Sharon Stone poursuivie par une ancienne nounou
La comédienne de Basic Instinct semble ne pas avoir eu "d'instinct" avec l'une de ses anciennes employées. Une femme, clamant être son ancienne nounou, affirme que Sharon Stone lui a fait des remarques désobligeantes sur son appartenance ethnique et ses croyances religieuses, durant le temps...
Vitry-sur-Seine
| Vitry-sur-Seine | |||
|---|---|---|---|
L'hôtel de ville |
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Île-de-France | ||
| Département | Val-de-Marne | ||
| Arrondissement | Arrondissement de Créteil | ||
| Canton | chef-lieu des cantons de Vitry-Est, Vitry-Nord et Vitry-Ouest | ||
| Code commune | 94081 | ||
| Code postal | 94400 | ||
| Maire Mandat en cours |
Alain Audoubert 2008-2014 |
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| Intercommunalité | aucune | ||
| Site web | mairie-vitry94.fr | ||
| Démographie | |||
| Population | 85 380 hab. (2009) | ||
| Densité | 7 316 hab./km2 | ||
| Gentilé | Vitriots | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 27 m — maxi. 106 m | ||
| Superficie | 11,67 km2 | ||
Vitry-sur-Seine est une commune française, située dans le département du Val-de-Marne et la région Île-de-France, à environ quatre kilomètres au sud de Paris.
Située sur la rive gauche de la Seine, la commune est traversée par la ligne Paris - Bordeaux. Faiblement urbanisée au début du XXe siècle, elle connaît une croissance démographique à partir de l'entre-deux-guerres pour atteindre 85 380 habitants en 2009. Historiquement siège de nombreuses carrières et pépinières, notamment pour les lilas, la commune s'est fortement industrialisée au cours du XXe siècle. La commune fait partie de la Ceinture Rouge, avec une municipalité communiste à la tête de la ville depuis 1925. Ses habitants sont appelés les Vitriots.[1].
Sommaire
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Géographie
Localisation
La commune de Vitry-sur-Seine est la plus grande du Val-de-Marne par sa superficie (11,67 km2), et la seconde par son nombre d'habitants derrière Créteil. Elle est bordée au nord par Ivry-sur-Seine, à l’est par Alfortville, au sud par Choisy-le-Roi et Thiais, à l’ouest par Chevilly-Larue et Villejuif.
Ses limites géographiques sont la Seine à l’est, l’autoroute A86 au sud, la route nationale 7 à l’ouest, et au nord, en partie, le glacis sud du fort d'Ivry.
Communes limitrophes
Géologie et relief
La commune se situe au cœur du bassin parisien, unité géologique constituée de roches relativement jeunes, partout recouverte d’alluvions plus ou moins récentes. La Seine en creusant son lit a formé le plateau de Longboyau, Vitry-sur-Seine étant située au nord de ce plateau[2]. La commune s'étend du plateau jusqu'à la vallée de la Seine.
Le sous-sol de la commune a été exploité jusqu'au début du XXe siècle pour fournir des matériaux de construction dans toute la région, ce qui explique la présence d’anciennes carrières, notamment sur le plateau[3]. On retrouve du calcaire grossier au nord du territoire communal au niveau du fort d'Ivry et du quartier des Malassis, du gypse au sud, et du sable du lit de la Seine sur la plaine alluviale.
Hydrographie
La ville est bordée à l'est sur 3,8 km par la Seine, dont le régime est relativement régulier. Elle est néanmoins sujette à des crues importantes, dont la dernière remonte à 1956[4]. Depuis la construction en amont de quatre barrages-réservoirs entre 1949 et 1990 le long de la Seine, le nombre de crues petites et moyennes a diminué.
La crue de la Seine de 1910, considérée comme une crue centennale, a marqué la ville, dévastant 1 500 logements et laissant 8 000 habitants sans abri[4]. Cependant, les inondations par crue et débordement de la Seine sont des phénomènes lents, et en janvier 1910 la montée des eaux n’a pas dépassé un mètre en 24 heures.
Climat
Le climat de Vitry-sur-Seine est de type océanique dégradé. La station d'observation la plus utilisée pour la météorologie à Vitry-sur-Seine est celle de Paris Montsouris[5]. Le climat dans les départements de la petite couronne parisienne est caractérisé par un ensoleillement et des précipitations assez faibles.
Le tableau suivant donne les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station de Paris Montsouris recueillies sur la période 1961 - 1990 :
| Mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 2,0 | 2,6 | 4,5 | 6,7 | 10,1 | 13,2 | 15,2 | 14,8 | 12,6 | 9,4 | 5,2 | 2,9 | 8,3 |
| Température moyenne (°C) | 4,1 | 5,2 | 7,8 | 10,6 | 14,3 | 17,4 | 19,5 | 19,2 | 16,7 | 12,7 | 7,7 | 5,0 | 11,7 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,3 | 7,9 | 11,0 | 14,5 | 18,4 | 21,6 | 23,9 | 23,6 | 20,8 | 16,0 | 10,1 | 7,0 | 15,1 |
| Précipitations (mm) | 55,0 | 45,4 | 52,2 | 49,5 | 62,0 | 53,2 | 58,3 | 46,0 | 52,9 | 54,9 | 57,0 | 55,1 | 641,6 |
Voies de communication et transports
Voies routières
Le réseau routier de Vitry-sur-Seine comprend plusieurs catégories de voies[7]. Une autoroute borde la commune au sud, l'A86 (sortie no 24). Le réseau routier départemental est composé de deux voies magistrales, du nord au sud la D5 (ex-N305) et à l'ouest la D7 (ex-N7), de trois voies principales, d'est en ouest la RD148, du nord au sud la RD152 et du nord-est à l'ouest la RD155, et d'une voie secondaire, du nord au sud la RD274. Au total, Vitry-sur-Seine compte 125 km de voiries, dont 100 km de voies communales. La ville ne compte que 11 km de pistes cyclables.
Le seul franchissement de la Seine entre Vitry-sur-Seine et Alfortville se fait au pont du Port à l'Anglais, implanté sur la RD148.
Chemin de fer
Vitry-sur-Seine est desservie par la ligne C du RER d'Île-de-France grâce à deux stations, les gares de Vitry-sur-Seine et des Ardoines, toutes deux situées sur la ligne Paris - Bordeaux et en zone 3 du système de tarification des transports en commun d'Île-de-France. La desserte se fait par les missions origine / destination Massy-Palaiseau (MONA) et Pont de Rungis - Aéroport d'Orly (ROMI). Ce sont des trains qui utilisent la ligne de Choisy-le-Roi à Massy - Verrières, élément de la grande ceinture de Paris. Les trains se dirigeant vers d'autres lignes par Juvisy traversent les deux gares de Vitry sans arrêt. Pour atteindre Juvisy où les gares situées plus au sud, il faut changer de train à Choisy-le-Roi.
Le temps de parcours Vitry-sur-Seine - Saint-Michel - Notre-Dame (correspondance avec le RER B) est de treize minutes, et la gare de la Bibliothèque François Mitterrand (correspondance avec la Ligne 14 du métro de Paris) peut être rejoint en six minutes. Les trains se succèdent toutes les quinze minutes, tout au long de la journée, quel que soit le jour de la semaine[8]. Il est à noter que les lignes de bus sur la commune ne sont pas configurées pour assurer la correspondance avec le RER C, mais avec le métro de Paris (voir ci-dessous).
Métro et autobus
Vitry-sur-Seine n'est traversée par aucune ligne de métro, mais le nord et l'ouest de la commune sont toutefois desservies par les deux branches de la ligne 7 du métro de Paris. La ligne de bus RATP n° 182 fait la navette entre le terminus Mairie d'Ivry et la gare de Choisy-le-Roi, en traversant Vitry du nord au sud suivant un itinéraire proche de la voie ferrée. La gare des Ardoines est desservie au passage, mais à une certaine distance. Depuis la mairie d'Ivry (et la bibliothèque François-Mitterrand), la ligne RATP n° 132 se dirige vers la mairie de Vitry et trouve son terminus à la cité du Moulin-Vert : c'est l'unique terminus d'une ligne de bus sur le territoire communal. Un second axe d'autobus nord-sud est représenté par la ligne RATP n° 183, qui quant à elle fait la navette entre la station Porte de Choisy et l'aéroport Paris-Orly en passant par la mairie[9].
Les lignes de bus RATP n° 172 et 180 établissent la correspondance avec le métro à Villejuif - Louis Aragon et traversent la commune d'ouest en est. La première se rend à Créteil - L'Échat ; la seconde se rend à Charenton - Écoles et est l'unique ligne de bus desservant la gare de Vitry-sur-Seine ; les deux terminus étant situés sur la ligne 8 du métro de Paris. Les stations de métro Villejuif - Léo Lagrange et Villejuif - Léo Lagrange ne sont éloignées que de quelques centaines de mètres des quartiers nord-ouest de Vitry. Finalement, les lignes RATP n° v7, 285 et 293 traversent le territoire communal en périphérie, sans atteindre le centre-ville[9].
