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Valence (Drôme)
| Valence | ||
Le kiosque Peynet sur le Champ de Mars |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Drôme (préfecture) | |
| Arrondissement | Valence (préfecture) | |
| Canton | Chef-lieu de quatre cantons : Valence 1, 2, 3, 4 |
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| Intercommunalité | Valence Agglo – Sud Rhône-Alpes | |
| Maire Mandat |
Alain Maurice 2008-2014 |
|
| Code postal | 26000 | |
| Code commune | 26362 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Valentinois, Valentinoise | |
| Population municipale |
63 405 hab. (2010) | |
| Densité | 1 728 hab./km2 | |
| Population aire urbaine |
181 929 hab. (2012) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 106 m — Max. 191 m | |
| Superficie | 36,69 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Site officiel | |
Valence (ou Valence-sur-Rhône, en occitan Valença) est une commune du sud-est de la France, préfecture du département de la Drôme en région Rhône-Alpes. Elle est la 5e commune la plus peuplée de cette région, avec 63 405 habitants recensés en 2010. Située au cœur du couloir rhodanien, Valence est souvent désignée comme étant « la porte du Midi de la France ». La ville est historiquement rattachée au Dauphiné et fait aujourd'hui partie du réseau des Villes et pays d'art et d'histoire.
Ses habitants sont appelés les Valentinois[I 1].
Sommaire |
Géographie
Situation
Sa situation géographique place Valence au centre de l'axe méridien de la vallée du Rhône, au débouché de la vallée de l'Isère, voie d'accès vers les Alpes. La ville se trouve quasiment à égale distance (environ 100 km) de Lyon, Grenoble, Saint-Étienne et Orange et quasiment à égale distance (environ 70 km) de Vienne, Annonay, Aubenas et Die. Située à quelques kilomètres au sud du 45e parallèle, la ville est souvent désignée comme la porte du Midi de la France. « À Valence le Midi commence » disent les gens du « Nord ». La cité est désormais établie sur quatre terrasses alluviales qui s'étagent sur la rive gauche du Rhône :
- la plus basse, qui est la plus proche du fleuve, où se trouvaient les quartiers de pêcheurs et de mariniers ;
- la terrasse intermédiaire, à l'abri des crues du fleuve, où s'est développée la ville historique, d'abord à l'intérieur de ses remparts, puis à l'extérieur ;
- la troisième terrasse fortement urbanisée dans la deuxième moitié du XXe siècle ;
- la plus haute, dénommée plateau de Lautagne où se développe un pôle d'activités technologiques depuis la fin du XXe siècle en bordure d'exploitations agricoles céréalières et maraîchères. La ville a également donné son nom à une région géographique bien délimitée : le Valentinois.
Communes limitrophes
Géologie
Le socle granitique, coupé par le Rhône dans le défilé Saint-Vallier/Tain, est recouvert par 4 000 mètres de sédiments dans la fosse de Valence. Au Miocène, une molasse formée de roches détritiques dues à l’érosion des Alpes et du Massif Central, se dépose dans une mer peu profonde. Son épaisseur peut atteindre 4 à 500 mètres. Au Pliocène, la mer s'est réduite en lac, ce qui entraîne des dépôts lacustres et la formation de lœss. Au cours du Quaternaire, entre les période glaciaires, les terrasses fluvio-glaciaires et les moraines sont emportées par les eaux de fusion et érodées par les rivières. Ces terrasses emboîtées de l'Isère et du Rhône finissent de combler la fosse de Valence[1].
Orographie
La Drôme des Collines, qui intègre Valence, s'est formée à la fin du miocène. Sous l'effet de la poussée alpine, la région est recouverte d'un lac et la molasse fluvio-lacustre forme quelques ondulations dans la plaine de Valence. La confluence de l'Isère et du Rhône et l'érosion fluviatique provoquée par leurs eaux forment au quaternaire quatre terrasses superposées où s'installera Valence[1].
Hydrographie
Valence est arrosée par le Rhône, la commune étant sur sa rive gauche. L'un de ses affluents traverse également la ville : l'épervière, long de 2,6 km[2].
Climat
Valence bénéficie d'un climat tempéré dont la principale caractéristique est un vent quasi permanent qui souffle et assèche le long du couloir rhodanien. Baptisé « Mistral » lorsqu'il vient du nord, il apporte beau temps et fraîcheur en été, mais une impression de froid glacial en hiver. Lorsqu'il provient du sud, il annonce généralement l'arrivée de perturbations orageuses. Il s'appelle alors le vent du midi ou le vent des fous car, pour certaines personnes, il rend l'atmosphère pénible à supporter, surtout en été.
Le climat est semi-continental avec des influences méditerranéennes. La température moyenne est sur la période 1966-2004 (enregistrée par la station météorologique de Gotheron de Saint-Marcel-lès-Valence, situé à 6 km du centre de Valence) est de 12,3 °C pour la température moyenne et de 886 mm pour les précipitations. L'ensoleillement annuel de Valence est de 2 500 h/an (Station de Gotheron INRA à 6 km du centre de Valence, moyenne 1970-1994). Le climat y est malgré tout irrégulier d'une année sur l'autre en fonction de l'influence dominante (tour à tour méditerranéenne et semi-continentale). Au cours de la période 1994-2004, les années suivantes sont remarquables : manque d’ensoleillement en 1996 (1 712 h), déficit de précipitations (572 mm) et températures élevées en 1997, pluviométrie importante en 1999 (1 049 mm) et en 2002 (1 257 mm), ensoleillement important (environ 2 500 h) de 1999 à 2002, s’accompagnant de températures supérieures à la moyenne, gel en avril 2003 ayant affecté la production de pêche, été caniculaire en 2003, avec ensoleillement exceptionnel pour l’année (2 781 h), déficit pour la pluviométrie en 2004 (722 mm)[3].
Végétation
La végétation dans la plaine de Valence est de type médio-européenne appartenant à l'étage supraméditerranéen (chêne pédonculé, chêne rouvre dans les endroits les plus froids, taillis de charmes) mêlée d'espèces thermophiles comme le chêne pubescent, voire chênes verts sur les versants exposés ayant des sols drainant. On trouve également au sud de de la vallée de la Drôme où l'influence méditerranéenne l'emporte enfin (20 km plus au sud) des populations spontanées de thym, de lavande, d'euphorbe characia, genêts d'Espagne (Genista hispanica), canne de Provence (Arundo donax), ainsi que de pins d'alep (Pinus halepensis) sur la face ouest du massif de Crussol. En raison de l'exposition et de la nature du sol, les coteaux ardéchois offrent des paysages de garrigue et de chênaies méditerranéennes (Quercus Ilex) dès Tournon qui se situe a 22 km au nord de Valence (collines de Cornas, Château de Crussol et Soyons). Les collines (calcaires pour la plupart) possèdent une double végétation : méditerranéenne côté Sud et sub-continentale côté Nord.
Autrefois, la culture de l'olivier remontait jusque sur les hauteurs bien exposées de Tain-l'Hermitage (18 km au nord), mais elles furent remplacées par la culture de la vigne dans un premier temps, puis par celle des abricotiers, pêchers et autres fruitiers qui sont encore très présents dans la région, même si plus de 7 000 ha de fruitiers (abricotiers, cerisiers, pêchers et kiwis principalement) ont disparu des paysages drômois du fait d'une épidémie de sharka et de bactériose obligeant à l'arrachage depuis 2003.
