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Wikipédia:Sélection/Californie

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Golden Gate Bridge

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Le Golden Gate Bridge est un pont suspendu de Californie qui traverse le détroit du Golden Gate. Il relie ainsi la ville de San Francisco à celle de Sausalito. Sa construction a débuté en 1933 et s'est étalée sur une durée de quatre ans, pour s'achever en 1937. Le Golden Gate Bridge a été jusqu'en 1964 le pont suspendu le plus long du monde, et constitue aujourd'hui le monument le plus célèbre de San Francisco. Il est en outre très aisément reconnaissable par sa couleur « orange international » et par l'architecture de ses deux tours. Selon un classement de l'American Society of Civil Engineers, cet ouvrage d'art fait partie des sept merveilles du monde moderne.

Géographie de la Californie

Carte numérisée du relief californien

La géographie de la Californie est riche et très diverse. Troisième plus grand État (410 000 km²) des États-Unis après l’Alaska et le Texas, la Californie s’étend sur 1 000 km du nord au sud. Elle appartient à l’Ouest américain et à la région de la Sun Belt. Bordée à l’ouest par l’océan Pacifique, au nord par l’Oregon, à l’est par le Nevada et l’Arizona, elle possède une frontière commune avec le Mexique (État de Basse-Californie), par ailleurs une des frontières les plus inégalitaires au monde d’un point de vue économique. Les paysages californiens sont très contrastés, avec un littoral nord brumeux, montagneux et boisé, une vallée centrale très fertile, des montagnes enneigées et des déserts brûlants.

Histoire de la Californie

Drapeau de l'État de la Californie

La Californie était habitée depuis plus de 13 000 ans par de nombreuses tribus amérindiennes, lorsque les explorateurs européens l'atteignent au XVIe siècle. Oubliée durant le XVIIe siècle par les Espagnols, elle n’est colonisée qu’à partir de 1765 sous l’impulsion de Charles III d’Espagne. Cette colonisation repose sur trois piliers : les missions, qui convertissent les Amérindiens, les presidios, qui assurent la défense du territoire, et enfin les pueblos, où résident les colons. C’est à cette époque que les Britanniques et les Français commencent à s’intéresser à la Californie, suivis par les Russes au début du XIXe siècle.

Los Angeles

Los Angeles

Los Angeles (en anglais [lɑˈsændʒələs], en espagnol [los ˈaŋxeles]) est la deuxième plus grande ville des États-Unis après New York. Elle est située dans le sud de la Californie, sur la côte pacifique. Les Américains l'appellent souvent par son diminutif, L.A., prononcé « èl é ». Cette ville est le siège du comté portant le même nom. Los Angeles signifie « les anges » en espagnol et ses habitants sont appelés Angelenos (quelquefois Angelinos) — les Angelins. Son nom complet est Pueblo de Nuestra Señora la Reina de Los Ángeles del Río de Porciúncula, c'est-à-dire « Le village de Notre-Dame la Reine des Anges de la rivière de Porcioncule ».

La population de la municipalité est de 3 833 995 habitants en 2008, alors qu'elle n'était que de 11 500 en 1887. Le comté rassemble 10 179 716 habitants alors que l'aire urbaine de Los Angeles (city-region) compte environ 18,5 millions d’habitants, ce qui en fait la deuxième agglomération des États-Unis après celle de New York. Mais la municipalité propre de Los Angeles est relativement restreinte face à l'agglomération angeline, même si elle est plus grande que New York et Chicago. Los Angeles est une ville olympique : elle a accueilli les Jeux deux fois (en 1932 et 1984). Mondialement connue pour son activité scientifique et culturelle, elle entend conserver son statut de ville-région mondiale (world city-region). L. A. est cosmopolite et demeure l'un des points d'entrée d'immigrants les plus importants aux États-Unis.

San Francisco

Golden Gate Bridge, San Francisco

San Francisco est la 4e plus grande ville de Californie, sur la côte occidentale des États-Unis, après Los Angeles, San Diego, et San José. Elle compte 776 773 habitants, et se trouve à l'extrémité nord de la péninsule de San Francisco, entre l'océan Pacifique et la baie de San Francisco. L'agglomération, qui s'étend jusqu'à San José au sud, regroupe plus de 7 millions d'habitants en 2004 et se place ainsi derrière New York, Los Angeles et Chicago. Les principaux symboles de la ville sont le Golden Gate Bridge, Alcatraz, la Transamerica Pyramid et les cable cars. Elle est aussi connue pour son quartier gay et le relief tout particulier de ses rues.

