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Histoire de l'Arménie

Les armoiries de l'Arménie, reprenant les symboles de ses quatre dynasties royales autour du mont Ararat.

Histoire de l'Arménie

L'Arménie est une région dont le peuplement originel remonte aux temps préhistoriques. Son histoire se déploie donc sur plusieurs millénaires. Les Arméniens, après s'y être fixés, développèrent une civilisation originale bien que située au carrefour de grands empiresperse, séleucide, parthe, romain, sassanide, byzantin, arabe, turc seldjoukide, mongol, turc ottoman, séfévide, russe — qui vont se disputer son territoire. Face aux invasions, les Arméniens ont toujours fait preuve dans leur histoire d'une volonté farouche de conserver leur identité nationale. Même si leur culture a été influencée par leurs voisins dans de nombreux domaines (musique, cuisine, littérature, architecture, etc), les Arméniens ont puisé dans une version nationale du christianisme enracinée dans leur langue la force de surmonter les pires épreuves, surtout au début du XXe siècle avec le génocide arménien. La culture arménienne se perpétue en République d'Arménie mais aussi un peu partout dans le monde dans la diaspora arménienne.

Histoire de l'Estonie

De haut en bas et de gauche à droite : 1 La forteresse de Narva fait face à celle d'Ivangorod côté russe - 2 Friedrich Faehlmann (1839) fondateur de la Société savante estonienne - 3 Jaan Tonisson (1868-1941?) un des fondateurs de l'état estonien - 4 Le premier anniversaire de la célébration de l'indépendance le 24 février 1919 - 5 La voie balte manifestation pour l'indépendance des pays baltes (1989) - 6 Edgar Savisaar communiste réformateur qui négocia la transition vers l'indépendance - 7 Toomas Hendrik Ilves président de l'Estonie en 2010.

L'histoire de l'Estonie, pays situé sur la rive sud est de la mer Baltique qui a accédé à l'indépendance en 1918, débute au IXe millénaire av. J.-C., lorsque les premières populations nomades pénètrent sur son territoire libéré par la dernière glaciation. Selon la théorie la plus répandue, le peuple finno-ougrien, dont descend la majeure partie des Estoniens contemporains, arrive dans la région vers le IVe millénaire av. J.-C. en introduisant la céramique à peigne commune à plusieurs peuples rattachés à la même famille linguistique.

Au début du XIIIe siècle les rives sud de la mer Baltique constituent une des dernières contrées païennes d'Europe. Les croisades baltes (1200-1227), menées sur le territoire par un ordre de soldats templiers allemand, les chevaliers Porte-Glaive, réalisent la conquête du pays dont les habitants sont convertis à la foi chrétienne. Un État dominé conjointement par des princes-évêques et l'ordre des moines soldats se constitue sur le territoire correspondant à l'Estonie et à la Lettonie modernes. Une société aux classes sociales particulièrement marquées s'installe : la minorité d'origine allemande constitue l'élite politique, militaire, religieuse, intellectuelle et monopolise le commerce et la propriété foncière ; ces Germano-baltes dominent la population indigène, finno-ougrienne sur le territoire estonien, dont la condition va se dégrader au fil des siècles. Cette division perdure jusqu'en 1917. Entre 1418 et 1562 la région forme la Confédération livonienne. Le pays est touché par la Réforme au début du XVIe siècle et opte pour le luthéranisme. Il est le théâtre de conflits qui l'opposent à des voisins de plus en plus puissants : la Russie, la Lituanie, la République des Deux Nations et la Suède. Finalement cette dernière annexe la région en 1595. Initialement, les souverains suédois ne remettent pas en cause la suprématie de la noblesse balte d'origine germanique descendante des chevaliers Porte-Glaive. Cette politique change avec Charles XI mais les tentatives de réformes sont interrompues par la défaite de la Suède face à la Russie au cours de la Grande Guerre du Nord. À compter de 1710 le territoire estonien devient pour deux siècles une région de l'Empire russe...

Histoire de l'Andorre

Coat of arms of Andorra.svg

L'histoire de l'Andorre commence avec une légende selon laquelle la principauté doit son indépendance à Charlemagne. Même si cette légende est bâtie sur la vérité, l'Andorre fut peuplée pendant la Préhistoire et son originalité reconnue dès l'Antiquité.

Longtemps isolée et peu peuplée, l'Andorre a cultivé sa part de mystère et d'étrangeté, notamment avec son système d'administration hors d'âge, qui partage le trône entre le chef de l'État français et un évêque espagnol.

Depuis quelques décennies cependant, l'Andorre est sortie de l'anonymat et de la déshérence et est devenue un État attractif, bien que toujours à l'écart de la politique mondiale.

Danube

Cours du Danube

Le Danube est le deuxième plus long cours d'eau d’Europe (après la Volga) et le plus long parcourant l’Union européenne. Il prend sa source dans la Forêt-Noire en Allemagne lorsque deux petits cours d’eau, le Brigach et le Breg, se rencontrent à Donaueschingen ; c’est à partir de ce point que le cours d’eau prend son nom de Danube. Mais à l'heure actuelle, il y a plus à penser que c'est la Brigach qui se jette dans le Breg qui serait donc le Danube lui-même. Il s’écoule alors vers l’est sur une distance d’environ 2 902 kilomètres, et traverse plusieurs capitales de l’Europe centrale et orientale (Vienne, Bratislava, Budapest et Belgrade). Il se jette dans la Mer Noire par le delta du Danube situé en Roumanie et en Ukraine et qui figure dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Danube est depuis des siècles une importante voie fluviale. Connu dans l’histoire comme une des frontières de l’Empire romain, le cours d’eau s’écoule le long des frontières de dix pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Croatie, la Serbie, la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et l’Ukraine. Son bassin versant comporte une partie de neuf autres pays : l’Italie, la Pologne, la Suisse, la République tchèque, la Slovénie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la République de Macédoine et l’Albanie.


Histoire de l'Épire du Nord de 1913 à 1921

L'Épire, une région à cheval sur la Grèce et l'Albanie. Sur cette carte on peut voir l'extension approximative de l'Épire antique (en gris), de l'actuelle préfecture grecque d'Épire (en orange), de la partie habitée majoritairement par des « Grecs albanais » (en vert) et les limites de l'« Épire du Nord » en pointillés. Gjirokastre (Argyrokastro) et Korçë (Koritsa) sont les deux principales villes de l'Épire du Nord.

L’histoire de l'Épire du Nord de 1913 à 1921 est marquée par la volonté d'énosis, autrement dit de réunion à l’État national grec, de la minorité grecque présente dans cette région du Sud de l'Albanie et par le désir irrédentiste du royaume hellène de l'annexer.

Pendant la Première Guerre balkanique, l’Épire du Nord, qui abrite une importante communauté orthodoxe de langues hellène et/ou albanaise, est occupée en même temps que l'Épire du Sud par l’armée grecque, victorieuse sur les Ottomans. Athènes souhaite annexer ces territoires. Cependant, l’Italie et l’Autriche-Hongrie s’y opposent et le traité de Florence de 1913 confie l'Épire du Nord à la toute nouvelle principauté d’Albanie, de population majoritairement musulmane. L’armée grecque évacue donc la région mais les Épirotes chrétiens rejettent la décision internationale et décident de former, avec le soutien tacite de la Grèce, un gouvernement autonome à Argyrokastro (Gjirokastre).

Face à l’instabilité de l’Albanie, l’autonomie de l’Épire du Nord est finalement confirmée par les grandes puissances par la signature du protocole de Corfou du 17 mai 1914. L’accord reconnaît en effet les spécificités des Épirotes et leur droit d’avoir leur propre administration et leur propre gouvernement sous la souveraineté nominale de l’Albanie. Malgré tout, l’accord n’est jamais réellement mis en œuvre parce que le gouvernement albanais s’effondre en août et que le prince Guillaume de Wied, élu souverain du pays en février, retourne en Allemagne en septembre.

Peu après l’éclatement de la Première Guerre mondiale, en octobre 1914, le royaume de Grèce réoccupe donc la région. Cependant, l’attitude ambiguë d’Athènes face aux puissances centrales durant la Grande guerre pousse la France et l’Italie à envahir à leur tour l’Épire en septembre 1916. À la fin du premier conflit mondial cependant, l'accord Tittoni-Venizélos prévoit le rattachement de la région à la Grèce. Le changement de gouvernement à Rome et les difficultés militaires de la Grèce face à la Turquie de Mustapha Kemal profitent toutefois à l’Albanie, qui reçoit finalement la région le 9 novembre 1920.

Histoire de la Biélorussie

Le Pahonie, armoiries de la Biélorussie de 1991 à 1995 et héritage médiéval du pays

La Biélorussie est un des derniers États de l’Europe à s’être constitué comme nation, comme les Biélorusses eux-mêmes n’ont été considérés qu’à partir du XXe siècle comme un véritable peuple. Ainsi les différentes appellations usitées au cours des siècles (Ruthénie, Russie blanche et Bélarus entre autres) indiquent une foncière incertitude d’identité et de statut du pays, incertitude toujours sensible.

Bien que la principauté de Polotsk médiévale puisse être considérée comme la première forme d’État biélorusse, par la suite le pays a toujours été incorporé à de grandes puissances qui lui ont souvent imposé leur culture de manière autoritaire : le Grand-Duché de Lituanie, ensuite l’Empire russe et enfin l’Union soviétique. Depuis la chute de celle-ci en 1991, la Biélorussie est indépendante et sa souveraineté est reconnue mondialement.

Franz Liszt

Franz Liszt

Franz Liszt (Liszt Ferenc en hongrois) est un compositeur et pianiste hongrois, sujet des Habsbourg, né à Doborján (all. Raiding, aujourd'hui en Autriche) le 22 octobre 1811 et décédé à Bayreuth (Allemagne) le 31 juillet 1886.

Liszt est le père de la technique pianistique moderne et du récital. Avec lui, naissent l'impressionnisme au piano, le piano orchestral — Mazeppa, la quatrième étude d'exécution transcendante — et le piano littéraire — les Années de pèlerinage.

Il est à l'origine — avec Frédéric Chopin — de toute une lignée de compositeurs: Ravel, Rachmaninov, Scriabine.

Sigmund Freud

Sigmund Freud par Max Halberstadt en 1921.

Sigmund Freud (prononciation allemande : [ˈsiːkmʊnt ˈfʁɔʏt)] ; prononciation française [fʁøːd] ou [fʁœjd]) né Sigismund Schlomo Freud le 6 mai 1856 à Freiberg, Moravie (Autriche, aujourd'hui Příbor, en République tchèque), et mort le 23 septembre 1939 à Londres (Royaume-Uni), est un médecin neurologue autrichien, pionnier de la psychanalyse.

