|
Samedi 11 février
Star Wars (à l'origine nommée sous son titre français, La Guerre des étoiles), est une épopée cinématographique de science-fiction créée par George Lucas en 1977. D'abord conçue comme une trilogie sortie entre 1977 et 1983, la saga s'est ensuite élargie avec trois nouveaux films sortis entre 1999 et 2005 racontant des événements antérieurs aux premiers. Tous ont connu un grand succès commercial et les premiers ont reçu un accueil critique très positif, lequel s'est néanmoins érodé au fur et à mesure de la sortie des épisodes. Dans un souci de cohérence et pour atteindre un résultat qu'il n'avait pas pu obtenir dès le départ, le créateur de la saga a également retravaillé les films de sa première trilogie, ressortis en 1997 et 2004 dans de nouvelles versions.
Emblématique du genre space opera, la saga se déroule dans une « galaxie lointaine » et raconte la lutte entre les chevaliers Jedi et les Sith, avec pour personnage central Anakin Skywalker qui cède à la tentation du côté obscur de la Force pour devenir Dark Vador, puis sa rédemption grâce à l'action de son fils, Luke. De nombreux personnages emblématiques, humains et aliens, prennent part à la saga, qui a lancé la carrière de plusieurs acteurs, notamment Harrison Ford. Outre les films, l'univers a été décliné à travers de nombreux et divers produits dérivés conçus ou non sous l'égide de Lucas : romans, bandes dessinées, jeux vidéo, séries, etc. L'histoire de la série est ainsi élargie et approfondie par divers médias.
Le monde de Star Wars est inspiré de nombreuses œuvres cinématographiques (serials, western, cinéma japonais), mais aussi littéraires (ouvrages d'Isaac Asimov et de J. R. R. Tolkien notamment) et de faits historiques réels. À son tour, le monde créé par George Lucas a influencé une génération de réalisateurs et contribué à la création de nouvelles techniques dans le domaine du cinéma, notamment en ce qui concerne le montage et les effets spéciaux. L'univers de Star Wars a fait l'objet de nombreuses parodies et hommages, et dispose également d'une grande communauté de fans qui s'exprime par le biais de diverses manifestations.
|
Vendredi 10 février
Giuseppe Garibaldi (Joseph Garibaldi à la naissance), né le 4 juillet 1807 à Nice (Empire français) et mort à Caprera (royaume d’Italie) le 2 juin 1882, est un général, un homme politique et un patriote italien. Il est considéré, avec Camillo Cavour, Victor-Emmanuel II et Giuseppe Mazzini, comme l’un des « pères de la patrie » italienne.
Garibaldi est un personnage fondamental du Risorgimento italien, pour avoir personnellement conduit et combattu dans un grand nombre de campagnes militaires qui ont permis la constitution de l’Italie unifiée. Il a essayé, le plus souvent, d’agir sous l’investiture d’un pouvoir légitime ce qui ne fait pas de lui à proprement parler un révolutionnaire : il est nommé général par le gouvernement provisoire de Milan en 1848, général de la République romaine de 1849 par le ministre de la Guerre, et c’est au nom et avec l’accord de Victor-Emmanuel II qu’il intervient lors de l’expédition des Mille.
Il est surnommé le « Héros des Deux Mondes » en raison des entreprises militaires qu'il a réalisées aussi bien en Amérique du Sud qu'en Europe ce qui lui a valu une notoriété considérable aussi bien en Italie qu'à l'étranger. Celle-ci est due à la couverture médiatique internationale exceptionnelle dont il a bénéficié pour l'époque, et qui a relaté, parfois avec romantisme, son épopée. Les plus grands intellectuels, notamment français, Victor Hugo, Alexandre Dumas, George Sand lui ont montré leur admiration. Le Royaume-Uni et les États-Unis lui ont été d'une grande aide, lui proposant dans les circonstances difficiles, leur soutien financier et militaire.
Républicain convaincu, il met entre parenthèses ses idées, reconnaissant l'autorité monarchique de Charles-Albert et Victor-Emmanuel II, les fédérateurs de l'action unitaire. Il s'oppose en cela à Mazzini bien qu'il ait été un de ses adeptes au début de sa vie politique. L'expédition des Mille sera l'élément culminant de son action : il conquiert le sud de la péninsule qu'il remet à Victor-Emmanuel II, le faisant roi d'Italie. Ses derniers combats destinés à intégrer Rome dans le royaume d'Italie sont des échecs. La monarchie confiera à d’autres le soin de conquérir Rome.
Garibaldi est, à l'époque, un mythe qui connaît aussi des détracteurs : le milieu réactionnaire et clérical, anti-républicain et anti-socialiste.
|
|
Jeudi 9 février
Boromir est un personnage du légendaire de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien apparaissant dans le roman Le Seigneur des anneaux.
Fils de l'Intendant du Gondor Denethor et frère aîné de Faramir, il est l'un des neuf membres de la communauté de l'Anneau. Il succombe à la tentation de l'Anneau unique, jusqu'à tenter de le prendre par la force à son porteur, Frodon Sacquet. Repenti, il meurt peu après en tentant de protéger les Hobbits Merry et Pippin d'une attaque d'Orques.
La faute de Boromir et sa rédemption, exemple utilisé par Tolkien pour réfuter les accusations de manichéisme portées à l'encontre de son roman, ont été étudiées à travers le prisme du catholicisme de l'auteur. Les dilemmes qui torturent ce personnage ont fait l'objet de nombreuses analyses : pour Alex Davis « déchiré entre son roi et son père, entre la Communauté et son pays, entre l'honneur et la fierté, le pouvoir et la sagesse, Boromir reflète la complexité morale et dramatique du Seigneur des anneaux. »
Boromir apparaît par ailleurs dans la majorité des adaptations du Seigneur des anneaux.
|
Mercredi 8 février
Le Diptyque de Melun est un tableau votif peint vers 1452-1458, par Jean Fouquet, pour le compte d’Étienne Chevalier, trésorier du roi de France Charles VII, autrefois conservé à la collégiale Notre-Dame de Melun et aujourd’hui dispersé.
Le tableau était composé de deux panneaux, formant un diptyque, se refermant sur eux-mêmes. Le volet de droite représente une Vierge à l’Enfant allaitante entourée d’anges, tandis que le volet de gauche représente le donateur présenté par saint Étienne, son saint patron. Les panneaux étaient entourés d’un cadre de bois recouvert de velours bleu ponctué de médaillons représentant sans doute des épisodes de la vie du saint patron, ainsi que d’un autoportrait du peintre, valant signature. Dans cette huile sur bois, devenue rapidement célèbre à son époque puis redécouverte au XIXe siècle, Jean Fouquet met en œuvre à la fois les techniques les plus avancées des peintres primitifs flamands et celles des premiers artistes de la Renaissance italienne, pays qu’il a visité quelque temps auparavant.
Le diptyque est conservé dans la même église jusqu’au XVIIIe siècle avant d’être vendu sans doute dans les années 1770 et dispersé. Les deux panneaux sont aujourd’hui conservés au musée des beaux-arts d’Anvers pour le volet droit, et à la Gemäldegalerie de Berlin pour le volet gauche ; l’autoportrait de Jean Fouquet est conservé au musée du Louvre.
|
|