L'ensemble des lignes de bus mentionnées fonctionnent tous les jours de l'année du matin jusqu'après minuit, et les jours ouvrables, les fréquences minimales en pleine journée ne tombent pas en-dessous de quinze minutes. Trois lignes font parties du réseau Mobilien, à savoir les lignes 172, 180 et 183, et proposent aux voyageurs une plus grande fréquence de passage des autobus avec une amplitude de fonctionnement plus importante le matin et le soir[10]. Entre la fin et le début de service des lignes ordinaires, trois lignes Noctilien prennent le relais : la N 31 sur l'itinéraire de la ligne RATP n° 183, et la N 131 sur l'itinéraire de la ligne RATP n° 182, avec toutefois des origines et destinations différentes. La N 22 ne touche Ivry-sur-Seine qu'en périphérie[11].
Projets
Métro
Le projet de métro automatique Grand Paris Express prévoit la traversée de Vitry-sur-Seine par la ligne rouge circulaire à l’horizon 2017. Ce projet nécessiterait la création de la gare Vitry Centre et l’aménagement de la gare des Ardoines[12].
Tramways
Fin 2010, les travaux pour la nouvelle ligne 7 du tramway d'Île-de-France ont commencé[13]. Deux stations sont programmées à Vitry, dont une station « École Départementale » (carrefour rue Édouard Tremblay / D7) et une station « Petite Bretagne » (carrefour rue du Moulin Vert / D7).
Un autre projet de tramway est prévu en remplacement de la ligne RATP no 183, la plus fréquentée d’Île-de-France (57 000 voyageurs par jour et 16 millions de voyageurs par an)[13]. La mise en œuvre est prévue en 2013-2015, le site propre est en cours de traitement à Ivry-sur-Seine ainsi que l’aménagement sur la partie sud de Vitry-sur-Seine sur la D5.
T Zen
La création d'une ligne de bus à haut niveau de service en site propre est à l'étude et deviendrait la ligne 5 du T Zen[14],[15]. Ce projet vise à relier la gare de la Bibliothèque François Mitterrand à la gare de Choisy-le-Roi via la gare des Ardoines pour une mise en service en 2019.
Un autre projet de création de ligne de bus nord/sud devrait aussi voir le jour avec un transport en commun « Arc Sud » reliant la ligne 7 du tramway d'Île-de-France au futur tramway sur la D5, à la gare des Ardoines et à la ligne D du RER d'Île-de-France, en utilisant les ponts des voies ferrées et de la Seine[13].
Bus
Le prolongement de la ligne no 132 de la cité du Moulin Vert vers la ligne 7 du tramway d'Île-de-France est prévue à hauteur de la station « Petite Bretagne »[13].
Bateau-bus
Une extension de la navette fluviale Voguéo reliant Vitry-sur-Seine aux Invalides est projetée jusqu'au pont du Port à l'Anglais à partir de 2013, lorsque le service reprendra suite à la période d'expérimentation menée entre la Gare de Paris-Austerlitz et l'école vétérinaire de Maisons-Alfort de 2008 à 2011[16],[17]. Au-delà, le franchissement d'une écluse serait un défi pour la qualité de service et n'est donc pas envisagé lors de ce projet[18].
Transport aérien et accès à l'aéroport
Vitry-sur-Seine est située à proximité de l'aéroport Paris-Orly. La ligne C du RER permet de rejoindre directement la station Pont de Rungis - Aéroport d'Orly depuis deux gares de la commune sur le RER C : Vitry-sur-Seine et Les Ardoines. Des navettes par autobus relient Pont de Rungis à l'aéroport proprement dit. De même, les lignes de bus RATP no 183 et no 285 permettent de rejoindre directement l'aéroport d'Orly.
Urbanisme
Morphologie urbaine
| Type d’occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Espace urbain construit | 80,2 % | 932,00 |
| Espace urbain non construit | 10,8 % | 125,07 |
| Espace rural | 9,0 % | 104,78 |
| Source : Iaurif[19] | ||
Le plan local d'urbanisme (PLU) de la commune a été révisé en 2006 à partir des conclusions d'une enquête faite en 2003 auprès des habitants et dont les résultats ont fait l'objet d'un projet d'aménagement et de développement durable (PADD)[20]. L'élaboration de ce PLU s'est achevée par l'adoption du projet définitif lors d'un vote du conseil municipal le 17 mai 2006.
Logements
Diverses formes d'habitat cohabitent à Vitry-sur-Seine, le parc de logements comportant un nombre important de logements sociaux de type HLM (plus de 40 % du parc), et un parc de logements privés comprenant une forte proportion de maisons individuelles (plus de 30 % du parc privé)[21]. Près de 60 % des logements ont été construits entre 1949 et 1974, mais on peut noter que le parc de logements est actuellement en croissance, principalement aux abords de la D5 et le long d’un axe centre ville/gare RER.
Quartiers
La ville est découpée en onze quartiers selon le redécoupage des comités de quartiers adopté par le conseil municipal le 24 juin 2009[22]. Chacun a pour référent un ou plusieurs élus qui, avec les habitants qui le souhaitent, constituent le conseil de quartier.
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Espaces verts
Les espaces verts représentent 25 % de la surface totale de la ville[23], soit 1 168 hectares, dont 80 hectares d'espaces verts municipaux, 100 hectares pour le parc départemental des Lilas et 5 000 jardins privatifs. Il existe trois grands parcs dans la ville, le parc du Coteau-Marcel Rosette, le parc Daniel-Ferry à destination des enfants, et le parc Joliot-Curie. La ville compte également neuf squares, sept places et des promenades.
Toponymie
Étymologie de Vitry
Le nom de Vitry est d'origine gallo-romaine. Lors de l'occupation de Lutèce par les troupes romaines, des colons romains s'installent sur les meilleures terres aux alentours, et donnent le nom de Civitas Parisii, qui signifie en latin « la cité des parisiens », à cette bourgade des bords de Seine[24]. Un riche colon gallo-romain, qui a pour nom Victorius, fait construire une villa sur le territoire de l'actuelle commune aux alentours de la seconde moitié du Ie siècle. Elle devient Victoriacum, qui signifie en latin « le domaine de Victorius », avant que les déformations gallo-romaines ne donnent « Vitriacum » au IXe siècle, puis « Vitrii-les-Parisii » ou « Vitri-lèz-Paris »[25].
Dénomination de la commune
Comme pour beaucoup de localités proches de grandes villes, il a été de coutume de faire suivre le Vitry du nom de sa grande voisine, et la fin du XIVe siècle la ville s'est ainsi nommée « Vitry-près-Paris ». Cependant, à partir de la fin du XVIe siècle, les registres paroissiaux ainsi que les actes notariés portent fréquemment la mention de « Vitry-sur-Seine ». Au XVIIe siècle, compte tenu de l'importance prise par les pépiniéristes, la question est été posée de savoir si « Vitry-sur-Seine » ne deviendrait pas « Vitry-aux-Arbres ». En 1897, le conseil municipal opte finalement pour « Vitry-sur-Seine ».
Toponymie de détail
En 1280, les Langlois, anciens serfs du chapitre Notre-Dame, s'installent au bord de la Seine, construisent une ferme et creusent un port, dénommé « Port à Langlois »[26]. Au cours des siècles, et du fait des déformations successives, le lieu-dit devient « Port-à-l'Anglais », et constitue un des deux villages qui formeront plus tard la ville de Vitry-sur-Seine.
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Lors de fouilles archéologiques, un squelette de paléothérium, sorte de tapir, datant de l'ère tertiaire et conservé au muséum national d'histoire naturelle à Paris, et les restes d'un anoplothérium, lointain parent de l'antilope, ont été retrouvés sur le territoire de la commune[27].
Des outils paléolithiques et néolithiques ont été retrouvés dispersés un peu partout sur le territoire de la commune, en particulier autour du « Port à l’Anglais » et dans les carrières de Gournay[28]. Des sites datant de l’âge du bronze et de l'âge du fer ont été mis à jour sur dans le parc des Lilas[29]. Plusieurs fosses complexes, des vestiges de structures de combustion de même qu'un vase entier vieux de 6 500 ans ont été observés à cette occasion, et pourraient indiquer qu'une partie du parc était cultivée dès le néolithique.
Une sépulture isolée datant du IIIe siècle av. J.-C. a été découverte sur le coteau. Une vaste nécropole de la même période a été découverte dans la plaine de Vitry. La présence de nombreuses épées aux côtés des défunts, dont l’une conservée au musée Carnavalet, démontre l’existence d’une élite de guerriers Parisii sur ce territoire. De même, plusieurs structures agricoles et une inhumation datant d'avant l'invasion romaine ont été fouillées à la fin des années 1990 sur le plateau, au sein du « Parc des Lilas »[29].
Au cours de la Guerre des Gaules, la direction de la défense de Lutèce fut confiée à Camulogène, cet épisode étant connu comme la « bataille de Lutèce »[30]. Le lieu précis où cette bataille a été donnée a beaucoup préoccupé les érudits, mais de nombreux indices donnent à croire que cette bataille aurait eu lieu dans la plaine de Vitry en 52 av. J.-C.[31],[32]. La bataille oppose les légions romaines commandées par Titus Labienus et une coalition Gauloise composée de Sénons, de Parisii et d'Aulerques Éburovices dirigés par Camulogène, qui sera tué lors de la bataille. Suite à cette victoire, les Romains se rendent à Agedincum reprendre leurs bagages et rejoignent ensuite César revenant de Gergovie.