Parc national de Yosemite

Vallée du Yosemite

Le parc national de Yosemite se situe dans les montagnes de la Sierra Nevada, à l'est de la Californie, aux États-Unis. Avec une superficie totale de 3 079 km2, il est le troisième plus grand parc de Californie. Classé parc national en 1890, le Yosemite est le deuxième plus ancien de l’histoire américaine, après celui de Yellowstone. Plus de 2,5 millions de touristes le fréquentent chaque année, ce qui en fait, avec le Grand Canyon du Colorado, l’un des sites naturels les plus visités du pays. Ses chutes d’eau et ses dômes granitiques spectaculaires attirent chaque année des milliers de randonneurs et de grimpeurs venant du monde entier. Le Yosemite est un parc de haute montagne dont la diversité naturelle et paysagère a été reconnue patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO en 1984. Mais l’intense fréquentation touristique, au printemps et en été, pose des problèmes environnementaux dans la vallée de Yosemite.

Parc national de la Vallée de la mort

Carte de la Vallée de la mort

Le parc national de la Vallée de la mort (ou Vallée de la mort, en anglais Death Valley National Park ou Death Valley) est situé à l'est de la Sierra Nevada en Californie et s'étend en partie au Nevada. Avec plus de 13 600 km2, il constitue l'un des plus grands parcs nationaux américains (le plus grand en dehors de l'Alaska).

C'est un parc de zone aride et il contient le plus grand relief désertique de la partie continentale des États-Unis. Le fond de la vallée de la Mort est à 85,5 mètres sous le niveau moyen de la mer, alors que le mont Whitney, situé à 123 kilomètres à peine, s'élève à plus de 4 400 mètres.

Le cœur du parc, nommé Death Valley National Monument, a été créé en 1933 et a été promu au rang de parc national en 1994, puis a été significativement étendu. En plus de la partie centrale du parc, une petite portion, nommée le Trou du Diable (ou Devil's Hole) est située plus loin à l'est au Nevada, près de la réserve naturelle d'Ash Meadows (Ash Meadows National Wildlife Preserve).

Le parc est constitué de deux vallées principales : la vallée de la Mort et la Panamint Valley - toutes deux formées au cours des derniers millions d'années. Le parc est séparé de l'océan Pacifique par cinq chaînes de montagne qui assèchent complètement les entrées d'air océanique pourtant chargées d'humidité. En partie de ce fait, la vallée de la Mort est un des endroits les plus chauds de l'Amérique du Nord. Le 10 juillet 1913, un record de 56,7 °C a été mesuré à Badwater, ce qui restait — encore en 2007 — le record absolu de chaleur aux États-Unis.

Le sol de la vallée de la Mort est riche en minéraux divers, dont le borax, exploité pendant longtemps par une société minière, pour être utilisé dans la production de savon et dans l'industrie de l'astronomique. Le produit fini raffiné était expédié depuis la vallée dans des wagons tirés par des groupes de 18 mules et deux chevaux, qui ont donné la marque (renommée aux États-Unis) de 20-Mule Team.

D'une superficie supérieure à celle de l'Île-de-France, le parc abrite des écosystèmes très variés, allant des dépressions hyperarides aux sommets enneigés de la Panamint Range. De même, la faune et la flore sont relativement riches et s'adaptent aux contraintes naturelles que représentent l'altitude et l'aridité.

Ruée vers l'or en Californie

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La ruée vers l'or en Californie est une période d'environ huit ans (1848 - 1856) qui commença en janvier 1848 à la suite de la découverte d'or à Sutter's Mill, près de Coloma, à l'est de Sacramento, dans l'actuel État de Californie (États-Unis). La nouvelle se répandit rapidement et attira en Californie plus de 300 000 aventuriers, américains et étrangers.

Ces pionniers, appelés par la suite « forty-niners » (expression que l'on pourrait traduire par « quarante-neuvards »), arrivaient par bateau ou par voie terrestre à bord de chariots, de tout le continent, au prix d'un voyage bien souvent difficile. Bien que la plupart de ces nouveaux arrivants aient été des Américains, la ruée vers l'or attira également des dizaines de milliers d'immigrants d'Amérique latine, d'Europe, d'Australie et d'Asie. Ces chercheurs d'or commencèrent par s'installer le long des rivières et utilisèrent pour leur recherche les techniques artisanales de l'orpaillage. Puis des méthodes plus sophistiquées d'extraction de l'or se développèrent et furent ensuite adoptées dans le monde entier. On estime que la valeur des quantités d'or découvert pendant cette période s'élève à plusieurs milliards de dollars actuels. Mais alors que certains firent fortune, d'autres retournèrent chez eux avec guère plus que ce qu'ils possédaient au départ...

