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Sarasvatî (fleuve)
| Sarasvatî | |
|---|---|
Paysage du désert du Thar, lieu supposé du cours de la Sarasvatî. |
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Carte du cours supposé de la Sarasvatî. |
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| Caractéristiques | |
| Longueur | 0 km |
| Bassin | 0 km2 |
| Débit moyen | 0 m3⋅s-1 |
| Régime | Asséché |
| Cours | |
| Origine | Confluence de nombreux cours d'eau dont la Ghaggar |
| Embouchure | Mer d'Arabie ou Rann de Kutch |
| · Altitude | 0 m |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
La Sarasvatî, en sanskrit सरस्वती नदी sárasvatī nadī, est un fleuve qui aurait existé dans le sous-continent indien et qui se serait asséché au cours d'une désertification ayant formé le désert du Thar, lieu de la localisation de son cours le plus courant.
Sommaire |
Caractéristiques
La Sarasvatî aurait coulé dans le sous-continent indien, l'endroit traditionnel de son lit asséché étant localisé dans le désert du Thar. Il serait né de la confluence de nombreux cours d'eau, dont certains existent toujours comme la Ghaggar, descendant des contreforts de l'Himalaya dans le nord-ouest de l'Inde et le nord-est du Pakistan actuels. Le fleuve se serait alors dirigé vers le sud-ouest en restant parallèle à l'Indus pour se jeter dans le Rann de Kutch ou directement dans la mer d'Arabie.
Il aurait constitué un des fleuves les plus important de cette région du monde avec une largeur supposée de sept kilomètres et il fait partie des sept rivières sacrées de l'Inde.
La Sarasvatî est parfois identifiée comme étant l'un des cours d'eau actuels comme la Ghaggar qui coule en Inde et au Pakistan ou le Helmand en Afghanistan. En outre, un fleuve d'Iran aurait porté son nom et un petit affluent de la Ghaggar est appelé Sarasvatî.
Dans les textes et l'hindouisme
Le fleuve est mentionné dans les Véda, son assèchement se serait produit ainsi après leur rédaction. Dans le Rig-Véda est donnée la description des fleuves majeurs de l'Inde comme l'Indus et le Gange mais aussi la Sarasvatî qu'il mentionne comme le plus beau d'entre eux.
Le fleuve portant le nom d'une déesse hindoue comme Gangâ et Yamunâ, il pourrait ne pas avoir existé physiquement mais dans une dimension spirituelle. Ainsi, le site d'Allâhâbâd, où se tient une Kumbhamela tous les douze ans, est censé se trouver au confluent des trois fleuves, le Gange, la Yamunâ et la Sarasvatî, mais si les deux premiers sont bien réels, le troisième est supposé être souterrain ou spirituel.
Indices archéologiques et causes de l'assèchement
Dès 1886, le géologue R. D. Oldham avait émis l'hypothèse d'une modification du réseau hydrographique qui aurait transformé le Rajasthan, autrefois fertile, en un désert, celui du Thar. Selon lui, ce fleuve prenait sa source dans l'Himalaya, traversait le Penjab, l'Haryana, le Rajasthan, le Gujarat pour se jeter dans la mer d'Arabie. Il avait trois affluents principaux : le Sutlej ou Shatadru, le Drishadvati et la Yamunâ qui se jette maintenant dans le Gange.
Ce système hydrographique aurait disparu entre -3000 et -2000 à la suite d'une catastrophe d'origine sismique. Cette hypothèse tectonique est confortée par l'activité sismique importante de la région, en témoignent les séismes subis par le Gujarat en 2001 et par le Cachemire en 2006. Après cette date, la Sarasvatî n'est plus pérenne, coupée de son alimentation en eau de fonte des glaciers, et n'est alimentée que par la mousson. Cependant, une large majorité des sites de la civilisation de la vallée de l'Indus (-2500 à -1600) sont répartis tout le long de ce cours supposé de la Sarasvatî, et la disparition de cette dernière est peut-être la cause de son déclin.
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