On peut retrouver les marques d'une voie romaine empierrée sous l’avenue de Choisy à Paris et dans une sablière à Orly, qui se poursuivait à l’origine à Vitry-sur-Seine au niveau de la rue Constant Coquelin. Cette ancienne voie royale est devenue la route nationale 305[28].
Moyen Âge
La prise de Lutèce par Clovis au Ve siècle entraîne l'installation de fermes sur le territoire de Vitry, au niveau du Port-à-l'Anglais et sur les pentes du plateau[33]. À la mort de Clovis, le royaume est partagé, et le village fait partie du domaine royal du royaume de Neustrie.
Au IXe siècle les Normands envahissent et brûlent Paris, de même que les campagnes aux alentours, et pillent Vitry en 886 et 887, détruisant l'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais[34].
Au XIIe siècle, on commence à trouver la mention de Vitry sur certains actes. Jusqu'au XIIIe siècle, la presque totalité des biens appartient à des ordres religieux. À la fin du XIVe siècle, Vitry jouit déjà d'une administration municipale. En 1462, une visite archidiaconale indique que les deux paroisses comptent environ 47 feux (47 foyers), soit approximativement 211 habitants. Au XVe siècle, des laïcs commencent à acheter des terres aux communautés religieuses, formant des fiefs appartenant à des seigneurs qui sont dits « en partie seigneurs de Vitry ».
Lors de la Grande Jacquerie en 1358, les rebelles parisiens unis aux Jacques parcourent la banlieue de Paris pour dévaster les propriétés des conseillers du régent Charles II de Navarre. Au cours de sa lutte avec Étienne Marcel, le dauphin Charles plaça son camp à Charenton afin de resserrer le blocus de Paris, et le Port-à-L'Anglais fut le théâtre de combats sanglants[35]. Vitry est une des localités les plus éprouvées et en réparation de ces dommages, Charles rend le 16 mai 1370 une ordonnance exemptant de prises les habitants.
En 1434, des combats sont rapportés autour du port entre Armagnacs et Bourguignons, et la ville est mise à sac par des bandes de brigands[36].
En 1465, la guerre du Bien public entre le roi Louis XI et certains grands seigneurs qui sont venus investir Paris par le sud touche à sa fin. Les Bourguignons assemblent un pont de bateaux au Port-à-L'Anglais pour traverser la Seine, mais ne parviennent pas à débarquer[37].
Époque moderne
En 1572, les réformés tentent de fuir Paris par la Seine lors de la Saint-Barthélemy, mais sont bloqués par un barrage de bateaux au Port-à-l'Anglais par le maître passeur d’eau Nicolas Surgert, agent du duc de Guise[38], et permet le massacre des protestants qui fuyaient Paris.
Suite à l'assassinat d'Henri IV, c'est le favori de Marie de Médicis, le maréchal Concino Concini qui règne sur la France. Louis XIII de France opéra un coup de force : ne pouvant arrêter Concini qui disposait d’une armée personnelle de plus de 7 000 soldats, le roi fit assassiner le maréchal à coups de pistolet par Nicolas de L'Hospital, alors marquis de Vitry, capitaine des gardes du corps, le 24 avril 1617 dans la cour du Louvre. Louis XIII se serait alors écrié : « Vitry, tu m'as fait roi! »[39]. Pour cette action, Nicolas de Vitry est fait maréchal de France.
Au XVIIe siècle, de terribles épidémies de peste ravagent la population et Vitry, comme d'autres villages d'Île-de-France, est décimée. Une plaque dans l'église Saint-Germain rappelle ce fléau[40] :
« Icy reposent les corps d'Antoine de La Loevre, vivant seigneur du Malay en Bourbonnais et de La Bretesche en Brie, mort de la peste, le 15e jour d'octobre de l'an 1631, enterré dans le cimetière de Vitry sur Seine, proche de la croix et de très noble dame Loyse Le Camus, sa femme aussi morte de la peste dans le même lieu le 17e jour d'octobre de l'an 1631, deux jours après son mary. Noble homme François de La Loevre, leur fils escuyer procureur en la chambre des comptes de Paris, a fait mettre cette épitaphe pour servir de monument, à la postérité du respect du respect qu'il avait pour leur mémoire. »
Les guerres de la Fronde amènent leur part de combats autour et dans Vitry. Les « frondeurs » entreprennent en 1649 la conquête de Paris. Les combats à Vitry-sur-Seine et le siège de Paris sont représentés sur une toile de Sauveur Le Conte, Les Actions du Grand Condé, blocus de Paris 1649, conservée au musée Condé[41]. Ce tableau représente les troupes loyalistes emmenées par le Grand Condé pour assurer le blocus de Paris tenu par les « frondeurs ».
La Révolution et l’Empire
À la fin du XVIIIe siècle, Vitry-sur-Seine est divisée en deux paroisses, celle de Saint-Gervais-et-Saint-Protais et celle de Saint-Germain. Le village compte alors entre deux et trois mille habitants. Le château de Vitry appartient à Jacques-Marie de Vougny, ancien mousquetaire du roi. Comparativement au reste de la France, Vitry-sur-Seine jouit d'une situation favorisée grâce aux pépinières installées sur le territoire de la commune, et de nombreux riches bourgeois parisiens y viennent en villégiature[42].
Le cahier de doléances de Vitry-sur-Seine comprend 24 articles, signé par une majorité de marchands d'arbres, et s'intéresse principalement aux questions de la fiscalité, s'oppose à la parcellisation de terres et demande une simplification du système des poids et mesures[43],[44].
Le premier maire de Vitry-sur-Seine est Jean-Honoré Le Fèvre, pépiniériste, qui exerce ses fonctions de premier magistrat de 1790 à 1793, puis de nouveau sous le Directoire de 1796 à 1799[45]. La Révolution assure pour près d'un siècle le pouvoir des pépiniéristes sur la vie municipale. Les départements sont mis en place le 15 janvier 1790, et celui de Paris se divise en trois districts, Vitry-sur-Seine appartenant à celui de Bourg-la-Reine, renommé « Bourg-l'Égalité », d'où le nom de « district de l'Égalité » trouvé dans les documents officiels. Ce district est divisé en huit cantons, Vitry-sur-Seine étant rattaché au canton de Villejuif, malgré les protestations de la municipalité qui souhaite devenir chef-lieu de canton[46].
Une société populaire, « Les Amis de la constitution », s'ouvre à Vitry-sur-Seine et ce comité, lié aux Jacobins, entretient des contacts étroits avec la commune de Paris, et Danton et Robespierre se rendent plusieurs fois à Vitry. L'église Saint-Germain est utilisée pour les assemblées générales et est renommée temple de la Raison le 3 décembre 1793, puis temple pour le culte de la Raison et de l'Être suprême le 17 mai 1794[47]. La société populaire sera dissoute le 1er juin 1795.
L'affaire du Petit-Val, tuerie toujours mystérieuse, passionne l'opinion publique durant le Directoire. Dans la nuit du 20 au 21 avril 1796, François-Gaspard Petit de Petit-Val, un riche financier propriétaire du château de Vitry, est assassiné dans sa propriété ainsi que six personnes, sa belle-mère et ses deux sœurs ainsi que deux femmes de chambre[48]. Le mobile reste un mystère, aucun vol n'ayant été commis, et diverse pistes ont été évoquées, comme un crime politique ou une affaire d'héritage familiale.
Le premier préfet de police de Paris, poste créé au début du Premier Empire, est Louis Nicolas Dubois, propriétaire du château de Vitry, qui occupera la fonction de 1800 à 1811, et deviendra par la suite maire de Vitry-sur-Seine de 1819 à 1821[49].
Époque contemporaine
Révolution industrielle
Au milieu du XIXe siècle, l'industrialisation de la zone entre la Seine et la ligne de chemin de fer débute à Vitry-sur-Seine avec l'arrivée d'une usine de pâtes alimentaires, suivie en 1854 d'une usine de blanchiment de tissus au chlore[50]. La population augmente fortement, en passant de 1 956 habitants en 1821 à 3 745 habitants en 1866. En 1865 est mise en service l'écluse du Port-à-l'Anglais afin d'améliorer la navigabilité sur la Seine, et la gare de Vitry sur la ligne Paris-Corbeil est ouverte en 1860, bien que la ligne fonctionne depuis déjà près de 20 ans.
Guerre de 1870 et Commune de Paris
Pendant le siège de Paris, lors de la guerre de 1870, les Prussiens entrent le 11 septembre 1870 dans Vitry, mais onze jours plus tard sous la direction du général Maud'hui la ville repasse à nouveau sous autorité française, et les positions du Moulin de Saquet sont renforcées[51],[52].
Après la proclamation de la Commune de Paris, les forts et les redoutes autour de Paris, dont le Moulin de Saquet, sont occupés par la Garde nationale, et passent donc aux mains des communards[52]. L'armée versaillaise tente dès le 1er avril 1871 de reprendre le Moulin de Saquet, mais est repoussée par les fédérés. Le commandement du secteur Sud est confié à Walery Wroblewski, mais la redoute du Moulin de Saquet est reprise par la ruse dans la nuit du 3 mai 1871 par les Versaillais, dans des combats qui feront 150 morts[53]. La répression sera terrible, et quinze mille communards seront jetés dans les fosses communes du fort d'Ivry.