Médecin viennois, Freud rencontre plusieurs personnalités importantes pour le développement de la psychanalyse, dont il est le principal théoricien. Son amitié avec Wilhelm Fliess, sa collaboration avec Joseph Breuer, l'influence de Jean-Martin Charcot et des théories sur l'hypnose de l'École de la Salpêtrière vont le conduire à repenser les processus et instances psychiques, et en premier lieu les concepts d'inconscient, de rêve et de névrose puis à proposer une technique de thérapie, la cure psychanalytique.

Freud regroupe une génération de psychothérapeutes, qui, peu à peu, élaborent la psychanalyse, d'abord en Autriche, en Suisse, à Berlin, puis à Paris, Londres et aux États-Unis. En dépit des scissions internes et des critiques émanant de certains psychiatres, notamment, et malgré les années de guerre, la psychanalyse s'installe comme une nouvelle discipline des sciences humaines dès 1920. Freud, menacé par le régime nazi, quitte alors Vienne pour s'exiler à Londres, où il meurt en 1939.

La « psycho-analyse », dont le terme apparaît en 1896, repose sur plusieurs hypothèses et concepts élaborés ou repris par Freud. La technique de la cure, dès 1898 sous la forme de la méthode cathartique, avec Joseph Breuer, puis le développement de la cure type, est le principal apport de la psychanalyse. L'hypothèse de l'inconscient approfondit la représentation du psychisme. Des concepts, comme ceux de refoulement, de censure, de narcissisme, de moi et d'idéal du moi, ou davantage métapsychologiques comme les pulsions, la première topique et la seconde topique, le complexe d'Œdipe ou le complexe de castration, entre autres, vont, peu à peu, développer et complexifier la théorie psychanalytique, à la fois « science de l'inconscient », selon Paul-Laurent Assoun et savoir sur les processus psychiques et thérapeutiques.

Guerre de Trente Ans

Defenestration-prague-1618.jpg

La guerre de Trente Ans ensanglanta l’Europe de 1618 à 1648. Commencée en tant que conflit religieux dans une région périphérique, elle se transforma progressivement en un conflit politique pan-européen dont un des enjeux majeurs fut l’opposition des Habsbourg et des Bourbon.

Elle se termina par la signature des Traités de Westphalie qui laissaient une Allemagne exsangue et morcelée à l’extrême, la maison d’Autriche durablement affaiblie et le royaume de France prêt à exercer son hégémonie sous le règne de Louis XIV.

Marie de Hongrie (1505-1558)

Portrait de Marie de Hongrie

Marie de Hongrie, archiduchesse d'Autriche et, par son mariage, reine de Hongrie et de Bohême, est née le 15 septembre 1505 au palais du Coudenberg, à Bruxelles, et morte le 18 octobre 1558 à Cigales, en Castille. Elle est l’avant-dernière des six enfants de Philippe le Beau (1478-1506), héritier des Habsbourg, et de Jeanne de Castille (1479-1555).

Elle devient reine consort de Hongrie et de Bohême de 1522 à 1526, puis gouverneur des Pays-Bas espagnols de 1531 à 1555.

Elle grandit aux Pays-Bas auprès de Marguerite d’Autriche. Très jeune, elle est promise en mariage à Louis II de Hongrie, mais leur union ne dure que quatre ans, en raison du décès de ce dernier en 1526 sur le champ de bataille, contre les Turcs. Comme il n'a pas d’enfant, la couronne revient à son frère Ferdinand, qu’elle fait élire roi lors de la régence qu’elle exerce avec difficulté en Hongrie. Après son refus de se remarier, son frère, l'empereur Charles Quint, lui demande de le seconder en tant que gouverneur des Pays-Bas, ce qu'elle fait pendant près de vingt-cinq ans. « Homme fort » de l’empereur, Marie de Hongrie a à cœur la prospérité des Pays-Bas, mais aussi de seconder ses frères dans les conflits religieux et territoriaux tout en maintenant le prestige des Habsbourg

Victor Hugo

Hugo en 1883

À l'âge de quatorze ans, Victor Hugo (né le 26 février 1802, mort le 22 mai 1885) note sur un journal : « Je veux être Chateaubriand ou rien ».

Et il sera exaucé au-delà de ses espérances. À la fois romancier, dramaturge, poète, dessinateur, homme politique, il n'y a pas un de ces domaines dans lequel le géant Hugo n'ait excellé, incarnant à lui seul, et grâce à sa longévité, un siècle de littérature et d'histoire. De tous les combats, souvent les plus avant-gardistes, du strictement littéraire, avec la Bataille d'Hernani, aux luttes politiques (pour l'abolition de la peine de mort, la création d'États-Unis d'Europe, etc.), ce fervent monarchiste devenu au fil des années un républicain convaincu s'est entièrement donné à la défense de ses valeurs et des idéaux du romantisme, qu'il perpétue jusqu'à la fin du siècle.

Léonard de Vinci

Léonard de Vinci

Léonard de Vinci (Leonardo di ser Piero da VinciLeonardo di serP iero da Vinci écouter, dit Leonardo da Vinci), né à Vinci le 15 avril 1452 et mort à Amboise le 2 mai 1519, est un peintre italien et un homme d'esprit universel, à la fois artiste, scientifique, ingénieur, inventeur, anatomiste, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, botaniste, musicien, poète, philosophe et écrivain.

Après son enfance à Vinci, Léonard est élève auprès du célèbre peintre et sculpteur florentin Andrea del Verrocchio. Ses premiers travaux importants sont réalisés au service du duc Ludovic Sforza à Milan. Il œuvre ensuite à Rome, Bologne et Venise et passe les dernières années de sa vie en France, à l'invitation du roi François Ier.

Léonard de Vinci est souvent décrit comme l'archétype et le symbole de l'homme de la Renaissance, un génie universel et un philosophe humaniste dont la curiosité infinie est seulement égalée par la force d'invention. Il est considéré comme un des plus grands peintres de tous les temps et peut-être la personne la plus talentueuse dans le plus grand nombre de domaines différents ayant jamais vécu.

C'est d'abord comme peintre que Léonard de Vinci est reconnu. Deux de ses œuvres, La Joconde et La Cène, sont des peintures très célèbres, souvent copiées et parodiées, et son dessin de l’Homme de Vitruve est également repris dans de nombreux travaux dérivés. Seules une quinzaine d'œuvres sont parvenues jusqu'à nous ; ce petit nombre est dû à ses expérimentations constantes et parfois désastreuses de nouvelles techniques et à sa procrastination chronique. Néanmoins, ces quelques œuvres, jointes à ses carnets, qui contiennent des dessins, des diagrammes scientifiques et des réflexions sur la nature de la peinture, sont un legs aux générations suivantes d'artistes seulement égalé par Michel-Ange.

Comme ingénieur et inventeur, Léonard développe des idées très en avance sur son temps, comme l'avion, l'hélicoptère, le char de combat, le sous-marin jusqu'à l'automobile. Très peu de ses projets sont construits, ou même seulement réalisables de son vivant, mais certaines de ses plus petites inventions comme une machine pour mesurer la limite élastique d'un câble entrent dans le monde de la manufacture. En tant que scientifique, Léonard de Vinci a beaucoup fait progresser la connaissance dans les domaines de l'anatomie, du génie civil, de l'optique et de l'hydrodynamique.

William Shakespeare

Portrait de Shakespeare

William Shakespeare (né probablement le 23 avril 1564, baptisé le 26 avril 1564, décédé le 23 avril 1616) est largement considéré comme le plus grand poète, dramaturge et écrivain de la culture anglo-saxonne. Il est réputé pour sa maîtrise des formes poétiques et littéraires ; sa capacité à représenter les aspects de la nature humaine est souvent mise en avant par ses amateurs.

Personnage éminent de la culture occidentale, Shakespeare continue d’influencer les artistes d’aujourd’hui. Il est traduit dans un grand nombre de langues et ses pièces sont régulièrement jouées partout dans le monde. Shakespeare est l’un des rares dramaturges à avoir pratiqué aussi bien la comédie que la tragédie. Il est également extrêmement rare de voir un écrivain du XVIe siècle dont les textes puissent donner, dans notre époque moderne, des films à succès.

Shakespeare écrivit trente-sept œuvres dramatiques entre les années 1580 et 1613, bien que la chronologie exacte de ses pièces soit encore sujette à discussion. Cependant, le volume de ses créations ne doit pas nous apparaître comme exceptionnel, d’après les standards de l’époque.

Miguel de Cervantes

Portrait imaginaire de Cervantes (il n’existe aucun portait authentifié).

Miguel de Cervantes Saavedra (29 septembre 1547 à Alcalá de Henares - 23 avril 1616 à Madrid) est un romancier, poète et dramaturge espagnol. Il est célèbre pour son roman L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, publié en 1605 et reconnu comme le premier roman moderne.

Miguel de Cervantes mène d’abord une vie aventureuse de soldat et participe à la bataille de Lépante en 1571, où il perd l’usage d’une main. Cette main paralysée lui vaut le surnom de « Manchot de Lépante ». En 1575, à son retour vers l’Espagne, il est capturé par les barbaresques et, malgré des tentatives d’évasion, reste captif à Alger. En 1580, il est racheté en même temps que d’autres prisonniers espagnols et regagne son pays.

Marié, puis séparé de sa femme et occupant diverses fonctions, il se lance alors dans l’écriture par le roman pastoral La Galatea en 1585. En 1605, il publie la première partie de ce qui reste comme son chef-d’œuvre : L’ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche dont la deuxième partie ne paraît qu’en 1615. Sa parodie grandiose des romans de chevalerie et la création des personnages mythiques de Don Quichotte, Sancho Panza ou Dulcinée ont fait de Cervantès la plus grande figure de la littérature espagnole.

Ses premières œuvres théâtrales, peu appréciées de son vivant ont pourtant donné lieu à de nombreuses imitations. En particulier, la tragédie en vers Le Siège de Numance écrite de 1581 à 1583, a connu entre 1600 et 1813 cinq imitations sous des titres divers et a inspiré à Lope de Vega La Sainte ligue.

Corrida

Corrida aux arènes d'Arles.

La corrida (mot espagnol, de correr : « courir ») est une forme de course de taureaux consistant en un combat à l'issue duquel le taureau est mis à mort. Elle est pratiquée essentiellement en Espagne, au Portugal, dans le Midi de la France, dans certains États d'Amérique latine (Mexique, Pérou, Colombie, Venezuela, Équateur et Bolivie).

Se déroulant dans des arènes, la corrida est un spectacle tauromachique issu d'une longue tradition, puisque sa forme actuelle, où la mise à mort est effectuée par le matador à pied et armé de sa seule épée, remonte à Francisco Romero, dans la première moitié du XVIIIe siècle. Elle se déroule selon un rituel et des modalités bien fixés aujourd'hui, dont l'essentiel remonte à ceux définis par le matador Francisco Montes « Paquiro », avec son traité de tauromachie de 1836, Tauromaquia completa.

