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Troo
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| Troo | ||||||
Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Centre | |||||
| Département | Loir-et-Cher | |||||
| Arrondissement | Vendôme | |||||
| Canton | Montoire-sur-le-Loir | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Ronsard | |||||
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Mouret 2008-2014 |
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| Code postal | 41800 | |||||
| Code commune | 41265 | |||||
| Démographie | ||||||
| Population municipale |
329 hab. (2008) | |||||
| Densité | 23 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 58 m — Max. 154 m | |||||
| Superficie | 14,19 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher Géolocalisation sur la carte : Loir-et-Cher Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Trôo (nommée également Trôo ou Troô non officiellement) est une commune française, située dans le département de Loir-et-Cher et la région Centre.
La commune de Trôo est située à 7 km à l'ouest de Montoire, chef lieu de canton et à 25 km à l'ouest de Vendôme, sous-préfecture. Elle est à peu près équidistante des villes de Blois, Tours et Le Mans. De Paris (200 km), on se rend à Trôo en voiture par les autoroutes A10 ou A11, ou par le TGV (Paris-Montparnasse-Vendôme en 42 minutes).
Trôo est une ancienne cité troglodytique construite sur un coteau de tuffeau qui domine la vallée du Loir. Sa situation privilégiée, son élévation de 60 mètres au-dessus de la vallée et un réseau complexe de galeries souterraines creusées dans le tuffeau en firent un site défensif de premier ordre. Au XIIe siècle, elle était une place forte du Comté du Maine, alors domaine des Plantagenêt. Trôo fut également au Moyen Âge un site religieux important avec statut d'archidiaconé qui couvrait les régions de Trôo et Saint Calais. En 1230, un décret de l'évêque du Mans réduisit Trôo au rang de doyenné qui comptait néanmoins 45 paroisses, 3 abbayes, des prieurés et une vingtaine de chapelles. La cité compte encore de nombreux vestiges de cette époque florissante.
Sommaire |
Histoire
Trôo était située sur la limite des Cénomans.
Les Celtes s'y sont établit et y on élevé sur le sommet de la colline un oppidum protégé par une grosse motte et chargé de défendre la frontière contre les agressions ennemies, tandis que les grottes nombreuses dont beaucoup sont encore habitées servent de demeures à la population.
Les Romains qui n'aimaient pas les contrées percées de souterrains laissèrent Trôo pour établir à Sougé leur camp retranché.
Trôo resta toutefois chef-lieu de la Condita Labricensis et lorsque le christianisme fut solidement implanté dans le pays, les évêques du Mans en firent le siège d'un archiprêtré dont l'étendue comprenait les doyennés de Trôo, La Chartre et Saint-Calais.
Au moyen-âge quand Geoffroy Martel, comte d'Anjou et de Vendôme administrait le comté du Maine au nom du jeune comte Hugues IV, il entoura la ville de murailles, qui forment l’enceinte du castrum. A l'intérieur du château, il fonda, vers 1050, la collégiale Saint Martin où il établit 7 chanoines.
On sait qu'a cette époque, Trôo possédait l'église de Saint Mandé, mais on ignore la date de sa fondation. Elle fut détruite à la Révolution.
Foulque le Jeune ayant épousé Erembourg du Maine, unique héritière d'Élie, comte du Maine Trôo devint la propriété de ce puissant seigneur. Il répara l'enceinte du château et la flanqua de nombreuses tours, construisit la porte de Sougé[1] et éleva un superbe donjon.
En 1124, Foulque fonda le prieuré des Marchais où il mit 12 moines de Marmoutiers, et bâtit pour ce prieuré une grande église dédiée à Notre-Dame. Cette église fut en grande partie détruite à la Révolution.
Au XIIe siècle un maladrerie pour les lépreux fut construite à l'extérieur de la ville qui comptait 5 000 habitants[2].
En 1188, Philippe Auguste ayant déclaré la guerre à son vassal devenu trop puissant, il vint mettre le siège devant Trôo. Henri II et Richard Coeur de Lion, son fils, s'enfuirent à son approche. Le château résista mais la ville fut prise et brûlée.
En 1194, après la bataille de Fréteval qui voit la défaite de Philippe Auguste, un certain Markadé, chef d'une troupe de mercenaires Brabançons, alliés à Richard Coeur de Lion, s'empare de Trôo et s'y établit en gouverneur.
