Wikipédia:Sélection/Acadie
AcadieL’Acadie, aussi appelée Nouvelle Acadie ou Acadie contemporaine, est un groupe informel de régions réparties à travers l’hémisphère Ouest et composé des principales communautés acadiennes. Les Acadiens descendent des colons européens établis au bord de la baie de Fundy dès la fondation de l’Acadie en 1604. L’Acadie fut une colonie française de la Nouvelle-France jusqu’en 1713, date à laquelle elle fut conquise par le Royaume-Uni. Les Britanniques déportèrent ensuite les Acadiens entre 1755 et 1763, lors du Grand Dérangement, mettant définitivement fin à l’Acadie historique, mais donnant naissance à l’Acadie contemporaine. Après maintes migrations, une partie des survivants revinrent sur leurs anciennes terres, alors que les autres fondèrent des communautés ailleurs au Canada, aux États-Unis, aux îles Malouines, dans les Antilles et finalement en France, y compris à Saint-Pierre-et-Miquelon et en Guyane… |
Architecture acadienneOn appelle architecture acadienne un style d’architecture traditionnelle utilisé par les Acadiens, surtout dans les provinces maritimes du Canada, et, par extension, l’architecture en général faite par les Acadiens. Fondée en 1604, l’Acadie voit se développer une architecture d’inspiration française adaptée aux conditions climatiques et aux matériaux locaux. Plus tard, des techniques de construction amérindiennes sont utilisées, surtout pour améliorer l’isolation des maisons. Durant le Grand Dérangement, en 1755, la plupart des constructions acadiennes sont démolies. Durant plusieurs années, les maisons, construites à la hâte, sont de piètre qualité. Malgré l’amélioration des conditions de vie, l’architecture reste simple jusqu’au milieu du XIXe siècle. Les traces d’inspiration française s'effacent alors progressivement devant les influences américaine et anglaise. C'est alors que les premiers architectes acadiens commencent leur carrière… |
CaraquetCaraquet (API : /kaʁakɛt/) (Kalaket en micmac) est une ville canadienne située dans le comté de Gloucester, au nord-est du Nouveau-Brunswick. Ses habitants sont les Caraquetois. Perchée sur un plateau au bord de la baie de Caraquet, la ville s'étend sur environ 12 kilomètres, lui ayant autrefois valu le surnom de plus long village du monde. La ville est située au nord-ouest de la péninsule acadienne. Fondée par Gabriel Giraud vers 1730, la ville s'est véritablement développée à partir de 1757 par l'arrivée de rescapés de la déportation des Acadiens menés par Alexis Landry ainsi que de corsaires et pêcheurs normands en 1761. La plupart des habitants se voient forcés de quitter les lieux pendant quelques années à la suite du raid de Roderick MacKenzie. Des immigrants jersiais et britanniques développent ensuite l'industrie des pêches. L'endettement des pêcheurs auprès de ces marchands et le mécontentement causé par la réforme de l'éducation déclenche l'affaire Louis Mailloux en 1875, où le jeune Louis Mailloux trouve la mort dans une fusillade. L'ouverture de l'église Saint-Pierre-aux-Liens en 1860, du chemin de fer Caraquet & Gulf Shore en 1887 et du Collège Sacré-Cœur en 1899 contribuent à la prospérité de la ville. Caraquet est constituée en municipalité en 1961 pour permettre la construction de son hôpital. Les principaux moteurs économiques de Caraquet sont la pêche et le tourisme. En 2006, la population de Caraquet s'élevait à 4156 habitants, pour la plupart des Acadiens francophones. Caraquet est par ailleurs considérée comme la capitale culturelle de l'Acadie. Le seul quotidien francophone de l'est du Canada, L'Acadie nouvelle, est publié en ville. Caraquet est aussi le siège des Caisses populaires acadiennes, la principale institution financière de la province. |
Gamaliel SmethurstGamaliel Smethurst (Marblehead, 1738 - Londres, 1826) est un marchand, politicien et écrivain britannique. Intéressé par la science dès son plus jeune âge, il écrit plusieurs livres et articles sur le sujet. Après avoir vécu un certain temps au Royaume-Uni, il obtient en 1761 un permis pour faire du commerce à la baie des Chaleurs, en Acadie. Arrivant en plein milieu de la Déportation des Acadiens, il assiste impuissant au raid de Roderick MacKenzie et est abandonné par son capitaine. Il commence alors un voyage qui le mènera vers le fort Beauséjour. Durant ce voyage, il tient un journal où il note plusieurs observations précieuses sur la déportation, les Micmacs et la géographie. Sa vie et celle de ses guides est menacée à plusieurs reprise et il est fait deux fois prisonniers par les Amérindiens. Il sauve un marin du naufrage du Hulton et parvient à atteindre le fort après six semaines. Il se fait attaquer par des corsaires en 1762, tente d’établir un autre poste de pêche à l’Île-du-Prince-Édouard la même année puis s’établit à Baie-Verte en 1763. Il survit à un naufrage en 1763 et commence un second journal. Il devient député du comté de Cumberland à la Chambre d’Assemblée de la Nouvelle-Écosse en 1765 et conserve ce poste jusqu’en 1770 où il s’établit pour de bon à Londres. C’est là qu’il publie le récit de ses aventures. |
