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The Residents
The Residents
| Pays d'origine | |
|---|---|
| Genre musical | Avant-garde Post-punk musique expérimentale |
| Années d'activité | depuis 1969 |
| Labels | Ralph Records Recommended Records Mute Records Doublevision East Side Digital Torso Cordless Recordings Milan MVD Entertainment Group |
| Site officiel | www.residents.com |
| Membres | inconnus |
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The Residents est un collectif d'artistes américain formé en 1972 à San Francisco, Californie. Il est surtout connu pour sa production discographique, ses spectacles de théâtre musical et ses nombreux vidéos d'art.
Durant les quarante années de sa carrière, The Residents a fait paraître plus de quatre-vingt albums et de nombreux singles. Le groupe a également produit un court-métrage, cinq importantes pièces de théâtre musical, trois fictions interactives sur CD-ROM, dix DVD (4 DVD à partir de leurs concerts et 6 DVD de films et d'art video) ainsi que des bandes sonores pour le cinéma et la télévision.
Bien que le collectif emprunte esthétiquement plusieurs éléments du langage de l'avant-garde, ses compositions musicales intègrent un grand nombre d'influences, particulièrement ; les musiques de films et de série télévisées des années 1960 et 1970 ; les musiques des compositeurs associés au surréalisme ; la musique romantique ; l'avant-garde américaine ; les musiques de cabaret, de burlesque et au théâtre comique ; les techniques vocales utilisées en dessin animée, par les ventriloques et par les marionettistes ; la poésie sonore ; les musiques country, blues, rock, jazz, psychédélique ; la musak et les jingles ; la pop anglophone commerciale ; les musiques traditionnelles qui ont jalonné l'histoire des États-Unis ; des bandes sonores de films, (surtout celles de Ennio Morricone et de Nino Rota) ; les musiques de gamelans balinais et javanais et des musiques traditionnelles de différentes cultures.
Très peu de choses sont connues au sujet du noyau dur qui compose le collectif sauf les noms de quatre membres de la Cryptic Corporation, la compagnie de production de ce collectif : Homer Flynn, Hardy Fox, John Kennedy et Jay Clem (ces deux derniers ont quitté la Cryptic au début des années 1980). Certains d'entre eux sont souvent soupçonnés par les critiques musicaux de faire partie du noyau dur du collectif (la voix de Flynn est identifiable sur la plupart des albums et la plupart des titres des Residents sont enregistrés à la société américaine des droits d'auteurs sous les noms de Fox et Flynn).
Les membres de ce groupe ont toujours tenu à garder l'anonymat, refusant de communiquer des détails sur la production de leurs albums ou de donner des entrevues (sauf par la voix de Fox et Flynn comme représentants de la Cryptic Corporation). Le mystère qui entoure l'histoire de ce groupe est le plus souvent ponctué d'anecdotes et de théories invérifiables diffusées par la Cryptic Corporation ou les rumeurs des fans. Leur costume emblématique a pendant longtemps consisté en smokings, hauts-de-forme et masques représentant des globes oculaires, rendant ainsi impossible d'identifier les membres des Residents.
Histoire
Les Residents seraient originaires de Shreveport, en Louisiane, où ils se seraient rencontrés dans les années 1960. En 1966, ils se seraient rendus en Californie, se livrant à diverses expériences plus ou moins liées à « l'art ». Ils auraient alors acquis une certaine renommée, qui aurait incité le guitariste Phil Lithman, surnommé par la suite « Snakefinger ». Un autre personnage nommé N. Senada, un supposé compositeur bavarois et philosophe de la musique, serait venu les rejoindre et aurait excercé une influence considérable sur le groupe. Selon Wikipedia anglais, ce dernier pourrait être soit un personnage fictif (d'ailleurs mentionné dans un des textes sur la cassette Babyfingers produite par The Residents au début des années 1970), soit le compositeur américain d'avant-garde Harry Partch ou Captain Beefheart qui, selon les rumeurs, auraient pu travailler avec le groupe à un certain moment de leur développement.