On peut noter qu'un procédé de transport du courrier vers la ville de Paris, la boule de Moulins, a été testé lors de la guerre de 1870[54]. Afin de rester en contact avec la ville lors du siège de Paris, les boules sont mises à l'eau en amont de Paris, entre Bray-sur-Seine et Montereau et des filets tendus derrière les lignes ennemies, au niveau du Port à l'Anglais, devaient les récupérer. Malheureusement, envasées, arrêtées par des obstacles, ou passant à côté des filets, les boules ne furent pas très efficaces, si bien qu'aucune des 55 boules envoyées du 4 au 29 janvier 1871 ne fut récupérée pendant le siège.
Belle Époque
L'industrialisation de la ville progresse, et la ville doit s'organiser afin de pallier les problèmes de logements et de transports. Différentes lignes d'omnibus permettent de rejoindre directement Paris. Durant les années 1890 apparaissent les premiers tramways électriques avec la ligne Concorde-Bonneuil et la ligne Concorde-Choisy-le-Roi[55],[56]. Des écoles et une poste sont créés, le gaz arrive à Vitry-sur-Seine en 1866, le téléphone en 1894 et l'électricité en 1904[57],[58].
De terribles inondations suites à la crue de la Seine de 1910 mettent la ville à rude épreuve. 1 500 logements sont dévastés et 8 000 habitants se retrouvent sans abris, sur une population totale de plus de 14 000 habitants, et la ligne de chemine de fer Paris-Orléans est coupée à Choisy-le-Roi et Vitry[4],[59]. En 1911-1912 le château de Vitry, qui a subi des dommages suite aux inondations, est démoli suite à un référendum municipal en 1907 concernant son acquisition par la mairie[60].
Première Guerre mondiale
L'embauche de main-d’œuvre féminine vient pallier le départ des hommes mobilisés à partir d'août 1914. Les établissements Poulenc frères, installés à Vitry-sur-Seine depuis 1911, voient augmenter leur production de produits chimiques. L'usine d'eau de Javel met au point la fabrication de gaz de combats. Les ateliers Brasier d'Ivry et de Vitry-sur-Seine fabriquent des munitions, les établissement Bidault-Elion, installés en 1917, fondent et emboutissent des métaux non ferreux, et les établissements Chauvière fournissent des hélices à l'aéronautique. De toutes ces nouvelles installations d'usines, dues à l'occupation ennemie du Nord et de l'Est de la France, il résulte un accroissement de fabrication métallurgique dans les parties du territoire non occupé. L'octroi de Vitry-sur-Seine accuse, entre 1915 et 1917, une moyenne annuelle de traitement de métaux de 97 000 tonnes, soit dix fois supérieure à celle de 1914[61].
Comme toute ville de France, Vitry-sur-Seine est durement marqué par la guerre, qui coûte la vie à 736 habitants. En souvenir d'eux, un monument aux morts a été élevé en 1921 sur une petite place, en face de l'église Saint-Germain. C'est un obélisque de granite rose de Bretagne et de marbre de Carrare. La rénovation du centre-ville a nécessité son transfert sur l'ancienne place du Jet-d'Eau, maintenant place du 19-Mars-1962[62].
Entre-deux-guerres
Le caractère industriel et ouvrier de la ville continue de se renforcer après la Première Guerre et, aux élections municipales de 1925, une liste d'union entre le parti communiste et la SFIO met le pharmacien Pierre Périé à la tête de la ville [63]. À partir de cette date et hormis durant la Seconde Guerre mondiale, un maire communiste l'emporte à chaque élection, la municipalité étant soit communiste, soit d'union de la gauche. Vitry-sur-Seine fait donc partie de la Ceinture Rouge, ensemble des villes à mairie communiste (PCF principalement) qui entourent Paris depuis les années 1930.
Lors des élections législatives de 1928, Maurice Thorez est candidat dans la circonscription qui recouvre Ivry, Choisy et Vitry, mais il ne peut faire campagne car il est toujours clandestin du fait de son action contre la guerre du Rif. Il arrive en tête du premier tour, mais au second tour, de nombreuses voix socialistes se portent sur le candidat de droite, qui est élu[64]. Maurice Thorez l'emportera toutefois lors des élections législatives de 1932.
Au début des années 1930, la centrale électrique Arrighi, présentée comme la plus puissante au monde, est mise en service dans le quartier du Port-à-l'Anglais. Elle sera détruite le 16 octobre 1991. Les premiers grands ensembles sont édifiés au milieu des années 1920[65]. Ils préfigurent les cités à venir sur le territoire de la commune. La municipalité met aussi l'accent sur la santé et l'hygiène en créant le premier dispensaire municipal moderne du pays en 1925 sous la direction de Robert Hazemann[66].
Seconde guerre mondiale
La municipalité élue est remplacée par une délégation spéciale chargée d'appliquer la politique de collaboration avec l'occupant. La Résistance s'organise rapidement, et notamment autour des cheminots des ateliers de Vitry-sur-Seine qui organisent le sabotage de convois militaires allemands[67].
Le 19 août 1944 un comité de libération composé de résistants s'empare de la mairie. Des combats se poursuivent dans la ville jusqu'à l'arrivée de soldats canadiens le 24 août 1944[68]. Au cours de la guerre, 422 Vitriots, dont une centaine déportés dans les camps de concentration nazis, auront payé de leur vie leurs actions de résistance, de combats ou simplement leur appartenance religieuse.
Après-guerre
L’après-guerre est consacré à la modernisation de la commune. Le 8 mars 1960 est créé la ZUP de Vitry-sur-Seine, sous la direction des architectes Mario Capra et André Remondet, qui prévoit la création de 8 930 logements et se fonde sur une projection de forte croissance démographique pour Vitry-sur-Seine (100 000 à 120 000 habitants)[69]. Entre 1945 et 1975, la population double et atteint près de 88 000 habitants. Le bâti ancien a presque entièrement été remplacé par l’urbanisation pavillonnaire et les grands ensembles.
De nos jours
Dans les années 1970, les politiques d'aménagement montrent leur limite, à la faveur de la crise qui débouche à Vitry-sur-Seine et son lot de violence dont certaines ont eu un important retentissement médiatique. Dans un contexte où les municipalités communistes accueillent des taux extrêmement élevés de populations immigrées, là où la plupart des communes s'en déchargent de fait, le 24 décembre 1980, la municipalité de Vitry-sur-Seine bloque au bulldozer la construction d'un foyer de travailleurs immigrés devant abriter 300 travailleurs maliens, après que la municipalité de Saint-Maur-des-Fossés a tenté de transférer encore davantage d'immigrés vers Vitry. Le maire Paul Mercieca est soutenu par Georges Marchais puis par une résolution du comité central du PCF. Le retentissement de cette affaire en fera un des événements révélateurs d'une crise de l'immigration en France et marque son entrée dans le débat politique.
Si les protestations n'ont guère de suite localement, en revanche le meurtre d'Abdelkader Lareiche, un adolescent de 15 ans, tué le 16 février 1980 par un gardien d’immeuble, est l'occasion d'une des premières mobilisations importantes des associations nées à cette époque pour la défense des banlieues et des jeunes issus de l'immigration. L'annonce de la condamnation à cinq ans de prison avec sursis du meurtrier provoque une émeute devant le palais de justice de Créteil[70], des manifestations à Lyon et l'occupation d'un local du PCF.
Du 26 au 31 décembre 2001, pendant cinq nuits s'affrontent jeunes et forces de police après le décès d'un jeune originaire de Vitry, abattu alors qu'il tentait de braquer une banque de Neuilly-sur-Marne[70]. Plus d'une soixantaine de voitures sont incendiées.
Le 4 octobre 2002, le meurtre de Sohane Benziane, 17 ans, brûlée vive dans un local à poubelles de la cité « Balzac », par son ex-petit ami de 19 ans, est à l'origine de la première marche de « Ni putes ni soumises »[71]. Le maire de Vitry-sur-Seine a inauguré une esplanade « Sohane Benziane », et un centre d'animation parisien porte également son nom.
La ville est peu touchée par les émeutes du 27 octobre au 16 novembre 2005 dans les banlieues. Ces évènements coïncident avec l'inauguration du MAC/VAL, musée d'art contemporain du Val-de-Marne, le 15 novembre 2005, en l'absence notable du ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres[72],[73].
Politique et administration
Ancienne commune du canton de Villejuif (1801-1893) puis du canton d'Ivry (1893-1967) au sein de l'arrondissement de Sceaux dans le département de la Seine, Vitry-sur-Seine est devenue une des quarante-sept communes du nouveau département du Val-de-Marne le 1er janvier 1968.
De 1967 à 1984, le territoire de la commune couvrait les deux cantons Est et Ouest et depuis 1984 le troisième canton Nord.
La commune fait partie des neuvième et dixième circonscriptions du Val-de-Marne.