Voies de communications et transports
La ville occupe une position clef, au centre de la vallée du Rhône. Située sur un carrefour important de réseaux routiers, elle est notamment connue pour être un point de passage (cf. l'Aire d'autoroute de Valence) des vacanciers qui se dirigent vers la Côte d'Azur.
L'autoroute du soleil la relie à Lyon (100 km au nord), à Avignon (120 km au sud), puis à Marseille (220 km au sud).
L'autoroute A49 la relie à Grenoble (95 km au nord-est).
Par contre, les relations avec les villes du Massif central (Saint-Étienne, Le Puy-en-Velay) sont plus difficiles : les routes sont très sinueuses. Par exemple, l'itinéraire le plus court pour accéder à Saint-Étienne passe par le col de la République (ex-RN 82) à 1 161 m d'altitude.
À Valence, l'autoroute A7 longe le Rhône et traverse donc la ville en la coupant du fleuve. Un projet d'enfouissement de l'autoroute à hauteur de la ville est à l'étude.
Dans toute l'agglomération existe un service de bus appelé CTAV (Compagnie des Transports de l'Agglomération Valentinoise), contrôlé par la communauté d'agglomération de Valence Agglo – Sud Rhône-Alpes et dont l'exploitation est confiée au VTV (Véolia Transport Valence) depuis juillet 2006.
Depuis le 28 mars 2010, la ville possède un système de vélocation appelé Libélo et géré par Citébus (filiale de Transdev), en libre service et en location longue durée. Il comprend 160 vélos sur le concept Smoove key répartis sur 18 puis 20 stations et 200 vélos en location longue durée sur Valence, Guilherand-Granges et Bourg-lès-Valence.
Le rôle de la gare de Valence-Ville s'est recentré sur les transports régionaux depuis la mise en service de la gare TGV. La gare de Valence TGV, sur la ligne LGV Méditerranée, est située à 10 km du centre-ville.
Le port de plaisance de l'Épervière comporte 460 postes d’amarrage : il s'agit du 1er port fluvial de France.
L'aéroport de Valence - Chabeuil, situé sur la commune de Chabeuil, n'accueille plus de ligne régulière depuis l'arrêt de la ligne Valence-Paris.
Les ponts de Valence
Durant l'Antiquité, l’existence d’un pont assurant, comme à Vienne, la liaison entre les deux rives, est probable. En effet, dès 1388, le toponyme « Pont Péri » est porté par un quartier de la Basse-Ville se situant dans le prolongement de l’axe est-ouest de la cité antique. De plus, A. Blanc aurait découvert, toujours dans ce même prolongement, des pilotis de chêne, à rapprocher peut-être à un embarcadère ; il mentionne également la « tour de Constance », sur la rive valentinoise, construction déjà connue au Moyen Âge et qui supporta toutes les crues du Rhône. Quoi qu’il en soit, l’existence d’une liaison entre les deux rives ne fait pas de doute et un point de passage aurait même pu exister à la hauteur du site de Valence dès l’époque protohistorique. Qu'il ait ou non existé, ce pont antique ne fut pas remplacé avant le XIXe siècle.
Les différents ponts successifs de Valence, par ordre chronologique, sont :
- la passerelle Seguin construite à partir de 1827 (deux ans après celle de Tain-Tournon, qui fut la première passerelle de ce type installée en France) et livrée à la circulation en 1830 ;
- le pont en pierre, datant de 1905, détruit le 19 juin 1940 par le Génie français pour ralentir l'avancée des troupes allemandes. Dès août 1940, le Rhône est à nouveau franchissable en barque puis par un bac à traille. Un pont provisoire Pigeaud est ensuite installé par le Génie. Ce pont fut à nouveau endommagé le 18 août 1944 lors d'un bombardement des forces alliées ;
- une passerelle suspendue provisoire installée en 1949 et qui fonctionnera jusqu'en 1967 ;
- le pont Frédéric Mistral, achevé en 1967, est toujours en service ;
- le pont des lônes inauguré le 18 décembre 2004, situé dans le sud de la ville, est, enfin, le « deuxième pont » de Valence, longtemps attendu pour atténuer les problèmes de circulation entre les deux rives du Rhône.
Durant les longues périodes où aucun pont n'était disponible, un bac à traille permettait de traverser le Rhône. Sur la rive droite, à Guilherand-Granges, une ancienne pile utilisée par ce bac est encore dressée.
Toponymie
La conquête des Gaules par Jules César fit du couloir rhodanien un axe de communication nord-sud essentiel, reliant les nouvelles possessions romaines à la mer Méditerranée. De nombreuses colonies y furent fondées, dont Valentia, nom latin signifiant La Vaillante, La Vigoureuse, dans le territoire des Segovellaunes.
Histoire
Note: le gentilé correspondant à Valence est Valentinois, mais le « Valentinois » désigne aussi une des anciennes provinces de France ayant pour capitale Valence et faisant partie de la province du Dauphiné.
Antiquité : la colonie de Valentia
Valence avant Valentia : le Valentinois à l'époque préromaine
La cité de Massalia, depuis longtemps en bons termes avec Rome, lui avait demandé de l’aide contre les Salyens qui ravageaient son territoire. L’intervention des Romains, dès 125 av. J.-C., assura sa sécurité mais la guerre se poursuivit contre les Allobroges, chez qui les dynastes salyens avaient trouvé refuge. En août 121 av. J.-C. l’armée de Quintus Fabius Maximus les écrase lors de la bataille du confluent (i.e.Rhône - Isère) selon Strabon (Géographie, IV, 1, 11).
Orose signale que Caius Marius, envoyé par Rome pour stopper les Cimbres et les Teutons, avait établi son camp non loin de la confluence entre le Rhône et l’Isère[4]. Les fouilles menées sur la partie haute du plateau de « Lautagne » (Valence) ont révélé la présence de dispositifs d’ordre défensif datés du Ier siècle av. J.-C. : ainsi la fondation de la ville pourrait provenir d'un camp militaire romain.
Même sous domination romaine, les Allobroges, tribu établie au nord de l’Isère, se soulevèrent à plusieurs reprises contre l’occupant romain. Le dernier affrontement se déroule à Solonion identifiable avec l'actuelle commune de Soyons (Solo selon Tite-Live, Epitomé 103) en 62 avant notre ère.
Le choix du site
La cité de Valentia fut établie sur une terrasse de la rive gauche du Rhône, à cinq kilomètres au sud du confluent de l’Isère et à une quinzaine de kilomètres de celui de la Drôme.
Cette situation géographique se comprend par le croisement de plusieurs voies de transport et de communications :
- Valentia avait une place privilégiée dans les échanges nord-sud grâce au Rhône et à la via Agrippa.
- Valentia s’insérait dans des axes est-ouest puisque les différents chemins qui traversaient la plaine en venant de la vallée de l’Isère et de celle de la Drôme (voie des Alpes) convergeaient vers la cité. Le Rhône se franchissait au niveau de Valence sur un bac, un gué ou un pont.
La cité antique
La ville de Valence, comme bon nombre de villes gallo-romaines, reçut un plan orthonormé. L’orientation du réseau viaire urbain a successivement suivi les cadastres « A »[Note 1] et « B »[Note 2] repérés dans la plaine valentinoise.