Une corrida commence par un paseo, le défilé initial de tous les participants. Le combat se divise ensuite en trois parties, trois tercios (« tiers ») : au cours de la première partie, le tercio de pique, deux picadors affrontent le taureau et le blessent à l'aide d'une longue pique, ce qui permet à la fois de l'affaiblir et d'évaluer son comportement. Au cours du deuxième tercio, le tercio de banderilles, des banderilleros, voire le matador lui-même, plantent trois paires de banderilles dans le dos du taureau. Enfin, lors du troisième tercio (la mise à mort proprement dite), le matador, après une faena, une série de passes exécutées avec sa muleta, met à mort le taureau par l'estocade portée avec son épée...

Ducasse d'Ath

M. et Mme Goliath dansent sur le pont du Gadre le 23 août 2008

La ducasse est une tradition populaire de la ville d'Ath, dans le Hainaut, en Belgique. Remontant au Moyen Âge, elle s’est enrichie au fil du temps, pour devenir une fête très appréciée qui dure plusieurs jours, caractérisée par la présence de géants processionnels, de chars décoratifs et de groupes historiques.

Depuis le XVe siècle, le phénomène des « géants » est bien présent en Europe occidentale dans les processions, les cortèges, les carnavals ou les fêtes publiques en général. Le contexte politique, économique et culturel a changé mais les géants ont survécu là où la tradition s'est solidement enracinée dans les populations. Ce cortège qui, directement issu des processions, a conservé ses géants anciens, est animé par une population locale qui leur demeure extrêmement attachée. La ducasse est l'événement majeur de la vie festive régionale. Elle donne lieu a de nombreuses réjouissances et manifestations culturelles.

Depuis 2005, la ducasse d'Ath est reconnue comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO (Liste des Géants et dragons processionnels de Belgique et de France). La qualité des festivités de la ducasse, l’engouement et la ferveur populaire, ont constitué autant d’atouts qui ont impressionné le jury. Cette fête des Athois garde toute son originalité et a su conserver son caractère et son identité.

Naxos

Carte de Naxos.

Naxos (en grec ancien et moderne : Νάξος) est une île grecque de la mer Égée appartenant aux Cyclades. Elle est la plus grande et la plus haute île de l’archipel. Elle est située pratiquement au cœur de l’Égée, à approximativement 140 km de la Grèce continentale et de la Turquie continentale. La plus grande ville et port principal est Náxos, aussi appelée Chóra (6 500 habitants).

Naxos doit une partie de sa célébrité à la mythologie : selon la légende, Thésée y abandonna Ariane, qui fut recueillie par Dionysos, divinité tutélaire de l’île. La cité naxienne (adjectif associé au nom Naxos dans l’Antiquité) fut puissante à l’époque archaïque et prospère durant l’Empire byzantin. Elle fut le centre du duché de Naxos, le dernier État latin à résister à l’avancée ottomane.

L’île est riche : marbre et émeri sont exportés tandis que son agriculture produit la célèbre pomme de terre de Naxos, mais aussi des fromages, du miel et le Kitro, une liqueur de cédrat. Le tourisme ne représente que la moitié du revenu naxiote (adjectif associé au nom Naxos dans les périodes plus récentes).

Histoire de Corfou

Corfou en 1488

Histoire de Corfou
Corfou (en grec moderne Κέρκυρα, Kérkyra) est une île grecque de la mer Ionienne. Elle est la plus septentrionale de l’archipel des îles ioniennes. Elle est à la frontière (symbolique) entre l’Occident et l’Orient. Corfou est la région grecque la plus proche de l’Italie, tout en étant à moins de trois kilomètres de la côte albanaise. Sa position géographique lui confère une riche histoire. Elle était une étape évidente sur la route du Levant, dans les deux sens. Sa situation à la sortie de la mer Adriatique lui a conféré dans l’histoire un rôle stratégique.

Corfou a été fondée par Corinthe. Ses relations difficiles avec sa métropole sont considérées comme une des causes de la guerre du Péloponnèse. Lorsque Rome se tourna vers l’Orient, l’île fut la première étape de l’expansion de l’Empire. Après le partage de l’Empire, elle demeura à la frontière entre l’Empire d’Occident et l’Empire d’Orient. Après 1054, elle se trouva à la frontière entre rite grec et rite latin. Avec la Quatrième croisade, Corfou fut au contact entre les Latins et les Byzantins, appartenant d’abord au Despotat d’Épire, puis passant aux Angevins et ensuite aux Vénitiens : sa position au débouché de la mer Adriatique était stratégique pour la défense du commerce de la « Sérénissime République de Saint-Marc » en Méditerranée. Après la création de l’Empire ottoman, elle fut la dernière terre chrétienne avant le monde musulman.

Elefthérios Venizélos

Elefthérios Venizélos.

Elefthérios Kyriákou Venizélos (en grec : Ελευθέριος Κυριάκου Βενιζέλος), né le 23 août 1864 à Mourniés, en Crète, et décédé le 18 mars 1936 à Paris, en France, est un homme politique grec, considéré, dès 1921, comme le « fondateur de la Grèce moderne ».

La jeunesse de Venizélos est marquée par les luttes en Crète contre la présence ottomane et en faveur d’un rattachement à la Grèce, l’enosis. Après des études en Crète et en Grèce, il devient avocat en 1887, s’installe à La Canée, et se lance dans le journalisme et la politique. Élu député libéral à l’assemblée générale crétoise en 1889, insurgé lors de la révolte de 1897-1898, il rédige à l’issue de celle-ci la constitution de la Crète autonome. Ministre de la Justice de 1898 à 1901 dans le gouvernement local du haut-commissaire le prince Georges, il s’oppose à ce dernier sur la question du rattachement à la Grèce. C’est dans ce contexte qu’au printemps 1905, il prend la tête d’une insurrection qui se termine par le départ du prince Georges. Sa réputation dépasse alors les limites de son île, et gagne même une renommée internationale.

Ainsi, lorsque les militaires grecs organisent le coup de Goudi à l’été 1909, Venizélos est sollicité pour prendre en mains la destinée de la nation. Il n’accepte qu’après que ses partisans ont remporté à l’été 1910 des élections démocratiques. Premier ministre, il mène une politique de modernisation du royaume, principalement en ce qui concerne l’armée et la marine, afin de permettre au pays d’affronter les conflits qui se dessinent. La Grèce sort ainsi vainqueur des deux guerres balkaniques. Cependant, il entre dans un très grave conflit avec le commandant en chef des troupes grecques, le prince héritier Constantin. L’opposition entre les deux hommes se prolonge au cours de la Première Guerre mondiale. Constantin Ier, monté sur le trône en 1913, est plutôt proche de la Triplice tandis que Venizélos penche vers l’Entente. Les influences opposées des belligérants finissent par couper la Grèce en deux lors du « Schisme national ». Venizélos, démis de ses fonctions par le roi, crée un second gouvernement, à Thessalonique, sous la protection des troupes de l’Entente. La France finit par pousser le roi à l’exil et, en juin 1917, Venizélos installe son gouvernement à Athènes. Il parvient alors à concilier les impératifs d’une politique extérieure liée à la guerre à toute une série de réformes modernisatrices.

Histoire de la Crète

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La Crète est la principale île grecque et également l’une des plus méridionales de Grèce. Elle représente une des frontières symboliques entre l’Occident et l’Orient. Située à équidistance de l’Europe, de l’Asie mineure et de l’Afrique, elle occupe une position géographique qui lui confère une riche histoire tandis que sa position stratégique lui vaut d’avoir été le terrain de nombreux conflits entre peuples en vue du contrôle de la Méditerranée. L’île est un carrefour entre l’Europe et l’Asie mineure, l’Europe et le Proche-Orient ainsi qu’entre l’Europe et l’Afrique.

Partie intégrante de la Grèce de nos jours, la Crète n'est pourtant réunie à celle-ci que depuis 1913. Habitée au moins depuis le néolithique, la Crète est le berceau de la civilisation minoenne qui domine la Méditerranée orientale du IVe au Ier millénaire av. J.-C., avant de s'effacer devant l'essor de la Grèce continentale.

Lorsque Rome se tourne vers l'Orient, l'île est une étape de l'expansion de l’Empire. Après le partage de l'Empire, elle intègre l'Empire d'Orient. Elle est alors tour à tour byzantine, arabe au IXe siècle, puis vénitienne après la quatrième croisade et le partage de l'Empire byzantin entre les royaumes francs. La Crète est alors partagée entre occupation latine et héritage byzantin. Sa position en Méditerranée est alors stratégique pour la défense du commerce de la « Sérénissime République de Saint-Marc » en Méditerranée.

À toutes les époques de son histoire, l'île attise également la convoitise des pirates qui en font une base de départ de leurs raids. Les actes de piraterie et la menace qu'ils font peser sur le commerce méditerranéen est souvent le prétexte pour une intervention et l'occupation de l'île de la part des peuples ayant des vues sur l'île.

La Crète passe sous domination ottomane au cours du XVIIe siècle. L'histoire de la Crète est jalonnée de révoltes et d'insurrections du peuple crétois contre leurs divers occupants. Ces révoltes sont d'autant plus marquées au cours des trois siècles d'occupation ottomane, et en particulier au cours du XIXe siècle. La Crète gagne son indépendance en 1897, mais souhaite son union à la Grèce, qu'elle obtient en 1913.

La Crète est le théâtre d'affrontements lors de la Seconde Guerre mondiale, puis est une des quelques régions occupées par l'Allemagne lors du partage de la Grèce entre l'Allemagne, l'Italie et la Bulgarie. La Crète a pendant longtemps été une terre d'émigration, souffrant d'un exode rural. L'essor du tourisme depuis les années 1970 apporte un certain renouveau économique.

Histoire militaire de la France

L’histoire militaire de la France couvre plus d'un millénaire d'Histoire à travers la France, l'Europe et les anciennes colonies françaises. Cet article est la synthèse des historiques de l'armée de terre française (terre), de l'armée de l'air française (air) et de la marine française (mer).

L'espace géographique qui constitue la France métropolitaine de nos jours a été marqué très tôt par une unité de peuplement et de culture. Son unité politique a cependant mis longtemps à émerger puisque ce n'est que vers 400, lors du déclin de la domination de l'Empire romain sur la Gaule, que la tribu germanique des Francs a pris le contrôle du territoire. Avec Clovis Ier puis Charlemagne, la « France » a une extension territoriale qu'elle ne retrouve que plusieurs siècles plus tard avec Napoléon Ier.

Au Moyen Âge, les fortes rivalités avec l'Angleterre et le Saint Empire romain germanique provoquent de longues guerres. Au sens strict, même s'il a existé très tôt des « armées en France », « l'Armée française » ne naît que dans les dernières phases de la guerre de Cent Ans avec la création de ses premières unités permanentes. C'est au XIIIe siècle qu'apparaît un pouvoir royal central suffisamment puissant pour créer un État unifié durable et la France devient une des nations les plus puissantes d'Europe. Mais quelques siècles plus tard, les guerres de religion et la puissance grandissante de l'Espagne remettent en cause cette suprématie.

