Escalade

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Escalade
Varappe
Climbing pictogram.svg
Fédération internationale Union internationale des associations d'alpinisme : l'UIAA
Autres appellations Grimpe
Principale instance Fédération française de la montagne et de l'escalade : la FFME
Autre(s) instance(s) Fédération française des clubs alpins et de montagne : la FFCAM (anciennement Club alpin français ou Fédération des clubs alpins de montagne)
Clubs 1 100 pour la FFME (2010)[1]

285 pour la FFCAM (2010)[2]

Licenciés 82 000 pour la FFME (2010)[1]

80 000 pour la FFCAM (2010)[2]

Pratiquants 1 500 000 en France (2010)[3]
Escalade-ceou.jpg

Escalade au Céou (Dordogne), France.

L'escalade ou varappe[Note 1] est un sport consistant à atteindre le haut d'une structure, naturelle ou artificielle, appelée voie avec ou sans aide de matériel. Le terrain de jeu du grimpeur va des blocs de faible hauteur aux parois de plusieurs centaines de mètres en passant par les murs d'escalade.

L'escalade est souvent considérée comme un sport à risques, bien qu'il convienne de distinguer différentes pratiques. Elle se pratique habituellement avec un équipement permettant d'évoluer en toute sécurité, mais il existe une pratique plus extrême, appelée « solo intégral », où le grimpeur évolue sans aucune assurance. Cette pratique a notamment été popularisée par les films de Jean-Paul Janssen, La vie au bout des doigts et Opéra Vertical, dans lesquels Patrick Edlinger évolue en solo sur les sites phares de Buoux et des Gorges du Verdon.

Sommaire

Histoire

1890 - 1949 : Des débuts européens

Grimpeurs célèbres
Drapeau de l'Autriche Paul Preuss (1890-1913)
Drapeau de l'Allemagne Hans Dülfer (1892-1915)
Drapeau de la France Pierre Allain (1904-2000)
Drapeau de l'Italie Riccardo Cassin (1909-2009)

À l'origine, l'escalade apparaît comme une activité dérivée de l'alpinisme et n'est alors considérée que comme un moyen d'entrainement pour les courses d'alpinisme. Afin de se préparer à des ascensions toujours plus difficiles, les alpinistes commencent à pratiquer l'escalade lors de sorties organisées par les premiers clubs alpins créés[4],[2],[5],[6],[7]. Ils escaladent les parois du Salève en Haute-Savoie, les blocs de Fontainebleau et les falaises de Lake District en Angleterre et de Dresde en Allemagne de l'Est dès la fin du XIXe siècle[4],[8].

Au début du XXe siècle, l'escalade se développe et de nombreux nouveaux clubs alpins se créent notamment en Allemagne, en France, en Italie, en Angleterre et aux États-Unis. Le niveau des grimpeurs progresse vite malgré le matériel encore très basique et les premières voies dans le 5e degré de cotation sont rapidement ouvertes. En 1903, Siegfried Herford réalise l'ascension de Botterill’s Slab (5) à Scafell au Royaume-Uni et Olivier Perry-Smith celle de Lokomotive Esse (4+/5) à Dresde en Allemagne. Ces deux voies atteignent alors la limite du système de cotation utilisé à l'époque et qui avait été créé par Hans Dülfer. Deux ans plus tard Perry-Smith ouvre un nouveau niveau de difficulté avec les réalisations de Teufelsturm et de Spannagelturm Perrykante. Ces voies seront classées par la suite dans le 6e degré, lors de la mise en place du système de cotation proposé par Willo Welzenbach en 1925.

À cette époque, ce niveau est considéré comme la limite des possibilités humaines dans le domaine de l'escalade[9]. Pendant des années l'escalade est pratiquée de manières très différentes selon les pays, les clubs alpins se réunissent alors à Chamonix en 1932 et fondent l'Union internationale des associations d'alpinisme (UIAA) afin de coordonner les actions des différents clubs et de gérer les problèmes inhérent au milieu de l'escalade[10]. Durant le XXe siècle, l'escalade progresse au rythme de l'évolution du matériel et des performances des grimpeurs, et des voies d'escalade de difficultés croissantes sont ouvertes au fil des années.

1950 - 1978 : La domination américaine

Grimpeurs célèbres
Drapeau des États-Unis Royal Robbins (1935-)
Drapeau de la Belgique Claudio Barbier (1938-1977)
Drapeau de l'Allemagne Kurt Albert (1954-2010)
Drapeau des États-Unis Ron Kauk (1957-)

Dès la fin des années 1950, l'escalade connaît un très fort engouement, notamment aux États-Unis[11], et de nombreuses salles d'escalade sont ouvertes. De plus, l'apparition de nouveau matériel, comme les pitons à expension, permet de pratiquer l'escalade dans des endroits inaccessibles jusqu'ici. La première voie dans le 6e degré est ouverte en 1957 par Royal Robbins, Mike Sherrick et Jerry Gallwas, en réussissant l'ascension de la face nord-ouest du Half-Dôme dans le Parc national de Yosemite[12]. Cette réalisation est la première d'une longue série de réussites américaines au parc du Yosemite, mais aussi en Europe. En 1962, Gary Hemming, Royal Robbins et trois de leurs compatriotes ouvrent La directe américaine aux drus, puis en 1965, La directissime toujours aux Drus. Ils ouvrent aussi de nombreux itinéraires sur El Capitan comme Salathe Wall, (1961) North American Wall (1964) ou encore Mescalito (1974), qui sont encore aujourd'hui des références de l'escalade artificielle[12]. Parallèlement, l'escalade libre se développe peu à peu, en suivant le concept éthique consistant à ne pas endommager la voie avec trop de matériel et à réussir les ascensions sans aide.

Un grimpeur gravissant une fissurant avec une corde autour du torse
Un grimpeur allemand gravissant une fissurant avec une simple corde autour du torse dans les années 1960

Fort de leurs expériences sur les parois du Yosemite, les américains font progresser l'escalade rapidement et de nouveaux degrés de cotation sont ouverts. En 1970, Ron Kauk réalise l'ascension de Astroman (7a/5.11c), la première voie dans le 7e degré[9], puis en 1972, John Bragg réussi le dévers de Kansas City le premier 7b et finalement en 1974, Steve Wunsch qui réussi Supercrack, le premier 7c[13]. La France rattrape rapidement sont retard avec notamment Jean-Claude Droyer, qui ouvre les premiers 6b en 1976 puis les premiers 6c et 7a en 1977[12], et surtout Patrick Berhault et Patrick Edlinger qui, dès la fin des années 1970, réalisent un grand nombre de premières au Verdon et à Buoux, ainsi que plusieurs ascension en solo intégral.

1979 - 1991 : La démocratisation de l'escalade

Grimpeurs célèbres
Drapeau de la France Patrick Berhault (1957-2004)
Drapeau de la France Patrick Edlinger (1960-)
Drapeau de l'Allemagne Wolfgang Güllich (1960-1992)
Drapeau du Royaume-Uni Ben Moon (1966-)

En 1979, Toni Yaniro, un jeune grimpeur de 18 ans, ouvre le 8e degré en réalisant Grand Illusion (8a/5.13b)[9]. Cependant, cette ascension reste mal vue du milieu de la grimpe à cause de la méthode employée alors par Toni, car à chaque essai il laisse la corde mousquetonnée réalisant ainsi de nombreux essais en moulinette. Cette pratique, qui est courante de nos jours, n'est pourtant pas souvent utilisée à cette époque, car les grimpeurs ne jurent que par une approche très éthique de l'escalade[14]. Trois ans plus tard, en 1982, le reportage de Jean-Paul Janssen, La vie au bout des doigts, est diffusé dans l'émission « Les carnets de l'aventure » sur Antenne 2 (anciennement France 2). Le documentaire qui traite de la passion de Patrick Edlinger pour l'escalade et le solo intégral remporte un grand succès tant en France que dans le reste du monde, allant jusqu'à être nominé aux Oscars, et fait connaître la discipline du grand public[15]. Forte de cette reconnaissance mondiale, l'escalade se développe alors de plus en plus, appuyée par l'apparition des spits et plaquettes qui permettent d'augmenter la sécurité lors des ascensions laissant le grimpeur se concentrer davantage sur la technicité et la difficulté des voies. De plus, de nombreuses salles d'escalade sont construites dans les villes et des techniques d'entraînement scientifiques sont mises au point par Edlinger et Alain Ferrand[15]. Cependant, le monde de l'escalade reste majoritairement dominé par les hommes, hormis quelques rares exceptions comme Catherine Destivelle qui réalise le premier 8a féminin en 1986[16].