Les premières bandes inédites des Residents dateraient de 1969. Deux ans plus tard, ils envoient une bande à Hal Halverstadt, de la Warner, mais celui-ci, guère impressionné, les rejette, tout en reconnaissant leur originalité. Aucune nom n'ayant été communiquée pour la bande, la note indiquant son rejet est simplement adressée aux « Residents » de l'immeuble mentionné comme adresse de retour, un nom qu'adopte le groupe. L'année suivante, ils partent pour San Francisco et fondent la maison de disque Ralph Records qui fera paraître, outre leurs productions, plusieurs des premiers albums de différents artistes influents des années 1980 et 1990 comme Yello, Tuxedomoon, Renaldo and the Loaf, Snakefinger et Fred Frith.
Projets par catégories
Albums de chansons
Le single Santa Dog, comprenant quatre morceaux, est inspiré par une photographie retrouvée accidentellement dans leur premier studio et représentant un chien déguisé en Père Noël). Il est considéré par la Cryptic Corp. et les Residents eux-mêmes comme le début de leur discographie « officielle », sort en décembre 1972.
Santa Dog est suivi en 1974 par leur premier album, Meet the Residents, dont la pochette est un pastiche du second album américain des Beatles, Meet the Beatles!. La plupart des radios de la côte ouest refusent de le promouvoir, et seul Bill Reinhardt, directeur des programmes d'une station de Portland, diffuse le single et participe à la promotion de l'album.
Les Residents traversent une mauvaise passe et décident, en 1974, d'enregistrer le futur Not Available, qui illustre la théorie de l'obscurité de N. Senada : une fois enregistré, l'album est placé en lieu sûr, pour n'être rendu public que lorsque tout le monde l'aura oublié. Toutefois, des obligations contractuelles forcent sa sortie en 1978.
Réinterprétation et déconstruction de différents répertoires musicaux
Plusieurs albums des Residents comportent des réinterprétations, passablement déconstruites ou transposées dans d'autres systèmes d'accords ou de tempérament, de morceaux du répertoire musical traditionnel ou commercial (pop, blues, country, etc.). Par exemple, leur premier single, Santa Dog, intègre un citation mélodique de la chanson Jingle Bells ; Meet The Residents commence avec une citation vocale et quasi-méconnaissable de la chanson à succès composée par Lee Hazelwood pour Nancy Sinatra These Boots are Made for Walking et poursuit le processus de déconstruction de la chanson populaire avec un genre de karaoke et scratch sur platine du succès Nobody but me.
C'est le deuxième album, The Third Reich 'n' Roll, sorti en 1976 et peut-être l'un des plus connus des Residents, qui affirme la posture postmoderniste du collectif quant à la déconsruction de la culture musicale populaire. L'album reprend et juxtapose systématiquement des réinterprétations inédites des grands succès du rock des années 1950, 1960 et 1970 dont les mélodies sont réduites à quelque notes et d'autres éléments modifiés et complexifiés de manière organique. Ses deux longs titres Swaticas on Parade et Hitler was a Vegetarian sont des réinterprétations des groupes ayant enregistré et popularisé des chansons rock 'n' roll (Cannibal & the Headhunters, Chubby Checker, Tommy James and the Shondells, America, Dick Holler & the Holidays, The Box Tops, Count Five, Syndicate of Sound, James Brown, Sean Bonniwell, The Tornados, The Surfaris, Fred and his Playboy Band, ? & the Mysterians, Lesley Gore, The Doors, Robin Moore et Staff Sgt. Barry Sadler, Ohio Express, Bill Haley and His Comets, The Seeds, The Young Rascals, Them, Iron Butterfly, Cream, The Beatles, The Rolling Stones) découpés, doublés et aux instrumentations modifiées. Les paroles sont désarticulées et rendues inaudibles, se rapprochant de la tradition de la poésie sonore. Les chansons originales ont ensuite été retirées des bandes, laissant les seules performances nouvelles. L'album est surtout connu pour sa pochette, qui représente le populaire présentateur de talk show télévisuel américain Dick Clark en uniforme nazi, tenant dans une main une carotte, et entouré de svastikas et de petits Hitler déguisés ou travestis .