France

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La France [fʁɑ̃s], en forme longue la République française, est une république constitutionnelle unitaire dont la majeure partie du territoire et de la population est située en Europe occidentale, mais qui comprend également plusieurs territoires répartis dans les Amériques, l’Océan Indien et le Pacifique. Elle a pour capitale Paris, pour langue officielle le français et pour monnaie l’euro. Sa devise est Liberté, Égalité, Fraternité, et son drapeau est constitué de trois bandes verticales respectivement bleue, blanche et rouge.

Pays ancien formé au Haut Moyen Âge, la France joue un rôle important dans l’histoire mondiale par l’influence de sa culture et de ses valeurs démocratiques et républicaines, par la colonisation qu’elle a menée en Amérique, en Asie, en Océanie et en Afrique, et par son rôle pionnier dans la construction de l’Union européenne. Elle est une puissance nucléaire, et l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Peuplée de 65,4 millions d’habitants (janvier 2010), la France est en 2009 la cinquième puissance économique mondiale aux taux de change du marché. Son économie, de type capitaliste avec une intervention étatique assez forte, fait d’elle un des leaders mondiaux dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’aéronautique, de l’automobile, des produits de luxe, du tourisme et du nucléaire.

Révolte des Cabochiens

La révolte des Cabochiens est un épisode de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Au printemps 1413, Jean sans Peur, duc de Bourgogne parvient à soulever le peuple de Paris et à imposer une réforme appelé ordonnance des cabochiens. Mais après quelques mois les Parisiens aspirent à un retour à l'ordre et les Armagnacs reprennent l'ascendant.

Après l'assassinat, le 23 novembre 1407, du duc Louis d'Orléans, frère cadet du roi Charles VI de France, par une bande de malfrats masqués, au service de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, ce dernier domine Paris et s'est acquis une grande popularité auprès du peuple.

Il s'allie avec une faction populaire commandée par Simon Caboche de son vrai nom Simon le Coutelier, d'où le nom donné de cabochiens à ses partisans. Ils sont originaires pour l'essentiel des classes populaires de la cité parisienne mais aussi de la corporation des bouchers, gens riches mais mal intégrés parmi les notables. On les nomme donc également les écorcheurs, Simon ayant lui-même exercé la profession de boucher-écorcheur.

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Préhistoire de Malte

Sleeping Lady of Malta (statuette de déesse de la fertilité) au Musée national d'archéologie de La Valette à Malte

Les connaissances concernant la Préhistoire de Malte sont assez développées car l’archipel maltais a livré d'abondants vestiges de la présence humaine durant l'époque préhistorique et notamment les plus anciennes constructions monumentales au monde, classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le temple maltais le plus ancien est un mur de grosses pierres sèches érigé au néolithique sur le site de Skorba. Datant de 5 200 ans avant J.-C., il est donc antérieur de 400 ans à la première construction mégalithique continentale (le cairn de Barnenez dans le Finistère), de 700 ans aux alignements de Carnac, de 2 000 ans au cercle de Stonehenge et 2 600 ans aux pyramides d'Égypte.

Maltais

Il-Kantilena, le plus vieux texte écrit en maltais ancien, XVe siècle.

Le maltais (en maltais : Malti) est la seule langue nationale de Malte, et avec l’anglais une des deux langues officielles du pays ; il est aussi une des 23 langues officielles de l'Union européenne. Le maltais n'est pas seulement la seule langue sémitique de l'Union européenne, c'est aussi la seule langue sémitique qui soit transcrite à l'aide d'un alphabet basé sur l'alphabet latin, enrichi cependant de diacritiques comme le point suscrit ou la barre inscrite.

L'origine de la langue est l'arabe ifriqiyen relexifié à partir de superstrats sicilien et italien, dans une moindre mesure français et plus récemment anglais. En raison de son origine arabe, le maltais est classé comme langue sémitique. Dans le passé, il a été considéré, la mythologie politique aidant, comme étant d'origine phénico-carthaginoise et non d'origine arabe, mais cette théorie est aujourd'hui abandonnée.

Trois grandes périodes peuvent être distinguées dans l'évolution de la langue maltaise : le maltais sémitique ou arabe maltais, jusqu'à l'expulsion des Arabes de Malte, le maltais ancien, jusqu'à l'officialisation d'un alphabet, d'une orthographe et d'une grammaire en 1934, et le maltais moderne parlé aujourd'hui dans les îles. Il est possible de remarquer au XXIe siècle l'apparition d'un maltais relâché, le maltish, sorte de pidgin de maltais et d'anglais.

Le maltais est devenu une des langues officielles de Malte en 1934, à côté de l'anglais, quand l'usage officiel de l'italien a été abandonné. Aujourd'hui le nombre de locuteurs est estimé à 500 000, dont 400 000 résidant à Malte. Les milliers d'émigrés maltais en Australie, au Canada, à Gibraltar, en Italie, au Royaume-Uni et aux États-Unis pratiquent cette langue en famille.

La langue maltaise n'était traditionnellement pas écrite, l'écriture se faisant en italien. Le plus ancien document connu en maltais est « Il-Kantilena », un poème du XVe siècle écrit par Pietro Caxaro.

Monument de la Liberté

Le Monument de la Liberté (letton : Brīvības Piemineklis), situé à Rīga en Lettonie, est un mémorial érigé en l'honneur des soldats morts au combat durant la Guerre d'indépendance lettone (1918-1920). Inauguré le 18 novembre 1935 lors du 17e anniversaire de l'indépendance du pays, ce monument est appelé affectueusement « Milda » par les habitants de la ville. Considéré comme un symbole important de la liberté, de l'indépendance et de la souveraineté de la Lettonie, il est souvent le lieu central de manifestations publiques et de cérémonies officielles. C'est également le monument le plus haut d'Europe dans son genre avec une hauteur de 42 mètres.

Les nombreux bas-reliefs et sculptures du Monument de la Liberté dépeignent la culture et l'histoire de la Lettonie. L'idée du monument voit le jour au début des années 1920, lorsque le Premier ministre de Lettonie, Zigfrīds Anna Meierovics, lance différents concours en vue de la conception d'une colonne du mémorial. Après plusieurs concours, le monument est finalement construit au début des années 1930, selon le projet vainqueur intitulé « Brille comme une étoile ! » du sculpteur letton Kārlis Zāle. Les travaux de construction sont financés par des dons privés...

Pinocchio

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Pinocchio est un personnage de fiction, héros d'un célèbre conte de fées moderne, chef-d'œuvre universel de la littérature pour enfants : Le avventure di Pinocchio. Storia di un burattino (Les aventures de Pinocchio. Histoire d'un pantin), du journaliste et écrivain italien, originaire de Toscane, Carlo Lorenzini, plus connu sous son nom de plume : Carlo Collodi - (né et mort à Florence, 1826-1890).

C'est le conte de fées par excellence, immortel et universel, duquel ont été tirées une multitude de versions : littéraires, théâtrales, chorégraphiques, télévisées, cinématographiques et en bandes dessinées, sans compter les centaines de traductions, de versions illustrées ainsi que les mises en musique et en chanson.

Les aventures de Pinocchio ont une prérogative qui n'appartient qu'aux grands chefs-d'œuvre, c'est celle d'être hors du temps. Pour les 100 ans de Pinocchio, en 1981, Italo Calvino écrivait ainsi : « Il nous est naturel de penser que Pinocchio a toujours existé, on ne s'imagine pas en effet un monde sans Pinocchio. »

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Le Maître chat ou le Chat botté

Le Maître chat ou le Chat botté Première version manuscrite et illustrée, 1695.

Le Maître chat ou le Chat botté est un conte français en prose racontant l’histoire d’un chat qui utilise la ruse et la tricherie pour offrir le pouvoir, la fortune et la main d’une princesse à son maître mal-né et sans-le-sou. Ce conte fut écrit à la fin du XVIIe siècle par Charles Perrault (1628-1703). La première version connue provient d’un manuscrit illustré, intitulé Les Contes de ma mère l’Oye, et paru en 1695, soit deux ans avant la publication du recueil de huit contes de Perrault Histoires ou contes du temps passé, avec des moralités par Barbin en 1697. Le Chat botté connut instantanément le succès et reste populaire de nos jours, malgré une morale ambiguë.

Il existe de très nombreuses analyses et études, basées sur ses personnages et ses thèmes, concernant la symbolique et la morale de ce conte. Le Maître chat ou le Chat botté peut être vu comme un récit initiatique au travers du combat contre l’ogre par exemple, ou un reflet des mœurs de l’époque de Perrault (investiture royale, rôle de la bourgeoisie, droit d’aînesse…) tout comme une histoire immorale faisant l’apologie de la ruse et de la tricherie sur le travail honnête. On y retrouve aussi de très vieux thèmes populaires liés à des motifs indo-européens et au culte des animaux attesté un peu partout dans le monde, sous le vernis de l’influence culturelle française à la fin du Grand Siècle.

Le Chat botté connaît une diffusion fulgurante et mondiale, au point d’inspirer des dessinateurs, compositeurs, chorégraphes, et de nombreux autres artistes. Ce Chat apparaît notamment dans le troisième acte « pas de caractère » du ballet La Belle au bois dormant de Tchaikovsky et jusqu’à l’époque moderne, ses adaptations sont multiples, depuis le théâtre jusqu’aux films et aux romans ou à la bande dessinée, en passant par les parodies, comme l’atteste le personnage du Chat potté.

Euro

Siège de la Banque Centrale Européenne à Francfort-sur-le-Main

L’euro est la devise officielle de l'ensemble de l'Union européenne et la monnaie unique commune à 17 de ses États membres, qui forment la zone euro.

L’euro a une valeur fixe par rapport aux anciennes monnaies dans chaque pays. Sa valeur irrévocable est 6,55957 Francs français ou monégasques ou 40,3399 francs belges ou luxembourgeois, mais quatre pays décidèrent de ne pas l’adopter : le Danemark, la Grande-Bretagne, la Norvège et la Suède. Un des avantages majeurs de cette monnaie unique est qu’elle permet des transactions bancaires sans taux de change.

Certains États ou territoires utilisent cette monnaie de facto, comme le Monténégro ou le Kosovo, de par l'influence des pays de la zone euro, sans que l'euro soit leur monnaie officielle. Mis en circulation le 1er janvier 2002 sous sa forme fiduciaire, mais en usage dès 1999, il succédait à l’European Currency Unit (ECU), soit « l’unité de compte européenne », mise en service en 1979.

L'euro est la deuxième monnaie au monde pour les transactions, derrière le dollar américain, et depuis décembre 2006 la première monnaie au monde pour la quantité de billets en circulation, avec 610 milliards d'euros.

Apocope d’« Europe », son nom est censé être le même, unique et invariable, dans toutes les langues officielles de l’Union européenne. En fait, il existe déjà sous une forme grecque légèrement différente, ευρώ / evrô et d'autres formes sont et seront introduites avec le temps, qui iront contrariant cette uniformité initiale : en letton eira, en lituanien euras, etc. Il est possible de différencier les pièces de monnaie des différents pays non seulement par l'une des deux faces, mais aussi, pour les pièces de 2 €, par la tranche. Certaines pièces présentent de plus une lettre indiquant dans quel atelier elles ont été frappées.

