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Serein (rivière)
| le Serein | |
|---|---|
Le Serein à Noyers. |
|
| Caractéristiques | |
| Longueur | 186 km |
| Bassin | 1 120 km2 |
| Bassin collecteur | la Seine |
| Débit moyen | 7,74 m3⋅s-1 |
| Régime | Pluvial océanique |
| Cours | |
| Source | Plateau de Saulieu |
| · Localisation | Beurey-Bauguay, Côte-d'Or, France |
| · Altitude | 450 m |
| · Coordonnées | |
| Confluence | Yonne |
| · Localisation | Bonnard, Yonne, France |
| · Altitude | 83 m |
| · Coordonnées | |
| Géographie | |
| Pays traversés | |
| Régions traversées | Bourgogne |
| Principales villes | L'Isle-sur-Serein, Chablis, Pontigny, Noyers |
| Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro | |
Le Serein est une rivière française qui coule dans les départements de la Côte-d'Or et de l'Yonne. C'est un affluent de l'Yonne en rive droite, donc un sous-affluent de la Seine.
Son ancienne orthographe « Serain » est citée par Waast-Barthélemy Henry, prêtre et historien né à Seignelay, dans son ouvrage paru en 1833 et intitulé Mémoires historiques sur la ville de Seignelay.
Sommaire |
Géographie
Le Serein prend sa source au plateau de Saulieu, proche du Morvan, et se jette sur la rive droite de l'Yonne à Bonnard, au sud de Joigny.
Par sa longueur de 188,2 kilomètres[1], le Serein est la 31e rivière de France[réf. nécessaire] et représente un affluent de l'Yonne.
Son cours se situe constamment en Bourgogne, et traverse, entre autres, les communes de l'Isle-sur-Serein, Chablis, Pontigny, Noyers.
Hydrologie
Le module du Serein, calculé sur 14 ans à Dissangis (en amont de Noyers-sur-Serein), est de 4,53 m³ par seconde pour une surface de bassin de 643 km².
Son débit a été observé durant 54 ans (de 1954 à 2007) à Chablis, localité située à une trentaine de kilomètres de son confluent avec l'Yonne[2]. Le bassin versant de la rivière est de 1 120 km².
Le module du Serein à Chablis est de 7,74 m³ par seconde.
La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit importantes, comme souvent dans l'est du bassin parisien. Les hautes eaux se déroulent en hiver et au printemps et se caractérisent par des débits mensuels moyens oscillant entre 12,4 et 17,5 m³ par seconde, de décembre à février inclus (avec un maximum en février). Les mois de mars et d'avril constituent une période intermédiaire durant laquelle le débit reste assez élevé (respectivement 11,8 et 10,3 m³ par seconde). Dès lors le débit baisse progressivement jusqu'aux basses eaux d'été, qui ont lieu de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 1,14 m³ au mois d'août. Mais les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes. À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0,120 m³, en cas de période quinquennale sèche, ce qui peut être considéré comme sévère, mais est assez fréquent en Bourgogne.
Les crues peuvent être assez importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 67 et 100 m³. Le QIX 10 est de 120 m³ par seconde, le QIX 20 de 140 m³ et le QIX 50 de 170 m³.
Le débit instantané maximal enregistré à la station a été de 146 m³ par seconde le 28 avril 1998, tandis que la valeur journalière maximale était de 114 m³ par seconde le lendemain 29 avril. En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, il ressort que cette crue d'avril 1998 était d'ordre vicennal, et donc pas exceptionnelle.
Le Serein n'est pas une rivière très abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 219 millimètres annuellement, ce qui est fort moyen, largement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France, et aussi inférieur à la moyenne du bassin de l'Yonne (274 millimètres à son confluent avec la Seine). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) n'atteint que le chiffre de 6,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.
Les pertes du Serein
Le Serein traverse une zone karstique entre Dissangis et Chablis. Cette région calcaire pauvre en ruissellement conduit à des échanges d’eau par voies souterraines entre différents bassins, dans le cas présent le Serein et la Cure.
En 1971, le BRGM a réalisé une étude sur les pertes du Serein dans la région de Tormancy, située entre Dissangis et Chablis. Cette expérience a été menée au moment des basses eaux, par un lâché d’eau en amont de 3 à 5 m³ par seconde. Il a été constaté une perte de 1 m³ par seconde à Tormancy. Les ¾ de ces pertes sont récupérées 25 km plus en aval par un trajet souterrain de 4 à 6 jours, et ¼ de ces pertes a rejoint la Cure à Vermenton par un trajet souterrain de 17 à 19 jours[3].
Si, sur l’écoulement annuel ce phénomène de pertes est faible de l’ordre de 2 à 3 %, en période d’étiage il atteint près de 40 %[4].
Galerie de photos
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Vue du Serein à Chablis
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Pont sur le Serein à Sainte-Vertu
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Autre vue du Serein, près de Noyers
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Autre vue du Serein à Noyers
Notes et références
- SANDRE, « Fiche cours d'eau - Le Serein (F32-0400) ». Consulté le 5 mai 20012
- Banque Hydro - Station H2342020 - Le Serein à Chablis (option Synthèse) (ne pas cocher la case « Station en service »)
- rapport du BRGM voir annexe 2 p.47
- Eau Seine-Normandie
Voir aussi
Bibliographie
- Francine Bonardot, dossier dans la revue Pays de Bourgogne n° 188, juillet 2000, pages 28 à 34
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