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Union des forces démocratiques (France)
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L'Union des forces démocratiques (UFD) est un cartel électoral mis en place en juillet 1958 par plusieurs organisations politiques, syndicales (notamment la CFTC, FO et la FEN [1]) et associatives ainsi que par de nombreuses personnalités pour regrouper la gauche non-communiste opposées au retour du Général de Gaulle à la faveur de la crise de mai 1958, et qui appela ainsi à voter NON lors du référendum du 28 septembre 1958. L'UFD continua à exister jusqu'à la création du Parti socialiste unifié (PSU), en avril 1960.
Sommaire |
Composition du bureau
Le bureau national de l'UFD comprenait:
- Pierre Mendès-France, fondateur du Centre d'action démocratique (CAD) dont les membres avaient été exclus du Parti radical et radical-socialiste [1];
- l'ex-ministre Edouard Depreux et Robert Verdier, nommé secrétaire adjoint[2] ; tous deux anciens membres de la SFIO qui ont créé, en 1958, le Parti socialiste autonome (PSA, scission de gauche de la SFIO) [1];
- Maurice Lacroix (Jeune République) [1];
- Gilles Martinet (Union de la gauche socialiste, UGS) [1];
- six intellectuels (le philosophe Maurice Merleau-Ponty, l'ex-trotskyste mathématicien Laurent Schwartz, etc.) [1].
Outre ces dirigeants, figuraient aussi au cartel Daniel Mayer, qui devient la même année président de la Ligue des droits de l'homme [3], et François Mitterrand.
Résultats électoraux
Tous ses candidats sont battus aux élections législatives de novembre 1958. François Mitterrand est battu dans la Nièvre par Jehan Faulquier (indépendant) [4].
En revanche, son candidat à l'élection présidentielle, le 21 décembre 1958, Albert Châtelet, dirigeant de l'Union rationaliste, obtient un score honorable, favorisé par l'absence d'un candidat socialiste, remportant les suffrages de 8,46 % des 79 416 grands électeurs s'étant exprimés. Mais faute d'avoir su surmonter d'interminables débats sur sa nature et sa structure, l'UFD disparaît, beaucoup de ses animateurs se retrouvant deux ans plus tard au sein du Parti socialiste unifié (PSU).
Vers le PSU
La transformation du cartel de l'UFD en parti, souhaitée par Mendès-France (PMF), fut refusée par le PSA et l'UGS en raison du caractère « non socialiste » de celui-là [1]. Au sein du PSA, les pivertistes, en particulier, considéraient PMF comme un « petit-bourgeois » [1], tandis que le pro-européen André Philip gardait en travers de la gorge l'épisode de la Communauté européenne de défense (CED), que Mendès-France avait mollement défendu[1].
Notes et références
- Kesler, Jean-François (2001). « Le parti de PMF : du parti radical au PSU. » in Matériaux pour l'histoire de notre temps. 2001, n°63-64. Pierre Mendès France et la Modernité - Actes du colloque - Assemblée nationale - 15 juin 2001. pp. 66-69. doi : 10.3406/mat.2001.403281
- Biographie de Robert Verdier sur le site de l'Assemblée nationale
- Daniel Mayer, la fin d'un socialiste. Résistant, militant des droits de l'homme, il s'est éteint à 87 ans, Libération, 30 décembre 1996
- Biographie de Mitterrand sur le site de l'Assemblée nationale
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