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Napoléon Ier

Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte (15 août 17695 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français de 1804 à 1814 sous le nom de Napoléon Ier.

Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale hors Scandinavie et plaça des membres de sa nombreuse famille sur les trônes de plusieurs royaumes.

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Saint-Empire romain germanique

Armoiries du Saint-Empire romain germanique

Le Saint Empire romain germanique ou Saint-Empire romain de la nation germanique (en allemand Heiliges Römisches Reich Deutscher Nation, en latin Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicæ, également appelé parfois Premier Reich ou Vieil Empire pour le différencier du Reich de Bismarck) était un regroupement politique des terres d’Europe occidentale et centrale au Moyen Âge dirigé par l’Empereur romain germanique. Il se voulait l’héritier de l’Empire d'Occident des Carolingiens qui avait disparu au Xe siècle, mais également du prestige et de l’antiquité de l’Empire romain avant lui. L’adjectif Saint n’apparaît que sous le règne de Frédéric Barberousse (attesté en 1157) pour légitimer le pouvoir de manière divine.

C’est sous la dynastie des Ottoniens que l’Empire se forme au Xe siècle à partir de l’ancienne Francie orientale carolingienne. La désignation Sacrum Imperium est attestée pour la première fois en 1157 et le titre Sacrum Romanum Imperium apparaît vers 1184 pour être utilisé de manière définitive en 1254. Le complément Deutscher Nation (en latin Nationis Germanicæ) a été ajouté au XVe siècle. L’étendue et les frontières du Saint-Empire ont été considérablement modifiées au cours des siècles. Au temps de sa plus grande expansion, l’Empire comprend presque tout le territoire de l’actuelle Europe centrale ainsi que des parties de l’Europe du Sud.

L’époque moderne marque pour l’empire l’impossibilité structurelle de mener des guerres offensives, d’étendre son pouvoir et son territoire. Dès lors, ses principales missions sont la défense du droit et la conservation de la paix. L’Empire doit s’assurer de la stabilité et de la résolution pacifique des conflits en endiguant la dynamique du pouvoir : les sujets doivent être protégés de l’arbitraire des seigneurs et les ordres moins importants protégés contre toute infraction au droit commis par les ordres plus importants et par l’Empire. Étant donné qu’à partir de 1648, des États voisins sont constitutionnellement intégrés comme états impériaux, l’Empire remplit une fonction de paix dans la constellation des puissances européennes.

À partir du milieu du XVIIIe siècle, l’Empire ne peut plus protéger ses membres de la politique d’expansion des puissances intérieures et extérieures. C’est une des causes de son effondrement. Les conquêtes napoléoniennes et la création de la Confédération du Rhin démontrent la faiblesse du Saint-Empire, devenu un ensemble figé. Le Saint-Empire romain germanique disparaît le 6 août 1806 lorsque l’empereur François II dépose sa couronne.

Époque hellénistique

Le monde hellénistique à la mort d’Alexandre.

L’époque hellénistique (IVe-Ier siècle av. J.-C.), si l’on excepte les figures d’Alexandre le Grand et de Cléopâtre, est relativement méconnue. Elle est souvent considérée comme une période de transition, parfois même de déclin ou de décadence, entre l’éclat de l’époque classique grecque et la puissance de l’Empire romain. Cependant la splendeur des villes, telles Alexandrie, Antioche, Pergame, l’importance des échanges économiques, des métissages culturels, le rôle dominant de la langue grecque et sa diffusion vont profondément modifier le visage du Moyen-Orient antique y compris plus tard sous la domination romaine.

Les limites chronologiques de la période hellénistique sont avant tout politiques et débutent avec les conquêtes d’Alexandre le Grand pour se terminer avec le suicide du dernier grand souverain hellénistique, la reine d’Égypte Cléopâtre VII. Les travaux archéologiques et historiques récents conduisent à réévaluer cette période et en particulier deux aspects caractéristiques de l’époque, l’existence et le poids des grands royaumes dirigés par des dynasties d'origine grecque ou macédonienne (Lagides, Séleucides, Antigonides, Attalides, etc.) mais aussi le rôle déterminant des centaines de cités dont l'importance, contrairement à une idée longtemps répandue, est loin de décliner.


Histoire de la Sardaigne

Puits sacré de Sardaigne

L’histoire de la Sardaigne est très méconnue malgré sa spécificité et son importance. Elle est pourtant ancienne (depuis le Paléolithique inférieur), particulièrement riche, et permet de mieux comprendre la culture et la mentalité sarde. Le peuplement initial de la Sardaigne résulte de mouvements de population qui se sont produits vers 6000 av. J.-C. en provenance de la péninsule italienne, de la péninsule ibérique et d’Afrique. Mais il s’est poursuivi, au fil des invasions, pour donner le peuple sarde. Christophe de Chenay fait remarquer que :

« Les Sardes ont toujours dû surveiller les envahisseurs [...], ainsi, de cachettes naturelles, puis de nuraghes en villages perchés, le peuple de Sardaigne assiégé a toujours su résister. Il en reste une méfiance à l’égard de l’étranger qui disparaît cependant bien vite. »

On peut trouver deux origines supposées du nom de l’île. En effet, la première, qui est plus de l’ordre du mythe, provient du terme Ichnusa qui dérive de la racine grecque qui signifie trace de pied. Ce terme fait référence à la forme de l’île, « par la ressemblance grossière que les anciens trouvaient entre sa forme et celle de l’empreinte d’un pied d’homme. » Par la suite le nom change pour devenir Sardon également du grec, qui peut se traduire par sandale, ce qui confirmerait cette explication.

Mais une seconde origine, plus probable, viendrait d’un chef d’Afrique du Nord (la Libye actuelle) appelé « Sardus, prétendu fils d’Hercule », qui établit une colonie au sud de la Sardaigne. Sardus fut vénéré, à tel point qu'« on lui érigea des statues dans l’île, avec cette inscription, Sardus Pater ». Une autre thèse alternative à cette dernière serait que les peuples Shirdana et Sikala se seraient joint aux phéniciens, d'où dérive le nom de l'île. Plus tard le nom changera de forme avec les Phéniciens (Shardan) qui écrivent les premiers ce nom, puis les Romains (Sardinia).

Histoire de l'Islande

Blason de l’Islande.

L’histoire de l’Islande est relativement récente par rapport à celle du reste de l’Europe. Du fait de son éloignement, ce pays n’a pas subi la guerre, mais certains événements extérieurs, tels que la réforme protestante imposée par le Danemark ou la peste noire, ont eu des conséquences importantes pour les Islandais. L’histoire du pays a aussi été marquée par nombre de catastrophes naturelles et par sa lutte pour l’indépendance, obtenue le 17 juin 1944.

L’île ne fut découverte par les Vikings qu’au IXe siècle, bien qu’elle ait été vraisemblablement connue avant cette date. À partir de 874, elle commence à se peupler, principalement de colons norvégiens fuyant les conflits de leur pays. En 930, de nombreux chefs, jusqu’alors maîtres de leur seul clan, décident de créer une assemblée, l’Althing, le plus vieux parlement du monde. S’ensuit une période d’indépendance entre les Xe et XIIIe siècles, connue surtout grâce aux sagas. À cette période, intervient aussi l’évangélisation des Islandais, qui passent du paganisme nordique au christianisme, sous la pression du roi norvégien. Cependant, des conflits internes finissent par affaiblir le pays, qui devient, en 1262, une colonie du Royaume de Norvège. Avec la fin de l’Union de Kalmar, en 1536, il passe sous domination du Danemark, qui s’empare bientôt du commerce local et impose la réforme protestante. L’Islande glisse peu à peu vers la pauvreté, mais réussit à développer sa culture spécifique. Le XVIIIe siècle est particulièrement marqué par cette pauvreté, qu’aggravent encore plusieurs catastrophes naturelles. Ainsi se confirme le déclin de la population islandaise, d’autant que plusieurs tentatives de développement économique avortent les unes après les autres…

Histoire du mouvement pacifiste allemand jusqu'en 1945

Manifestation pacifiste dans le Lustgarten de Berlin en 1921

Le pacifisme naît en Allemagne au XIXe siècle à une époque où la guerre commence à être condamnée moralement. Influencé par des idées religieuses venant des États-Unis, il ne parvient à s’implanter qu’à la fin du siècle avec la diffusion de l’œuvre d’Hodgson Pratt et naît véritablement en 1892 avec la création de la Deutsche Friedensgesellschaft par les deux futurs prix Nobel de la paix Bertha von Suttner et Alfred Hermann Fried. Le mouvement a toutefois beaucoup de difficultés à s’imposer dans la société allemande en raison de la militarisation de celle-ci et de son profond désintérêt vis-à-vis des idées pacifistes mais aussi du fait de la confusion régnant au sein du mouvement pacifiste qui ne parvient pas à se fonder comme un mouvement unitaire.

Sur la scène internationale, le pacifisme allemand reste longtemps isolé et les relations franco-allemandes, profondément détériorées depuis la guerre franco-allemande de 1870, ont durablement empêché le pacifisme de progresser. Après avoir adopté une attitude de blocage lors des deux conférences de La Haye de 1899 et de 1907, le mouvement pacifiste allemand connaît un certain succès avec l’organisation des conférences interparlementaires de Bâle et de Berne, dont l’œuvre est cependant mise à mal par le déclenchement de la Première Guerre mondiale. À l’image de la division qui règne au sein du mouvement, les réactions des pacifistes allemands par rapport à la guerre sont très diverses. Le conflit permet de lever les positions ambiguës de certains et au sortir d’une guerre qui a paralysé le pacifisme international, c’est à un mouvement de plus en plus politisé auquel on a affaire. Deux ailes se font face, l’une modérée plaidant pour un statu quo et l’autre radicale, pour une démocratisation de l’Allemagne.

En 1918, les pacifistes allemands, pour la plupart profondément déçus par l’attitude et les vexations des Alliés (comme celle que représente le traité de Versailles), doivent se confronter à la question de la culpabilité allemande. Certains, à l’image de Foerster, font leur mea culpa, tandis que les autres refusent de se considérer coupables, plaidant davantage pour une responsabilité partagée par tous. L’Allemagne doit retrouver le rang politique et diplomatique qu’elle a perdu et doit rompre son isolement sur le plan européen. La révision du traité devient primordiale et l’un des moyens de l’atteindre est l’intégration au sein de la Société des Nations. Une fois ce but atteint, le mouvement pacifiste sombre, d’autant plus que l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933 signe sa fin. Il ne renaît qu’après 1945.

Histoire de l'Auvergne

Blason de l'Auvergne.