En 1200, Jean Sans Terre assigne à sa femme Isabelle la ville de Trôo avec La Flèche et Château-du-Loir.
En 1294, Pierre Le Royer, né à Trôo, fils d'un officier du comte de Vendôme devient évêque du Mans.
Vers 1380, des compagnies sous le commandement de Robert Marcault occupent Trôo et ravagent la ville et la région.
En 1547, Antoine de Bourbon, roi de Navarre et duc de Vendôme vint passer quelque jours au Château de la Voûte à Trôo avec sa femme Jeanne d'Albret. Cette même année, les protestants incendièrent le prieuré des Marchais. La monographie de Trôo, indique que le 4 janvier 1548, un calviniste nommé Le Grandami a été brûlé vif sur la motte. Peut-être s'agissait-il de l'incendiaire du prieuré? A l'automne, au même endroit, un autre fut fouetté et marqué d'une fleur de lys.
En 1562, les protestants prirent la ville, la pillèrent et saccagèrent complètement la collégiale.
En 1576, ils reviennent mais résiste aux attaques.
En 1590, Trôo s'étant soumis à Henri IV celui-ci fait démanteler ses murailles et son château.
Au début du XVIIe siècle 24 paroisses sont détachées de son doyenné pour former celui de La Chartre-sur-le-Loir.
A la Révolution, tous les chanoines furent chassés.
Administration
Démographie
Évolution démographique
D’après le recensement Insee de 2007, Trôo compte 326 habitants (soit une augmentation de 12 % par rapport à 1999). La commune occupe le 21 152e rang au niveau national, alors qu'elle était au 21 560e en 1999, et le 188e au niveau départemental sur 291 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Troo depuis 1793. Le maximum de la population a été atteint 1793 avec 1 119 habitants.

Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (36,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :
- 49,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,1 %, 15 à 29 ans = 7,3 %, 30 à 44 ans = 20,1 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 33,5 %) ;
- 50,2 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 6,1 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 39,4 %).
Lieux et monuments
- Cité troglodytique[8]
- Grotte pétrifiante[9]
- Monument aux morts d'Antoine Bourdelle[10]
- Le Puits qui parle, ou Puits de Jacob, ou Puits de Jacquot[11]
- Fortifications de Trôo[12]
- Collégiale Saint-Martin de Trôo[13]
- Maladrerie Sainte-Catherine[14]
- Croix du chemin de Trôo à Sougé
- Prieuré Notre-Dame-des-Marchais
Personnalités liées à la commune
- Pierre Le Royer, évêque du Mans (1294-1295)
- Jean-Paul Lallemand, artiste peintre dans sa galerie troglodyte.
- Christiane Morin maire de la ville en exercice, décédée accidentellement fauchée par une voiture à bicyclette 20 avril 2010.
- Sculpteur Antoine Bourdelle
- Geoffrey Grigson, Poète anglais, 1905-1985.
Blason
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Les armoiries de Trôo se blasonnent ainsi : |
Notes et références
- Photo de la porte de Sougé
- Monographie de Trôo
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 11 octobre 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 11 octobre 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 11 octobre 2010
- Évolution et structure de la population à Troo en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 11 octobre 2010
- Résultats du recensement de la population du Loir-et-Cher en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 11 octobre 2010
- La Cité Troglodytique
- La Grotte pétrifiante
- Le Monument Antoine Bourdelle
- Le Puits qui parle
- La Butte et la Butte de Marcadé et Les Murailles, la Porte de Saint Calais et la Porte de Sougé
- La Collégiale Saint Martin
- La Maladrerie Sainte Catherine
Sources
- Le petit guide de Trôo, par Évelyne Serdjénian, 1ère édition: juin 2000 (troisième édition avec mises à jour, prévue pour 2011 par le Syndicat d'initiative de Trôo)
- Revue Le Bas Vendômois, d'histoire et traditions populaires publiée de 1980 à 2007, dont Evelyne Serdjénian a été responsable à partir de 1993.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site de la Mairie de Trôo
- Site sur le village et son hébergement
- Trôo sur le site de l'Insee
- Site de la communauté de commune du pays de Ronsard
- Découverte des troglodytes de Trôo et de la Vallée du Loir
En direct des marchés
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