Paru en 1978 le single The Beatles play the Residents and the Residents play the Beatles contient un morceau uniquement produit à partir de découpages de chansons des Beatles.
Entre 1978 et 1991, plusieurs single ou EP réinterprètent de manière inédite des chansons de James Brown (It's A Man's, Man's, Man's World), des Rolling Stones((I can't get no) Satisfaction) et Ray Charles ((Hit the Road Jack). La partie vocale est généralement transformée sous la forme de scansion et accentuent l'impact dramatique ou ridicule de certaines paroles des textes originaux.
À partir de 1983, les Residents reprennent et transforment aussi régulièrement leurs propres morceaux comme ils le feraient d'autres répertoires. Plusieurs morceaux se transforment avec le temps en y intégrant différents clin-d'œils stylistique empruntés à d'autres musiques. L'album Our Finest Flowers représente probablement l'un des exemples les plus particuliers de cette démarche : les Residents transposent leurs chansons originales sous d'autres modes musicaux, transforment les timbres, les ambiance sonores et les instrumentations en fusionnant deux ou trois composantes de leurs chansons écrites à différentes époques pour les réinterpréter comme ils le feraient pour de nouveaux morceaux.
The Residents s'intéressent aussi au répertoire des chansons enfantines et font paraître vers la fin des années 1970 des réinterprétations de quatre comptines traditionnelles (comportant chacune une Roud Folk Song Index dont la comptine Old MacDonald Had a Farm. Comme à leur habitude, ils modifient l'instrumentation et la dramaturgie sonore de chacun des morceaux pour en faire émerger un sens nouveau, critique des valeurs colonialistes et normalisatrices évoquées dans les versions d'origine.
Une série discographique destinée à honorer vingt compositeurs américains est inaugurée en 1984 par la parution des albums Georges & James puis, en 1986 du LP Stars and Hank Forever qui proposent des réécoutes partiellement déconstruites et reconstruites d'œuvres de James Brown, John Philip Sousa, Hank Williams et Georges Gershwin. La chanson Kaw Ligade Williams, interprété sur un rythme échantilionné à partir de la chanson Billy Jean de Michael Jackson, connaît un certain succès sur les pistes de dance alternatives et constitue l'un des enregistrements les plus connus des Residents. En 1987, les Residents abandonnèrent le projet de poursuivre la série telle que prévue. Les musiques de marche sde Sousa font l'objet d'un face entire d'un LP. On y entends des paysages sonores suggérant que les musiques de marches entendues sont enregistrées pendant une parade. Les timbres et arrangements évoquent des hallucinations auditives (ce principe qui sera réutilisé dans le projet High Horses paru en 2001). Ce projet de répertoire des musique populaires américaines se conclura en 1990 par la création de la pièce de théâtre musical Cube E, une histoire de la musique américaine par la réinterprétation de classiques de la country , du blues (Buckaroo Blues) et des chansons d'Elvis Presley (The King & Eye).
For Elsie, un EP paru en 1990, constitue une longue suite de variations de Für Elise de Ludwig van Beethoven. Ils enregistrent vers la même époque une série de reprises de musiques américaines tirées de films et de séries télé et du répertoire religieux sous le titre de Pollex Christi, une composition coneptuelle attribuée à N. Senada.
En 1995 Residents créent une chanson dont les paroles portent sur le thème de la vanité en utilisant la mélodie et la structure de la chanson caritative We are the World.
Vers la fin des annéées 1990, The Residents intègrent à leur projet Wormwood des citations de musiques religieuses et du thème de Jesus Christ Superstar, un opéra-rock des années 1960. Le sepctacle se termine avec une parodie de la chanson traditionnelle Old-Time Religion dont les nouvelles paroles critiquent l'absolutisme et les abus promulgués par l'Église.
