'en 1890 ; il comporte au rez-de-chaussée une salle avec 9 cabines, et au premier étage les réservoirs de deux sources très chargées en acide carbonique. En 1832 un troisième établissement thermal est construit par Mr. Serre au Mont-Cornadore, et l’Hôtel Mandon (futur Hôtel du Mont-Cornadore) est bâti en son voisinage en 1841 par Joseph Mandon, un fils de Jacques Mandon.
Ces trois thermes restent cependant peu engageants : les installations sont toujours moins développées que des bains romains ; on n'y accède que par des raidillons malaisés et des chemins rebutants - même les communications entre les deux groupes thermaux, pourtant proches l'un de l'autres, sont quasi inexistantes ; les distractions sont limitées à la visite des grottes environnantes et du dolmen du Mont-Cornadore, la contemplation du marécage des Gravières, du cours erratique du Courançon et d'une montagne dépourvue d'arbre voire de végétation. Les qualificatifs des visiteurs abondent dans le péjoratif : "trou infect", "fort vilain hameau", et autres du même acabit.
Développement de Saint-Nectaire-le-Haut
En 1870 Edouard Versepuy, gendre de Joseph Mandon, reprend les thermes et l'hôtel de Saint-Nectaire-le-Haut. Il fait aménager le raidillon d'accès en un chemin large et de pente plus douce ; l'hôtel du Mont-Cornadore s'agrandit de plusieurs étages[7] et entre dans la catégorie luxueuse - de lui on pouvait sans sortir dehors rejoindre les thermes, et il va devenir l’établissement le plus fréquenté de St Nectaire[2] ; sont créés une terrasse plantée d'arbres, un petit café, une salle de billard et une bibliothèque. En 1873 Louis-Clémentin Bruyère, architecte des Monuments Historiques, vient à Saint-Nectaire pour restaurer les tours et le clocher de l’église ; Versepuy lui fait construire devant les Bains Cornadore un grand hall à fronton triangulaire surmonté d’une voûte en verre. Il organise des spectacles dans les établissements de bains et installe des jardins autour de la villa de la Poste en face des bains, et le long du Maupas. Le pavillon de la Source Rouge est construit le long de la route de Champeix. Les autochtones équipent leurs maisons pour recevoir des curistes, augmentant encore le nombre d'hébergements en sus des hôtels largement agrandis.
Cette prospérité dure environ 20 ans. Mais les propriétaires de la station thermale mettent avant tout l'accent sur le développement des revenus hôteliers, considérant les thermes comme un moyen de remplir les hôtels plutôt que de concevoir ces deux éléments comme liés et donc à développer de concert. Ils s'opposent d'ailleurs à toute nouvelle installation, après avoir fait main basse sur tous les emplacements utiles. Cette vision à court terme va asphyxier Saint-Nectaire-le-Haut[7].
Développement de Saint-Nectaire-le-Bas
Jules Mandon, frère de Joseph Mandon, cède les bains de Saint-nectaire-le-Bas à Boëtte Rochette en 1865. Boëtte Rochette en donne la direction à son gendre Vauzy-Boëtte vers 1879. Vauzy-Boëtte restaure l’établissement et en double les capacités.
Le banquier et financier parisien Brocard propose de transformer Saint-Nectaire-le-Bas en « reine du Massif central », avec rachat du groupe thermal et d'une grande partie des prairies de la plaine de Saillant. Mais certains propriétaires s'y opposent, et Brocard abandonne le projet au profit d'autres stations thermales comme la Bourboule, Royat ou Châtel-Guyon, qui recevront les fruits de ses investissements. De son côté, Vauzy-Boëtte se sépare de son épouse et ne peut mener à bien ses projets pour un nouvel établissement plus moderne en remplacement des Bains Boëtte maintenant vétustes : la liquidation des biens est prononcée, et ils sont soumis à une vente judiciaire vers 1890.
Leur nouveau propriétaire, Jean Giraudon, se donne pour tâche d'attirer les baigneurs mondains et va en moins de dix ans métamorphoser Saint-Nectaire-le-Bas en une véritable ville thermale : construction des Grands Thermes sur l’emplacement des Bains Boëtte ; agrandissement des Bains Romains ; achat du marécage des Gravières, transformé en parc ; construction du Grand Hôtel du Parc - dont les proportions gigantesques atténuent l'impression d'écrasement par la montagne - et de quelques villas à côté du parc des Gravières ; achat de la montagne du dolmen, qu’il fait planter en arbres. Construction d'une voie de communication avec un pont-viaduc entre ce nouveau parc et l'autre côté de la vallée ; construction près du pont d'un casino en 1890 (ce casino est détruit par un incendie vers 1937) ; production d'électricité avec la construction d'une petite usine hydro-électrique sur la chute de la Couze, pour alimenter le casino[7].
