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Union des jeunes pour le progrès
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L’Union des jeunes pour le progrès - Mouvement des jeunes gaullistes est une organisation politique créée le 13 juin 1965. Elle rassemblait les jeunes partisans de Charles de Gaulle, au côté de l'UNR-UDT, puis de l'Union démocratique pour la Ve République.
À son apogée, elle compta près de 50.000 adhérents, nombre très important pour un mouvement politique de jeunesse. Ses présidents les plus importants furent Robert Grossmann, fondateur en 1965, Michel Cazenave en 1966/67, qui soutint une ligne gaulliste de gauche, puis à nouveau Robert Grossmann de 1967 à 1972, et Jean-Paul Fasseau après 1972. Paul Aurelli, Secrétaire général, fut aux côtés des présidents la cheville ouvrière du mouvement. Il faut se souvenir des assises de Strasbourg en 1969 où plus de 5000 jeunes de l'UJP se retrouvèrent autour d'André Malraux, Georges Pompidou, Maurice Couve de Murville. Le slogan emblématique de l'UJP fut « Le seul combat qui vaille est le combat pour l'homme », puis « Les jeunes assument la Révolution avec de Gaulle » en 1968. L'UJP a notamment mené une action au sein des syndicats étudiants réformistes (AMRU, REP, CLERU), fondé une Union des Jeunes Travailleurs et œuvré dans l'international (Comité d'action pour le Biafra, France-Québec, Association de solidarité franco-arabe, France-Palestine, Mouvement pour l'indépendance de l'Europe).
Très soucieuse de son indépendance, elle l'a manifestée en 1974 où, après avoir fait campagne pour Jacques Chaban-Delmas au 1er tour de l'élection présidentielle, elle refusa d'appeler à voter en faveur de Valéry Giscard d'Estaing au second tour. Elle avait fait déjà l'objet d'une tentative de concurrence par le parti adulte sous le nom d'"UDR-Jeunes", organisation qui ne connût pas de succès. Son action en faveur de Chaban-Delmas fit contraste avec celle de l'U.D.R., dont nombre de fédérations et de députés firent campagne au 1er tour pour Giscard. Elle se retrouva très endettée à ce moment-là, mais refusa les propositions d'argent liquide que lui fit à l'époque un industriel gaulliste pour éliminer ses dettes en échange d'un appel pour la deuxième phase des présidentielles. Cette intégrité causa à terme la fin de la période d'expansion de l'U.J.P., lourdement handicapée par son manque de moyens.
À la création du RPR en 1976 par Jacques Chirac, l'UJP est demeurée indépendante et n'a progressivement plus regroupé que les jeunes gaullistes de gauche. Elle a fourni un certain nombre de cadres, de parlementaires et de ministres au R.P.R., mais aussi dans une moindre mesure au Parti socialiste et aux chevènementistes.
Elle a connu un regain d'activité au début des années 1990 sous les présidences de Philippe Juvin, de Christophe Beaudouin puis d'Olivier Marleix, et constitue toujours un réseau politique influent regroupant les gaullistes sociaux.
L'UDP (Union des démocrates pour le progrès), animée par d'anciens dirigeants nationaux fondateurs de l'UJP, Paul Aurelli, Yves Deniaud (Député de l'Orne) et Jean-Noël Amadei perpétue ses idées. (Patrick Ollier, député des Hauts-de-Seine, est président de l'amicale parlementaire).
En 2010, la relance de l'UJP s'est effectuée autour de Rudolph Granier. Il remettra le 23 juin 2011 à Nathalie Kosciusko-Morizet le prix de l’Appel du 18 juin, destiné à une personnalité gaulliste. La ministre de l’écologie a été distinguée à la fois « pour son parcours personnel exemplaire et pour sa confrontation politique avec le Front national », notamment dans son ouvrage intitulé "Le Front antinational".
Sommaire |
Présidents
- 1965 - 1966 : Robert Grossmann
- 1966 - 1967 : Michel Cazenave
- 1967 - 1967 : Jean-Louis Bourlanges
- 1967 - 1972 : Robert Grossmann
- 1972 - 1975 : Jean-Paul Fasseau
- 1975 - 1976 : Bernard Loth
- 1976 - 1978 : Jean Guion
- 1978 - 1986 : Bernard Fournier
- 1986 - 1989 : Georges Tron
- 1989 - 1995 : Philippe Juvin
- 1995 - 1997 : Christophe Beaudouin
- 1997 - 2000 : Olivier Marleix
- 2000 - 2004 : Jean-Marie Caillaud
- 2004 - 2010 : Pierre Pedinielli
- 2010 - : Rudolph Granier
Personnalités
- Pierre André, sénateur
- Paul Aurelli
- Michel Barnier, Commissaire européen, ancien ministre
- Alain Carignon, ancien député-maire de Grenoble
- Pierre Charon, conseiller de Paris
- Julien Clerc, chanteur
- Alain Cousin, député
- Jean-Yves Cousin, député
- Yves Deniaud, député
- Jean-Michel Ferrand, député
- Bernard Fournier, sénateur
- Hervé Gaymard, ancien ministre
- Jean-Pierre Grand, député
- Robert Grossmann, ancien président de la Communauté urbaine de Strasbourg
- Évelyne Guilhem
- Michel Hannoun, ancien député
- Philippe Juvin, député européen
- Roger Karoutchi, ambassadeur auprès de l'OCDE
- Gérard Larcher, président du Sénat
- François Lebel, maire du VIIIe arrondissement de Paris
- Brigitte Le Brethon
- Jacques Legendre, sénateur
- Hugues Martin, adjoint-au-maire de Bordeaux
- Patrice Martin-Lalande, député de Loir-et-Cher
- Yves Mourousi, présentateur TV
- Patrick Ollier, député-maire de Rueil-Malmaison
- Nicolas Sarkozy, président de la République
- André Schneider, député
- Georges Tron, ancien secrétaire d'État, député-maire de Draveil
- Michel Vauzelle, président de la région PACA, ancien ministre
Bibliographie
- François Audigier, Génération gaulliste, Presses universitaires de Nancy
- Robert Grossmann, L'Appel du gaullisme, éditions du Rocher, 2008
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