Durant les années 1980, la cotation explose rapidement, notamment avec Wolfgang Güllich, un jeune grimpeur allemand. Ayant réussi en 1982 la première répétition de Grand Illusion, la voie cotée 8a ouverte par Yaniro, Wolfgang pousse encore le niveau en 1984 et réalise la première ascension de Kanal Im Rücken à Altmühtal qui devient le premier 8b au monde[15]. En 1985, il réussit le premier 8b+, Punks in The Gym[17], puis en 1987 le premier 8c avec Wallstreet[15]. Mais c'est l'anglais Ben Moon qui réalise la première voie cotée 8c+ en 1990 avec l'ascension de Hubble à Raven Tor au Royaume-Uni. Finalement en 1991, après un long entraînement spécifique, Wolfgang Güllich fait l'ascension de Action Directe et évalue sa cotation à 8c+/9a. Cependant de nombreux répétiteur finiront par lui attribuer une cotation de 9a, en faisant ainsi la première voie dans le 9e degré[9], qui est actuellement le plus haut degré de difficulté en escalade.

1992 - 2000 : L'escalade au féminin et le bloc

Grimpeurs célèbres
Drapeau de la France Catherine Destivelle (1960-)
Drapeau des États-Unis Lynn Hill (1961-)
Drapeau de la France Isabelle Patissier (1967-)
Drapeau de la Suisse Fred Nicole (1970-)

Durant les années 1990, l'augmentation rapide de la cotation se calme, et le monde de l'escalade voit surtout de nombreux grimpeurs répéter les différentes voies ouvertes les années précédentes. La seule exception étant Akira, un voie particulièrement difficile réalisée par Fred Rouhling en 1995 et qu'il évalue à 9b. Cependant cette ascension à toujours été remise en question par le milieu de l'escalade, principalement à cause du manque de preuve et cela même si personne n'a été en mesure de la répéter[18]. Parallèlement, à cette augmentation accélérée de la cotation et à l'ouverture de quantité de nouvelles voies d'escalade à tout les niveaux, une nouvelle discipline commence à se développer : le bloc[19]. Proposant une escalade plus courte mais plus technique et difficile, le bloc permet de travailler certains enchaînement de mouvements sans la contrainte du matériel ni l'obligation d'escalader plusieurs mètres de parois avant d'arriver au passage difficile de la voie. Certains grimpeurs comme Fred Nicole y consacre d'ailleurs une grande partie de leur temps, et le niveau ne tarde pas à augmenter avec le développement de la discipline. Les sites de Fontainebleau, Hueco Tanks ou encore Cresciano, deviennent rapidement les endroits incontournables de cette pratique et voient un grand nombres d'ouverture de blocs cotés entre 7B et 8A[Note 2]. Mais c'est surtout vers le petit site d'escalade situé à Branson en Suisse que le monde se tourne. Une première fois en 1992, lorsque Fred Nicole réalise La danse des Balrogs, le premier bloc coté 8B au monde, puis une seconde fois en 1996, où il réussit Radja, le premier 8B+[19].

Les années 1990 sont aussi marquées par l'arrivée de femmes dans le haut niveau de l'escalade. La française Isabelle Patissier fait de nombreuses ascensions à haut niveau, notamment dans les gorges du Verdon et domine les compétitions avec l'américaine Robyn Erbesfield[15],[20],[21],[22],[23]. Mais c'est surtout Lynn Hill qui marquera l'escalade en 1993, en réussissant la première ascension en escalade libre de The Nose sur la paroi de El Capitan au Yosemite.[19]. Cette voie de 1 000 mètres repartie en 34 longueurs, n'avait alors jamais été réalisée dans ce type d'escalade, démontrant ainsi le potentiel féminin dans l'escalade. Cet exploit est suivi cinq ans plus tard par la première ascension féminine d'une voie cotée 8c, Onky Tonky, réalisée par Josiane Bereziartu.

En novembre 2000, la difficulté en bloc augmente une nouvelle fois avec l'ascension par Fred Nicole de Dreamtime à Cresciano en Suisse[24]. Il évalue la cotation de ce bloc à 8C, ce qui déclenche rapidement une polémique, notamment sur le nombre de mouvements que requiert ce bloc[25].

2001 - 2012 : La nouvelle génération

Grimpeurs célèbres
Drapeau des États-Unis Chris Sharma (1981-)
Drapeau des États-Unis Dave Graham (1981-)
Drapeau de la Finlande Nalle Hukkataival (1986-)
Drapeau de la République tchèque Adam Ondra (1993-)

En 2001, c'est un jeune grimpeur américain qui fait parler de lui en élevant à nouveau le niveau de difficulté. Alors âgé de seulement 20 ans, Chris Sharma réussi la première ascension de Biographie[26], une voie cotée 9a+ qui avait été équipée en 1989 par Jean-Christophe Lafaille sur les falaises de Céüse en France. Les années suivantes seront notamment marquées par les nombreuses premières ascensions et répétitions à très haut niveau par une génération de jeunes grimpeurs ayant commencé l'escalade dès leur plus jeune âge. Certains se démarquant plus en bloc comme Paul Robinson ou Daniel Woods, d'autres en voies comme Chris Sharma et notamment Adam Ondra, qui est le plus jeune grimpeur au monde à avoir atteint le neuvième degré à l'âge de 13 ans[27].

Les années 2000 sont aussi marquées par nombre de discussions et polémiques sur les cotations de voies et surtout de bloc au plus haut niveau. D'une part, parce que la cotation a augmenté très rapidement durant les 20 dernières années, et d'autre part parce que beaucoup de cotations sont revues à la baisse. Quelques grimpeurs comme Dave Graham ou Nalle Hukkataival prennent même activement part aux discussions, tentant de redéfinir clairement les limites du très haut niveau[28],[29],[30].

Histoire des compétitions

Les premières compétitions d'escalade datent de 1947. À cette époque, l'URSS organisait des compétitions qui étaient la combinaison d'une épreuve de « tracé d'itinéraire », semblable à la difficulté, et d'une épreuve de vitesse où les grimpeurs étaient assurés en moulinette par un câble d'acier[31]. Ces compétitions étaient par ailleurs principalement réservée aux athlètes russes jusque dans les années 1980[32]. Cependant, la première compétition moderne d'escalade est organisée le 7 juillet 1985 sur les falaises de Bardonecchia en Italie. Les organisateurs, Andrea Mellano, un membre du groupe académique du Club Alpin Italien, et Emanuele Cassarà, un journaliste sportif italien, convient les meilleurs grimpeurs de cette époque à participer à une épreuve de difficulté[32]. Les vainqueurs sont Catherine Destivelle chez les femmes et Stephan Glowacz chez les hommes[33]. L'année suivante, le succès est encore plus grand et la finale, remportée par les français Patrick Edlinger et Catherine Destivelle, est suivie par plusieurs télévisions européennes ainsi que par plus de 10 000 spectateurs. La même année, la France organise la première compétitions en intérieur à Vaulx-en-Velin dans la banlieue lyonnaise[32]. En 1988, l'UIAA reconnait officiellement le circuit des World Series puis, en 1989, la Coupe du monde d'escalade de difficulté et de vitesse. Finalement, le bloc fait son introduction en 1998 comme test, puis de manière officielle l'année suivante[32].