Nous connaissons le decumanus de la cité grâce à la découverte d’une chaussée et d’un réseau d’égouts à quelques mètres au nord de la mairie. Le cardo du réseau urbain était la via Agrippa qui traversait la cité en ligne droite de la porte sud de la cité jusqu’à l’ancienne porte et tour d’Aïon, au nord de la ville, devenue par la suite « Tourdéon » (détruite aujourd'hui).
C’est le long de la via Agrippa que devait se situer le forum, sans doute bordé d'une basilique civile, de la curie, d'un temple, etc., dont nous ignorons l’emplacement.
Entre la rue du Théâtre et la rue Vernoux, furent mises au jour les ruines des thermes publics. L’alimentation en eau de la cité de Valentia se faisait grâce aux nombreuses sources à proximité : des restes de l’aqueduc qui amenait à Valence les eaux de la Source du Treuil ont été découverte.
Tout autour de l’actuelle cathédrale furent découverts des fragments d’architecture appartenant sans doute à un grand temple.
La cité possédait des établissements de spectacle :
- un cirque dont le lieu-dit quartier du Cire (« Siry » au Moyen Âge) aurait conservé le souvenir ;
- un amphithéâtre sans doute au bord du Rhône, à l’extérieur de l’enceinte ;
- un théâtre côte Sainte-Ursule : trois sondages ont permis de découvrir l’orchestra, des traces de grandes marches et de gros éléments de murs ;
- un odéon (?) dont la courbure serait matérialisée par la rue du Croissant.
La cité fut ceinte d’un rempart dès le Haut-Empire. Cette enceinte aurait été mise en place entre 15 av. J.-C. et 15 ap. J.-C. Une porte monumentale défendue par deux tours en saillie fut découverte au sud de la ville.
Des habitations se sont installées autour de la cité, en dehors des remparts.
- à l’est de la cité de Valentia, non loin de la voie des Alpes (en direction de Die et Gap), actuelle rue des Faventines.
- à l'ouest, au quartier des « Nonniers », sur la commune de Guilherand-Granges (rive droite du Rhône, face à Valence) : un pont ou un bac reliait les rives du fleuve.
Le port antique se situait peut-être sur le territoire de l’actuelle commune de Bourg-lès-Valence.
De nombreuses tombes se pressaient à la sortie de la cité, le long des voies : plusieurs nécropoles ont été découvertes à l'est et au sud de la ville antique.
L'
Au cours des premiers siècles de notre ère, Valence devint un important carrefour routier présent sur les cartes et itinéraires et, au Bas Empire, cette cité conserva sa position privilégiée.
Mais dès le IVe siècle, Valentia dut faire face à de nombreuses razzias mais la cité conservait, à l’abri de son rempart, sa parure monumentale rivalisant, selon Ammien Marcellin (Histoires, XV, 11, 14), avec Arles et Vienne.
À l’aube du Ve siècle, la cité vivait à l’abri du rempart érigé sous le Bas-Empire (construction encore visible au XIXe siècle). Les Wisigoths s’emparèrent de Valence en 413 ap. J.-C. ; les Burgondes furent maîtres du bassin rhodanien à la fin du Ve siècle ; le Valentinois échut au royaume franc en 533. Ces invasions successives effacèrent presque toute trace de romanisation.
Durant cette période troublée, la ville aménagea au mieux son enceinte antique : les portes romaines furent murées, faisant ainsi disparaître les deux axes principaux de la cité et restructurant durablement le réseau urbain. Les habitants des campagnes s’installèrent sur les petits Monts de la plaine, donnant naissance à un grand nombre de villages : Montoison, Montmeyran, Montélier, Montvendre, Montéléger, etc.
La ville, à l'abri des crues du fleuve et protégée par ses remparts est une étape sur la route des pèlerinages vers Compostelle. La vie religieuse s'anime, la cathédrale Saint-Apollinaire est construite ainsi que l'abbaye des chanoines de Saint-Ruf. Deux personnages importants se disputent le pouvoir sur la ville : l'évêque et le comte de valentinois.
Le Rhône est parfois présenté comme la frontière entre le royaume de France et le Saint-Empire romain germanique dont Valence fait partie, jusqu’au XVe siècle, mais c'est surtout un trait d'union entre les différents pays qui le bordent. L'évêché de Valence, tout comme la principauté rivale, le comté de Valentinois-Diois, s'étendent d'ailleurs sur les deux rives. C'est aussi un axe commercial important, notamment pour le sel, ce dont va profiter la ville qui en garde comme trace le nom de la rue « Saunière », autrefois nom de l'une des quatre portes de Valence, celle qui donnait au Sud.
L'essor économique se traduit par le développement de bourgs, surtout du côté du Rhône : la Rivière (Riperia) dite aujourd'hui, moins poétiquement, « basse-ville » ; la Ville Neuve, au Nord de l'ancienne porte Pomperi ; et le Bourg-Saint-Pierre, formé autour de l'abbaye Saint-Pierre, qui a engendré la commune actuelle de Bourg-lès-Valence. Ailleurs, sur la moyenne terrasse, l'habitat hors-les-murs est associé aux fondations religieuses : la commanderie des Hospitaliers, porte Tourdéon, l'abbaye Saint-Félix, porte Saint-Sulpice, la commanderie templière à Faventines, le prieuré bénédictin de Saint-Victor au Sud à proximité de l'ancienne Via Agrippa, et peut-être, plus au sud encore, une léproserie dont la mémoire est transmise par le canal de la « Maladière ».
Après la disparition du comté de Valentinois, incorporé au Dauphiné, le dauphin Louis II peut imposer l'hommage à l'évêque et à l'abbé de Saint-Ruf (abbé exempt et immuniste) : Valence est donc incorporée au Dauphiné.
La seconde moitié du XVe siècle et le début du XVIe siècle constituent un âge d'or pour la cité médiévale, matérialisé par la maison des Têtes et le Pendentif. Fondée le 26 juillet 1452 par le dauphin Louis, futur Louis XI, l'université de Valence s'est rapidement développée. Des professeurs de renom venus de divers pays, tel Jacques Cujas ont forgé sa réputation en enseignant le droit, la théologie, la médecine et les arts. Après son sacre, Louis XI confirme sa préférence en expédiant ses lettres patentes destinées à l'université le 12 octobre 1461[5]. En mars 1480, le roi soutient encore son université préférée[6].
Le dauphin Louis fait de nombreux séjours à Valence qui, en signe d'allégeance, lui fait don d'une porte de la ville, la porte Saunière et de quelques maisons alentour. Il en fait un palais delphinal occupé par la suite par l'ordre religieux des récollets. Devenu Louis XI, il autorisa en 1476 un marché au bourg de Valence lors de son séjour dans la ville[7] et confirma ses privilèges de la taxe[8], en faveur de la ville de Valence.
Cette époque s'achève brutalement lors de l'occupation de la ville par les troupes du baron des Adrets : tous les édifices religieux de Valence sont partiellement ou totalement détruits.
François Rabelais y étudie en 1532.
Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine[9].
L'université disparaît en 1792 pour renaître à la fin du XXe siècle.
