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Union pour la nouvelle République
| Union pour la nouvelle République | |
|---|---|
| Présentation | |
| Meneur | Charles de Gaulle |
| Fondation | 1958 |
| Disparition | 1968 |
| Idéologie | Gaullisme |
L'Union pour la nouvelle République (UNR), est un parti politique français fondé le 1er octobre 1958 et destiné à soutenir l'action du général Charles de Gaulle, revenu au pouvoir au mois de juin.
L'UNR change plusieurs fois de dénomination :
- UNR-UDT de 1962 à 1967
- Union démocratique pour la Ve République (UDVR) de 1967 à 1968
- Union pour la défense de la République (UDR) de 1968 à 1971
- Union des démocrates pour la République (UDR) de 1971 à 1976
Sommaire |
Historique
L'UNR est fondé sur les cendres du Rassemblement du peuple français. Si l'UNR fédère plusieurs mouvements de droite, il reste avant tout gaulliste. Pour autant, le Général n'accordera jamais son parrainage direct au parti et refusera qu'il puisse se réclamer de son nom[1].
Lors des élections législatives de novembre 1958, l'UNR obtient 17,9 % des suffrages. Avec 206 députés sur 579, le parti forme le groupe parlementaire le plus nombreux à l'Assemblée nationale.
La question de l'indépendance algérienne provoque d'importants remous au sein du parti entre les partisans intransigeants de l'Algérie française (à la suite de Jacques Soustelle) et les autres cadres qui suivent le processus d'indépendance conduit par de Gaulle. Une trentaine de membres sont finalement exclus en 1960.
En 1962, l'UNR se regroupe avec les gaullistes de gauche de l'Union démocratique du travail (UDT) pour constituer l'UNR-UDT. Avec 32 % des suffrages, elle obtient 233 députés sur 482 aux législatives, soit légèrement moins que la majorité absolue. Les 35 Républicains indépendants font l'appoint. Aux élections de 1967, ses candidats se présentent sous l'étiquette « Union démocratique pour la Ve République » (UD-Ve). Avec 31,4 % des suffrages, 200 députés (sur 486) sont élus sous cette dénomination. Il lui fallut l'appoint de 42 Républicains-Indépendants et de quelques non-inscrits pour être majoritaire.
Jusqu'en 1967, l'UNR n'est en fait qu'un parti de cadres, sans ligne politique autonome[2] : ses instances dirigeantes sont composées des ministres et de quelques figures parlementaires. À l'Assemblée, les députés se bornent à voter les lois du gouvernement, ce qui leur vaut le surnom de "godillots" de de Gaulle. À sa base, l'UNR ne s'active que lors des élections législatives. Avec la mise en ballotage du Président à l'élection de 1965 et la courte victoire des législatives de 1967, le parti gaulliste se modernise à l'initiative de Georges Pompidou[1]. Aux assises du parti à Lille en novembre 1967, les instances dirigeantes sont renouvelées (Robert Poujade devient notamment secrétaire général) et le mouvement se démocratise.
Après les événements de mai-68, le parti prend le nom d'Union pour la défense de la République (UDR). Aux élections législatives, c'est un triomphe électoral avec 293 députés sur 487, soit la majorité absolue des membres de l'Assemblée nationale à elle seule. En 1971, le parti prend le nom d'Union des démocrates pour la République.
L'UNR comptait 25 000 adhérents en 1959[2].
Secrétaires généraux de l'UNR
- Roger Frey : 1958-1959
- Albin Chalandon : 1959
- Jacques Richard : 1959-1961
- Roger Dusseaulx : 1961-1962
- Louis Terrenoire : 1962
- Jacques Baumel : 1962-1967
- Robert Poujade : 1967-1969
Résultats électoraux
Présidentielles
- 1958 : Charles de Gaulle, élu avec 78,51 % au premier tour
- 1965 : Charles de Gaulle, réélu avec 55,20 % au second tour (44,65 % au premier tour)
- 1969 : Georges Pompidou, élu avec 58,21 % au second tour (44,47 % au premier tour)
Législatives
- 1958 : 1e formation avec 189 sièges (17,6 % au premier tour et 34,6 % au second tour)[3]
- 1962 : 1e formation avec 233 sièges (31,94 % au premier tour et 40,36 % au second tour)[3]
- 1967 : 1e formation avec 200 sièges (37,7 %)[3]
- 1968 : 1e formation avec 294 sièges (43,7 % au premier tour)[3]
Notes et références
- Serge Berstein, La France de l’expansion. Tome 1 : La république gaullienne, 1958-1969, Paris, Le Seuil, 1989, p.33
- Article "UNR", in. Dictionnaire historique de la vie politique française, sous la direction de Jean-François Sirinelli, 1995, PUF, Paris
- http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/leg5rep.asp#3leg
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