Le projet High Horses (paru en 2001) est constitué de morceaux traditionnels des machines à musique pour les carrousels dans les parcs d'amusement. Outre une transformation sensible de l'orchestration et du tempérament des morceaux, les Residents font tournoyer le son dans l'espace stéréophonique en imitant un léger effet Dopler comme si la machine à musique était entraînée par le manège. Les notes d'accompagnement précisent que cette suite de morceaux reproduisent des hallucinations auditives que de l'un des Residents qui, comme l'indiquent les notes d'accompagnement, aurait plusieurs années auparavant consommé du LSD dans une foire d'amusement en écoutant ces musiques de carrousels.
Selon le site Web du groupe, les Residents sont toujours à l'affut de morceaux méconnus du répertoire traditionnel de musiques de différentes régions des États-Unis. Ils auraient d'ailleurs profité en 2011 d'une pause accidentelle durant le tournage vidéo d'une de leur production en Arkansas pour répertorier des morceaux entendus au cours de ce voyage. q:
Albums concepts, opéras rock, et théâtres musicaux
Les Residents sortent encore quatre albums jusqu'en 1980 : Fingerprince (1976), Duck Stab/Buster & Glen (1978), Not Available (1978), puis, Eskimo (1979) et The Commercial Album(1980) auxquels collaborent différents musiciens, notamment Chris Cutler, Lene Lovich et Fred Frith. Chacun, à sa façon, poursuit la recherche de formes non-conventionnelles de musique ; Eskimo se compose essentiellement de percussions faites de peaux et de bois, d'électroniques et de voix ; The Commercial Album présente un palmarès imaginaire quarante chansons qui durent exactement une minute chacune.
Dans la lignée de Not Available, paraît Mark of the Mole en 1981, premier album d'une trilogie d'albums-concept, composé des albums The Tunes of Two Cities, des Intermissions l'année suivante puis de la quatrième partie de la trilogie Big Bubble deux ans plus tard. The Mole Trilogy s'accompagne d'une tournée qui permet les premières apparitions sur scène du costume emblématique des Residents.
Viennent ensuite les albums Title in Limbo (une collaboration avec le duo écossais Renaldo & the Loaf) et Whatever Happened to Vileness Fats?, bande sonore d'un films réalisé par les Residents en 1974.
Projets inspirés du thème de la religiosité chrétienne
Les Residents traversent régulièrement des périodes où différents thèmes liés à la religiosité chrétienne sont intégrés à leurs œuvres. Même avant leurs premières parution officielle, leurs démos Warner Brother Album contenait un morceau chanté de manière absurde I Hear you've got Religion alors que la cassette Baby Sexprposait un morceau plus expérimental intitulé The Four Cruxifixion. Les paroles de la chanson thème leur premier single Santa Dog (1972) (une anagramme de « Satan God »), évoque la croissance intrautérine de Jésus.
Mais C'est à partir de 1988 que les Residents vont consacrer des albums entiers à la problématique de la religiosité chrétienne avec God in Three Persons (réalisé sur les arrangements de cuivres de Richard Marriott de Clubfoot Orchestra). Ce recit musical raconte les aventures d'un être hypermasculin qui tente d'abuser de frères siamois aux pouvoirs miraculeux avant lui-même être transformé par une sorte de révélation. La narration de cette œuvre, scandée sur un mode rythmique, serait inspirée des techniques du Talking blues traditionnel et est accompagné d'un chœur grec interprété par Laurie Amat.
L'album et théâtre musical Wormwood paru en 1998 explore différentes anecdotes tirées de l'Ancien testament dont les contenus en termes de moralité sont socialement répréhensibles dans la société actuelle. Ce projet leur attire l'hostilité de la part de plusieurs membres de différentes églises chrétiennes. En 1999, un des membres du groupe est agressé et blessé à la tête au cours d'un spectacle de la tournée Wormwood présenté en Grèce.