L'histoire de l'Auvergne est celle d'une des plus anciennes unités régionales de France, mais aussi une de celles dont les frontières ont le moins varié. Étendue sur les montagnes du Massif central, elle est le territoire du peuple celte des Arvernes, qui s'impose en Gaule par son hégémonie culturelle, technique et économique, puis en prenant à deux époques la tête de la résistance militaire à la conquête romaine.

Prospère à l'époque gallo-romaine, christianisée par saint Austremoine et ses disciples, elle devient ensuite un des derniers bastions de la romanité face aux Wisigoths.

L'Auvergne traverse des âges sombres au début du Moyen Âge, avant de connaître un nouvel essor, à partir du Xe siècle, marqué par un grand élan spirituel, intellectuel et artistique, sous l'impulsion de ses évêques et de ses abbayes, dans une relative indépendance qui durera jusqu'au XIIIe siècle. Arbitrairement annexée et intégrée au domaine royal, et subissant progressivement la centralisation du royaume de France puis de la République, elle perd lentement son autonomie pour se voir reléguée au rang de province agricole, isolée par son relief, son mode de vie traditionnel, et un particularisme solidement ancré.

Drapeau de la Géorgie

Drapeau de la Géorgie.

Le drapeau de la Géorgie est le drapeau national de la Géorgie (en géorgien : საქართველოს სახელმწიფო დროშა). Il est composé d'une grande croix de saint Georges sur fond blanc et de quatre autres petites croix rouges dans les quartiers formés par la grande. D'abord utilisé comme symbole du royaume d'Ibérie par le roi Vakhtang Ier Gorgassali au Ve siècle, il fut réadopté le 14 janvier 2004 par le nouveau gouvernement géorgien issue de la Révolution des Roses.

Ce drapeau, communément appelé « drapeau aux cinq croix », fut précédé par plusieurs autres drapeaux, le plus ancien datant du Moyen Âge.

Histoire de la Bourgogne

Le palais des Ducs et des États de Bourgogne de Dijon, lieu de résidence des ducs de Bourgogne.

L'histoire de la Bourgogne est l'histoire de la région administrative française de Bourgogne. Elle regroupe les départements de l’Yonne, de la Nièvre, de la Côte-d'Or et de la Saône-et-Loire.

Terre de passage, ouverte entre le Nord et le Sud, la région de Bourgogne et ses ressources naturelles ont depuis les temps reculés séduit les hommes. Depuis l’homo erectus, la présence de l’homme a été continue en Bourgogne où il a laissé d’importants vestiges, comme notamment l’exceptionnel vase de Vix avant de céder la place aux tribus celtes qui installent à leur tour leur oppida sur le sol bourguignon.

Le premier royaume portant le nom de « Bourgogne », « regnum Burgundiæ en latin (« royaume de Burgondie »), est l'œuvre des Burgondes. Vaincu par les Francs, ce peuple laisse en héritage un ensemble territorial qui perpétue son nom. Tour à tour, pendant dix siècles, au milieu de luttes continuelles, les grandes familles régnantes de l'histoire – Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbons – effacent et redessinent les frontières de ce territoire et forment diverses entités territoriales, donnant au vocable « Bourgogne » des acceptions différentes.

De Bibracte à Alésia, en passant par Autun, le sol de Bourgogne garde les traces de la conquête de la Gaule par Jules César. Terre de forte spiritualité, la Bourgogne du Moyen-Âge voit naître avec les abbayes de Cluny et de Cîteaux les plus grands mouvements de la réforme monarchique. Les deux célèbres abbayes furent pendant plusieurs siècles, tout à la fois des foyers de science dogmatique, de pensée réformatrice, des centres d'activité économique et sociale, artistiques et même politiques de premier ordre pour toute l'Europe. Des édifices comme la basilique de Vézelay et à Fontenay témoignent encore de ce rayonnement.

Quelques siècles plus tard, les ducs Valois marquent profondément son histoire. Philippe le Hardi, Jean sans Peur, Philippe le Bon, Charles le Téméraire font de leur État une grande puissance européenne, rivale du royaume de France. Philippe le Bon, fondateur de l'Ordre de la Toison d'Or, fait rayonner sa cour et étend sa renommée jusqu'en Orient. Charles le Téméraire élève à son apogée l'État bourguignon, mais sa mort lors de la bataille de Nancy en 1477 fait rentrer définitivement le duché dans le domaine de la couronne. Devenue royale, la Bourgogne garde avec ses États et son Parlement son individualité jusqu'à la Révolution française. Son histoire devient celle où se mêlent l’écho des grands événements, des transformations économiques générales et le contrecoup des révolutions parisiennes. Elle épouse l’histoire de la France dans les bons et mauvais moments dont témoignent les jours sombres des occupations...

Histoire de l'Empire byzantin

Drapeau de l’Empire byzantin.

L’histoire de l’Empire byzantin s’étend de 395 à 1453. En tant qu’héritier de l’Empire romain, l’Empire romain d’Orient, qui devint l’Empire byzantin, puise ses origines dans la fondation même de Rome. Dès lors, le caractère prédominant de l’histoire byzantine est l’exceptionnelle longévité de cet empire, pourtant confronté à d’innombrables défis tout au long de son existence, comme en témoigne le grand nombre de sièges que dut subir sa capitale, Constantinople. La création de cette dernière par Constantin en 330 peut constituer un deuxième point de départ à l’histoire de l’Empire byzantin, avec la division définitive de l’Empire romain, en 395. En effet, l’emplacement de Constantinople, au carrefour entre l’Orient et l’Occident, contribua grandement à l’immense richesse de l’Empire byzantin. Cette richesse, couplée à son très grand prestige, firent de lui un empire respecté, mais aussi très convoité. En outre, la richesse des sources historiques byzantines permet d’avoir un aperçu complet et détaillé de l’histoire byzantine, bien que l’impartialité des historiens, souvent proches du pouvoir, soit parfois contestable.

Héritier de la Rome antique, l’Empire byzantin développa rapidement des caractéristiques qui lui furent propres. Georges Ostrogorsky décrit l’Empire byzantin comme « la synthèse de la culture hellénistique et de la religion chrétienne avec la forme romaine de l’État ». Cette évolution progressive d’un Empire romain à un empire plus spécifique se fit au cours du VIIe siècle, après que l’empire eut, avec des fortunes diverses, essayé de restaurer l’universalité de l’Empire romain à l’image de l’œuvre de Justinien.

Les conquêtes arabes de la Syrie, de l’Égypte et de l’Afrique du Nord, associées aux pénétrations bulgares dans les Balkans et lombardes en Italie, contraignirent l’Empire byzantin à se refonder sur de nouvelles bases. L’historiographie moderne retient parfois cette transition comme le passage de la forme proto-byzantine (ou paléo-byzantine) de l’empire à sa forme méso-byzantine. Cette dernière se prolongea jusqu’en 1204, et fut caractérisée, dans un premier temps, par la période iconoclaste, qui vit s’affronter partisans et adversaires des images, jusqu’au milieu du IXe siècle. Ce conflit interne empêcha l’empire de mener une politique extérieure offensive, mais les empereurs parvinrent tout de même à défendre Constantinople contre les périls extérieurs, notamment arabes…

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Rome antique

Selon la légende, Rome est fondée par Romulus et Rémus, qui, dans leur enfance, auraient été nourris par une louve.

Le terme Rome antique désigne à la fois la ville de Rome et l'État qu'elle fonde dans l'Antiquité. L'idée de Rome antique est inséparable de celle de culture latine. C'est un destin extraordinaire que celui de ce regroupement de villages au VIIe siècle av. J.-C., qui parvient à dominer l'ensemble du monde méditerranéen et ouest-européen du Ier au Ve siècle par la conquête militaire et par l'assimilation des élites locales. Dans ses siècles d'existence, la civilisation romaine passe d'une monarchie à une république oligarchique puis à un empire autocratique. Sa domination sur l'Europe de l'Ouest et la région méditerranéenne a laissé d'importantes traces archéologiques et de nombreux témoignages littéraires; la légende de Romulus et Rémus, et les récits de Tite-Live.

Le tableau d'une ville progressant de manière continue ne correspond absolument pas à la complexité des faits. Son histoire n'a pas été celle d'une croissance continue : aux progrès ont succédé des reculs et des replis. Mais les Romains sont parvenus à résoudre les difficultés internes nées de la conquête sous la République en transformant leurs institutions républicaines. La fondation de l'Empire par Auguste marque le début d'une période où la civilisation romaine, en partie héritée des Grecs, influence durablement les régions conquises. À partir du IIIe siècle, le monde romain subit l'assaut des Barbares venus de l'Europe du Nord et de l'Asie, et pour leur résister s'est donné une structure bureaucratique et militaire, ce qui n'a pas empêché le brillant renouveau du IVe siècle ainsi que l'établissement du christianisme comme religion d'État. Après la séparation entre l'Orient et l'Occident en 395, de nouvelles invasions mettent fin à l'Empire en Occident en 476.

En proie à l'instabilité interne et aux attaques de la migration des peuples, la partie occidentale de l'Empire, comprenant l'Hispanie, la Gaule, la Bretagne, l'Afrique et l'Italie, se scinde en royaumes indépendants à la fin du Ve siècle. La partie orientale de l'Empire, gouvernée à partir de Constantinople, incluant la Grèce, l'Anatolie, la Syrie et l'Égypte, survit à cette crise, et malgré la perte de la Syrie et de l'Égypte à l'Empire arabo-islamique naissant, renaît et vit sur un autre millénaire, jusqu'à ce qu'elle soit annexée par l'émergence turc de l'Empire ottoman. Cet empire médiéval et chrétien est appelé « Empire romain » par leurs habitants, mais que les historiens dénomment généralement « Empire byzantin », à bien des égards héritier de l'Empire romain.

La civilisation romaine est souvent regroupée dans l'Antiquité classique avec la Grèce antique, une civilisation qui a inspiré une grande partie de la culture de la Rome antique. La Rome antique contribue grandement à l'élaboration du droit, des constitutions et des lois, de la guerre, de l'art et la littérature, de l'architecture et la technologie et des langues dans le monde occidental, et son histoire continue d'avoir une influence majeure sur le monde d'aujourd'hui.

Camillo Cavour

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Camillo Benso, comte de Cavour (né à Turin le 10 août 1810 et mort à Turin le 6 juin 1861) est un homme politique piémontais, important partisan et acteur de l'unité italienne. Il est considéré, avec Giuseppe Garibaldi, Victor-Emmanuel II et Giuseppe Mazzini, comme l'un des « pères de la patrie » italienne.

Cavour est l'un des protagonistes du Risorgimento. Bien qu'il n'ait pas de plan préétabli pour l'unité de l'Italie, il réussit à rallier la majorité des patriotes italiens autour du Royaume de Sardaigne et à gérer les événements qui conduisent à la formation du Royaume d'Italie. Il s'oppose ouvertement aux idées républicaines de Giuseppe Mazzini, ennemi des rois et conspirateur irréductible, et se trouve souvent en conflit avec Giuseppe Garibaldi dont il craint les actions et leur potentiel révolutionnaire.