Disneyland

Le Château de la Belle au bois dormant de Disneyland, devenu l’emblème du parc.

Inauguré le 17 juillet 1955 et ouvert au public le lendemain, le parc Disneyland en Californie est le premier des parcs Disney. Il est le seul royaume enchanté conçu et vu par Walt Disney. Il fait désormais partie d’un complexe de loisirs, nommé Disneyland Resort, à l'instar des autres parcs de Floride, de France, de Chine et du Japon.

Le concept voulu par Walt Disney pour ce parc est le parc à thèmes et marque un renouveau des parcs d'attractions. Il augmente l’immersion du visiteur dans un monde fantastique créé de toutes pièces. C’est le lieu où les visiteurs peuvent retrouver les personnages développés par les studios Disney.

Le parc, découpé en plusieurs pays, héberge de nombreuses attractions célébres dont les Pirates of the Caribbean, Big Thunder Mountain, Space Mountain ou Haunted Mansion qui ont été clonées dans les autres parcs Disney. Walt Disney avait voulu que son parc continue de s’agrandir, s’améliorer ... Des anciennes attractions se voient relookées comme les Pirates of the Caribbean, accueillant dorénavant le personnage de Jack Sparrow issu de la trilogie, tandis que de nouvelles attractions ouvrent régulièrement comme la récente Finding Nemo Submarine Voyage, utilisant les personnages Pixar du Monde de Nemo et ouverte en juin 2007.

Parc national de Redwood

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Le parc national de Redwood (Redwood National Park) est un parc national situé aux États-Unis, sur la côte nord de la Californie, entre les localités d’Eureka et de Crescent City. Son nom provient du séquoia à feuilles d’if (Sequoia sempervirens) – un arbre pouvant dépasser les 100 mètres de haut et vivre plus de 2 000 ans – appelé en anglais California Redwood.

En 1850, la forêt primaire recouvrait plus de 8 100 km2 sur la côte californienne. La région septentrionale de cette forêt, à l’origine peuplée d’Amérindiens, attira de ce fait un grand nombre de bûcherons. De nombreux chercheurs d’or de Californie, déçus que l’or ne soit pas au rendez-vous, se reconvertirent aussi dans la coupe des arbres séculaires pour répondre à la demande importante en provenance de grandes villes comme San Francisco. Dans les années 1920, un organisme de protection dénommé Save-the-Redwoods League favorisa la création de parcs d’État en vue de protéger une partie de ce qui restait de cette forêt primaire. Ces parcs furent nommés Prairie Creek Redwoods, Del Norte Coast Redwoods et Jedediah Smith Redwoods. Le parc national fut quant à lui créé en 1968 alors que 90 % de la forêt primaire de séquoias avait déjà été exploitée.

Le parc national et les trois parcs d’État, gérés en commun depuis 1994 par le National Park Service (NPS) et le California Department of Parks and Recreation (CDPR), couvrent une superficie totale de 534,12 km2 entièrement comprise dans les comtés de Del Norte et de Humboldt. Ensemble, ils abritent 45 % (157,75 km2) des anciennes forêts toujours existantes de séquoias.

Le parc protège également une riche faune et flore indigène, de nombreux cours d’eau et englobe 52 km de côte le long de l’océan Pacifique. L’écosystème abrite un nombre important d’espèces menacées comme le pélican brun, le guillemot marbré, le goujon de mer, le pygargue à tête blanche, le saumon Chinook, la chouette tachetée et le lion de mer de Steller. Ces richesses naturelle et culturelle du parc font qu’il a été reconnu patrimoine mondial par l’UNESCO le 5 septembre 1980 et réserve de biosphère le 30 juin 1983.

Parc national volcanique de Lassen

Fumerolle dans le parc.

Le parc national volcanique de Lassen (en anglais : Lassen Volcanic National Park), parfois appelé parc national Lassen Volcanic, est un parc national américain caractérisé par ses paysages volcaniques. Couvrant une superficie de 429 km2, il est situé dans une zone montagneuse et boisée au nord de la Californie à la jonction des comtés de Lassen, Plumas, Shasta et Tehama.

La région est soumise à une activité volcanique depuis plusieurs millions d'années mais l'histoire géologique récente du parc est liée au Lassen Peak, un volcan de la chaîne des Cascades (Cascade Range) devenu célèbre suite à son éruption de 1915...