XXe siècle
Après le génocide arménien de 1915, de nombreux Arméniens vinrent se réfugier en France entre 1918 et 1921. Valence en accueillit un certain nombre. Aujourd'hui, 10 % des Valentinois sont d'origine arménienne, ce qui fait de la communauté arménienne de Valence l'une des plus importantes de France.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Valence subit plusieurs bombardements aériens alliés, destinés à détruire le pont sur le Rhône. Le 15 août 1944, les bombes détruisent plusieurs quartiers et édifices de la ville, dont l'hôpital, faisant 280 victimes. De la préfecture de l'époque, il ne reste que le portail, soigneusement conservé depuis. Quatre jours plus tard, le 19 août 1944, un train allemand chargé de nitroglycérine explose, détruisant en grande partie le quartier de La Palla et faisant 335 victimes parmi les civils, les militaires et les résistants.
La partie nord de Valence, ainsi quasiment rasée, a été rebâtie et on y trouve aujourd'hui beaucoup de bâtiments administratifs tels que la préfecture, la trésorerie générale, la sécurité sociale, la poste et l'hôtel de police.
Politique et administration
Administration municipale
La ville de Valence est une collectivité territoriale administrée par un conseil municipal qui est l'assemblée délibérante de la commune. Le conseil municipal élit en son sein le maire. Comme pour toute commune dont la population est comprise entre 60 000 et 79 999 habitants, ce conseil est composé de 49 membres (le maire, 14 adjoints et 22 conseillers municipaux) élus au suffrage universel direct pour un mandat de six ans renouvelable.
L'actuel conseil a été élu en mars 2008.
Il a pour mission de régler par ses délibérations les affaires de la commune. La mairie de Valence emploie plus de 1 700 agents municipaux (emplois permanents et non permanents) représentant plus de 100 métiers et exerçant tous une mission de service public.
Le maire actuel de Valence est Alain Maurice, membre du Parti socialiste élu en 2008.
Liste des maires successifs
Cantons
La ville de Valence est divisée en quatre cantons dont elle est chef-lieu.
Intercommunalité et syndicats intercommunaux
Valence est le siège de la communauté d'agglomération Valence Agglo – Sud Rhône-Alpes, regroupant onze communes de sa région. Elle a en charge plusieurs domaines de compétences, notamment les transports publics locaux, le développement économique, l'assainissement et l'environnement, la gestion des complexes sportifs[10].
Jumelages
Plusieurs villes sont jumelées ou partenaires de Valence[11] :
Asti (Italie) depuis 1966 ;
Biberach an der Riß (Allemagne) depuis 1967 ;
Clacton-on-Sea (Royaume-Uni) depuis 1969 ;
Idjevan (Arménie) depuis 1996 ;
Guedera (Israël) depuis 1997 ;
Batroun (Liban) depuis 2005 ;
Hammamet (Tunisie) (Partenaire).
Population et société
Démographie
En 2010, la commune comptait 63 405 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 3],[Note 4].
Enseignement
Enseignement scolaire
- 10 collèges (Paul-Valéry, Camille-Vernet, Sainte-Anne, Jean-Zay…),
- 4 lycées classiques (Camille-Vernet (options artistiques : Cinéma, Art, Musique, Russe), Institution Notre-Dame, Institution Saint-Victor, Émile-Loubet (options artistiques : Théâtre, Danse, Chinois)).
- 6 lycées d'enseignement professionnel (La Providence, Victor-Hugo…),
- 1 lycée d'enseignement technique (lycée industriel Jules-Algoud),
- 1 lycée polyvalent tertiaire,
- 1 lycée technologique industriel.
- Lycée privé catholique Montplaisir
Enseignement supérieur court et long
- Université Joseph-Fourier
- Université Pierre-Mendès-France
- Université Stendhal
- IUT (Institut universitaire de technologie).
- IUP (Institut universitaire professionnalisé).
- ESISAR (École nationale supérieure en systèmes avancés et réseaux) dépendant de Grenoble INP.
- IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres).
- CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) scientifiques et économiques au lycée Camille-Vernet.
- Classes préparatoires économiques et commerciales (CPEC option technologique) à l'Institut supérieur technologique Montplaisir.
- École régionale des Beaux-Arts.
- École de gestion et de commerce (EGC)
- Institut de formation en soins infirmiers Centre hospitalier
- La Poudrière - École du film d'animation
- Institut supérieur technologique Montplaisir (ISTM).
Santé
Valence compte deux hôpitaux, un public et un privé[14]. De nombreux professionnels de santé sont installés sur la commune, notamment 58 médecins généralistes[15], 67 infirmiers[16], 80 kinésithérapeutes[17].
Cultes
Valence compte deux paroisses catholiques, qui dépendent du Diocèse de Valence, doyenné de Valence : Notre-Dame des peuples de Valence[18], et Saint-Émilien de Valence[19]. L'église réformée de France dispose également d'un lieu de culte à Valence[20], ainsi que l'église protestante évangélique[21]. Une mosquée, dans le centre ville de Valence, accueille les membres du culte musulman[22]. La communauté juive dispose aussi d'une synagogue à Valence[23].
Sports
- Judo : le club du CSF Judo Valence a été créé en 1950. Il compte aujourd'hui 164 licenciés dont 17 ceintures noires. Trois enseignants diplômés d'état ainsi que deux enseignants bénévoles encadrent les cours des plus jeunes aux plus grands.
- Football américain : les Sharks de Valence, créés en 2002, évoluent en Championnat Régional.
- Football : l'Association Sportive d'Origine Arménienne de Valence, mise en liquidation judiciaire en août 2005, est remplacée depuis par l'AS Valence qui évolue en CFA depuis la saison 2011-2012.
- Handball : l'équipe du VHB évolue dans le Championnat de France de handball de Nationale 1. En 2009, Valence accède à la deuxième division, mais est rétrogadé la saison suivante en N1.
- Hockey sur glace : les Lynx de Valence évoluent dans la division 2.
- Rugby à XV : le Valence sportif, créé en 1905, évolue en championnat de France, division Fédérale 2
- Cyclisme : Valence a été ville d'arrivée de la 11e étape du Tour de France 1996, avec la victoire du Colombien Jose Jaime Gonzalez.
- Roller In Line Hockey : le Valence Roller Hockey possède notamment une équipe qui évolue en championnat de France N2 et compte parmi ses effectifs un junior international.
- Triathlon : le Valence Triathlon possède une équipe masculine et une équipe féminine évoluant en deuxième division française.
- Le Stade Georges-Pompidou est le principal stade de Valence avec une capacité d'accueil de 12 500 places. C'est aussi le stade où se déroulent les compétitions d'athlétisme.
- Le Squash Club de Valence possède une équipe qui évolue dans le championnat de France de nationale 1 avec pour porte drapeau Grégoire Marche, champion d'Europe junior et no 79 mondial.
Manifestations culturelles et festivités
- Valence fête l'amour, autour du Kiosque Peynet[24],
- Valence fête le printemps, fête les productions agricoles[25],
- Boulevards de chine, brocantes et antiquités[26],
- Festival de Valence, concerts gratuits en ville[27],
- Valence Lumières et Images en fête, Fête de l'image[28].
Économie
Valence est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de la Drôme, qui gère le port de plaisance de l'Épervière et l'aéroport de Valence - Chabeuil.
Selon l'Insee en 2005, le pourcentage de la distribution de la population active par secteurs d'activité était :
| Agriculture | Industrie | Construction | Services |
|---|---|---|---|
| 0,9 % | 17,8 % | 4,8 % | 76,5 % |
- Agroalimentaire (fruits, légumes, vins) ;
- Métallurgie ;
- Construction mécanique ;
- Électronique / Monétique / Automatismes.
