Wikipédia:Sélection/Alpinisme et escalade
Ben NevisLe Ben Nevis est le point culminant des îles Britanniques avec 1 344 mètres d'altitude. Situé près de Fort William en Écosse, il fait partie des monts Grampians dans les Highlands. Gravi pour la première fois en 1771, il est coiffé par les ruines d'un observatoire construit et utilisé à la fin du XIXe siècle pour effectuer des observations météorologiques qui sont restées très importantes dans la compréhension du climat en Grande-Bretagne. Celui qui sévit au sommet, extrêmement rude, lui vaut d'ailleurs son nom, Nibheis signifiant « malveillant ». Un sentier par l'ouest, tracé à la même époque que l'observatoire, constitue toujours l'itinéraire le plus fréquenté par des dizaines de milliers de randonneurs chaque année. Les parois de la montagne sont également très prisées par les alpinistes et grimpeurs. Le Ben Nevis et ses environs font partie de trois aires protégées différentes ; de plus, tout le versant sud et le sommet sont conservés par l'association environnementale John Muir Trust. |
Adam OndraAdam Ondra, né le 5 février 1993 à Brno en République tchèque, est un grimpeur professionnel. Il commence l’escalade jeune et devient rapidement très réputé notamment pour ses records et la difficulté de ses réalisations. Il est le plus jeune grimpeur à avoir réalisé une voie d’escalade avec une cotation de 8c+ et à avoir atteint le neuvième degré. Il a aussi le record de voies escaladées à vue dans la cotation 8c+ et est l’auteur de nombreuses premières ascensions de voies parmi les plus difficiles du monde. À l’âge de 18 ans, il a réalisé plus de voies dans le neuvième degré que Chris Sharma, Patxi Usobiaga ou encore Dani Andrada qui ont presque le double de l’âge de Ondra. Il a d’ailleurs été récompensé à trois reprises lors des Rock Legends Awards, pour ses nombreuses réalisations et il a gagné la coupe du monde d’escalade 2009 en catégorie difficulté et celle de 2010 en catégorie bloc. |
John SalathéJohn Salathé, né le 14 juin 1899 à Niederschöntal près de Bâle en Suisse et mort le 31 août 1993 en Californie, est un grimpeur américain. Forgeron de métier, il se mit tardivement à l'escalade, à la suite d'une crise mystique. Inventant et forgeant lui-même les pitons nécessaires, il fut, à la fin des années 1940, l'un des pionniers des Big walls américains, ces parois verticales de plusieurs centaines de mètres, nécessitant plusieurs jours d'ascension et l'usage intensif de l'escalade artificielle. Il participa notamment aux premières ascensions de Lost Arrow Spire (1947) et de la face nord de Sentinel Rock (1950), dans la vallée de Yosemite. « Il [devint], l'âge aidant, excentrique et paranoïaque, glissant petit à petit dans un monde où la religion domina totalement ses pensées », et vagabonda pendant vingt ans dans l'Ouest américain. |
Chris SharmaChris Omprakash Sharma, né le 23 avril 1981 à Santa Cruz en Californie, est un grimpeur professionnel américain. Rapidement repéré par le milieu de l’escalade pour ses réalisations, il devient l’un des grimpeurs les plus médiatisés. Il a à son actif de nombreuses premières ascensions et notamment la première réalisation d’une voie cotée 9a+/5.15a en 2001 et d’une 9b/5.15b en 2008. Il est aussi l’auteur de plusieurs ascensions renommées en bloc comme Dreamtime (8B+), à Cresciano en Suisse et Witness the Fitness (8C/V15) à Horseshoe Canyon Ranch en Arkansas. Pendant plus d’une dizaine d’années, Sharma a été considéré comme le meilleur grimpeur du monde par de nombreux médias. Il a aussi contribué de manière significative au développement du bloc et du psicobloc en faisant la promotion de sites comme Bishop ou l’arche d’Es Pontas. |
Sommets des Alpes de plus de 4 000 mètresIl existe plusieurs dizaines de sommets des Alpes de plus de 4 000 mètres. Ceux-ci se trouvent en Suisse, en Italie et en France, essentiellement dans les Alpes valaisannes, le massif du Mont-Blanc et les Alpes bernoises, mais aussi le massif des Écrins, le massif du Grand Paradis et la chaîne de la Bernina. Dès la fin du XIXe siècle est apparue, chez les alpinistes, l'ambition de collectionner les sommets dépassant cette altitude symbolique. Le premier à revendiquer les avoir tous gravis est, au début du XXe siècle, l'Autrichien Karl Blodig, sur la base d'une liste d'une soixantaine de sommets. Compte tenu de la structure souvent complexe des montagnes, une liste close doit distinguer les « vrais » sommets des sommets secondaires, antécimes, épaules, bosses, pointes et gendarmes divers, qui dépassent l'altitude fatidique. Plusieurs listes ont coexisté jusqu'au début des années 1990, où est également apparue l'idée d'enchaîner, de façon continue et en un temps limité l'ensemble des plus de 4 000. En 1994, l'Union internationale des associations d'alpinisme (UIAA), en prenant en compte à la fois des critères topographiques, morphologiques et alpinistiques, a défini une liste « officielle » de 82 sommets de plus de 4 000 m. C'est en essayant d'enchaîner ces 82 sommets en 82 jours que l'alpiniste Patrick Berhault a fait une chute mortelle au printemps 2004. D'autres listes existent, avec des critères plus ou moins stricts, comptabilisant de 50 à 89 sommets principaux, ainsi que des listes de sommets secondaires, avec lesquelles on arrive en tout à près de 200. |
Pier Giorgio FrassatiPier Giorgio Frassati (6 avril 1901 - 4 juillet 1925) est un étudiant, alpiniste et membre du tiers ordre dominicain, béatifié par le pape Jean-Paul II le 20 mai 1990 à Rome. Né à Turin dans une famille bourgeoise, son père, Alfredo Frassati, agnostique, est le fondateur du journal « La Stampa ». Pier Giorgio y grandit et poursuit ses études malgré des difficultés scolaires. Très vite, il se met au service de la foi et de la charité, secourant les pauvres des taudis de Turin, sans même que sa famille ne s’en aperçoive. Avec ses amis, il se consacre à un apostolat de son crû, au sein d’une compagnie par lui créée, la « compagnie des types louches », qui mêle amitié spirituelle et plaisanteries lors d’excursions dans les Alpes. L’arrivée du fascisme met fin à ses espoirs concernant l’émergence d’une démocratie chrétienne qu’il soutient par ses engagements associatifs et politiques. Ainsi, il cherche à promouvoir la primauté de la paix en Europe, notamment à travers l’association « Pax Romana ». Lors de l’une de ses visites aux pauvres, il contracte la poliomyélite et meurt une semaine après le déclenchement de la maladie le 4 juillet 1925, à 24 ans… |