La ville n’est membre d’aucune communauté d'agglomération, mais elle fait partie cependant de l'association Seine-Amont depuis sa création en 2001, aux côtés des communes d'Alfortville, Choisy-le-Roi, Ivry-sur-Seine et Orly[74].
Tendances politiques et résultats
L'électorat de la commune est marqué, à l'image de celui du Val-de-Marne, par une forte domination de la gauche, notamment d'influence communiste. La droite n’a traditionnellement qu’une audience relativement limitée. Ainsi, si on fait abstraction de la période du régime de Vichy, Vitry-sur-Seine n'a connu que des maires de communistes depuis 1925.
Administration municipale
Le conseil municipal de Vitry-sur-Seine est composé du maire, de quatorze maires-adjoints, de huit conseillers municipaux délégués, ainsi que de vingt-six conseillers municipaux[75]. Les sièges au sein du conseil municipal de Vitry-sur-Seine sont répartis de la façon suivante :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Groupe Communiste, Républicain et Citoyen | Evelyne Rabardel | 29 | majorité | ||
| Groupe Socialiste | Michèle Dubouchet | 11 | ? | ||
| Groupe VAGUES | Khaled Ben Mohamed | 2 | ? | ||
| Groupe Parti Radical de Gauche | Maurice Tzinmann | 2 | ? | ||
| Groupe Lutte Ouvrière | Bernard Benyacar | 1 | ? | ||
| Groupe Parti de Gauche | Bertrand Potier | 1 | ? | ||
| Groupe Les Verts | Isabelle Agier | 1 | ? | ||
| Non-inscrits | N/A | 2 | ? |
Lors des élections municipales de mars 2008, le taux de participation pour le premier fut faible avec seulement 47,5 % de votants[76]. Sur les 44 849 inscrits sur listes électorales, 21 319 Vitriots ont voté et 20 518 électeurs se sont exprimés. Au premier tour, la liste d'Alain Audoubert, maire sortant, est arrivée en tête avec 41,68 % des suffrages exprimés, soit 8 552 voix, suivit de la liste du groupe socialiste de Jean-Marc Bourjac avec 23,88 %, soit 4 899 voix. Au deuxième tour, Alain Audoubert, seul candidat, recueille 100 % des suffrages exprimés[77].
Budget et fiscalité
Le budget municipal principal 2010 totalisait 57 888 000 € d'investissement et 144 388 000 € de fonctionnement[78]. La dette de la commune était en 2010 de 98 186 000 €, soit 1 164 € par habitant[79].
En 2010 le taux de la taxe d'habitation prélevée par la commune était de 11,79 %, celui de la taxe foncière sur les propriétés bâties était de 18,08 % tandis que celui de la taxe foncière sur les propriétés non bâties était de 28,75 % [80]. Ces taux ont permis de dégager des recettes de respectivement 11 506 000 €, 21 014 000 € et 56 000 €[81].
Liste des maires
Cinq maires se sont succédé depuis 1944[82] :
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1944 | 1957[Note 1] | Lucien Français | Parti communiste français | |
| 1957 | 1965 | Clément Perrot | Parti communiste français | Cheminot |
| 1965 | 1977 | Louis Marcel Rosette | Parti communiste français | Sénateur |
| 1977 | 1996[Note 2] | Paul Mercieca | Parti communiste français | Député |
| 1996 | en cours | Alain Audoubert | Parti communiste français | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
Instances judiciaires et administratives
La ville de Créteil abrite le tribunal de grande instance dépendant de la cour d'appel de Paris. Ce tribunal, dont dépend Vitry-sur-Seine, est situé dans le palais de justice de Créteil[83]. De plus, la ville fait partie de la juridiction d’instance d'Ivry-sur-Seine, où est situé le tribunal d'instance[83].
Jumelages et contrat de coopération
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Au 13 mai 2012, Vitry-sur-Seine est jumelée avec [84] :
Par ailleurs, Vitry-sur-Seine a signé quatre contrats de coopération entre 1995 et 2005 avec [84]: |
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Population et société
Démographie
Évolution démographique
En 2009, Vitry-sur-Seine comptait 85 380 habitants (soit une augmentation de 8 % par rapport à 1999). La commune occupait le 52e rang au niveau national, alors qu'elle était au 51e en 1999, et le 2e au niveau départemental sur 47 communes.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués à Vitry-sur-Seine depuis 1793.
Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par loi du 27 février 2002, dite loi de démocratie de proximité[85], afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises.
Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
Le maximum de la population a été atteint en 1975 avec 87 316 habitants.

Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16.6 %) est en effet inférieur au taux national (21.8 %) et au taux départemental (17.8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51.4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51.9 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
- 48.6 % d’hommes (0 à 14 ans = 22 %, 15 à 29 ans = 20.8 %, 30 à 44 ans = 22.5 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 14.7 %) ;
- 51.4 % de femmes (0 à 14 ans = 19.4 %, 15 à 29 ans = 20.7 %, 30 à 44 ans = 22.2 %, 45 à 59 ans = 19.4 %, plus de 60 ans = 18.3 %).
Enseignement
Enseignement primaire et secondaire
La ville administre vingt-trois écoles maternelles et vingt-et-une écoles élémentaires communales, qui accueillent environ 9 000 élèves[94].
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Écoles maternelles
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Écoles élementaires
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Le département du Val-de-Marne gère huit collèges et la région Île-de-France cinq lycées.
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Collèges
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Lycées
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Enseignement supérieur
L'institut universitaire de technologie de Créteil/Vitry est une composante de l'université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (UPEC)[95]. Situé sur le site Chérioux, sont proposées des formations supérieures de type DUT (chimie ou gestion des télécommunications et réseaux) et licence professionnelle (transformation des métaux option chimie métallurgique, durabilité des métaux et alliages).
Les lycées Jean-Macé et Adolphe-Chérioux proposent aussi des formations supérieures de type BTS (maintenance industrielle, technico-commercial option génie électrique, réalisation d’ouvrages chaudronnés, comptabilité et gestion des organisations, management des unités commerciales, bâtiment, design d’espace, électrotechnique)[96],[97].
Deux projets de développement de l’enseignement supérieur sur Vitry-sur-Seine sont à l’étude[98], avec l'implantation d’un troisième département à l’institut universitaire de technologie de Créteil/Vitry, axé sur les métiers du transport et de la logistique, et l'implantation de l’institut supérieur des bio-sciences de Paris sur le secteur des Ardoines.
Manifestations culturelles et festivités
Différents manifestation se déroulent à Vitry[99], comme le « Carnaval du printemps » au mois de mai, les « Fêtes du lilas » au mois de juin, le « Marché de Noël » sur le mail de l'église Saint-Germain, le « Festival de l’Oh! » organisé par le conseil général du Val-de-Marne[100] ou l’« Humarathon » au mois d’avril organisé en partenariat avec la ville d’Ivry-sur-Seine[101]. De plus, la ville accueille depuis 2009 le festival « Sur les pointes » qui se déroule au printemps au parc départemental des Lilas[102].
Santé
Vitry-sur-Seine ne dispose pas de secteur public hospitalier, mais accueille sur son territoire deux cliniques privées, la clinique Pasteur[103], qui assure notamment les urgences légères, et la clinique des Noriets[104], qui enregistre près de 2 000 naissances par an. Le centre municipal de Santé Pierre-Rouquès fournit un accès aux soins et participe à des campagnes d’information et de prévention[105].
Sports
L’Entente sportive de Vitry (E. S. V.) est le club sportif de Vitry-sur-Seine[106]. Il fait partie de la Fédération sportive et gymnique du travail (F.S.G.T) et de la Fédération Française. L'E.S.V est née en 1946 de la fusion entre le « Club sportif ouvrier de Vitry » (fondé en 1923 et renommé « Club sportif olympique de Vitry » pendant la Seconde Guerre mondiale) et le « Club cycliste de Vitry »[107]. L'association compte aujourd'hui 7 000 adhérents et plus de 600 animateurs et dirigeants bénévoles et permet la pratique de 48 activités sportives. Lors de la saison 2011-2012, le club de football évolue en première division du district de football du Val-de-Marne[108] et le club de handball en championnat régional prénational[109].
Le Club athlétique de Vitry (ou CA Vitry) est un club de football créé en 1897 et qui évolue au cours de la saison 2011-2012 en première division du district de football du Val-de-Marne[110]. Plusieurs joueurs devenus professionnels sont passés par ce club, comme Jimmy Briand (Olympique lyonnais) ou Jérémy Ménez (PSG).
La ville compte huit gymnases, quatre stades, cinq complexes sportifs, trois piscines et une patinoire.
Médias
En 2012, la commune de Vitry-sur-Seine a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ », et ce pour la cinquième année consécutive[111],[112].
Le ville diffuse quatre publications concernant les actualités de la commune[113], Vitry le Mensuel, Vitry Hebdo, le Relais (revue du centre culturel de Vitry), et Vitry Entreprises.
Le quotidien Le Parisien, dans son édition « Val-de-Marne », consacre chaque jour plusieurs articles concernant l'actualité de la ville[114].