Les principales zones d'activités économiques
La zone commerciale des Couleures compte une soixantaine d'enseignes grand public dans le domaine de l'équipement, de la maison et de la personne.
Les secteurs Briffaut Est-Ouest, dans l'est valentinois, comptent 320 entreprises (200 sur Briffaut Est dont un pôle automobile regroupant différentes concessions et services associés ; et 120 entreprises sur Briffaut Ouest).
Les technoparcs regroupent une centaine d'entreprises.
Le plateau de Lautagne, situé dans le sud-est de la ville, regroupe une quarantaine d'entreprises technologiques à forte valeur ajoutée. Une extension de 30 hectares environ est programmée courant du deuxième semestre 2008.
La zone des Auréats est le plus ancien site industriel valentinois, il s'étend sur 120 hectares et compte 180 entreprises (côté Valence).
L'hôtel d'activités Cime, installé dans les anciens locaux de Tézier, regroupe 86 entreprises de services.
Entreprises et commerces
Revenus de la population et fiscalité
Le revenu net fiscal moyen déclaré est de 19 609 €, en 2009. Seulement 48,20 % des ménages ont été imposables cette même année[29].
| Taxe | part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 17,55 % | 0,00 % | 7,80 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 25,17 % | 0,00 % | 11,57 % | 2,12 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 49,21 % | 0,00 % | 42,44 % | 5,28 % |
| Cotisation foncière des entreprises (ex-TP) | 0,00 %* | 24,27 % | 0,00 % | 0,00 % |
Emploi
En 2009, 44 612 personnes avaient un travail, dont 91,4 % un emploi salarié. Le taux de chômage sur la commune est de 16,5 %[31].
| Catégorie professionnelle | Nombre d'emploi |
|---|---|
| Agriculture | 300 |
| Industrie | 5 441 |
| Construction | 2 120 |
| Commerce, transports, services divers | 21 177 |
| Administration publique, enseignement, santé | 14 993 |
Culture locale et patrimoine
Gastronomie
- le suisse, spécialité Valentinoise, est un biscuit en pâte sablée en forme de bonhomme, avec poudre d'amande et écorce d'orange. Le nom, la forme et la décoration de ce biscuit sont inspirés de l'uniforme des gardes suisses du pape Pie VI décédé à Valence ;
- les fruits : pêches, abricots ;
- la chef Anne-Sophie Pic (trois étoiles au guide Michelin) exerce à Valence;
- Baptiste Poinot, chef du Flaveurs (une étoile au guide Michelin) ;
- Masashi Ijishi, chef de La Cachette (une étoile au guide Michelin).
Ville de garnison
Depuis l'installation en 1773 d'un régiment d'artillerie, le régiment de la Fère, Valence a été le lieu de cantonnement de nombreuses unités militaires.
- Le 75e régiment d'infanterie occupe pendant longtemps la caserne Bacquet
- De 1852 à 1875, une école d'artillerie, installée par Bonaparte sous le Consulat puis supprimée en 1828, est rétablie.
- Le 6e régiment d'artillerie de campagne, 1906 - 1914, est cantonné à la caserne Chareton qui sera détruite pendant la Seconde Guerre mondiale.
- En 1948, le 404e régiment d'artillerie anti-aériens s'installe au quartier de La Tour-Maubourg, puis, en 1951, le 477e groupe d'artillerie antiaérienne légère à la caserne Bacquet. En 1955, le 477e GAAL est rattaché au 404e RAA, qui sera dissout en 1964.
- 10e et 12e batteries de 155 du 2e régiment d'artillerie de campagne, 1914
- 184e régiment d'artillerie lourde tractée, 1939 - 1940
- En 1879, le 5e régiment de chasseurs à cheval s'installe dans la caserne nouvellement construite, avenue de Romans.
- 1er régiment de hussards, 1906
- 504e régiment de chars de combat, 1939 - 1940 :
Depuis 1984, le 1er régiment de spahis est installé à la caserne du quartier Bacquet.
Monuments et lieux touristiques
De nombreux monuments de Valence sont protégés au titre des monuments historiques[33].
Vieux Valence
Le Vieux Valence est un quartier situé dans la vieille ville de Valence, comprenant également le quartier de Basse ville. Il faut attendre le XIXe siècle pour que la Ville sorte de ses remparts, remplacés par des boulevards dès 1860. Valence se développe alors en éventail autour de son centre ancien. Dans ce quartier qui composait autrefois le centre historique de la ville de Valence, on y trouve:
La cathédrale Saint-Apollinaire est une cathédrale de style roman, qui fut érigée au XIe siècle. C'est l'évêque Gontard (1063-1099) qui impulsa la construction de cet édifice qui est aujourd'hui le plus ancien de la ville. Plusieurs blocs de pierre de la cathédrale Saint-Apollinaire sont des remplois de constructions gallo-romaines de la cité de Valentia.
La Maison des Têtes, construite entre 1528 et 1532 par Antoine de Darne, Consul de Valence, professeur royal à l'université, dont la façade Renaissance comporte plusieurs têtes sculptées représentant les vents, la fortune, le temps ou encore la théologie. Cette maison, marquant le passage du style gothique au style renaissance, doit son nom aux nombreuses têtes qui ornent sa façade. Son corridor est orné de bustes d'empereurs romains. Le bâtiment est classé u titre des monuments historiques depuis 1944[34].
Le musée des beaux-arts de Valence est le seul musée du genre dans la Drôme, ses collections réunissent peintures, dessins, sculptures, arts décoratifs du XVIe siècle au XXe siècle. Créé en 1850 et installé dans l'ancien évêché depuis 1911, il abrite une centaine de dessins d'Hubert Robert dont beaucoup de sanguines.
Le Pendentif, bâtiment d'inspiration Renaissance, qui est probablement le monument funéraire de Nicolas Mistral, chanoine de la cathédrale Saint-Apollinaire, semble construit en 1548, d'après une pierre gravée portant une inscription allant dans ce sens. Ce monument fut transformé, après la Révolution, en débit de boissons. Il a été racheté par la ville de Valence vers 1830 et fait partie des premiers monuments inscrits à l'inventaire national des monuments historiques, après une visite de Prosper Mérimée dans la Drôme.
La maison du Drapier, XIIIe siècle, restaurée au XIXe siècle.
La maison de la Pra, hôtel particulier XVe siècle, propriété de Claude Frère, riche marchand qui fut premier président du parlement de Grenoble.
La maison Dupré-Latour, datant du XVIe siècle, comporte une remarquable tourelle d'escalier. La maison Dupré-Latour est un ancien hôtel particulier qui fut édifié par la Famille Genas, négociants enrichis par le commerce du sel. En 1760, l'hôtel est racheté par François Dupré-Latour dont le nom lui restera attaché et dont les descendants continueront à habiter. En 1993, la maison est cédée à la ville, et classée au titre des monuments historiques, depuis 1927[35].
La maison mauresque dite mauresque à Ferlin, du nom de son propriétaire, bâtie en 1858 et d'inspiration orientale.
L'église Saint-Jean-Baptiste (XIe siècle et XIIe siècle) et sa tour-porche néo-romane XIXe siècle. Cette église de la vieille ville est perchée au point le plus haut de la ville, signe de son ancienneté. Elle serait l'un des tout premiers lieux de culte chrétien, dans une Valence alors naissante.