MemramcookMemramcook ou Memramcouke est un village canadien du comté de Westmorland, au sud-est du Nouveau-Brunswick. C'est un village agricole ayant un important patrimoine historique. Habité depuis fort longtemps par les Micmacs, le site a vu l'arrivée des premiers Acadiens en 1700. Ceux-ci furent déportés en grande partie en 1755 et durant les années suivantes mais le village survécut. Memramcook est surnommé le berceau de l'Acadie, en raison du rayonnement que le village a eu dans le développement culturel et politique aux XVIIIe et XIXe siècles. Le Collège Saint-Joseph, la première université francophone de l'est du pays, ouvrit ses portes dans le village en 1864 et la première Convention nationale acadienne y fut organisée en 1881. Le nom du village est d'origine micmaque et signifierait « rivière croche », en référence aux nombreux méandres de la rivière Memramcook. Les premières mention de la région utilisaient l'orthographe Mémérancouque. Les missionnaires utilisèrent tour à tour Memerancook, Memerancooque (1757), Memeramcook (1803), Memramkook (1812), Mamramcook (1812) et finalement Memramcook. Il y a eu plusieurs controverses récentes au sujet du nom, comme par exemple des gens qui proposent l'orthographe Memramcouke. |
Paul Carmel LaportePaul Carmel Laporte (Verchères, 1885 - † Edmundston, 1973) était un médecin, homme d’affaires et artiste canadien, qui eut un rôle important dans le développement de l’art acadien. Après des études de médecine à Montréal qu’il finança en travaillant comme apprenti sculpteur, Laporte fut médecin au Nouveau-Brunswick. En plus d’y fonder un hôpital, une compagnie de construction et de participer à plusieurs autres projets, il enseigna l’art bénévolement durant 40 ans. Il est considéré comme le pionnier des arts visuels au Madawaska, une région frontalière canado-américaine, et plusieurs de ses élèves ont eu un impact important dans la culture acadienne. |
PokemouchePokemouche (API : /pɔkmuʃ/) est un district de services locaux canadien du comté de Gloucester, au Nord-Est du Nouveau-Brunswick. Pokemouche est considéré comme le centre géographique de la péninsule acadienne. Malgré sa population de 515 habitants, le village occupe ainsi une position importante dans le transport, l'économie et la culture de la région et fait l'objet de plusieurs projets majeurs. Visité depuis longtemps par les Micmacs, qui ont maintenant déserté pour Burnt Church, le village actuel date de 1812. D'abord centrée sur l'industrie forestière, l'industrie textile, l'agriculture ainsi que le tourisme basé sur la rivière Pokemouche occupent maintenant l'économie. |
Port de CaraquetLe port de Caraquet (aussi appelé quai de Caraquet ou encore Quai des Young) est un quartier de la ville de Caraquet, au Nouveau-Brunswick (Canada). Utilisé depuis plus de deux siècles, le port est au centre de l’économie et de l’histoire de la région. En termes de superficie, du nombre et de la dimension des bateaux accostés, des prises et d’emplois, c’est un port de pêche majeur dans la province. Le port est également, de nos jours, un haut lieu du tourisme et de la culture. |
Sainte-Anne-du-BocageSainte-Anne-du-Bocage ou simplement Le Bocage est un sanctuaire catholique situé à Caraquet, au Nouveau-Brunswick (Canada). Construit sur un terrain légué par Alexis Landry en 1791, le sanctuaire comprend une chapelle, un chemin de croix, un puits, une fontaine, un cimetière et des monuments, le tout dans un bocage. La chapelle, qui est l'un des plus vieux lieux de cultes acadiens, est également une énigme. La raison exacte de sa construction est en effet inconnue mais liée à la querelle historique entre les habitants de l'est et de l'ouest de la ville. Devenu lieu de pèlerinage durant la seconde moitié du XIXe siècle, le sanctuaire est toujours très fréquenté, autant par les habitants de la ville que les touristes. |