Le 4 juillet 2011, le CIO retiens l'escalade sportive, ainsi que 7 autres sports, sur la liste pour les Jeux Olympiques 2020. Ce sera lors de la 125e Session du CIO en 2013 à Buenos Aires que le comité décidera lequel sera retenu définitivement[34].

Les différentes pratiques

Escalade sur une voie à The Roaches, Staffordshire, Royaume-Uni

On distingue de nombreux types de pratique de l'escalade, classifiés selon la nature du terrain, la méthode d'ascension et le niveau d'équipement des falaises sur les Sites Naturels d'Escalade (SNE). L'équipement en place (les protections) dans les voies d'escalade est variable en fonction de la nature de celles-ci, du type de roche, de règles propres à un secteur géographique suivies par les grimpeurs locaux, ou de la personne ayant mis en place les équipements de la voie.

Escalade libre

L'escalade libre regroupe toutes les différentes pratiques de l'escalade où le grimpeur se sert uniquement de ses capacités physiques et les prises offertes par le rocher pour réaliser ses ascensions. Le matériel utilisés ne sert que pour l'assurage en cas de chute, à l'exception des chaussons d'escalade. Il existe quatre différents types d'escalade libre :

Escalade sportive

L'escalade sportive se pratique sur des voies entièrement équipées, où des points d'ancrage (spits ou broches scellées) ont été mis en place au préalable, compte-tenu du cheminement envisagé de la voie, afin de permette au grimpeur de se protéger en mousquetonnant sa corde. L'escalade sportive est le type d'escalade le plus moderne, mais aussi le plus sécuritaire.

Bloc

Le bloc se pratique sans baudrier ni corde sur des blocs ou murs rocheux de faible hauteur. Le bloc ne nécessite donc peu voire pas de matériel. Pour limiter les risques lors d'une chute au sol, un ou plusieurs crash pads (en français : matelas de réception) sont utilisés afin d'amortir les réceptions, de plus, il est utile qu'un partenaire effectue une « parade » afin de guider et amortir la chute du grimpeur.

Pratiqué depuis longtemps sur les rochers de la forêt de Fontainebleau par les alpinistes qui y voyaient un simple support d'entraînement, le bloc est aujourd'hui une discipline à part entière. Au-delà de l'aspect ludique lié à des contraintes moins nombreuses, le bloc est aussi la recherche d'un absolu, du mouvement le plus dur possible. Certains blocs peuvent en effet ne comporter que 3 ou 4 mouvements, voire un seul, parfois consistant en un jeté spectaculaire comme Rainbow Rocket (8A) à Fontainebleau.

Terrain d'aventure

L'escalade en terrain d'aventure, appelée aussi escalade traditionnelle, se pratique sur des voies peu ou pas équipées. Le grimpeur doit alors juger de la qualité de l'équipement qu'il rencontre et placer lui-même des protections supplémentaires. La pose de protection n'est possible que si le rocher le permet, cette escalade se pratique donc principalement dans des fissures, qui imposent parfois une gestuelle spécifique (coincements de doigts, de la mains, des pieds, genoux...), lorsque il n'existe pas d'autres prises possibles.

En France, l'escalade en terrain d'aventure est globalement cantonnée aux voies en montagnes, alors que certains pays pratiquent majoritairement ce type d'escalade y compris sur des falaises de faible hauteur, notamment la République Tchèque, le Royaume-Uni et les États-Unis qui sont d'un immenses terrain de jeu pour les adeptes de ce types d'escalade.

Solo

L'escalade en solo se pratique seul, soit auto-assuré, soit sans aucune assurance, on parle alors de « solo intégral ». Le solo est également pratiqué au-dessus de l'eau, on parle alors de psicobloc ou deep-water soloing.

Escalade artificielle

En escalade artificielle, la corde et autres équipements sont également utilisés pour la progression du grimpeur. Celui-ci peut alors se hisser en tractant sur les ancrages mis en place (pitons, coinceurs ou spits) et en se dressant sur des étriers qu'il accroche à ces ancrages. Le recours à un trop grand nombre de spits est mal vu des « puristes » de l'escalade artificielle car il les prive du plaisir de chercher les « faiblesses du rocher » où ils vont pouvoir placer leurs ancrages et de choisir ceux les plus adaptés à la situation. Il arrive que d'anciennes voies d'escalade artificielle soient gravies en escalade libre (on parle alors de « libérer » une voie).

Escalade en salle

L'escalade se pratique aussi bien en extérieur qu'en intérieur. Cela a l'avantage de pouvoir pratiquer le sport tout au long de l'année pour l'entraînement hors saison, quelles que soient les conditions météorologiques, mais aussi d'offrir un lieu de pratique dans les régions peu fournies en falaises naturelles.

Ainsi, dans les régions de plaine, le nombre de pratiquants qui ne pratiquent que l'escalade en salle est supérieur aux pratiquants sur rocher. Les clubs ont souvent pour objectif de faire pratiquer ce public aussi sur falaise afin de leur faire découvrir toutes les facettes de la pratique.

Mur d'escalade

Le terme employé pour désigner un mur d'escalade est Structure Artificielle d'Escalade (SAE).

Le système de cotation est en général le même que sur les SNE (Sites Naturels d'Escalade). Les ouvreurs (ceux qui créent les voies) agrémentent en général les pieds de voies par des fiches descriptives ou des tableaux récapitulatifs du niveau des voies. Il est difficile de comparer le niveau d'une voie naturelle et d'une voie artificielle. Cela se fait par la complexité des mouvements créés, de l'aspect physique et technique, et non par l'engagement (prise de risque plus faible en salle) ou la hauteur de la voie qui dépasse rarement 15 mètres. Une voie artificielle reste rarement plus d'un an sur un mur, contrairement aux voies naturelles, qui sont potentiellement soumises à l'érosion, et restent à demeure sur le rocher.

Les murs ou SAE sont conçus généralement en intérieur pour la pratique de l'escalade en salle mais il existe des structures artificielles extérieures (en bois, plastique, béton, ciment, acier ...) construites dans cette optique ou détournées de son usage premier pour l'escalade (château d'eau, viaduc, ...).

Depuis plusieurs années, la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade aide les collectivités à développer cette pratique par le biais du Plan National de développement des SAE[35]. Le résultat attendu étant de faire progresser le nombre de licenciés et de mieux doter les clubs en équipements de qualité.

Bloc artificiel

Le bloc artificiel est un espace dédié à cette pratique dans une salle. Contrairement au pan, il peut l'être exclusivement. La salle de pan est un espace de pratique du bloc souvent couplé à une SAE. Grâce à sa configuration de quelques mètres carrés, son encombrement est réduit. Elle peut être individuelle, et ainsi construite chez soi pour l'entraînement.