Le temple de l'abbaye de Saint-Ruf, ancienne chapelle d'un prieuré roman.
L'église Notre-Dame, située rue Berthelot. Édifiée au milieu du XIXe siècle, ses offices y sont maintenant menés par la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre selon la forme extraordinaire du rite romain.
Le théâtre à l'italienne datant de 1837, récemment rénové, est l'un des joyaux de l'architecture du XIXe siècle à Valence. Il dispose de 390 places, d'une salle de répétition, et d'un studio de danse.
L’abbaye Notre-Dame de Soyons est une ancienne abbaye bénédictine de femmes qui fut créée en 1632 par le transfert de l’abbaye de Saint-Jean l’Évangéliste du bourg de Soyons (Ardèche) à la suite des guerres de religion. Elle est inscrite au titre des monuments historiques, depuis 1926[36].
L'hôtel de ville, situé sur la place de la Liberté, a été inauguré en 1894. Il comporte une façade classique, agrémentée d'un beffroi et d'une toiture aux tuiles colorées.
Le centre du patrimoine arménien de Valence est un lieu d’histoire et de mémoire original qui aborde l’actualité autour de grandes thématiques : les migrations, la mémoire des conflits, l’histoire des peuples et des cultures. En effet, Valence a l'une des plus importantes communauté arménienne de France. Le centre du patrimoine arménien est installé dans l’ancienne faculté de Droit au cœur du centre piéton de Valence, à proximité du quartier historique des Valentinois d’origine arménienne (concentré autour des rues Bouffier, d’Arménie et de Belle Image).
L'ancienne préfecture, près de la place Saint-Jean, dont il ne reste plus que la porte d'entrée monumentale. Le reste a été détruit lors d'un bombardement pendant la Seconde Guerre mondiale le 15 août 1944. Elle occupait ce lieu depuis la fin du XVIIIe siècle. Auparavant, se trouvait le palais abbatial de Saint-Ruf.
La place des Clercs, bordée de façades colorées. C'est à partir du Ve siècle, lorsque le quartier épiscopal fut créé, que la place des Clercs commença à prendre de l'importance. Des commerces s'installèrent, des marchés eurent lieu et l'on y rendait justice. On y trouvait à l'époque médiévale deux églises : la cathédrale à partir du XIe siècle et Notre-Dame de la Ronde qui était plus ancienne (il reste une colonne située actuellement dans les toilettes publiques). Les guerres de religion détériorèrent considérablement ces bâtiments.
Les « côtes », pittoresques montées vers la ville haute. On trouve des traces des enceintes d'autrefois en haut de la côte Sainte-Ursule et en bas de la côte Sylvante ; elles servaient à protéger la ville des invasions, épidémies ou inondations dues aux crues du Rhône. Elles étaient très utilisées à l'époque médiévale par le peuple (bateliers, charretiers, muletiers…) qui empruntait ces escaliers pour aller jusqu'aux petites rues et places de la ville haute. La côte Sainte-Ursule quant à elle était moins empruntée ; elle séparait les propriétés de deux monastères. Elle est établie à l'emplacement du théâtre romain et servait probablement de sortie. On peut également citer les côtes Saint-Martin, Saint-Estève, des Chapeliers et de la Voûte.
En ville
Les « boulevards de Valence », large promenade, tracée sur l'ancien emplacement des remparts et bordée d'immeubles de style « hausmannien », dont la rénovation a été effectuée de 2004 à 2009.
Le kiosque à musique construit en 1860 sur l'esplanade du Champ de Mars servit de modèle au dessinateur Raymond Peynet pour immortaliser ses amoureux, et qui porte depuis le nom de kiosque Peynet.
La fontaine monumentale, œuvre de l'architecte Eugène Poitoux et datant de 1887, se situe en centre-ville, sur les boulevards. En 2005, la fontaine fut rénovée et déplacée de quelques mètres, afin de mieux s'intégrer dans la perspective des boulevards rénovés et en 2006, une copie du génie ailé, qui fut détruit en 1954 par la foudre s'étant abattue sur la colonne, fut replacée au sommet de la colonne.
Le parc Jouvet, jardin public de 7 hectares créé en 1905 et inauguré par le président Émile Loubet porte le nom de Théodore Jouvet, donateur du terrain, et comporte plus de 700 arbres d'essences diverses. Ce parc est également doté d'une animalerie, d'un petit train, et d'une roseraie.
La gare de Valence-Ville, dont la façade s'inspire du Grand Trianon de Versailles. Le bâtiment voyageurs d'aujourd'hui, qui a été mise en service en avril 1866, a été conçu par Louis-Jules Bouchot[37], architecte de Napoléon III. La façade principale sur rue du pavillon central fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 octobre 1982[38].
Le Champ de Mars, qui avant les travaux de reconversion en 2001, était un parking parsemé de platanes, est aujourd'hui une large esplanade arborée, d'où le regard porte au-delà du Rhône jusqu'au château de Crussol, à l'avant-garde des monts ardéchois.
Le château d'eau de Philolaos (premières études du sculpteur en 1963), construit entre 1969 et 1971 est situé au parc Jean-Perdrix, entre les quartiers du Plan et de Fontbarlettes, dans le nord-est de la ville. Il est constitué de deux tours vrillées aux lignes épurées hautes de 52 et 57 mètres qui allient fonctionnalité et recherche artistique. En 1981, il a obtenu le « prix du quartier de l'Horloge » récompensant la meilleure œuvre d'art urbain des années 1970.
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La côte Saint-Martin. Au fond, les ruines du château de Crussol (Ardèche)
Les canaux
Patrimoine unique en France, aujourd'hui lieux de promenade et pour certains, d'élevage de truites, les canaux de Valence ont accompagné la ville depuis l'époque romaine. C'est dans les quartiers Est de Valence, au pied d'un gradin, la terrasse du séminaire, que les canaux (16 kilomètres et 40 kilomètres en comptant les canaux secondaires d'arrosage) prennent leur source. Très vite, les Valentinois vont s'attacher à canaliser ces eaux formant des marécages insalubres. Au XIIIe siècle, la réglementation et l'utilisation des canaux sont le privilège des monastères de Saint-Ruf et Saint-Victor qui décidèrent de l'emplacement des moulins.
En effet, l'eau, utilisée pour l'irrigation, la consommation d'eau potable et les lavoirs, est également une source d'énergie précieuse pour le développement économique de l'époque. Les principaux (Charran, Thon, Moulins et Malcontents) traversent la ville d'est en ouest avant de se rejoindre pour former le canal de l'Épervière qui se jette ensuite dans le Rhône. Au XIXe siècle, les canaux perdent leur importance et seront même un peu oubliés, cachés par la ville et les routes.
La municipalité a entrepris depuis quelques années un travail de mise en valeur des chemins, bordés de peupliers et de saules, longeant ces canaux. Des itinéraires verdoyants ont été balisés le long des canaux des Malcontents, de la Grande Marquise, de Thibert, du Charran ou de Californie. Des canaux qui continuent encore aujourd'hui d'arroser les jardins.