Il est ministre du Royaume de Sardaigne de 1850 à 1852, chef du gouvernement de 1852 à 1859 et de 1860 à 1861. En 1861, avec la proclamation du Royaume d'Italie, il devient le premier Président du Conseil (Premier ministre) du nouvel État italien. Il meurt alors qu'il occupe cette fonction.

En politique intérieure, il soutient l'adoption et la défense du Statut albertin. Partisan des idées libérales et réformatrices, chef de la droite modérée, il signe un accord (Connubio, synonyme de « mariage », au sens ironique) avec la gauche monarchique d'Urbano Rattazzi visant à la mise en œuvre de réformes qui excluent les ailes extrêmes du Parlement. Il supprime un grand nombre de congrégations religieuses, ce qui lui attire l'hostilité du pape Pie IX.

Dans le domaine de l'économie, Cavour fait la promotion du libre-échange avec les États voisins, remanie le système des impôts, incite à la coopération entre les secteurs publics et privés, et lance de grands investissements industriels dans le secteur textile ainsi que dans les chemins de fer afin de raccorder les lignes italiennes et françaises. Il modernise l'agriculture grâce à l'utilisation d'engrais et à l'irrigation destinée à en finir avec les famines trop fréquentes.

En politique étrangère, il cultive habilement l'amitié avec les monarchies libérales : le Royaume-Uni et la France du Second Empire. Grâce à l'engagement ferme de Napoléon III, il obtient l'expansion territoriale du Piémont dans le Nord de l'Italie au détriment de l'Autriche puis, par plébiscites, des duchés de Parme, de Modène, de Toscane, et enfin par conquête du Royaume des Deux-Siciles et des États pontificaux.

Archipel des Berlengas

Carte topographique de l'archipel.

L'archipel des Berlengas (en portugais : Arquipélago das Berlengas) est un groupe d'îles granitiques au large des côtes du Portugal. Situées à une dizaine de kilomètres du cap Carvoeiro, elles sont visibles depuis la ville de Peniche.

Berlenga Grande, l'île principale, fait environ 1,5 km sur 0,8 km avec une altitude de 85 m. Elle abrite un fort et un phare. Deux autres îles, Estelas et Farilhões, donnent leur nom aux deux sous-archipels des Berlengas.

L'archipel des Berlengas fut la première aire protégée du pays, puisqu'en 1465 le roi Alphonse V de Portugal avait interdit la pratique de la chasse dans l'île principale de Berlenga Grande. Depuis le 3 septembre 1981, une partie de l'archipel est devenue une réserve naturelle, la réserve naturelle des Berlengas. Le Conseil de l'Europe a classé cet archipel comme réserve biogénétique en 1988. Sur l'ensemble des îles, on trouve des espèces végétales endémiques. Il s'agit également d'un lieu de prédilection pour la nidification des oiseaux marins de la région. La réserve est candidate à un classement au titre de réserve de biosphère par l'UNESCO.

Révolution russe

Le soviet de Petrograd en 1917.

La Révolution russe est l’ensemble des événements de 1917 ayant conduit en février au renversement spontané du régime tsariste de Russie, puis en octobre à l’installation préparée d’un régime « léniniste ». Largement produite par la Grande Guerre, la Révolution russe est un événement fondateur et décisif du « court XXe siècle » ouvert par l’éclatement du conflit européen en 1914 et clos en 1991 par la disparition de l’URSS. Objet de sympathies et d’immenses espoirs pour les uns (la « grande lueur à l’Est » de Jules Romains, le « charme universel d’Octobre » décrit par François Furet), objet de sévères critiques, voire de peurs et de haines viscérales pour les autres, elle reste un des faits les plus étudiés et les plus passionnément discutés de l’histoire contemporaine.

Son déroulement et ses conséquences posent toujours de nombreuses questions. Les historiens sont encore partagés quant à savoir si Février impliquait nécessairement Octobre. La nature d’Octobre (révolution, coup d'État ou combinaison des deux ?), les raisons des violences de la guerre civile de 1918-1921, celles de la genèse de la dictature soviétique sont également très discutées. Le débat très ancien sur l’évolution conduisant au stalinisme des années 1930 n’a jamais été non plus définitivement tranché : filiation logique, ou bien déviation (voire trahison), par rapport aux idéaux et aux pratiques des bolcheviks de la Révolution ?

Grand Prix automobile de Monaco 2011

Photographie de Sebastian Vettel à bord de la Red Bull RB7.

Le Grand Prix automobile de Monaco 2011, disputé le 29 mai 2011 sur le Circuit de Monaco, est la 845e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la sixième manche du championnat 2011. Il s’agit de la cinquante-huitième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde.

Le week-end est émaillé de nombreux accidents, dont celui de Sergio Pérez en qualifications et celui de Vitaly Petrov au soixante-dixième tour du Grand Prix, les deux pilotes devant être évacués en ambulance vers l’hôpital Princesse Grace. L’épreuve est dominée par l’Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et champion du monde en titre. Parti une nouvelle fois depuis la pole position, sa cinquième en six courses, il mène le Grand Prix pendant soixante et un des soixante-dix-huit tours de piste. Il s’impose devant Fernando Alonso, qui signe son meilleur résultat de la saison en terminant deuxième, alors que Jenson Button s’empare de la troisième place. À l’issue de la course, Vettel accroît son avance sur ses concurrents en tête du championnat du monde, avec 143 points sur 150 possibles. Il devance Lewis Hamilton et Mark Webber. À la fin du Grand Prix, seize des vingt-quatre pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 222 points, devant McLaren et Ferrari. À l’issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Lotus, Virgin et HRT n’en ayant pas encore inscrit.

Grand Prix automobile de Monaco 2008

Photographie de Lewis Hamilton à bord de sa monoplace sur le circuit de Monaco

Le Grand Prix automobile de Monaco 2008, disputé sur le circuit de Monaco le 25 mai 2008, est la 791e course du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la sixième manche du championnat 2008. Disputée sur une distance de soixante-seize tours au lieu des soixante-dix-huit initialement prévus, l'épreuve est remportée par le pilote McLaren, Lewis Hamilton. Robert Kubica, pilote de l'équipe BMW Sauber, termine deuxième tandis que Felipe Massa, parti en pole position, s'empare de la troisième place au volant de la Ferrari F2008.

Alors que l'épreuve s'ouvre dans des conditions climatiques particulièrement difficiles, Massa se maintient en tête de la course dans le premier virage tandis que son coéquipier, Kimi Räikkönen, cède sa deuxième place à Hamilton, parti de la troisième position. Au sixième tour, Hamilton, victime d'une crevaison, tombe à la cinquième position à son retour des stands. À la suite de différents accrochages et touchettes impliquant de nombreux pilotes, conséquences d'une piste détrempée et d'une visibilité réduite, Räikkönen cède sa place à Kubica. Après les arrêts aux stands de la mi-course, Hamilton prend la première place devant Massa et Kubica, position qu'il conserve jusqu'à l'arrivée. Lorsque la piste s'assèche, autour du cinquantième tour, tous les pilotes changent de pneumatiques, ce qui permet à Kubica de prendre l'avantage sur Massa. Räikkönen chute lui de la cinquième à la neuvième position après une collision avec Adrian Sutil. L'incident profite à Mark Webber qui termine quatrième devant Sebastian Vettel.

Hamilton remporte sa deuxième victoire de la saison, sa première à Monaco, et les points acquis au terme de la course lui permettent de se hisser en tête du classement des pilotes, avec trois points d'avance sur Räikkönen et quatre devant Massa, les deux pilotes Ferrari. Ferrari conserve la tête du classement des constructeurs, avec seize points d'avance sur McLaren et dix-sept sur BMW Sauber.

Giuseppe Garibaldi

Garibaldi en 1866.

Giuseppe Garibaldi Prononciation du titre dans sa version originale (Joseph Garibaldi à la naissance), né le 4 juillet 1807 à Nice (Empire français) et mort à Caprera (royaume d'Italie) le 2 juin 1882, est un général, homme politique et patriote italien. Il est considéré, avec Camillo Cavour, Victor-Emmanuel II et Giuseppe Mazzini, comme l'un des « pères de la patrie » italienne.

Garibaldi est un personnage fondamental du Risorgimento italien, pour avoir personnellement conduit et combattu dans un grand nombre de campagnes militaires qui ont permis la constitution de l'Italie unifiée. Il a essayé, le plus souvent, d'agir sous l'investiture d'un pouvoir légitime ce qui ne fait pas de lui à proprement parler un révolutionnaire : il est nommé général par le gouvernement provisoire de Milan en 1848, général de la République romaine de 1849 par le ministre de la Guerre, et c'est au nom et avec l'accord de Victor-Emmanuel II qu'il intervient lors de l'expédition des Mille.

Il est surnommé le « Héros des Deux Mondes » en raison des entreprises militaires qu'il a réalisées aussi bien en Amérique du Sud qu'en Europe ce qui lui a valu une notoriété considérable aussi bien en Italie qu'à l'étranger. Celle-ci est due à la couverture médiatique internationale exceptionnelle dont il a bénéficié pour l'époque, et qui a relaté, parfois avec romantisme, son épopée. Les plus grands intellectuels, notamment français, Victor Hugo, Alexandre Dumas, George Sand lui ont montré leur admiration. Le Royaume-Uni et les États-Unis lui ont été d'une grande aide, lui proposant dans les circonstances difficiles, leur soutien financier et militaire.

Républicain convaincu, il met entre parenthèses ses idées, reconnaissant l'autorité monarchique de Charles-Albert et Victor-Emmanuel II, les fédérateurs de l'action unitaire. Il s'oppose en cela à Mazzini bien qu'il ait été un de ses adeptes au début de sa vie politique. L'expédition des Mille sera l'élément culminant de son action : il conquiert le sud de la péninsule qu'il remet à Victor-Emmanuel II, le faisant roi d'Italie. Ses derniers combats destinés à intégrer Rome dans le royaume d'Italie sont des échecs. La monarchie confiera à d'autres le soin de conquérir Rome.

Garibaldi est, à l'époque, un mythe qui connaît aussi des détracteurs : le milieu réactionnaire et clérical, anti-républicain et anti-socialiste.

Géographie de l'Irlande

Carte topographique de l'Irlande.

L'Irlande est une île du nord-ouest de l'Europe appartenant aux Îles Britanniques. Avec une superficie de 84 412 km2, elle en est la deuxième par la taille. Deux états, l'Irlande et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord se la partagent depuis 1922.

Située à l'ouest de l'île de Grande-Bretagne, l'île d'Irlande en est séparée par la mer d'Irlande. Elle est baignée par l'océan Atlantique Nord, plus précisément par le canal du Nord au nord-est, la mer d'Irlande à l'est, le canal Saint-Georges au sud-est et la mer Celtique au sud.