L'album 12 Days of Brumalia, paru durant les années 2000, retrace le rite païen des Brumalies dont l'importance dans la culture populaire en Europe au Ve siècle aurait convaincu l'église catholique de placer la fête de la naissance du Christ le 25 décembre (jour des Brumalies, fête de Bacchus et fin du printemps après le solstisce d'hiver).
Entre 2008 et 2011 The Residents proposent également un projet multidisciplinaire à saveur eschatologique qui comporte une fiction sur le Web (Is Anybody Out There?), des albums et une tournée sous le titre de The Bunny Boy. L'histoire relate la quête d'un homme âgé, hyperactif excentrique, obsédé par les lapins, à la recherche de son frère cadet duquel il reçoit régulièrement des cartes postales de Patmos où, selon les textes du Nouveau testament fut jadis rédigée l'Acocalypse de Jean. Cette histoire est liée à travers une série d'albums intitulés The Bunny Boy, Postcards from Patmos, Arkansas, Ozan et Ozark et à un projet de fiction video diffusé hebdomadairement sur YouTube où le personnage répond par vlog aux courriels qui lui sont adressés par les internautes tout en proposant, par le biais d'enchères sur eBay, l'acquisition d'objets, de petites sculptures et de dessins utilisés dans la réalisation de ces vidéos. Le tout est entrecoupé d'une tournée aux États-Unis et en Europe.
Projets multimédias interactifs
Les Residents commencent à s'intéresser à l'informatique dès le début des années 1980 avec Mark of the Mole, mais c'est à partir du décès de Snakefinger en 1987 que leurs projets musicaux sont essentiellement conçu à partir de procédés MIDI. L'album Freak Show en constitue probablement l'exemple le plus concluant. Celui-ci s'accompagne d'un CD-ROM, de représentations théâtrales et une bande dessinée. Cependant, un album constitué d'une version entièrement acoustique enregistrée à Prague lors d'une version scénique du projet en 1995 paraît en MP3 en 2009 sous le titre Prague and Beyond.
Durant les années 1990, les Residents composent des musiques fonctionnelles pour leurs deux autres projets de fiction interactives sur CD-ROM : Have a Bad Day on the Midday et Gingerbread Man.
En 2002, The Residents fait paraître un album constitué d'une suite de chansons aux accents nostalgiques, Demons Dance Alone, inspiré par les contrecoups émotionnels des attentats du 11 septembre 2001.
En 2005, les Residents réintègrent davantage d'instruments acoustiques à leur musique et sortent l'albumAnimal Lover (2005), sur lesquels ils s'appuient particulièrement sur la voix de la chanteuse Molly Harvey et des membres du groupe californien de gamelan balinais Sekar Jaya, déjà présents sur Woodworm. Ils font durant les années suivantes participer ce groupe à d'autres albums tels ; Best Left Unspoken: Volume 3, Dolor Generar, Dolar General, The Rivers of Hades et Bridegroom of Blood - Gamelan collection.
Musiques fonctionnelles pour cinéma, télévision, multimédia et projets multidisciplinaires
Les Residents composent dès le début des années 1970 des musiques destinées à leur propre film de fiction Whatever Happened to the Vileness Fats. Un extrait de cette bande sonore paraît en 1972 sur l'album Santa Dog, puis en 1980 la quasi intégralité de la bande sonore sur l'album éponyme au projet d'origine.
De nombreux chorégraphes et artistes interdisciplinaires ont utilisé la musique des Residents dans leurs spectacles, notamment Maurice Béjard à la fin des années 1980.