Luc BourdonLuc Bourdon (né le 16 février 1987 à Lamèque dans la province du Nouveau-Brunswick au Canada — mort le 29 mai 2008 à Shippagan également au Nouveau-Brunswick) est un défenseur de hockey sur glace canadien. Après avoir combattu l'arthrite juvénile, il est le troisième choix du repêchage de 2003 de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (également connue sous le sigle LHJMQ). Il passe quatre saisons dans la LHJMQ avec les Foreurs de Val-d'Or, les Wildcats de Moncton puis les Screaming Eagles du Cap-Breton. Il rejoint en suite les Canucks de Vancouver de la Ligue nationale de hockey après avoir été choisi lors du repêchage d'entrée de 2005. Considéré comme un bon défenseur pouvant aussi participer à l'offensive, Bourdon représente le Canada lors de trois championnats internationaux, gagnant deux médailles d'or lors de championnats du monde junior et une médaille d'argent lors du championnat du monde moins de 18 ans 2005. Il décède à l'âge de 21 ans près de sa ville natale, lorsque sa moto entre en collision avec une semi-remorque. |
Vallée de la MatapédiaLa vallée de la Matapédia est formée par les monts Chic-Choc de la chaîne de montagnes des Appalaches dans le massif des monts Notre-Dame dans l’est du Québec au Canada. Son nom est emprunté à la rivière qui la sillonne et du lac qui est en son centre. Elle est située au sud-ouest de la péninsule gaspésienne. Elle s’étire sur une longueur de 375 km et sépare les parties orientales du Québec et du Nouveau-Brunswick. Son territoire principalement agricole et forestier comprend plus de 20 000 habitants répartis dans une trentaine de municipalités et principalement concentrés le long de l’axe de communication principal qui la traverse d’est en ouest, la route provinciale 132. Amqui est le chef-lieu de La Matapédia et la ville la plus importante de la vallée avec sa population de plus de 6 000 habitants… |
Histoire de l'AcadieL’histoire de l'Acadie, au sens large, débute vers le IXe millénaire av. J.‑C., par l'arrivée des Paléoaméricains, un peuple de chasseurs-cueilleurs employant la pierre taillée. Le grand hiatus, une période s'étalant du VIIIe au IVe millénaire av. J.‑C., laisse peu d'artéfacts. La période précéramique tardive voit le développement de la culture archaïque maritime alors que la culture laurentienne, la culture archaïque du Bouclier et la culture Susquehanna s'y installent à partir d'autres régions ; ces peuples sont aussi chasseurs-cueuilleurs, et certains expérimentent l'agriculture et la pierre polie alors que leurs rites funéraires complexes emploient notamment l'ocre rouge. L'introduction de la céramique vers l'an -500 correspond au développement des Micmacs et des Etchemins — correspondant peut-être aux Malécites actuels —, deux peuples algonquiens ; les premiers, des semi-nomades, développent possiblement une écriture tandis que les seconds sont des sédentaires connaissant l'agriculture. Vers l'an 1000, les Vikings explorent au moins une partie des côtes. Les contacts entre Amérindiens et les pêcheurs basques et ensuite d'autres régions d'Europe ainsi que des marchands de fourrures deviennent de plus en plus importants... |
Caisses populaires acadiennesLe Mouvement des caisses populaires acadiennes est un regroupement de caisses populaires néo-brunswickois (Canada), présent principalement en région acadienne, et dont le siège social est situé à Caraquet. Le mouvement est fondé le 3 décembre 1946 suite à la séparation de la New Brunswick Credit Union League en deux groupes distincts, qui elle-même découle de la popularité du mouvement d’Antigonish, initié en Nouvelle-Écosse en 1930. Le succès du mouvement s’expliquerait par la situation économique catastrophique durant la Grande Dépression, la situation minoritaire des Acadiens et l’implication de ses promoteurs, notamment Livain Chiasson, ainsi que Martin J. Légère, son premier président. Quoi qu’il en soit, la croissance soutenue du mouvement, qui a su s’adapter à l’évolution du marché et des technologies, en fait, désormais, la principale institution financière et l’un des principaux employeurs du Nouveau-Brunswick, tout en permettant à la population de s’impliquer dans le développement de son économie. Son président actuel est Camille Thériault… |
Françoise-Marie JacquelinFrançoise-Marie Jacquelin, dite Madame La Tour (née en 1601 ou 1602 en France, morte en 1645 à Saint-Jean, en Acadie), est la deuxième épouse de Charles de Saint-Étienne de La Tour, gouverneur de l'Acadie de 1631 à 1642 et de 1653 à 1657. Première femme d'origine européenne à élever une famille dans le territoire qui deviendra le Nouveau-Brunswick, ses origines et sa vie sont mal connues. Elle joue pourtant un rôle important durant la guerre civile acadienne. S'étant comportée en héroïne dans la défense du fort La Tour contre Charles de Menou d'Aulnay en l'absence de son époux, plusieurs artistes se sont inspirés de ce haut fait. |