Fin du grand thermalisme
En 1911 un grand projet visant à redonner de l'allant à la station thermale, échoue faute de finances appropriées. En 1921, la Compagnie Thermale des eaux de Saint-Nectaire est rachetée par un groupe hollandais[7], la société de Mr Van Gerdinge, mais leur projet est également trop ambitieux et échoue. Une société belge rachète la Compagnie Thermale et transforme l’Hôtel du parc en centre thermal où l'on soigne principalement les militaires de retour des colonies[2]. Le centre thermal est plus tard cédé à la municipalité. La Seconde Guerre mondiale voit la station thermale décliner peu à peu, les installations se dégradant faute de finances. Les mondains délaissent la station. L'année 1957 voit seulement 4 445 curistes[7]. En 1969 l'hôtel du Mont Cornadore est détruit pour cause de vétusté[2].
En 1978 un nouvel établissement thermal très moderne pour l'époque est construit pour essayer de relancer la station. Désaffectés, les Grands Thermes sont restaurés en 1993 pour y installer l’Office de Tourisme. Puis Saint-Nectaire doit abandonner les cures thérapeutiques. La production est désormais tournée vers des produits de bien-être avec Thermadore, un espace moderne de détente, de beauté et de remise en forme[7].
Héraldique
|
Les armes de Saint-Nectaire se blasonnent ainsi : d'azur à cinq fusées accolées d'argent rangées en fasce[9] |
Administration
Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 832 | 783 | 678 | 645 | 664 | 675 | 713 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Patrimoine
Église de Saint-Nectaire
L'église de Saint-Nectaire est un des joyaux de l'art roman auvergnat. Elle est classée monument historique depuis 1840[11].
Cette église romane a été édifiée au milieu du XIIe siècle en l'honneur de saint Nectaire par les moines de La Chaise-Dieu. Elle aurait été construite à l’emplacement du sanctuaire élevé par Nectaire d'Auvergne sur le mont Cornadore[12]. Elle comporte 103 magnifiques chapiteaux. Au milieu du XIXe siècle siècle, l'église était encore entourée de murailles, d'un cimetière, d'un château et d'une petite chapelle. Ces éléments furent détruits peu après, lors d'une restauration de l'église dans une optique positiviste. L'édifice fut transformé pour devenir l'archétype même de l'église romane. Aujourd'hui entourée de forêts, l'église était, au Moyen Âge et jusqu'au début du XXe siècle, au cœur d'une région surpeuplée, où le bois était rare.
Perchée sur son socle rocheux et surveillée par les Monts Dore, l'église de Saint-Nectaire demeure l'une des plus étonnantes églises majeures de Basse-Auvergne. Faite de trachyte gris clair, elle semble vouloir rivaliser, malgré ses dimensions modestes, avec les grandes cathédrales.
À l'intérieur, les proportions se révèlent; les chapiteaux offrent leurs décors exceptionnels. Réalisés par un sculpteur auvergnat au savoir-faire développé, leur canon est trapu, hérité de la tradition gallo-romaine. Entre les épisodes de l'Apocalypse, de la vie du Christ et de celle de saint Nectaire, plus de cent figures sont représentées dans le rond-point du chœur. Et puis il y a cet étonnant personnage dénommé Ranulfo : peut-être un généreux donateur, tiraillé entre le Bien et le Mal. Dans le bas-côté sud, le combat des anges et des démons et la Tentation du Christ. Au nord, l'âne jouant de la lyre et l'homme chevauchant un bouc.
Dans le transept nord se trouve le trésor de l'église :
- un buste-reliquaire de saint Baudime, compagnon de saint Nectaire. Datant du XIIe siècle, il fut réalisé en bois et lames de cuivre doré orné de cabochons.
- une Vierge à l'Enfant romane, en bois marouflé polychrome. Cette Vierge en majesté est désignée sous le nom de Notre-Dame du Mont Cornadore. « Sedes Sapientiae », elle incarne le Trône de la Sagesse éternelle.
- 2 plats de reliures d'orfèvrerie ornés d'émaux de Limoges, ces 3 objets datant du XIIe siècle
- un bras reliquaire de saint Nectaire en argent repoussé datant du XVe siècle
L'église de Saint-Nectaire fait partie des six églises dites « majeures » d'Auvergne, avec :
- la basilique Notre-Dame-du-Port à Clermont-Ferrand
- la basilique Notre-Dame d'Orcival
- l'église Saint-Austremoine d'Issoire
- l'église Notre-Dame de Saint-Saturnin
- la basilique Saint-Julien de Brioude, cette dernière étant située en Haute-Loire.