Parcs et espaces verts
Les espaces verts publics de Valence totalisent 230 hectares (plus de 10 % de la superficie de la commune). Les principaux sont :
- l’esplanade du Champ de Mars ;
- le parc Jouvet ;
- le parc Jean-Perdrix ;
- le parc des Trinitaires ;
- le parc Benjamin-Delessert ;
- le parc du Polygone ;
- le parc Marcel-Paul ;
- le parc Saint-Ruf ;
- le parc de loisirs de l'Épervière ;
- le parc Itchevan ;
- le parc de Châteauvert ;
- le parc Jim Lagrange ;
- le parc de la Roche.
Patrimoine en région valentinoise
- Les ruines du château de Crussol à Saint-Péray.
- Le site archéologique, la tour penchée et le parc miniature Ardèche miniatures à Soyons.
- Le Jardin aux oiseaux d'Upie.
- Le Parc naturel régional du Vercors.
Personnalités liées à la ville
- Saint Félix, prêtre, envoyé en prédication par l'évêque saint Irénée de Lyon, avec Fortunat et Achillée, est considéré comme le fondateur de la première église de Valence, au IIe siècle. Une école primaire du centre-ville porte son nom. Saint Félix et ses deux compagnons auraient été martyrisés en 212.
- Pierre Choderlos de Laclos (1741- 1803), l'auteur des Liaisons dangereuses est d'abord officier d'artillerie, impliqué dans la mise au point du boulet creux, chargé de matières explosives, éclatant à l'impact. En 1777 il reçoit la mission d’installer le réputé régiment de La Fère à Valence dans la future caserne du Polygone. C'est de retour à Besançon dès l'été 1778 que, peut-être inspiré par son séjour valentinois, il entreprend la rédaction de son sulfureux et "explosif" best-seller.
- Le jeune Napoléon Bonaparte tint garnison à Valence, au sein de ce régiment de La Fère, du 30 octobre 1785 au 15 septembre 1786, puis de nouveau du 15 juin au 1ier septembre 1791.
- Le pape Pie VI fait captif par la République française, emmené en France, c'est à Valence qu'il meurt, épuisé, le 29 août 1799 à l'âge de 82 ans. C'est en son honneur qu'un pâtissier de la ville eu l'idée de confectionner le fameux suisse de Valence.
- Jean Urbain Fugière né le 8 février 1752 à Valence et mort en 1813, général de la République, il fut gravement blessé lors de la campagne d'Égypte en 1799.
- François Argod (1759-1799), général des armées de la République, né à Valence et mort au champ d'honneur le 27 avril 1799 à la bataille de Cassano.
- Jean-Étienne Vachier dit Championnet ( Alixan 1762-1800), général des armées de la République est né à Alixan le 13 avril 1762. Sous le commandemant de Kléber, puis de Hoche, il se distingue à Fleurus en 1794, Wurzbourg, Altenkirchen en 1796, puis est nommé successivement commandant en chef de l'armée de Rome qui conquiert Capoue puis Naples en 1798, de l'armée des Alpes en 1799 puis de l'armée d'Italie, où il tombe malade du typhus. Bonaparte le remplace par Massena peu avant qu'il meure à Antibes en janvier 1800. Son cœur, déposé dans une urne offerte par Bonaparte, se trouve dans la chapelle Saint-Ruf. Sa statue, réalisée par Victor Sappey, inaugurée en septembre 1848, s'élève sur le Champ de Mars. Elle fut descendue de son piédestal le 5 avril 1944 pour être enterrée dans la cour du musée jusqu'à la fin de la guerre, afin d'éviter la réquisition du métal par les occupants Allemands.
- Pierre-André-Hercule Berlier (1769-1821), général des armées de la République et de l'Empire, né à Crest, décédé à Valence.
- Jean Louis Olivier Mossel (1770-1848), général d'artillerie des armées de la République et de l'Empire, né à Lagrasse et décédé à Valence.
- Émile Augier, poète et dramaturge, né le 17 septembre 1820 à Valence et mort le 25 octobre 1889 à Croissy-sur-Seine.
- Louis Gallet, poète, romancier et librettiste, né à Valence le 14 février 1835 et décédé le 16 octobre 1898 à Paris.
- Marie Aymar, dite Teyssonier, plus connue sous le nom de Marie de Valence, née en 1576 et décédée en 1648, est un personnage mystique, aujourd'hui quasiment oublié, mais dont la renommée à l'époque parvient jusqu'à la cour du roi Louis XIII qui lui rend visite en personne.
- Jacques Cujas, professeur à l'Université de Valence de 1557 à 1559 et de 1567 à 1575, contribua à la renommée de cette université.
- Louis Mandrin, contrebandier célèbre, surnommé le « bandit au grand cœur », condamné à mort, a été roué vif, place des Clercs, le 26 mai 1755 devant plusieurs milliers de spectateurs.
- Balthazar Baro, écrivain, né en 1596 à Valence, mort en 1650 à Paris. Il est le premier Valentinois élu à l'Académie française en mai 1636.
- Jean-Robert (peintre fantastique) née en 1921 exposition permanente à la maison de la Pra (Valence). Des œuvres de Jean-Robert figurent dans les fonds du musée de Valence, de la ville de Paris, de Beaubourg, et dans de nombreuses collections privées en France et à l'étranger.
- Alexandre Camille Taponnier, général de division, né en 1749 à Valence, mort en 1831 à Paris. Il s'est illustré en 1789, alors simple sergent, en prenant la tête de l'assaut lors de la prise de la Bastille.
- Jean-Pierre, baron Arbot (8 février 1767 - Valence (Dauphiné) † 13 avril 1813 - combat de Castalla), militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.
- Jean-Pierre Bachasson, comte de Montalivet (1766-1823), pair de France et homme d'État, ministre de l'Intérieur de Napoléon Ier. Sa statue se dresse sur la place Montalivet. Il fut élu maire en 1795. Son fils, Camille Bachasson, comte de Montalivet (1801-1880), Pair de France et homme d'État, Ministre de l'Intérieur de Louis-Philippe Ier. L'allée Camille de Montalivet a été nommée en son honneur.
- Léo de Laborde (1805-1874) député du Vaucluse, né à Valence
- Jean Joseph Frédéric Albert Farre, général et ministre de la Guerre, né le 5 mai 1816 à Valence et décédé le 24 mars 1887 à Paris.
- Corneille Trumelet, écrivain militaire, né à Reims en 1817, mort à Valence en 1892.
- Le poète Louis Le Cardonnel, né à Valence le 22 février 1862 et mort à Avignon le 28 mai 1936.
- Louis Ageron, peintre et aquarelliste français, né en 1865 à Valence et mort en 1935 à Valence.
- Jules Nadi (1872-1928), homme politique né à Valence le 19 mai 1872. Dès vingt-six ans, adhérant au Parti ouvrier français de Jules Guesde, il dirige à Valence la revue littéraire L'Œuvre. À partir de 1903, il devient un des plus fidèles disciples de Jean Jaurès et sera successivement élu Conseiller général 1910, député SFIO (1914), puis maire de Romans sur Isère 1919. Il meurt à Paris le 7 novembre 1928.
- Edmond Ponsoye, théologien protestant, né en 1880 à Valence et mort en 1954 à Crest. Pasteur, historien du protestantisme, fils d'Isidore Ponsoye, marchand de vins à Valence et de Marie Dorsival.
- Le sculpteur Gaston Dintrat né à Valence en 1889, et décédé en 1964.