Pratiques connexes

Le terrain essentiel de pratique de l'escalade est le rocher, mais il existe d'autres terrains de pratiques:

  • La via ferrata se pratique sur des falaises équipées avec des échelles, câbles, etc, et un équipement adapté pour l'absorption des chocs.
  • La grimpe d'arbres, ou escalad'arbres, se pratique sur les arbres.
  • La grimpe urbaine est l'escalade de façades de bâtiments ou monuments urbains le plus souvent en solo intégral.
  • La cascade de glace: escalade sur des structures naturelles ou artificielles d'eau glacée.
  • L'escalade mixte combine neige, glace et rocher, mais il s'agit alors d'alpinisme. Mixte peut aussi désigner l'alternance de passage en libre et en artificiel.
  • Le dry tooling se pratique sur rocher avec du matériel de cascade de glace (piolets + crampons), souvent pour rejoindre une zone de glace ou sur un rocher ne se prêtant pas à l'escalade libre.
  • Le parkour est une pratique extrême et spectaculaire qui requiert souvent d'avoir des capacités de grimpeur. Cependant, cette activité ne consiste pas à escalader un bâtiment ou autre mobilier urbain, mais plutôt à se déplacer de manière acrobatique dans un milieu urbain. Il ne faut pas confondre le parkour avec la grimpe urbaine qui consiste uniquement à gravir un monument.

Aspects techniques

Mouvements

Article détaillé : Mouvements d'escalade.
Un grimpeur en mouvement dans le toit d'un bloc

L'escalade est un jeu de (dé)placements et d'équilibre. Le grimpeur doit apprendre à progresser et gérer son centre de gravité dans un univers vertical, et acquérir ainsi un vocabulaire gestuel. Les pieds servent à la progression et à l'équilibre par appui sur des prises, ou par traction (crochetage). Les muscles des membres inférieurs étant nettement plus puissants et endurants que ceux des bras le rôle des pieds est important. Les prises de mains peuvent être utilisées dans de nombreuses directions et être tenues par seulement quelques doigts voire une seule phalange.

Certains mouvements spécifiques servent à la progression dans les cheminées, les toits, les fissures ou les dièdres. Si la plupart des mouvements s'effectuent en statique, où au moins une prise est toujours maintenue durant la progression, les mouvements dynamiques ne sont pas exclus (jetés, ...).

Pour effectuer des rétablissements, le grimpeur doit parfois crocheter (se servir de) son talon pour s'équilibrer et moins forcer sur ses bras, ce qui lui permet de s'économiser et lui donne ainsi plus de chances de réussir sa voie ou son bloc.

Pour maintenir son centre de gravité de manière à faciliter la progression, ce dernier doit se situer dans l'axe des appuis et proche du rocher. Sur la photo, à côté du texte, l'homme est en train de faire une partie de bloc, c'est-à-dire qu'il enchaîne une suite de mouvements parfois très compliqués, mais sur une courte distance.

Techniques de progression

Monter en tête

Il existe plusieurs techniques différentes pour la progression en escalade, en fonction du type d'ascension et des connaissances et capacités du grimpeur et de l'assureur.

En moulinette

L'escalade dite « en moulinette » se pratique en passant la corde par le relais en haut de la voie. Le grimpeur est constamment assuré par le haut et n'a généralement pas à utiliser de dégaines lors de sa progression, tandis que l'assureur se trouve au pied de la voie. Cette technique peut être une façon de débuter l'escalade en limitant la crainte de la chute et les connaissances techniques de l'escalade en tête, mais cela induit l'apparition de mauvais réflexes. En effet, dès l'apparition d'une difficulté, le grimpeur en moulinette a tendance à demander que la corde soit plus tendue pour l'aider ou à s'asseoir dans son baudrier, sortant ainsi de son escalade. Une fois ce réflexe installé, il est alors très difficile de s'en débarrasser, et le passage à l'escalade en tête s'en trouve alors compliqué. Il est donc préférable que l'assureur ne tende pas trop la corde pour que le grimpeur ne se sente pas « tiré ».

Ce type d'escalade est souvent pratiqué dans les SEA afin de limiter le matériel nécessaire et de minimiser les risques.

En tête

Lors de l'escalade en tête, le premier grimpeur escalade la paroi. À chaque point, il accroche une dégaine (deux mousquetons reliés par une sangle) et y fait passer sa corde (on appelle cette manipulation le mousquetonnage). Le premier de cordée procède ainsi jusqu'à arriver au relais. S'il chute, il tombera d'une hauteur au moins égale à deux fois la distance du dernier point mousquetonné. La hauteur peut même être supérieur à deux fois cette distance du fait de l'élasticité de la corde et de la mobilité de l'assureur, et cela est même préférable pour atténuer le choc un fois la corde tendue. On parle alors d'assurage « dynamique ».

Arrivé au relais, soit la voie ne fait qu'une longueur (on dit d'une telle voie que c'est une « couenne ») et il redescend en général immédiatement de manière autonome, en rappel, ou grâce à l'assureur, soit il fait monter le second grimpeur en l'assurant depuis le relais avec une technique adaptée. Le second reprend alors les dégaines lors de son ascension.

Sur certains type de voies naturelles, l'usage d'une corde à double est recommandée pour des raisons de sécurité ou de progression. Lors de l'escalade d'une voie sur une arête, par exemple, en cas de pendule, la corde peut subir de graves dommages et une corde a double augmentera grandement la sécurité. De plus, sur une voie qui zig-zag, la corde à double permet de réduire les frottements en alternant les mousquetonnages.

En escalade sportive, la réalisation d'une voie se fait toujours en tête. La moulinette n'est qu'un moyen éventuel de préparer la réalisation d'une voie, de « travailler la voie ».

En flèche

L'escalade en flèche est une variante de la grimpe en tête où le premier de cordée grimpe sur une corde à double (deux brins de cordes au lieu d'un). Chacune de deux cordes est gérée par un second qui qui assurent simultanément l'ascension vers le relais. Du matériel spécifique est cependant nécessaire pour réaliser cette type d'escalade, mais il permet de réaliser l'ascension d'une voie de plusieurs longueurs à trois personnes au lieu de deux habituellement, et elle augmente la sécurité du grimpeur.

En corde tendue

L'escalade en corde tendue est une autre variante de la grimpe en tête. Lors de cette pratique, le grimpeur commence l'ascension jusqu'à ce que la corde qui le relie à l'assureur se tende, à ce moment, l'assureur commence à son tour à grimper. L'assurage s'effectuant ainsi par le contrepoids d'un grimpeur par rapport à l'autre en cas de chute. Cette pratique nécessite une maitrise particulière car elle présente des risques non sans conséquences, mais elle permet d'avancer rapidement dans la voie car les relais ne sont pas obligatoires tant que le premier a des dégaines à son baudrier. Elle est d'ailleurs fréquemment utilisée lors des records de vitesse sur des parois de plusieurs longueurs comme The Nose Parc national de Yosemite.

En second

L'escalade en second et pratiquée sur les voies de plusieurs longueurs. Dès que le grimpeur qui monte en tête atteint le relais, il s'y accroche de manière fixe. On dit qu'il se « vache ». Il assure ensuite depuis le relais celui qui monte en second. Au fur et à mesure de sa progression, le second récupère les dégaines posées par le premier pour assurer sa progression.

Arrivé au relais, le second peut alors enchaîner sur la longueur suivante, qu'il grimpera alors en tête. À ce moment, on parle de « progression en réversible ». Il peut aussi rester au relais pour assurer son compagnon. Cette deuxième solution, qui s'impose quand le second n'est pas assez expérimenté pour gérer une longueur en tête, présente l'inconvénient de nombreuses manœuvres au relais. La corde doit être ravalée, les dégaines rendues au premier, de plus, cette opération demande gestion des « vaches ». Tout cela prend du temps et peut être rédhibitoire pour les plus longues voies, il s'agit de « progression en leader fixe ».