Cultes
Les Vitriots disposent de plusieurs lieux de cultes catholique, baptiste, israélite et musulman. Le doyenné de Vitry[115], rattaché au diocèse de Créteil, regroupe cinq paroisses (Saint-Germain de Paris, Saint-Marcel, Saint-Roger, Saint-Paul et Notre-Dame-de-Nazareth). Une église évangélique baptiste[116] regroupant la communauté baptiste est présente à Vitry. Une synagogue, gérée par l'association consistoriale israélite de Paris, est implantée à Vitry[117], ainsi que deux mosquées (Er-Rahma et Nour Es-Salam).
Économie
Revenus de la population
En 2009, le revenu fiscal médian par ménage était de 16 074 €[118]. En 2008, Vitry-sur-Seine se classe 399e sur 416 villes de France de 20 000 habitants et plus au classement des villes pour le nombre de contribuables soumis à l'ISF, soit 0,6 % du nombre total de foyers fiscaux[119].
Population active
La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2008 à 562 654 personnes (53 556 en 1999), parmi lesquelles on comptait 72,9 % d'actifs dont 62,6 % ayant un emploi et 10,3 % de chômeurs[120]. En 2008, 22,4 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Vitry-sur-Seine, 28,3 % dans une autre commune du département du Val-de-Marne et 48,6 % dans le reste de l'Île-de-France[121].
Le taux d'activité en 2008 est de 41,0 % pour la tranche d'âge 15 - 24 ans (France métropolitaine : 43,0 %), 87,8 % pour la tranche d'âge 25 - 54 ans (France métropolitaine : 89,4 %), et 53,1 % pour la tranche d'âge 55 - 64 ans (France métropolitaine : 41,5 %)[120].
Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2008)
| Agriculteurs | Artisans, commerçants, chefs d'entreprise |
Cadres, professions intellectuelles |
Professions intermédiaires |
Employés | Ouvriers | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Vitry-sur-Seine | 0,1 % | 4,9 % | 17,0 % | 28,4 % | 24,5 % | 25,1 % |
| Moyenne nationale | 2,0 % | 6,1 % | 15,9 % | 24,9 % | 28,6 % | 22,5 % |
| Sources des données : INSEE[120] | ||||||
Emploi
La zone d'emploi de Vitry-sur-Seine est constituée de 8 communes situées dans le Val-de-Marne. En 2004, elle accueille près de 12 900 établissements (près de 32% issus du commerce et près de 18% des services marchands aux entreprises).
Sur la période 1990 - 1999, la population de la zone d'emploi de Vitry-sur-Seine augmente de 0,1% en moyenne annuelle. Au niveau de l'Île-de-France, ce taux s’établit à +0,3%.
Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2008)
| Agriculture | Industrie | Construction | Commerce, transports, services divers |
Administration publique, enseignement, santé, action sociale |
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|---|---|---|---|---|---|---|
| Vitry-sur-Seine | 0,2 % | 10,8 % | 9,2 % | 52,4 % | 27,3 % | |
| Moyenne nationale | 3,0 % | 14,2 % | 6,9 % | 45,2 % | 30,7 % | |
| Sources des données : INSEE[120] | ||||||
Entreprises et commerces
Au 31 décembre 2009, le nombre total d'établissements était de 4 134[122] répartis de la façon suivante par secteur d'activité : 11 (soit 0,3 %) dans le domaine agricole (agriculture, sylviculture et pêche), 211 (soit 5,1 %) dans le domaine de l'industrie, 623 (soit 15,1 %) dans la construction, 2 728 (soit 66,0 %) dans le commerce, transports et services divers dont 853 (soit 20,6 %) dans le commerce et la réparation automobile, enfin 561 (soit 13,6 %) dans les domaines administration publique, enseignement, santé, action sociale.
On trouve sur le territoire de la commune de nombreuses industries, comme des entrepôts DHL, FedEx et frigorifiques de STEF, une usine Air liquide, une usine de transformation BP, un centre de recherche Sanofi Aventis[123], deux centrales thermiques EDF, une chaudronnerie Ponticelli, une usine de production de chauffage urbain (CPCU), deux centres de traitement de données exploités par Free[124], de nombreux industriels spécialisés dans le recyclage de métaux et papiers (CRR Environnement, etc.), ou encore le siège de l'agence d'essais ferroviaires de la SNCF[125].
Historique
Commune essentiellement agricole avant la révolution industrielle, les activités industrielles de Vitry-sur-Seine se limitaient à quelques tisserands et à une plâtrière. Suite à l'ouverture de la ligne de chemine de fer Paris-Orléans en 1862, de nombreuses industries s'installent autour du Port-à-l'Anglais entre la voie du chemin de fer et la Seine[126]. Les activités concernées sont très diverses (fabrication de briques, une fonderie, une papeterie, etc...). Avec la première Guerre mondiale, on voit apparaître une usine de fabrication d'hélices d'avion et une usine de fabrication d'eau de Javel. En 1933 fût installé par l'office central d'études de matériel de chemins de fer un banc d'essais des locomotives utilisé par la SNCF jusque dans les années 1990, et actuellement siège de l'agence d'essais ferroviaires de la SNCF.
Carrières et plâtrières
L'exploitation du sous-sol de Vitry-sur-Seine remonterait aux années 700 avec l'exploitation du gypse sur le plateau, mais le premier document qui représente les plâtrières de Vitry-sur-Seine date de 1675[3]. Des mines d'argile plastique et de calcaire ont de même été exploitées sur le territoire de la commune, principalement durant le XIXe siècle. Certaines galeries ont été utilisées comme champignonnières pour la culture des champignons de Paris, mais celles-ci ont toutes disparues à la fin du XXe siècle.
L'abandon des carrières et surtout des plâtrières pose encore de sérieux problèmes de sécurité. Certaines galeries n'ayant pas été comblées et ont tendance à s'effondrer. Sur le plateau certains pavillons ayant été construits au-dessus d'anciennes carrières et se sont lézardés. La majeure partie des plâtrières est actuellement auto-écrasée et mécaniquement auto-bloquée. La zone située sur le plateau de Vitry est maintenant inconstructible, et le « Parc des Lilas » y a été aménagé.
Centrales électriques
Vitry-sur-Seine accueille historiquement de nombreux industriels spécialisés dans la production d'électricité du fait de sa localisation à proximité de la Seine et d'un embranchement ferroviaire. Cinq centrales ont été construites à Vitry-sur-Seine, toutes dans le quartier du Port-à-l'Anglais[127] :
- l'usine électrique de la Compagnie des tramways de l'Est parisien, mise en service en 1901, et occupée depuis 1948 par Air Liquide ;
- l'usine électrique « Thomson », mise en service en 1908 et détruite en 1938 ;
- l'usine électrique « Centrale Arrighi », mise en service en 1931, arrêtée en 1981 et détruite au début des années 1990 ;
- la centrale thermique de Vitry-sur-Seine fonctionnant au charbon, mise en service par EDF à partir de en 1966 et dotée d'une puissance de 2×250 MW ; sa fermeture est planifiée pour 2015[128],[129] ;
- deux centrales thermiques EDF de 125 MW fonctionnant au fioul domestique, principalement aux heures de pointe.
Agriculture
Comme tout village d'Île-de-France, Vitry-sur-Seine a d'abord été un pays de culture. Jusque vers 1700, la vigne recouvrait tout le coteau, avant d'être supplantée par des pépinères[130]. Ainsi, à l'époque révolutionnaire, le blason de Vitry-sur-Seine comportait trois arbres. La ville avait également connu une importante, et étonnamment florissante, culture du figuier. Le remplacement progressif de cette dernière par les pépinières et les lilas est commémoré chaque année en juin lors de la fête des lilas[99].
Culture locale et patrimoine
Monuments et lieux touristiques
L'église
Au cours de son histoire, la ville a connu deux églises majeures. L'église Saint-Gervais - Saint-Protais, construite au XIIIe siècle, connait un destin mouvementé : brûlée par les troupes de Charles II de Navarre, reconstruite aux frais de Charles V[131], fermée à la Révolution, elle fut finalement détruite peu après en raison de sa vétusté.
La construction de l'église Saint-Germain débute au XIIe siècle et est achevée au XIVe siècle, à la même époque que la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[132].
Ancien hôtel particulier
Un hôtel particulier du XVIIe siècle, 1 rue Édouard-Tremblay, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 février 1962[133]. L'hôtel particulier a d'abord appartenu à Pierre Lamouroux, maire de Vitry-sur-Seine de 1825 à 1861. Il resta propriété d'une famille de pépiniéristes pendant près d'un siècle (de 1874 à 1965), puis la ville s'est portée propriétaire en 1979 et décide en 1984 d'en faire la nouvelle bibliothèque. Les travaux de construction et de restauration dirigés par l'architecte Louis Soria commencent fin 1988 et le bâtiment est inauguré le 5 novembre 1990[134].
Le château
Claude François Paparel, trésorier des guerres de Louis XIV, fait construire un château en 1708[135],[136]. Par la suite, différents propriétaires l’occupent dont le maréchal d’Alègre. Le château est proposé en 1907 comme hôtel de ville à la municipalité, mais l’achat du château est repoussé suite à un référendum. Il est démoli en 1912 et les terres vendues en lotissements. Seul vestige de ce passé, la grille qui se trouvait au bout de l'allée des marronniers existe encore. Elle se trouve en bout de la place des Martyres de la Déportation.