- René Higonnet, né à Valence en 1902, mort en Suisse en 1983, inventeur avec Louis Moyroud de la Lumitype, première photocomposeuse.
- Maurice Chapelan (1906-1992), journaliste, essayiste et scénariste français, était né à Valence.
- Paul-Jacques Bonzon, écrivain, né le 31 août 1908 à Sainte-Marie-du-Mont, décédé le 24 septembre 1978 à Valence.
- Paul Ricœur, philosophe, né le 27 février 1913 à Valence et décédé le 20 mai 2005 à Châtenay-Malabry.
- Catherine Langeais, présentatrice de la télévision française, née le 9 août 1923 à Valence, morte le 23 avril 1998.
- Jacques Tardi, dessinateur de bande dessinée, né le 30 août 1946 à Valence.
- Catherine Fradier, née en 1958, écrivain français de romans policiers.
- Alain Robert, grimpeur urbain, parfois surnommé « Spider-Man », né à Digoin en Saône-et-Loire le 7 avril 1962, a grandi à Valence.
- Anne-Sophie Pic, (née en 1969 à Valence), grand chef cuisinier 3 étoiles au Guide Michelin depuis 2007 de la « maison Pic » de Valence, trois fois 3 étoiles avec
- jean-François Piège, (née en 1970 à Valence), grand chef cuisinier 2 étoiles au Guide Michelin
- Sébastien Chabal, rugbyman international français, né le 8 décembre 1977 à Valence.
- Bertrand Gille, international français de handball, pivot du HSV Hambourg, né à Valence le 24 mars 1978.
- Guillaume Gille, frère aîné du précité, international français de handball, demi-centre du HSV Hambourg, né à Valence le 12 juillet 1976.
- Dionysos, groupe de rock formé à Valence en 1993.
- Jacques-Rémy Girerd, né en 1952, écrivain, cinéaste, fondateur de Folimage (1981), président de la Cour des Images, président de la Poudrière, chevalier des Arts et des Lettres, chevalier dans l’ordre national du mérite.
- L'abbé Pierre a été ordonné diacre le samedi 18 décembre 1937, par Mgr Pic, évêque de Valence dans la chapelle du Grand Séminaire, 75 rue Montplaisir, qui abrite aujourd'hui le lycée privé catholique Montplaisir.
- André Deluol, né à Valence le 27 août 1909, est un sculpteur et peintre. Les œuvres d'André Deluol sont exposées au Musée d'art moderne de la Ville de Paris, au Musée de la ville de Paris (ou Petit Palais), et dans ceux de Poitiers, Nîmes, Valence, et Amsterdam. À noter également le musée Deluol de Saint Michel en l'Herm (Vendée) et riche de 150 œuvres du sculpteur et peintre.
- Florent Peyre, né à Valence le 14 mai 1980, est un humoriste et comédien français. Il s'est fait connaître en participant sur France 2 à l'émission On n'demande qu'à en rire présentée par Laurent Ruquier.
Héraldique et devise
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Les armes de Valence se blasonnent ainsi : « De gueules à la croix d'argent chargée en cœur d'une tour d'azur. » Devise : Unguibus et Rostro (Par le bec et par les ongles). |
Galerie d'images
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Le Kiosque Peynet sur le champ-de-mars.
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Le Pendentif et le clocher de la cathédrale Saint-Apollinaire
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Vue sur la façade du Château de Crussol depuis l'esplanade du Champ de Mars
Pour approfondir
Bibliographie
- André Blanc, Valence, Éditions SAEP, Colmar-Ingersheim, 1973.
- André Blanc, Valence à travers les hommes, Éditions SOREPI, Valence, 1975.
- Robert Bornecque, Histoire de Valence et de sa région: Die - Crest, Éditions Horvath, Roanne.
- Philippe Ravit, Le paysage valentinois, de la fondation de la colonie de Valentia (Valence) au IIIe siècle ap. J.-C., Lyon 3, 2007, 202 p. philippe.ravit (mémoire)
- Collectif, Valence, Ville de Valence et Office du tourisme, 1991, 334 p.
- Bernard-Marie Despesse, Le Parc Jouvet au cœur de Valence, Valence, Mémoire de la Drôme, 2004, 216
- Collectif, Valence, visages d'une ville, Altal éditions, 2009, 124 p
- Bernard-Marie Despesse, Le Champ de Mars terrasse de Valence, Valence, Mémoire de la Drôme, 2010, 224 p
Articles connexes
- Liste des communes de la Drôme
- Liste des préfectures de France
- Aire urbaine de Valence
- Quartiers de Valence
Liens externes
Notes et références
Notes
- centuriation « Valence A » inclinée à N-12°30’E
- centuriation « Valence B » inclinée à N-23°E
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références
- Géologie du triangle Valence, Romans, Tain
- l'épervière sur le site du SANDRE
- [PDF] Arboriculture biologique : 11 années d’expérimentation en vergers de pêchers et pommiers - Résultats expérimentaux 1994-2004, Suivi longitudinal, Impact du mode de production, INRA Gotheron, en partenariat avec Agribiodrôme et le GRAB, mars 2006
- Orose, Histoires, V, 16, 9-10
- http://books.google.fr/books?id=4-ZZAAAAYAAJ&pg=PA127
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA538 Lettres patentes de Louis XI, Plessis-du-Parc-lèz-Tours, mars 1480 (1479 avant Pâques)
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA189 Lettres patentes de Louis XI, Valence, mars 1476 (1475 avant Pâques)
- http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA187 Lettres patentes de Louis XI, Lyon, le 30 mars 1476 (1475 avant Pâques)
- Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 254
- communauté d'agglomération Valence Agglo – Sud Rhône-Alpes
- http://www.afccre.org/fr/nos-membres/annuaire-des-villes-jumelees villes jumelées à Valence
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- hôpitaux à Valence
- Médecins à Valence
- infirmiers à Valence
- kiné à Valence
- paroisse Notre-Dame-des-Peuples-de-Valence
- Paroisse Saint-Émilien de Valence
- église réformée de France à Valence
- église protestante évangélique à Valence
- mosquée de Valence
- synagogue à Valence
- Valence fête l'amour
- Valence fête le printemps
- Boulevards de chine
- Festival de Valence
- Valence Lumières et Images en fête
- revenu fiscal sur le site de l'Insee
- Impots locaux à Valence, taxes.com
- Emploi sur la commune
- emploi par catégorie
- Valence sur la Base Mérimée
- Notice no PA00117093, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00117092, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00117084, base Mérimée, ministère français de la Culture
- François Pourpardin, « Les bâtiments voyageurs édifiés le long de la ligne impériale (La Compagnie du PLM : les gares de l'architecte Jules Bouchot) », dans Revue d’histoire des chemins de fer, no 38, 2008, pp. 59-71 lire (consulté le 13 juillet 2011).
- Notice no PA00117088, base Mérimée, ministère français de la Culture
Références sur Internet
- David Malescourt, « Nom des habitants des communes françaises », sur le site habitants.fr de la société commerciale Patagos.

En direct des marchés
Meurtre d'un soldat à Londres: le MI5 aurait tenté de recruter un des suspects
Les services de renseignements intérieurs britanniques ont tenté de recruter Michael Adebolajo, qui a revendiqué le meurtre d'un soldat mercredi à Londres, a affirmé vendredi soir à la BBC un de ses amis qui a été arrêté après son interview télévisée.