Cotations

Article détaillé : Cotation (escalade).
Voie cotée 7a en forme de colonnette

La difficulté d'une voie est représentée par un système de cotation, différent suivant les pays. En France, la cotation est signalée par un chiffre (3 - 9) avec des divisions en lettre de a à c ou avec un + ou un - si on utilise les anciennes notations. Par exemple, ... < 3a < 3b < 3c < 4a < ...< 9b. Certains topos et les montagnards utilisent des chiffres romains (IV, V+...). Un passage noté sous le 3 correspond à un sentier de randonnée où il peut falloir utiliser les mains. Parfois, on ajoute un + pour signifier que la voie est un peu plus difficile sans pour autant être du niveau supérieur (6b < 6b+ < 6c) ; on peut aussi donner deux cotations (5c/6a), par exemple si les prises sont difficiles à atteindre pour les petits. Dans la pratique, les cotations démarrent généralement au 4 voire 3, le 1 correspondant historiquement à la station horizontale dans l’esprit de l’inventeur de cette échelle, Willy Welzenbach.

Il existe d’autres échelles de cotation, notamment aux États-Unis, en Angleterre et en Australie. Le système de notation anglais propose deux cotations par voie, permettant de noter la difficulté et l’engagement, car la plupart des voies anglaises ne sont pas équipées, et sont parfois difficiles à protéger.

La cotation en bloc diffère aussi de l'escalade en falaise ; voir par exemple les cas particuliers de Fontainebleau (6b, 7a) et d'Annot (B6, B7...).

Une cotation est subjective car elle est établie par l'expérience, en comparaison avec des voies de référence, et elle peut varier pour un même niveau selon la falaise, le pays, le continent. Il est en effet difficile d'estimer la cotation d'une voie étant donné la très grande variété de style d'escalade, en fonction de la longueur des voies, de l'inclinaison de la paroi ou du type de rocher.

Équipement

Pour pratiquer l'escalade, un équipement spécifique est nécessaire. La majorité de ce matériel sert à garantir la sécurité du grimpeur mais une partie est aussi utilisée pour la progression dans les voies d'escalade. Des accessoires supplémentaires commes des coinceurs peuvent être utilisé lorsque les voies sont partiellement ou pas équipées.

Que ce soit pour l'escalade sportive ou le bloc, une petite partie du matériel n'est pas destiné à l'assurage, mais sert à la progression. Cependant, contrairement à l'escalade artificielle, ces équipements ne sont destinés qu'à permettre une meilleure adhérence sur la paroi, et les seuls utilisés sont les chaussons d'escalade et la magnésie pour réduire l'humidité des mains.

Escalade sportive

L'équipement principal pour l'escalade, est la corde. Elle doit impérativement être dynamique, c'est-à-dire pourvue d'une certaine élasticité et d'une grande résistance aux frottements, à l'opposé des cordes statiques prévues pour une progression verticale sur celle-ci (comme en spéléologie). Elle sert à relier l'assureur au grimpeur afin de protéger ce dernier lors d'une chute. Cette corde est attachée au grimpeur par un baudrier au moyen d'un nœud en huit ou d'un nœud de chaise. Ceci pour permettre une fixation aisée mais solide et fiable, et aussi par confort lors des ascensions. Au début de l'escalade, la corde était simplement attachée autour de la taille des grimpeurs, ce qui ne garantissait pas une totale sécurité en cas de chute et pouvait parfois être gênant pendant les ascensions.

Un piton dans une paroi
Point d'ancrage de type « piton » sur une paroi

L'autre extrémité de la corde est reliée à l'assureur au travers d'un dispositif d'assurage. Le défilement de la corde est alors contrôlé au fur et à mesure de la progression du grimpeur en « donnant du mou », et l'assureur peut bloquer son défilement au cas où le grimpeur viendrait à chuter. Ce dispositif d'assurage est soit un frein, dans le cas d'un descendeur en huit ou d'un nœud de demi-cabestan), soit un dispositif auto-bloquant comme le grigri ou le cinch. Dans le cas d'une voie en plusieurs longueurs, l'assureur est obligatoirement attaché (ou « vaché ») à un relais[Note 3] (ou chaîne) qui est constitué d'au minimum deux points d'ancrage.

En escalade sportive, lors de son ascension, le grimpeur passe sa corde au travers de dégaines fixées sur les points d'ancrage de la paroi. Mais dans le cadre de l'escalade traditionnelle, c'est-à-dire pour les falaises partiellement ou non-équipées, (souvent appelée « terrain d'aventure » en montagne), du matériel supplémentaire est nécessaire pour la protection. Les dégaines sont alors fixées à des coinceurs ou des pitons parfois par le biais de sangles.

Dans tous les cas et pour des raisons de sécurité, cet équipement de base est complété d'un casque afin de protéger le grimpeur comme l'assureur des chutes de pierres qui peuvent être fréquentes selon les sites d'escalade.

Bloc

Pour le bloc, selon la hauteur du bloc, sa difficulté et la dangerosité de la réception en cas de chute, l'équipement se compose d'un ou plusieurs crash pads. Il s'agit d'un matelas de réception à double densité qui permet l'amortissement d'une chute et la protection de la zones de réception qui est parfois rendue dangereuse par des cailloux, des racines ou des souches d'arbres. De plus, au moins une personne se charge de parer le grimpeur pour contrôler et amortir sa chute.

Escalade artificielle

Pour l'escalade articielle, l'équipement du grimpeur reprend celui pour l'escalade sportive. Il s'y ajoute tout équipement permettant une progression artificielle : coinceurs en nombre suffisant, étriers afin de se hisser sur l'ancrage pour en poser un nouveau, longes, des crochets permettant de s'arrimer temporairement, marteau pour poser des pitons, dégaines explosives pour soulager le poids sur les ancrages en cas de chutes, ...

Les grimpeurs utilisent également systématiquement un casque car ils sont davantage exposé à se cogner la tête au vu d'un contact permanent avec le rocher. Aussi il est possible de porter des genouillères car le grimpeur est souvent assis dans son baudrier avec les genoux contre le rocher qui le tienne à distance pour poser ses ancrages.

Normalisation

L'escalade peut être pratiquée de manière très libre, cependant, comme tous les autres sports, elle est soumise à de nombreuses normes. Notamment sur tout ce qui concerne, la sécurité des grimpeurs. Puisque toute défaillance dans le matériel d'escalade peut avoir des conséquences sur la santé des pratiquants, les fabricants de ce matériel doivent respecter de normes strictes. Elles définissent les caractéristiques matérielles des équipements, en priorité les équipements de protection individuelle (EPI), leur contrôle qualité et l'information faite aux usagers sur ces équipements, ainsi que certaines obligations pour la pratique de l'escalade sur les structures artificielles.

En Europe, le Comité européen de normalisation (CEN) établit des directives, en concertation avec les acteurs concernés, que tout matériel vendu dans l'union européenne doit respecter. Il doit aussi être conforme aux lois de l'Union Européenne et porter le marquage CE (Conformité Européenne). En France, les normes sont harmonisées avec celles européennes par l'Association Française de NORmalisation (AFNOR). De plus, ce matériel est soumis aux normalisations ISO tout au long de sa chaîne de fabrication afin d'assurer la qualité des composants[36].

Organisation

La Commission Européenne de Normalisation établit les normes sur le plan Européen, tandis que l'AFNOR traite des normes françaises. De plus, l'UIAA définit également un label selon des normes souvent plus strictes que celles de la Commission Européenne, et tout les fabricants adhérents à cette association mondiale doivent respecter un cahier des charges précis afin de bénéficier de ce label.

Les normes concernant les prises d'escalade est a été élaborée par la commission S53V et celles régissant l'utilisation des tapis de réception a été établie par la commission S530[37]. Pour faire respecter ces normes, des organismes, habilités en France par le ministère de l'industrie, effectuent des contrôles réguliers. Toute irrégularité vis-à-vis de ces normes conduisant à un dommage corporel constitue une circonstance aggravante pour le fabricant.