Patrimoine culturel
La ville applique le 1 % artistique lors de la construction de bâtiments publics, ainsi plus de 100 sculptures d'art contemporain sont implantées dans la ville, notamment dans les établissements d'enseignement public (écoles, collèges et lycées)[137]. Des œuvres de Louis Chavignier (collège Gustave-Monod)[138], Piotr Kowalski (place du Théâtre)[139] ou encore Jean Dubuffet (place de la Libération)[140] font de Vitry-sur-Seine un véritable musée hors les murs.
Théâtre Jean Vilar
Inauguré en 1972, le « Théâtre Jean Vilar » doit son nom à Jean Vilar (°1912 - †1971), acteur, metteur en scène, directeur de théâtre, et créateur du Festival d'Avignon[141],[142]. L’architecte Pierre Braslavsky et l’ingénieur scénographe Bernard Guillaunot ont collaboré à cette réalisation. En 1998, après un an de travaux, le nouveau théâtre rénové et agrandit par l’architecte Jean-Christophe Tougeron, rouvre ses portes. Il accueille depuis sa création de nombreux spectacles de théâtre, de danse et de musique, et la salle de spectacle peut offrir jusqu'à 840 places.
MAC/VAL
Vitry-sur-Seine accueille le musée d'art contemporain du Val-de-Marne (MAC/VAL)[143],[144]. Inauguré le 18 novembre 2005, ce musée propose en outre des ateliers d'arts plastiques, un auditorium et un cinéma d'art et d'essais.
Exploradôme
Le dernier événement culturel marquant l'histoire de la ville est le déménagement du Jardin d'acclimatation le 1er octobre 2009 de l'Exploradôme, musée interactif des sciences, du multimédia et du développement durable, sur la place du Marché[145]. Dans un bâtiment à l'architecture surprenante, l'espace de découverte scientifique invite à la manipulation et à l'expérimentation.
Bibliothèque Nelson Mandela
Vitry-sur-Seine possède une bibliothèque municipale depuis 1879, qui s'est installée en 1990 dans un ancien hôtel particulier, rue Édouard-Tremblay, datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle, prolongé par une construction contemporaine crée par l'architecte Louis Soria[134]. La façade et la toiture de l'hôtel particulier fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 10 février 1962[133].
Sur cinq niveaux, la bibliothèque municipale Nelson Mandela propose un large fond de documents[146] : 62 000 livres adultes, 45 000 livres jeunesse, 600 livres audio, 180 abonnements à la presse écrite, 800 partitions, 16 000 CD, 2 000 DVD et 2 400 vidéos.
La Briqueterie
Début 2013 est prévue l'ouverture du Centre de développement chorégraphique (CDC) du Val-de-Marne, qui deviendra le premier lieu de fabrique pour la création en danse en Île-de-France[147]. Le projet, dirigé par l'architecte Philippe Prost, prévoit la réhabilitation d'une ancienne fabrique de briques construite en 1868. Le bâtiment est inscrit à l'Inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995[148], et la première pierre a été posée le 14 octobre 2010[149].
Vitry-sur-Seine dans les arts et la culture
Vitry-sur-Seine dans la littérature
- Le livre La Pluie d'été de Marguerite Duras (paru en 1990) se déroule dans la ville[150]. Il y est notamment fait mention d'un arbre au croisement des rues Berlioz et Camelinat.
Vitry-sur-Seine dans la peinture
- Les Actions du Grand Condé, blocus de Paris 1649, toile de Sauveur Le Conte conservée au musée Condé[41]. Ce tableau représente les combats à Vitry-sur-Seine et le siège de Paris par les troupes loyalistes emmenées par le Grand Condé pour assurer le blocus de Paris tenu par les frondeurs.
Vitry-sur-Seine au cinéma et à la télévision
- 2010 : le documentaire La Cité du mâle de Cathy Sanchez a été tourné à Vitry.
- 2009 : le documentaire Dans le regard de l'autre de Daniel Kupferstein a été tourné dans le quartier Balzac.
- 2005 : le documentaire Entrez dans la danse de Denys Piningre a en partie été tourné dans la maison de la vie associative.
- 2004 : le film Les Fautes d'orthographe de Jean-Jacques Zilbermann a été tourné au collège Adolphe-Chérioux.
- 1992-1994 : la série télévisée française Seconde B a en partie été tourné dans l'actuel lycée Camille-Claudel.
Vitry-sur-Seine dans la musique
Les artistes de la ville ont contribué à l’essor du mouvement hip-hop en France depuis la fin des années 1980, et de nombreux artistes et groupes, comme le 113, Doudou Masta, Mafia K'1 Fry, Rohff, Six Coups MC, Sté Strausz, Sulee B Wax ou TLF, sont originaires de Vitry[151].
La ville est aussi le siège de l’association Carl-Orff France, représentation française du mouvement international de pédagogie musicale active Orff-Schulwerk. L'association propose tout au long de l'année des stages, publications et conférences. Chaque été, au mois de juillet, l'association organise ses rencontres internationales, où des personnes du monde entier viennent se former à cette pédagogie musicale active originale.
Personnalités liées à la commune
Outre les maires cités ci-dessus, de nombreuses personnalités sont liées à la commune dont :
- Antoine Mimerel (1854-1939), président de l'ordre des avocats au Conseil d'État et à la Cour de cassation, président du conseil d'administration de la société anonyme immobilière du Moulin Vert, cité-jardin de Vitry-sur-Seine. Il eut quatre fils dont trois moururent durant la Première Guerre mondiale.
- Maurice Thorez (1900-1964), député de la circonscription Ivry, Vitry-sur-Seine, Choisy-le-Roi
- Jean Dréville (1906-1997), réalisateur, né à Vitry-sur-Seine.
- Pierre Raynaud (1921-2010), agent secret durant la Seconde Guerre mondiale, né à Vitry-sur-Seine.
- Michel Germa (1929-2007), homme politique (PCF), né à Vitry-sur-Seine.
- Gwenegan Bui (1974), homme politique (PS), né à Vitry-sur-Seine.
- Jérémy Ménez (1983), footballeur international français. Il a vécu à Vitry-sur-Seine et évolué au sein du CA Vitry durant une année.
- 113, groupe de rap français formé en 1994 et originaire de Vitry-sur-Seine. Le nom du groupe fait référence au numéro du bâtiment dans la cité Camille Groult où ils ont passé leur jeunesse.
Héraldique
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Les armes peuvent se blasonner ainsi : D'argent à un arbre accosté de six peupliers, plus petits, rangés trois à dextre, trois à senestre, le tout terrassé de sinople ; à une navette d'or et une canette de gueules passées en sautoir brochant sur le fût de l'arbre. |
Inspiré par le sceau utilisé par le premier maire élu de Vitry-sur-Seine au début de la Révolution, le blason est le symbole de la commune depuis 1942[152]. Il représente sept arbres, pour rappeler les nombreuses pépinières présentes sur le territoire, et une navette et une canette pour rappeler que les tisserands composaient à cette époque la principale industrie de la commune.
Pour approfondir
Bibliographie
- Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocese de Paris, vol. 12, Prault, 1757 [lire en ligne], « Paroisse de Vitry-sur-Seine », p. 168-185
- H. Gaillard, « Les franchises de Vitry-sur-Seine sous les règnes de Charles V et de Charles VI », dans Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 66, no 1, 1905, p. 121-130 [texte intégral, lien DOI (pages consultées le 27 janvier 2011)]
- Jacques Dimet, Vitry-sur-Seine d'hier et d'aujourd'hui, Éditions Messidor, 1989, 173 p. (ISBN 9782209061396)
- Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Apprendre Vitry, Ville de Vitry-sur-Seine, 1996, 68 p. (ISBN 9782950623003) [présentation en ligne]
- Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Connaître Vitry, Ville de Vitry-sur-Seine, 2002, 112 p. (ISBN 2950623050) [présentation en ligne]
Articles connexes
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Histoire Géographie |
Politique et administration Culture Sport |
Transports Patrimoine architectural Économie |
Liens externes
Notes et références
Notes
- Mandature interrompue à la suite de la mort de Lucien Français.
- Mandature interrompue à la suite de la démission de Paul Mercieca.
Références
- Nom des habitants des communes françaises, Vitry-sur-Seine sur le site habitants.fr de la SARL Patagos. Consulté le 11 mai 2012.
- IAU Île-de-France, Unités paysagères de la région d’Île-de-France, juin 2010 (ISBN 9782737117473) [lire en ligne (page consultée le 12 mai 2012)].
- Carrières et plâtrières sur le site de la société d'histoire de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- DICRIM - Le risque inondation sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine, août 2006. Consulté le 11 mai 2012.
- Fiche sur Vitry-sur-Seine sur le site de Meteo France. Consulté le 11 mai 2012.
- Paris Montsouris, Paris(75), 75m - [1961-1990] sur le site de l'association InfoClimat. Consulté le 11 mai 2012.
- Carte de la nouvelle numérotation des routes du Val-de-Marne sur le site du conseil général du Val-de-Marne, 15 juin 2009. Consulté le 11 mai 2012.