Autres éléments de patrimoine
- Dolmen du Parc
- Tumulus-dolmen de la Pennet (ou Pineyre)
- Villa Russe
- Croix du Marchidial
Thermalisme
La ville thermale actuelle est située à Saint-Nectaire-le-Bas. Elle possède plus de 40 sources ; ses eaux arsenicales dont la température va jusqu'à 56 degrés soignent les affections des reins.
Personnalités liées à la commune
- Maison de Saint-Nectaire
- Jean Charles, marquis de Saint-Nectaire (° 11 novembre 1685 † 23 janvier 1771), seigneur, marquis de Brinon-sur-Sandres et de Pisani, baron de Didonne et de Saint-Germain-sur-Vienne dans la Marche, seigneur de Brillac et autres terres en Auvergne, comte de Saint-Victour, maréchal de France.
Tourisme
On trouve à Saint-Nectaire des activités surtout liées au goût. La commune a donné son nom au fromage saint-nectaire. Truffade (plat à base de pomme de terre et non de truffe - 'truffe' est le nom auvergnat de la pomme de terre), tripoux, miel et autres spécialités locales sont également au menu.
Les environs sont riches en lieux d'intérêt[14], dont :
- volcans et formations associées : les dykes de Verrières, des cheminées volcaniques à l’entrée de Verrières ; le collier de la Reine, un éboulis en forme de collier entre Verrières et Le Rivalet associé à une légende sur la reine Margot
- mégalithes : 2 menhirs, 4 dolmens
- lacs
- grottes de Châteauneuf, de Boissières
- le marais salé : l'un des plus grands marais salés hors littoral avec 1 ha de surface, et sa flore halophile
- les cascades : cascade de Saillant, où la Couze Chambon traverse une coulée de lave qui lui donne un dénivelé de 7 m
- ski en hiver : station de Super-Besse à 22 km
- randonnées
- VTT
- escalade
- montgolfière
- pêche
- thermes
- casino de st Nectaire
Des activités sont proposées annuellement :
- Les Journées du Saint-Nectaire[15], chaque année pour le week end de Pentecôte : un événement gastronomique, culturel et festif
La ville possède les labels "Site remarquable du goût" et "Station verte de vacances".
Voir aussi
Notes et références
- Site de la préfecture du Puy-de-Dôme, consulté le 4 août 2009
- Saint-Nectaire.
- La fontaine pétrifiante de Saint-Alyre.
- Saint-Nectaire sur le site Patrimoine de France.
- Saint Nectaire, apôtre de l'Auvergne.
- Vita tertia s. Austremonii, ou Troisième vie de Saint-Austremoine, par Praejectus (pseudonyme). BHL 848-850.
- Saint-Nectaire, inventaire du patrimoine thermal. Association Route des Villes d'Eaux - Massif Central. Avril 2009.
- Les eaux chez les Arvernes et les Bituriges (Les sanctuaires des eaux). P. Audin. Revue archéologique du Centre de la France, 1983, Vol. 22, n° 22-2. pp. 83-108.
- Blason dessiné d'après celui de la famille de Senneterre
- Saint-Nectaire sur le site de l'Insee
- Notice no PA00092376, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- L'église de Saint-Nectaire sur le site du diocèse de Clermont. Page consultée le 4 juin 2010.
- « Notice sur Saint-Nectaire », Bulletin du comité historiques des arts et monumens (sic), 1840-1841, pp. 52-53
- Massif du Sancy - Saint-Nectaire.
- Les Journées du Patrimine à Saint-Nectaire.
Liens externes
- Site officiel de la commune
- Site officiel de l'Office de tourisme Saint-Nectaire / Massif du Sancy
- Site officiel de l'Office de tourisme du Massif du Sancy
- Saint-Nectaire sur le site de l'Institut géographique national
- Route des Villes d'Eaux du Massif Central
- Site non officiel : Infos complémentaires sur la ville et ses alentours
En direct des marchés
Heurts sanglants en Tunisie: le Premier ministre dénonce un groupe "terroriste"
Le Premier ministre tunisien a qualifié de "terroriste" le groupe salafiste Ansar Ashariaa, jugé responsable des heurts dimanche à Tunis qui ont fait un mort et une quinzaine de blessés après l'interdiction du congrès de ce mouvement à Kairouan.