Ces normes ou d'autres similaires sont respectées dans beaucoup d'autres pays en dehors de l'Europe.

Catégorie des EPI

Détail du flanc d'un mousqueton d'escalade
Marquage CE sur le flanc d'un mousqueton

La législation encadre également l'utilisation des EPI. Il existe trois catégories d'EPI pour protéger la personne : la première concerne les agressions superficielles, la seconde les agressions graves et la catégorie 3 protège contre les dangers mortels. En escalade, les EPI de catégorie 1 concerne par exemple les gants, les lunettes ou écrans de protection. Il est nécessaire qu'il comporte au moins la mention CE. La seconde catégorie encadre les casques, les crampons, ... Ils doivent comporter la mention CE et l'indication de l'année de fabrication : par exemple CE12 pour un casque fabriqué en 2012. Enfin la catégorie 3 encadre par exemple les cordes, les baudriers, les mousquetons. Ceux-là doivent comporter la mention CE, l'année de fabrication ainsi que le numéro du laboratoire agrée (par exemple CE12987)[38].

Normes en vigueur

Concernant les structures, la norme EN 12572, classée sous l'indice P-90-300, est en vigueur depuis le 5 mars 1999. Elle est actuellement découpée en trois parties, chacune encadrant les exigences de sécurité et méthode d'essai relative à un domaine. La première partie concerne les SAE avec points d'assurage, la seconde les pans et blocs d'escalade et la troisième les prises d'escalade[39].

Concernant le matériel, il existe la norme EN 893 pour les crampons, la norme EN 892 pour les cordes et pour l'équipement personnel, la norme EN 12492 a été établie.

Référence Intitulé Révision Commentaire
EN 892 « Cordes dynamiques - Exigences de sécurité et méthodes d'essai » janvier 2005 [AFNOR 1]
EN 893 « Crampons - Exigences de sécurité et méthodes d'essai » janvier 2011 [AFNOR 2]
EN 12492 « Casques d'alpinistes - Exigences de sécurité et méthodes d'essai » avril 2012[40] Cette norme tient à spécifier :
  • la résistance et la solidité de la coque du casque
  • le confort et la capacité à absorber les chocs du rembourrage intérieur
  • l'efficacité du maintien sur la tête et la facilité de réglage
  • la forme générale pour ne pas blesser et éviter les chocs[AFNOR 3]
EN 12572-1 « Exigences de sécurité et méthodes d’essai relatives aux SAE avec points d’assurage » mai 2007 (avec second tirage en décembre 2008) Celle-ci s'appuie aussi sur la norme EN 15312-A1[AFNOR 4] qui concerne les équipements sportifs en accès libre[AFNOR 5].
EN 12572-2 « Exigences de sécurité et méthodes d'essai relatives aux pans et blocs d'escalade » février 2009 Elle définie, entre autre :
  • la hauteur maximale de la structure
  • les exigences relatives aux matelas de réception en termes de :
    • dimension
    • emplacement
    • épaisseur
    • la liaison entre eux
  • les méthodes d'essais de la structure, tels que :
    • la résistance à l'arrachement des inserts de prises
    • la résistance aux chocs de la surface de la structure.

Elle fait référence à la première partie de la même normes ainsi qu'à la norme EN 12503 relative aux tapis de sport[AFNOR 6].

EN 12572-3 « Exigences de sécurité et méthodes d'essai pour prises d'escalade » 2009 Elle définie, entre autre :
  • les exigences de dimensions
  • les exigences d'ergonomies
  • la résistance à l'effort exercé lors de la fixation (notamment une compression trop importante lors du vissage)
  • la capacité de la prise à rester en place et à ne pas tourner pendant son usage
  • la résistance à la rupture lors d'une charge importante durant son utilisation[AFNOR 7]

Compétition

Compétition sur le mur d'escalade du gymnase Jean-Christophe Lafaille à Voiron (France)

Les compétitions se tiennent le plus souvent en salle sur des murs d'escalade dédiés, mais aussi sur des murs extérieurs, permanents ou provisoires comme pour l'étape de la coupe du monde à Chamonix en France. Depuis 2004, une compétition de bloc du nom de Melloblocco est organisée chaque année sur des blocs naturels dans la région du Val Masino en Italie[41].

Les compétitions officielles se déroulent généralement en trois tours : qualifications, demi-finale et finale, avec possibilité de super-finale en cas d'ex-æquo à la première place. Il existe trois disciplines principales :

Difficulté

Durant les épreuves de difficulté, les concurrents grimpent la même voie en tête, les uns après les autres . Le vainqueur est celui qui atteint le plus haut point de la voie, en un seul essai. Une voie est réussie (comptée « TOP ») lorsque la dernière dégaine de la voie a été « mousquetonnée », si elle n'est pas réussie la dernière prise tenue par le grimpeur est comptabilisée. Pour le classement, on tient compte également de la façon dont la dernière prise a été utilisée. Un grimpeur qui l'aura valorisé en initiant un mouvement vers la prise suivante sera classé devant celui qui l'aura simplement tenue, qui sera lui-même classé devant celui qui ne l'aurait que touchée avant de chuter. Depuis 2012, la durée d'ascension est prise en compte pour le classement en cas d'égalité[42]. Un temps limite (généralement entre 5 et 10 minutes, suivant le type de voie) est de plus octroyé à chaque grimpeur pour terminer sa tentative. Passé ce délai, le compétiteur est arrêté dans sa progression et la hauteur mesurée à l'endroit de cet arrêt. Les compétitions de difficulté peuvent aussi faire intervenir plusieurs voies lors du tour de qualification. Le classement est alors obtenu en effectuant la moyenne des classements obtenus sur chacune des voies. À l'issue des qualifications, sont retenus les 26 meilleurs pour la demi-finale. À l'issue de la demi-finale, il ne reste plus que les 8 mieux classés. En cas d'égalité sur un tour, les concurrents sont départagés d'après les résultats des tours précédents.

La plupart du temps, les compétiteurs doivent grimper la voie à vue. Cela signifie qu'ils ne sont pas autorisés à voir les autres grimpeurs sur la voie car autrement leurs concurrents pourraient voir les astuces ou les erreurs des grimpeurs les ayant précédés, ce qui leur donnerait un énorme avantage. Il ne peuvent pas non plus recevoir de conseils d'autres grimpeurs, et n'ont qu'un temps limité pour observer la voie à son pied. Sinon les grimpeurs grimpent la voie flash, après avoir pu observer les techniques et enchaînements donnés par l'ouvreur de la voie, qui effectue une démonstration, puis par les autres grimpeurs.

Vitesse

Les épreuves de vitesse se déroulent sur deux voies identiques durant lesquelles les concurrents doivent atteindre au plus vite le sommet. Le vainqueur est celui qui réalise le meilleur temps. Les grimpeurs qui tombent avant d'arriver au sommet de la voie sont disqualifiés. Lors des qualifications, chaque grimpeur effectue généralement deux essais. Le classement est effectué d'après le meilleur des deux temps ou d'après le total des deux temps réalisés (notamment lorsque les deux voies ne sont pas rigoureusement identiques).

Suivant le nombre de compétiteurs, les 8 ou 16 mieux classés accèdent au tour final qui se déroule sous forme d'élimination directe. Le 1er est opposé au dernier classé, le 2e à l'avant-dernier, etc. Chacun de ces duels se déroule en deux essais, avec changement de couloir entre chaque essai.

Le record du monde est détenu depuis janvier 2012 par le chinois Qixin Zhong qui a grimpé le mur officiel de 15 m en 6,26 s. Cela représente une progression de 2,4 m⋅s-1. Cette performance a été établie à l'occasion des « Jiangyin Rock Master » qui se sont déroulés en Chine[43].