Durant les années 1980 et 1990, la musique des Residents a été utilisée dans le cadre de différentes émissions de télévision comme celles de Pee-Wee Herman, The Adventures of Thomas and Nardo, dans le film à succès Conceiving Ada, la comédie de série "B" The Census Taker et dans un film documentaire sur Thomas Pynchon : A journey into the Mind of p. Le collectif compose également une dizaine d'heures de musique pour une série documentaire de dix émissions de Wolfgang Bayer produite par The Discovery Channel sur les comportements des prédateurs dans leurs environnements naturels. L'album présentant les extraits sonores de ce travail est réalisé par l'équipe de Discovery Channel.
Intéressés par le cédérom, les Residents composent les bandes sonores de leurs fictions interactives comme Freak Show, Gingerbread Man et Have a Bad Day on the Midday. Ils composent aussi la musique pour un projet de même nature, I Murdered Mommy, dont la production fut interrompue, cette bande sonore en demeurant la seule trace tangible.
Durant les années 1990, deux annonces télévisées réalisées pour les corporations Levi's et T-Mobile sont basées sur la musique des Residents mais sans leur consentement préalable. Poursuivis en justice par la Cryptic Corporation, ces deux compagnies ont finalement payé les droits d'auteurs et de reproduction au collectif.
En 2005, The Residents composent également une musique pour un documentaire réalisé par Lynn Hershman portant sur l'histoire de l'artiste et professeur Steve Kurtz arrêté et harcelé psychologiquement en 2002 par le FBI à la suite du décès de son épouse. Kurtz et le collectif d'artistes dont il faisait partie, le Critical Art Ensemble avaient injustement été soupçonnés de se livrer à des activités de bioterrorisme. Cette musique est parue en 2010 dans un album titré Film Series 2 - Strange Culture / Haeckel's tale.
Albums en concert
La discographie des Residents comporte plus d'une trentaine d'albums enregistrés en concert.
À partir de la tournée du 13th Anniversary Show en 1983, The Residents font systématiquement paraître plusieurs albums des enregistrements de chacun de leurs spectacles, notamment différentes versions de The Mole Show, Freak Show, Cube-E, Roadworm et Disfigured Night. Les quelques enregistrements des concerts qui précèdent 1983 sont parus sous format digital durant les années 2000.
Les DVD des concerts du Mole Show, Cube-E, Demons Dance Alone et Talking Light sont également parus sur différents supports vidéos (VHS, vidéodisque et DVD).
Une série de quinze concerts de la tournée Talking Light de 2011 sont parus individuellement en album téléchargeables sur le site du groupe. Les concerts publiés sont ceux enregistrés dans les villes suivantes : Montréal, Washington, Milwaukee, Toronto, Chicago, Boston, Austin, Dallas, Memphis, Philadelphia, Atlanta, Tucson, Santa Cruz, Portland (Oregon, USA) et Nijmegen.
Projets de storytelling
En 2006, les Residents lancent un projet de téléchargement de théâtre radiophonique sur Internet, River of Crime, puis un projet vidéo sur YouTube, Timmy, en 2007. L'album Tweedles paraîtra également en 2006. En 2007 et 2008 paraissent des albums constitués de différentes musiques instrumentales : Night of the Hunters, Smell my picture ainsi qu'une musique à programme, The Voice of Midnight, une adaptation du L'homme au sable d'E.T.A. Hoffmann lequel s'accompagne d'un autre album The Sandsman Waits.
Entre 2010 et 2011, The Residents réalisent un projet de théâtre musical intitulé Talking Light sur le sujet des phénomènes paranormaux et des fantômes qui circule en tournée pendant plus d'un an. Les musiques de ce projet paraissent sur différents albums, notamment Lonely Teenager, Dollar General, Dolor Generar et Chuck's Ghost Music (a Talking Light presents project) . Le projet paraît également sur deux DVD : Randy Ghosts Stories (réalisé avec l'artiste vidéo John Sanborn) et Live at Bimbo (l'enregistrement vidéo intégral d'une représentation du spectacle à San Francisco).