- D'après les fiches horaires consultables sur le site Fiches horaires sur Transilien SNCF. Consulté le 27 mai 2012.
- Pour les itinéraires des lignes de bus, cf. [PDF] Plan du secteur 12 et Plan du secteur 13 sur le site RATP - Plans bus. Consulté le 27 mai 2012.
- Pour consulter les horaires sous la forme de documents [PDF], cf. Horaires de bus sur RATP. Consulté le 27 mai 2012.
- Pour les itinéraires des lignes Noctilien, cf. Recherche des itinéraires Noctilien par commune sur Noctilien. Consulté le 27 mai 2012.
- Transports sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- Conseil de Quartier Paul Froment-8 mai 1945 du 18 octobre 2010 sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 19 janvier 2011.
- T Zen 5 Vallée de la Seine sur le site du syndicat des transports d'Île-de-France. Consulté le 11 mai 2012.
- Ça avance pour le T Zen 5 sur le site du syndicat des transports d'Île-de-France, 6 juillet 2011. Consulté le 11 mai 2012.
- En 2013, le bateau avec le Navigo (le bien-nommé) sur le blog de Sibylle Vincendon. Mis en ligne le 1er juin 2011, consulté le 11 mai 2012.
- Voguéo : un dispositif de transport fluvial public en concertation jusqu'au 3 mars 2012 sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- Voguéo sur les flots sur le site metro-pole.net, site d'information indépendant des entreprises de transport et des collectivités locales. Mis en ligne le 11 novembre 2008, consulté le 11 mai 2012.
- Occupation du sol détaillée en 2008 - Vitry-sur-Seine sur le site de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'Île-de-France, 2008. Consulté le 11 mai 2012.
- Plan local d'urbanisme sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- Plan local d'urbanisme - Rapport de présentation sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine, 2006, p. 61-71. Consulté le 11 mai 2012.
- Vie de quartier sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- Espaces verts sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- Sagot-Duvauroux 1996, p. 4
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- Jules César (trad. Désiré Nisard), La Guerre des Gaules, VII, Didot, 1865 [lire en ligne (page consultée le 12 mai 2012)], p. 57-62.
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- Plan local d'urbanisme, 2006, p. 21.
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- Mustapha Kessous, « L'ombre de Sohane, cité Balzac », dans Le Monde, 31 mars 2006 (ISSN 0395-2037) [texte intégral].
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- Page d'accueil sur le site de l'association Seine-Amont. Consulté le 13 mai 2012.
- Conseil municipal sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 14 mai 2012.
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- Élection Municipale 2e Tour sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 14 mai 2012.
- Fonctionnement sur le site du ministère de l'économie et des finances. Consulté le 12 mai 2012.
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- Impôts locaux sur le site Taxe.com de la SARL Batir technologies. Consulté le 2 mai 2012.
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- : Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures sur le site du ministère des Affaires étrangères. Consulté le 13 mai 2012.
- Loi no 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V "des opérations de recensement".
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 13 mai 2012.
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) sur le site de l'Insee. Consulté le 13 mai 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 13 mai 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2010 sur le site de l'Insee. Consulté le 13 mai 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2011 sur le site de l'Insee. Consulté le 13 mai 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 13 mai 2012.
- Évolution et structure de la population à Vitry-sur-Seine en 2008 sur le site de l'Insee. Consulté le 12 mai 2012.
- Résultats du recensement de la population du Val-de-Marne en 2008 sur le site de l'Insee. Consulté le 12 mai 2012.
- Écoles sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- IUT de Créteil/Vitry sur site officiel de l'IUT de Créteil/Vitry. Consulté le 12 mai 2012.
- BTS au lycée Jean-Macé sur le site de l'académie de Créteil. Consulté le 12 mai 2012.
- Formations au lycée Adolphe Chérioux sur site officiel du lycée Adolphe-Chérioux. Consulté le 12 mai 2012.
- Plan local d'urbanisme, 2006, p. 74.
- Fêtes sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- Festival de l’Oh! sur le site du Festival de l'Oh!. Consulté le 11 mai 2012.
- Humarathon sur le site de l'Humarathon. Consulté le 11 mai 2012.
- Festival Sur les pointes sur le site du Festival Sur les pointes. Consulté le 11 mai 2012.
- Clinique Pasteur sur le site de la clinique Pasteur. Consulté le 12 mai 2012.
- Clinique des Noriets sur le site de la clinique des Noriets. Consulté le 12 mai 2012.
- Centre Municipal de Santé Pierre-Rouquès sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- Entente Sportive de Vitry sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- Historique de l'Entente Sportive de Vitry sur le site de l'Entente Sportive de Vitry. Consulté le 11 mai 2012.
- Vitry E. S. - Les classements du club sur le site de la ligue de Paris Île-de-France de football. Consulté le 11 mai 2012.
- Plus 16 masculins 1 - Prénationale sur le site de la fédération française de handball. Consulté le 11 mai 2012.
- Vitry C. A. - Les classements du club sur le site de la ligue de Paris Île-de-France de football. Consulté le 11 mai 2012.
- Vitry-sur-Seine @@@@ 2012 sur le site Villes-internet.net. Consulté le 12 mai 2012.
- Puiss@nce 4 - Label «Ville Internet 4@» sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- Publications sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- Le Parisien - Val-de-Marne sur le site du Parisien. Consulté le 12 mai 2012.
- Paroisses de Vitry-sur-Seine sur le site du diocèse de Créteil. Consulté le 9 mai 2012.
- Église évangélique baptiste de Vitry-sur-Seine sur site de la fédération des Églises évangéliques baptistes de France. Consulté le 9 mai 2012.
- Communauté de Vitry-sur-Seine sur le site du consistoire central israélite de France. Consulté le 9 mai 2012.
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- « Impôt sur la fortune : le classement de 300 villes selon la fortune des foyers », dans Capital, no 219, décembre 2009, p. 52-82 (ISSN 0245-9949) [texte intégral (page consultée le 11 mai 2012)].
- Résultats du recensement de la population - 2008 sur le site de l'Insee. Consulté le 10 mai 2012.
- Résultats du recensement de la population - 2008 - Thème : Formes et conditions d'emploi sur le site de l'Insee. Consulté le 10 mai 2012.
- CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2009 sur le site de l'Insee. Consulté le 27 mai 2012.
- Sanofi - Centre de recherche de Vitry-Alfortville sur le site de Sanofi. Consulté le 27 mai 2012.
- Le datacenter Paris ILD1 sur le site de la SAS Online. Consulté le 11 mai 2012.
- Agence d'Essai Ferroviaire sur le site d'Eurailtest. Consulté le 12 mai 2012.
- Industrialisation de la commune sur le site de la société d'histoire de Vitry-sur-Seine. Consulté le 8 février 2011.
- Centrales électriques sur le site de la société d'histoire de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- C. Mateus, « La centrale EDF fermera en 2015 », dans Le Parisien, 31 janvier 2008 (ISSN 0767-3558) [texte intégral (page consultée le 11 mai 2012)].
- « Derniers travaux avant la fermeture de la centrale EDF », dans Le Parisien, 22 mars 2010 (ISSN 0767-3558) [texte intégral (page consultée le 11 mai 2012)].
- Michel Traversat, Les pépinières : Étude sur les jardins français et sur les jardiniers et les pépiniéristes (thèse de doctorat), EHESS, 2001.
- Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocese de Paris, vol. 12, Prault, 1757 [lire en ligne (page consultée le 12 mai 2012)], p. 171.
- Notice no PA00079921, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
- Notice no PA00079922, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
- La bibliothèque Nelson Mandela sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- Château de Vitry sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- Lebeuf 1757, p. 182.
- Annuaire des Œuvres d'art sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- Sculpture en acier peint - Louis Chavignier sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- Ignal, tubes acier et néon - Piotr Kowalski sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- /?preserve=1 Chaufferie avec cheminée - Jean Dubuffet sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- Théâtre Jean Vilar sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- Théâtre Jean Vilar sur le site du théâtre Jean Vilar. Consulté le 12 mai 2012.
- MAC/VAL sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 12 mai 2012.
- MAC/VAL sur le site du MAC/VAL. Consulté le 12 mai 2012.
- Exploradôme sur le site de l'Exploradôme. Consulté le 12 mai 2012.
- Présentation de la bibliothèque Nelson Mandela sur le site de la bibliothèque Nelson Mandela. Consulté le 12 mai 2012.
- La Briqueterie sur le site de la Briqueterie. Consulté le 11 mai 2012.
- Notice no IA00123535, sur la base Mérimée, ministère de la Culture.
- Briqueterie : la danse s'invite, en résidence, à Vitry sur le site de la mairie de Vitry-sur-Seine. Consulté le 11 mai 2012.
- Marguerite Duras, La Pluie d'été, P.O.L., 1990, 151 p. (ISBN 9782867441776) [présentation en ligne].
- K. Madani, « Berceau du rap », dans Vitry - Le mensuel, no 83, février 2012, p. 21 [texte intégral (page consultée le 12 mai 2012)].
- Sagot-Duvauroux 1996, p. 4.
| Le 26 mai 2012, Vitry-sur-Seine a été proposé pour être reconnu comme un « bon article ». Vous pouvez donner votre avis sur cette proposition. |
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