Bloc

Les épreuves classique de bloc se déroulent sur un circuit à vue de quatre à huit blocs. Sur chaque bloc, les prises de départ à utiliser avec les mains et les pieds sont imposées, ainsi que la prise d'arrivée qui doit être tenue à deux mains. Une prise intermédiaire dite « bonus » sera également matérialisée.

Chaque compétiteur dispose d'un temps fixe (généralement 6 minutes) pour observer et tenter de réussir chacun des blocs, en réalisant plusieurs essais si nécessaire. Entre chaque bloc, il bénéficie d'une période de repos de même durée. Pour chaque tour, les compétiteurs sont classés selon : Le nombre de blocs réussis, en ordre décroissant, puis la somme des nombres d'essais pour réussir les blocs, par ordre croissant, puis le nombre de prises bonus tenues, en ordre décroissant et enfin la somme des nombres d'essais pour tenir les prises bonus, par ordre croissant.

La formule contest voit tous les compétiteurs d'une même catégorie disposer d'un temps commun, généralement deux à trois heures, pour tenter de venir à bout du plus grand nombre de blocs possibles parmi les plusieurs dizaines qui leur sont proposés, dans l'ordre qu'ils choisissent. Le nombre d'essais n'est pas pris en compte. Chaque bloc réussi rapporte au final 1 000 points divisés par le nombre de fois où il a été réussi (le grimpeur qui est seul à réussir un bloc reçoit 1 000 points, si 5 grimpeurs en réussissent un autre, ils reçoivent chacun 1 000/5=200 points). Le vainqueur est celui qui aura obtenu le plus grand total de points. La formule contest est réservée au premier tour qualificatif des compétitions de bloc (parfois l'unique tour). 2007 est l'année qui a vu Juliette Danion consacrée Championne du Monde de Bloc.

Entraînement

Durant son apprentissage, un grimpeur voit son niveau progresser. Il peut présenter un souhait d'atteindre de meilleures performances soit dans le cadre de la compétition ou pour atteindre des projets personnels. Pour cela il va mettre en place des techniques d'entraînement en s'aidant de matériel spécifique.

Techniques d'entraînements

L'entraînement s'organise selon différent plan : le physique, la technique et le plan mental et stratégique. Une progression dans ces différentes composantes permettra au grimpeur d'améliorer son niveau. Cela peut s'organiser en fonction du type de pratique : par exemple, sur le plan physique, les grimpeurs de bloc favorisent le développement de la puissance, les grimpeurs de voie cherchant en plus à améliorer leurs qualités de résistance et de récupération dans l'effort[44].

Technique

En premier lieu, le grimpeur entraîne - naturellement - son niveau technique. C'est ce qu'il fait lorsqu'il pratique l'escalade. À un certain niveau, il rencontre un stagnement dans sa courbe de progression. C'est à ce moment qu'il mets en place un entraînement spécifique sur son niveau technique.

Généralement, cela passe par un apprentissage et une mise en pratique des différents mouvements. Ce but est souvent atteint en diversifiant les supports : le grimpeur essaye des voies différentes et compose sa pratique entre le bloc, court, et des voies, plus longues. Le fait de diversifier les types de prises permet au grimpeur d'acquérir un bagage supplémentaire. De même il est possible de grimper sur différents types de rocher pour acquérir des techniques spécifiques supplémentaires.

Physique

En second lieu, le grimpeur cherche à améliorer son niveau sur le plan physique. Il est possible au grimpeur d'améliorer sa « force pure ». Cette force lui permettra d'être plus performant sur le plan musculaire : il sera capable de fournir un puissance musculaire plus important pendant un temps réduit. Il est distingué également d'autres composantes physiques, notamment l'« endurance ». Celle-ci est la capacité à fournir un effort long, sans repos et s'inscrivant dans la durée. Le grimpeur a également la capacité de développer sa « résistance ». Cela représente sa capacité à fournir un effort intense durant une courte période lorsqu'il grimpe une voie. Enfin, on distingue la composante de la « continuité ». Cette aspect est le fait pour un grimpeur d'avoir la capacité à enchaîner plusieurs voies avec des pauses ou repos[45].

Sur le plan physique, le grimpeur peut également s'entraîner pour renforcer sa résistance articulaire. Lors de l'escalade, les articulations - et particulièrement les doigts - sont très sollicités. C'est cela que le grimpeur entraînera particulièrement notamment pour éviter les blessures. Enfin il est possible d'améliorer sa souplesse et l'élasticité de ses muscles (stretching) ; cela a pour effet d'offrir plus de possibilités au corps, notamment pour atteindre des prises ou réaliser des mouvements qui n'était pas possible auparavant[44].

Mental et stratégie

Enfin pour améliorer sa technique, le grimpeur pourra améliorer son mental et sa stratégie face à une voie. Avant d'entamer une escalade, le sportif a la possibilité de visualiser les prises présentes et les mouvements à effectuer pour atteindre le sommet. Cette préparation s'appelle la « lecture de voie ». Ainsi le grimpeur peut améliorer cette phase en favorisant une bonne mémorisation, une bonne concentration et une prise de décision juste.

Aussi, sur le plan mental la personne qui escalade peut parfaire sa confiance, notamment envers le matériel utilisé, envers son assureur qui le retient en cas de chute mais aussi en lui pour tenter des mouvements durs. Comme dans d'autres sports un esprit combattif est à privilégier pour atteindre ses objectifs[46]

Stratégiquement, le grimpeur s'entraînera aussi à mieux se gérer personnellement. Tout d'abord il peut apprendre à organiser sa grimpe pour éviter des creux de fatigue. Aussi il fera attention dans ses cycles d'entraînement à bien s'échauffer pour éviter les blessures et aussi à reconnaître le moment opportun pour tenter une voie ou un mouvement difficile. Enfin en vue de maintenir un bon niveau de forme, le grimpeur apprendra à correctement s'hydrater et se nourrir mais aussi à éviter le surentraînement qui peut amener à se blesser, se fatiguer inutilement ou se démotiver.

Matériel d'entraînement

Une salle d'entraînement avec un pan Güllich au centre et un pan sur le mur de gauche

Pour s'entraîner, les grimpeurs ont à disposition plusieurs moyens d'entraînement qui dépendent des objectifs fixés. De manière général, un grimpeur peut pratiquer la course à pied, le footing ou la corde à sauter pour améliorer sa forme. Plus spécifiquement il peut pratiquer la musculation pour entraîner des muscles plus particuliers, par exemple avec une barre de traction.

Des outils d'entraînement spécialisés pour l'escalade existent. Il s'agit par exemple du pan qui regroupe une quantité importante de prises afin d'offrir un grand panel de gestuelles possibles. Le Pan Güllich ou la poutre permettent également un entraînement des mouvements spécifiques à l'escalade.

Plus particulièrement, il est possible de s'entraîner avec un Power putty qui est pâte souple à travailler dans la main pour renforcer les doigts. Le grimpeur peut aussi se servir d'un chronomètre, d'un cardiofréquencemètre, d'une caméra pour pouvoir mesurer ses performances et ensuite étudier comment les améliorer. Dans une situation de renforcement musculaire, l'entraînement peut consister à utiliser des poids, soit en musculation (haltère, tractions, ...) soit en situation de grimpe.

Risques

L'escalade, comme la plupart des sports, présente des risques. Ceux-ci sont principalement de deux natures, chute du grimpeur ou chute d'objets.