L'Échange (film, 2008)

Angelina Jolie sur le tournage du film (2007).

L’Échange (Changeling) est un film dramatique américain réalisé par Clint Eastwood et écrit par Joseph Michael Straczynski, sorti en 2008. Inspiré de faits réels qui se sont déroulés en 1928 à Los Angeles, il raconte l’histoire d’une mère, interprétée par Angelina Jolie, dont le fils est enlevé et qui est confrontée à la corruption des autorités de la ville. L’Échange traite aussi de l’impuissance de la femme et de la violence faite aux enfants.

Après avoir pris connaissance de cette affaire au Los Angeles City Hall, Straczynski passe une année de recherche sur les faits historiques ; il a d’ailleurs déclaré que 95 % du script proviennent de près de 6 000 pages de documentation. La plupart des rôles sont d’ailleurs inspirés de personnes réelles. C’est la première version de son script qui est choisie pour le tournage. Pour Straczynski, il s’agit de son premier scénario adapté au cinéma, après des créations pour la télévision.

Lors de la préproduction du film, Ron Howard est d’abord pressenti pour la réalisation du film mais d’autres projets l’empêchent de travailler sur ce tournage et Clint Eastwood le remplace. Howard et Imagine Entertainment collaborent avec Brian Grazer pour produire le film aux côtés de la Malpaso Productions, alors qu’Universal Pictures finance et distribue le film. Plusieurs acteurs se présentent pour le film, mais Clint Eastwood choisit Angelina Jolie pour son visage car il lui semble correspondre à la période du film. La distribution comprend également John Malkovich, Jeffrey Donovan, Jason Butler Harner, Michael Kelly et Amy Ryan. Le tournage débute le 15 octobre 2007 à Los Angeles et se termine en décembre de la même année.

L’Échange est projeté pour la première fois au cours du 61e Festival de Cannes, le 20 mai 2008, où il connaît un certain succès critique. À la suite de cette première projection, une sortie limitée est organisée aux États-Unis le 24 octobre 2008. Le film sort finalement le 31 octobre 2008 dans ce même pays et le 12 novembre en France. La réaction des critiques est plus mitigée qu’à Cannes. Finalement, le film réalise une recette mondiale de 113 000 000 $ et se place 80e du box-office américain en 2008. Pour Eastwood, ce film occupait, en 2010, la 9e place parmi les performances de ses réalisations au box-office. L’Échange se retrouve nommé à de nombreux prix dans plusieurs festivals ou cérémonies de récompenses, mais il ne remporte pas de récompense majeure.

Chaîne des Cascades

Vue depuis les South Washington Cascades en direction du col de Snoqualmie (montagnes au second plan) et des North Cascades (arrière plan).

La chaîne des Cascades (Cascade Range ou Cascade Mountains en anglais) est une chaîne de montagnes s'étendant face à la côte Ouest de l'Amérique du Nord, entre les États de Californie, d'Oregon et de Washington aux États-Unis et la province de Colombie-Britannique au Canada. Elle comprend une partie de l'arc volcanique des Cascades dont les volcans mont Rainier, qui constitue le point culminant de la chaîne du haut de ses 4 392 mètres d'altitude dominant la métropole de Seattle, et mont Saint Helens qui a subi une éruption en 1980. Cet arc volcanique, toujours actif, commence sa formation il y a 36 millions d'années à la suite de la subduction de la plaque Juan de Fuca sous la plaque nord-américaine. Les risques liés au volcanisme demeurent importants.

Le fleuve Columbia constitue la principale discontinuité topographique de la chaîne, en la traversant d'est en ouest, et son bassin couvre une grande partie de ses pentes. Le relief orienté du nord au sud oppose un obstacle aux influences océaniques douces et humides venues de l'océan Pacifique. Avec l'altitude, les importantes précipitations se traduisent par des quantités de neige considérables, à l'instar du mont Baker, qui alimentent le plus grand système glaciaire des États-Unis hors Alaska. Sur le versant oriental de la chaîne, les précipitations sont beaucoup moins importantes et le climat est continental avec de plus grands écarts de températures journaliers et saisonniers. Cette différence se ressent sur la végétation composée principalement de conifères : si le Pin d'Oregon et la Pruche de l'Ouest dominent à l'ouest des crêtes, le Pin ponderosa, le Pin tordu et le Mélèze de l'Ouest sont mieux adaptés aux terrains secs à l'est. La partie septentrionale de la chaîne, les North Cascades, plus froide et au relief plus alpin modelé par de nombreux glaciers, abrite la Pruche subalpine, le Sapin blanc et le Sapin subalpin. La faune est très variée mais parfois menacée. Pour protéger cette diversité biologique et les richesses naturelles, l'essentiel de la chaîne a été protégé, en particulier au sein de quatre parcs nationaux.