Hybridation des Residents
À partir de 2010, si on en croit le site officiel des Residents, certains membres du groupe réalisent des albums en studio pendant que d'autres membres poursuivent des tournées. On assiste d'ailleurs depuis cette période à une multiplication des productions audiographiques et scénographiques de la part du collectif.
En 2011, The Residents réalisent l'album Coochie Brake. Coochie Brake est une région située au sud-ouest de la région de Winn Parish en Louisianne, à environ cinq kilomètres de la région d'Atlanta, territoire d'environ 800 acres constitutant un biotope distinct. La région se caractérise par des escarpements singuliers d'une hauteur de 20 mètres, des cavernes et des tunnels et des structures mystérieuses manifestement crées par l'Homme, possiblement des colons espagnols au premiers temps de leur arrivée. L'album est enregistré, pour la toute première fois dans l'histoire du collectif, avec un nouveau chanteur et percussionniste hispanophone répondant au pseudonyme de « Carlos ». Le site de The Residents indique : « Randy, usual singer for The Residents, was busy with his One-Man show, Sam's Enchanted Evening, and did not participate in the recordings. Carlos, recently exiled, rejoined the group adding drums and vocals. » L'album est aussi enregistré avec la participation du guitariste Nolan Cook et du musicien M. Villalobos.
Le théâtre musical Sam's Enchanted Evening est présenté en 2011 et 2012 . Il met en scène un seul personnage, un vieil américain né en Louisiane qui relate et chante les mansuétudes d'une vie ponctuée de regrets et de déceptions à travers ruptures amoureuses, impulsions patriotiques, participation à la guerre du Viêt Nam et fétichisme des objet de consommation. Œuvre dramatique sur le thème des promesses non tenues d'une société américaine trop idéaliste, les Residents s'y font rencontrer des chansons du répertoire de la pop américaine des années 1940, 1950 et 1960, des monologues et des nouvelles compositions. L'instrumentation est uniquement acoustique, souvent constituée d'un simple piano.
Discographie
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1973 : Santa Dog
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Live at the Apollo
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1985 : Census Taker
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1988 : God in Three Persons
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1994 : Gingerbread Man
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Le CD de 2002 en Limited Edition comprend un CD en bonus qui contient les chansons
Early Scratch Recordings From Demons Dance Alone
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2004 : The 12 Days Of Brumalia
Non disponible.
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2006 : The River of Crime
Disque 1
Disque 2 [Bonus]
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2008 : The Bunny Boy
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2011 : OZARK The other Bunny Boy songs
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Images
- 1992 : Freak Show, fiction interactive sur CD-ROM.
- 1994 : Gingerbread Man, fiction interactive sur CD-ROM.
- 1995 : Bad Day on the Midway, fiction interactive sur CD-ROM.
- 2001 Icky Flix (compilation des courts-métrages antérieurs), DVD.
- 2002 Demons Dance Alone, DVD.
- 2003 Eskimo, DVD.
- 2004 The Residents Commercial album DVD
- 2005 The Residents Play Wormwood, DVD.
- 2009 Is Anybody Out There?, DVD.
- 2010 Randy's Ghost Stories, DVD.
- 2011 Talking Light: Bimbo's, DVD.
Annexes
Bibliographie et références
- Cutler, Chris, File Under Popular, November Books, 1984
- Groening, Matt , The True Story of The Residents, The Cryptic Guide To The Residents put out by the Cryptic Corporation, 1986, 64 pages
- Simon Reynolds, Rip It Up and Start Again : Post-Punk 1978-1984, Éditions Allia, Paris, 2007 (ISBN 978-2-84485-232-8), 682 pages [présentation en ligne]
- Létourneau, André Éric , "Autour de Wormwood " émission Le Navire «Night» réalisé par Hélène Prévost, Chaïne culturelle de Radio-Canada, 1998
- (en) Shirley, Ian Meet the Residents: America's Most Eccentric Band!, SAF Publishing, Wembley, 1998 (ISBN 0-9467-1912-8), 192 pages
Lien externe
- (en) Site officiel
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