La chute du grimpeur, relativement fréquente en escalade, n'entraîne généralement pas de blessures car elle est amortie par la chaîne d'assurage (assureur, dispositif d'assurage, corde, points de progression, baudrier). Néanmoins, des défaillances dans cette chaîne peuvent causer une longue chute, une chute violente (chute de facteur 2), voire un retour au sol. Les défaillances les plus fréquentes sont une faute d'attention de l'assureur, un mauvais encordement, une mauvaise utilisation du dispositif d'assurage, voire une rupture de point de progression (surtout en escalade artificielle). De par les normes très strictes posées sur le matériel, les erreurs humaines dominent sur les défaillances du matériel.

Dans les sites naturels, des chutes d'objets peuvent se produire : rocher instable, bloc de glace (en cascade de glace), matériel perdu par les cordées situées au-dessus, ou même objets lancés par des individus inconscients situés en haut des voies. Afin de s'en protéger, le port du casque est vivement recommandé. De plus, le bon sens incitera les grimpeurs à crier « corde », « cailloux » s'il leur arrive d'en faire glisser.

Encadrement

Pour acquérir les connaissances permettant d'évoluer en toute sécurité dans la pratique de l'escalade, un encadrant qualifié est nécessaire. En France, les moniteurs d'escalade titulaires d'un B.E.E.S. option escalade sont formés pour encadrer et enseigner l'escalade contre rémunération dans toutes ses dimensions, à condition que l'altitude soit inférieure à 1 500 m. Ils sont aussi habilités à encadrer et enseigner le canyonisme. Les guides de haute montagne, formés en France par l'ENSA, disposent aussi de ces prérogatives, sans limite d'altitude.

En 2011, les titulaires du Certificat spécialisé en activité escalade (CSAE) du BPJEPS actvité physique pour tous (APT) ont autorité pour encadrer la pratique de l'escalade contre rémunération en SAE et en SNE sur voie d'une longueur (jusqu'au premier relai).

Dans le milieu associatif, les clubs sportifs liés au milieu de la montagne, affiliés au CAF ou la FFME, dispensent des formations de moniteur, plus exactement d'initiateur fédéral escalade. Ces initiateurs escalade seront alors habilités à encadrer bénévolement des groupes de grimpeurs même si ces derniers ne sont astreint à aucune obligation de formation. Ces formations sont néanmoins fortement conseillées.

Image de l'escalade dans les médias

Emballage d'un téléphone robuste
Emballage d'un téléphone « robuste » (à la norme IP54) avec l'image d'un grimpeur

De par ses différents aspects, l'escalade véhicule des images qui sont parfois utilisés dans le milieu de la publicité, autant télévisée que papier[47]. L'image d'une cordée de deux grimpeurs soudés est intéressante pour renforcer l'esprit d'équipe dans une entreprise. Les aspects de dépassement de soi, de concentration et de détermination motivent aussi les agences de communication à utiliser l'escalade.

À la télévision

Duracell fait pratiquer ce sport à un de ses lapins mythiques pour vanter les mérites de longévité ou d'endurance de ses piles[48]. La marque de barres de céréales Grany utilise l'aspect « proche de la nature » avec une publicité mettant en image Patrick Edlinger diffusée en 2004[49]. Cette publicité en reprend une diffusée plus tôt en 1998 de la même marque mettant en avant le « contact et la pureté » du sport pour vanter les mérites du produit[50]. La technique puriste de Patrick Edlinger est aussi utilisé pour amener une image « pure » des barres Grany[51].

Annexes

Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : Ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article

  • Fred Labreveux et Philipe Poulet, Toute l'escalade, Les Echelles, Mission Spéciale Productions, coll. « Collection A-Z initiation et perfectionnement », 2009, 208 p. (ISBN 978-2-916357-25-6)  Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Olivier Broussouloux et Laurence Guyon, Escalade et performance : Préparation et entraînement, Éditions Amphora, 13 octobre 2004, 352 p. (ISBN 978-2851806550) 
  • Club alpin français, Manuel de la montagne [détail des éditions] 
  • Jean-Pierre Verdier et Didier Angonin, Escalade : S'initier et progresser, Éditions Amphora, 4 février 2004, 352 p. (ISBN 978-2851806376) 
Escalade à Amellago (Maroc)

Notes

  1. Emploi comme nom commun, vers 1896, de varappe, nom d'un couloir rocheux du mont Salève, près de Genève où, dès 1876, des grimpeurs se retrouvaient.
  2. En bloc, la cotation est notée avec une lettre majuscule pour la différencier de la cotation en voie qui utilise une lettre minuscule. De plus, à cotation équivalente, le bloc est plus difficile, et on compte généralement qu'un bloc coté 7A est équivalent à une voie cotée 7b.
  3. Relais ou relai selon les orthographes admises

Références

AFNOR :

  1. Afnor - Norme EN 892. Consulté le 27 avril 2012
  2. Afnor - Norme EN 893. Consulté le 27 avril 2012
  3. Afnor - Norme EN 12492. Consulté le 27 avril 2012
  4. Afnor - Norme EN 12572-1. Consulté le 27 avril 2012
  5. Afnor - Norme EN 15312-A1. Consulté le 27 avril 2012
  6. Afnor - Norme EN 12572-2. Consulté le 27 avril 2012
  7. Afnor - Norme EN 12572-3. Consulté le 27 avril 2012

Autres sources :

  1. a et b La Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade (FFME) sur www.ffme.fr. Consulté le 27 mai 2011
  2. a, b et c La fédération : Qui sommes nous? sur www.ffcam.fr. Consulté le 27 mai 2011
  3. Plus d'un million de pratiquants sur www.linternaute.com. Consulté le 27 mai 2011
  4. a et b Les précurseurs : des explorateurs de l’altitude sur www.grimper.com. Mis en ligne le 23 Septembre 2009, consulté le 23 mai 2009
  5. Club Alpin Suisse : Portrait sur www.sac-cas.ch. Consulté le 26 mai 2011
  6. (de) Der Verein : Porträt sur www.alpenverein.de. Consulté le 27 mai 2011
  7. (en) About The Alpine Club sur www.alpine-club.org.uk. Consulté le 27 mai 2011
  8. [PDF] Elodie Le Comte, « Du temps où escalade se disait varappe » sur www.telepheriquedusaleve.com. Consulté le 26 mai 2011
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  10. (en) History of the UIAA sur www.theuiaa.org. Consulté le 27 mai 2011
  11. L'histoire de l'escalade sur www.planetgrimpe.com. Consulté le 27 mai 2011
  12. a, b et c Fred Labreveux et Philipe Poulet, Toute l'escalade, Les Echelles, Mission Spéciale Productions, coll. « Collection A-Z initiation et perfectionnement », 2009, 208 p., p. 17 
  13. Claude, « Histoire de l'escalade » sur www.grimpavranches.com. Mis en ligne le 2 mars 2012, consulté le 25 avril 2012
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  21. (en) World Cup Women Lead Final Results - 1993 sur www.ifsc-climbing.org. Mis en ligne le 10 décembre 1993, consulté le 28 avril 2012
  22. (en) World Cup Women Lead Final Results - 1994 sur www.ifsc-climbing.org. Mis en ligne le 26 novembre 1994, consulté le 28 avril 2012
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  48. [vidéo] Vidéo de la publicité Duracell avec des lapins grimpeurs sur YouTube
  49. Vidéo de la publicité de Grany avec Patrick Edlinger en 2004 sur www.ina.fr. Mis en ligne le 26 avril 2004, consulté le 14 décembre 2011
  50. Vidéo de la publicité de Heudebert Grany avec Patrick Edlinger en 1998 sur www.ina.fr. Mis en ligne le 16 février 2011, consulté le 14 décembre 2011
  51. Vidéo de la publicité remaniée de Heudebert Grany avec Patrick Edlinger en 1998 sur www.ina.fr. Mis en ligne le 16 février 2011, consulté le 14 décembre 2011

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