La chaîne est peuplée depuis au moins 11 000 ans et les Amérindiens ont développé de nombreux mythes et légendes sur les volcans. Les Européens la découvrent vers la fin du XVIIIe siècle. Son nom trouve son origine avec l'expédition Lewis et Clark, en 1806, d'après des rapides dont le site est désormais immergé dans la gorge du Columbia. Très vite, les explorations se succèdent et le commerce opposant la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d'Hudson s'intensifie. Il est d'abord basé sur la traite des fourrures puis est remplacé par celui du bois. Si des aménagements sont effectués pour traverser la chaîne, les montagnes restent largement dépeuplées. Seul le développement de l'alpinisme au milieu du XIXe siècle puis du ski à l'aube du XXe siècle voit des expéditions se succéder pour gravir les plus hauts sommets. Au XXIe siècle encore, le caractère sauvage de la chaîne des Cascades lui confère un attrait touristique important.

Cratères de Mono-Inyo

Image satellite commentée du lac Mono, des cratères de Mono-Inyo et de Mammoth Mountain.

Les cratères de Mono-Inyo (Mono-Inyo Craters en anglais) sont une chaîne volcanique qui s’étend sur quarante kilomètres du nord au sud, depuis le lac Mono jusqu’à Mammoth Mountain, au sein du comté de Mono, dans l’Est de l’État américain de Californie. Le champ volcanique de Mono Lake forme l’extrémité septentrionale de la chaîne et consiste en deux îles volcaniques dans le lac et un cône sur sa rive nord-ouest. La majeure partie des cratères de Mono, qui constituent l’essentiel de la partie septentrionale de la chaîne, sont des volcans phréato-magmatiques qui ont, depuis leur formation, été surmontés par des dômes de rhyolite et des coulées de lave. Les cratères d’Inyo constituent l’essentiel de la partie méridionale et sont très semblables aux précédents. L’extrémité méridionale de la chaîne, appelée Red Cones, est formée de cratères d’où sortent des fumerolles et de cônes de cendres, autour de Mammoth Mountain.

Les éruptions le long de l’étroit système de fissures présent sous la chaîne actuelle ont commencé entre 400 000 à 60 000 ans BP, sur la bordure occidentale de la caldeira de Long Valley. Mammoth Mountain se forme à cette époque. Les cratères de Mono naissent entre 40 000 et 600 ans BP et les cratères d’Inyo entre 5 000 et 500 ans BP, à la suite de nombreuses éruptions. Des coulées de lave, il y a 5 000 ans, construisent les Red Cones, tandis que les cratères de Mammoth Mountain apparaissent au cours du dernier millénaire. Le soulèvement de Paoha Island dans le lac Mono, il y a 250 ans, représente le dernier signe d’activité volcanique dans la chaîne. Ces éruptions proviennent vraisemblablement de petites poches de magma plutôt que d’une unique chambre magmatique volumineuse comme celle à l’origine de la caldeira de Long Valley, 760 000 ans BP. Au cours des trois derniers millénaires, les éruptions se sont succédé tous les 250 à 700 ans. En 1980, une succession de séismes et de déformations de terrain à l’intérieur et au sud de la caldeira ont indiqué un regain d’activité le long de la chaîne.

La région est occupée et exploitée par l’homme depuis des siècles. L’obsidienne est collectée par la tribu amérindienne des Mono Païutes pour la confection d’outils tranchants et de pointes de flèches. Cette roche à l’aspect vitreux continue à être extraite au XXIe siècle pour servir de décapant et de décoration. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, Mono Mills exploite le bois sur les pentes des volcans pour les besoins de Bodie. Des travaux hydrologiques sont réalisés à partir de 1941 afin d’alimenter l’aqueduc de Los Angeles à partir du lac Mono, à travers une conduite d’eau passant sous les cratères de Mono. En 1984, le champ volcanique de Mono Lake et une grande partie des cratères de Mono sont placés sous la protection de la Mono Basin National Scenic Area. Les installations dans la chaîne sont gérées par le service des forêts des États-Unis au sein de la forêt nationale d’Inyo. Diverses activités sont possibles, notamment la randonnée pédestre, l’observation ornithologique, la pratique du canoë-kayak, du ski et du vélo tout terrain.

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