Elle est entourée par l'archipel des Hébrides au nord, l'Écosse au nord-est, l'Angleterre, l'île de Man et le Pays de Galles à l'est ainsi que les Cornouailles au sud-est.

L'île se présente sous la forme d'une grande plaine centrale entourée par une couronne de montagnes côtières. Le point culminant de l'île est le Carrauntuohill qui s'élève à 1 041 m d'altitude. Il se trouve dans les Macgillycuddy's Reeks dans le comté de Kerry au sud-ouest de l'Irlande. La plaine centrale est parsemée de nombreux lacs comme le Lough Neagh (396 km2), qui est le plus grand lac des îles britanniques.

Conflit nord-irlandais

Carte politique de l'île d'Irlande.

Le conflit nord-irlandais, appelé aussi « Les Troubles » (anglais : The Troubles, ou irlandais : Na Trioblóidi), est une période de violence et d'agitation politique en Irlande du Nord dans la seconde moitié du XXe siècle. Il débute à la fin des années 1960 et est considéré comme terminé entre 1997 et 2007 selon les interprétations. La violence continue cependant après cette date, mais de façon occasionnelle et à petite échelle, tandis que la plupart des groupes belligérants déposent les armes.

Le conflit débute dans la seconde moitié des années 1960 par un mouvement pour les droits civiques contre la ségrégation confessionnelle que subit la minorité catholique. L'opposition entre républicains et nationalistes (principalement catholiques) d'une part, loyalistes et unionistes (principalement protestants) d'autre part sur l'avenir de l'Irlande du Nord entraîne une montée de la violence qui perdure pendant trente ans. Elle est le fait de groupes paramilitaires républicains, comme l'IRA provisoire dont le but est de mettre fin à l'autorité britannique en Irlande du Nord et de créer une République irlandaise sur l'ensemble de l'île, et loyalistes, comme l'Ulster Volunteer Force formée en 1966 pour stopper ce qu'il perçoit comme la détérioration du caractère britannique du pays, ainsi que d'émeutes populaires et des forces de sécurité de l'État, l'Armée britannique et la police.

Le conflit nord-irlandais est diversement défini par plusieurs de ses acteurs, soit comme une guerre, une guérilla ou une guerre civile. L'action des groupes paramilitaires républicains (principalement l'IRA provisoire) est considérée comme du terrorisme par les forces de sécurité britannique, mais aussi comme une révolution, une insurrection ou une résistance militaire à l'occupation et à l'impérialisme britannique par leurs partisans. Les historiens sont partagés sur ces qualifications, certains refusant l'usage du terme « terrorisme ».

Ce conflit affecte la vie quotidienne de la plupart des Nord-Irlandais, ainsi qu'incidemment celle des Anglais et des Irlandais dans le Sud de l'île. En plusieurs occasions entre 1969 et 1998, ce conflit manque de se transformer en une véritable guerre civile, comme, par exemple, en 1972 après le Bloody Sunday ou pendant la grève de la faim de 1981, quand se forment des mobilisations massives et hostiles des deux parties.

En 1998, un processus de paix apporte une fin au conflit en s'appuyant sur l'accord du Vendredi saint. La reconnaissance par le gouvernement britannique pour la première fois de la « dimension irlandaise », le principe que le peuple de l'île d'Irlande dans son ensemble puisse résoudre les problèmes entre le Nord et le Sud par consentement mutuel, sans intervention extérieure permet d'obtenir l'accord des nationalistes et des républicains. Elle établit aussi en Irlande du Nord un gouvernement consociatif, composé obligatoirement d'unionistes et de nationalistes.

Guerre civile irlandaise

Michael Collins, commandant en chef de l'INA.

La Guerre civile irlandaise est une guerre ayant opposé entre eux les indépendantistes irlandais divisés sur le Traité de Londres ratifié de peu par le Dáil Éireann en décembre 1921. La majorité suit Arthur Griffith et Michael Collins, membres du premier gouvernement de l'État Libre d'Irlande créé par le traité, et une minorité suit Éamon de Valera. La guerre éclate après la victoire des partisans du traité aux élections de 1922, elle coûtera la vie à près de 4 000 Irlandais. Les républicains de Liam Lynch, nommé chef d’état-major de l’IRA et les soldats de l’INA de Michael Collins. Les forces républicaines sont plus nombreuses au début de la guerre mais manquent de matériel (en particulier d'artillerie) et d'encadrement efficace.

L’INA au contraire dispose de matériel (fusils, blindés, canons) fourni par les Britanniques et du soutien de la majorité de la population et de l’Église qui souhaitent la paix. Elle ne cesse de recruter durant la guerre jusqu’à largement dépasser les forces républicaines. Les officiers de l’armée de l'État Libre sont souvent des combattants aguerris de la Première Guerre mondiale, voire même d’anciens officiers britanniques, ce que les anti-traités soulignent dans leur propagande, les autres recrues en revanche sont souvent jeunes et sans expérience.

Dans un premier temps, les forces républicaines tiennent une partie du territoire plus importante, mais leur infériorité matérielle les force à éviter la confrontation directe. Durant le mois d’août 1922, l’INA s’attaque donc en priorité aux villes de l'ouest et du sud tenues par les républicains. L’offensive est un succès complet, toutes les grandes villes irlandaises passent sous le contrôle de l’État Libre. L’IRA doit alors disperser ses forces et est condamnée à ne mener que des actions de guérilla qui ne pourront être décisives.

Mythologie celtique irlandaise

Mythologie celtique irlandaise. Alors que la civilisation celtique a essaimé dans une grande partie de l’Europe, c’est en Irlande et en Gaule que l'on trouve la plus importante documentation. Les sources irlandaises sont essentiellement littéraires, rédigées à une époque tardive et lacunaires.

C’est au monachisme irlandais que l’on doit la conservation de la mythologie préchrétienne. Quand la tradition orale, transmise de génération en génération, s'est trouvée désacralisée, les clercs ont entrepris un important travail de retranscription. C’est ainsi que nous disposons d’une documentation abondante mais lacunaire, que les chercheurs contemporains divisent communément en quatre groupes littéraires :

Charles Darwin

Portrait de Charles Darwin en 1869, par J. Cameron.

Charles Robert Darwin (12 février 1809 - 19 avril 1882) est un naturaliste anglais dont les travaux sur l'évolution des espèces vivantes ont révolutionné la biologie. Célèbre au sein de la communauté scientifique de son époque pour son travail sur le terrain et ses recherches en géologie, il a formulé l'hypothèse selon laquelle toutes les espèces vivantes ont évolué au cours du temps à partir d'un seul ou quelques ancêtres communs grâce au processus connu sous le nom de « sélection naturelle ».

Darwin a vu de son vivant la théorie de l'évolution acceptée par la communauté scientifique et le grand public, alors que sa théorie sur la sélection naturelle a dû attendre les années 1930 pour être généralement considérée comme l'explication essentielle du processus d'évolution. Au XXIe siècle, elle constitue en effet la base de la théorie moderne de l'évolution. Sous une forme modifiée, la découverte scientifique de Darwin reste le fondement de la biologie, car elle explique de façon logique et unifiée la diversité de la vie.

L'intérêt de Darwin pour l'histoire naturelle lui vint alors qu'il avait commencé d'étudier la médecine à l'université d'Édimbourg, puis la théologie à Cambridge. Son voyage de cinq ans à bord du Beagle l'établit dans un premier temps comme un géologue dont les observations et les théories soutenaient les théories actualistes de Charles Lyell. La publication de son journal de voyage le rendit célèbre. Intrigué par la distribution géographique de la faune sauvage et des fossiles dont il avait recueillis des spécimens au cours de son voyage, il étudia la transformation des espèces et en conçut sa théorie sur la sélection naturelle en 1838...

Parc national de Söderåsen

Le parc national de Söderåsen (en suédois : Söderåsens nationalpark) est un parc national situé en Scanie, au sud de la Suède. Situé sur un horst, le parc d'une superficie de 1 625 ha, forme un relief proéminent dans une région autrement relativement plate. Il est découpé par de profondes vallées, dont en particulier celle de Skäralid, principale attraction du parc.

Des humains ont probablement habité la région depuis l'âge du bronze et du fait de l'occupation humaine au XIXe siècle, une bonne partie de la surface actuelle du parc a été défrichée. Cependant, plusieurs zones, en particulier sur les versants, ont préservé leur flore originelle et la forêt a depuis reconquis le terrain. De nos jours, l'essentiel de la superficie du parc est recouvert d'une forêt de feuillus et constitue ainsi une des plus grandes forêts de feuillus protégées des pays nordiques. Cette forêt accueille une flore particulièrement riche, en particulier dans les zones où le sol est constitué de diabase où la végétation devient luxuriante. La faune du parc est aussi significative, en particulier les oiseaux et insectes.

Constitué en 2001, le parc national fait partie de nos jours des attractions les plus visitées de tout le pays grâce notamment à sa proximité avec plusieurs villes importantes de Suède et du Danemark.

Parc national de Färnebofjärden

Le parc vu depuis la tour d’observation de Skekarsbo.

Le parc national de Färnebofjärden (en suédois Färnebofjärdens nationalpark) est un parc national suédois traversé par le fleuve Dalälven, à environ 140 km au nord de Stockholm. Il couvre 10 100 ha dont 4 110 aquatiques, à la frontière entre les comtés d’Uppsala, de Västmanland, de Dalécarlie et de Gävleborg.

Après le retrait de l’inlandsis qui recouvrait la région lors de la dernière glaciation, le fleuve se trouva détourné par un esker et arriva dans une plaine uniquement coupée par les crêtes d’autres eskers, où il forma une succession de rapides et des baies étendues (appelés fjärd) qu’il inonde lors des crues de printemps. Cette hydrographie particulière, jointe à la proximité de la limite biologique entre le nord et le sud, a favorisé le développement d’une faune et flore d’une grande diversité. Le parc possède ainsi des forêts de conifères, des forêts mixtes, ainsi que des forêts de feuillus dont certaines très anciennes, épargnées par l’industrie forestière du fait de leur inaccessibilité. Ces forêts constituent le milieu idéal pour de nombreuses espèces, en particulier d’oiseaux, avec des densités très importantes de pics, de chouettes et de hiboux.

Si la présence des hommes fut relativement discrète depuis l’âge de la pierre, principalement concentrée sur les eskers, le développement des activités minières (en particulier de fer) ont profondément affecté la région. Les forêts furent exploitées afin d’alimenter les forges qui s’implantèrent le long du fleuve pour utiliser son énergie. Une des plus importantes était celle de Gysinge, fondée en 1668 et située à proximité immédiate du parc. En 1975, c’est en réaction à une menace d’abattage massif d’une vaste forêt que l’élan pour la création du parc national prit naissance, pour aboutir à son ouverture en 1998. Le parc fut ensuite intégré au réseau Natura 2000 et porté sur la liste de la convention de Ramsar sur les zones humides.

Le parc et ses environs sont des destinations touristiques importantes. Le fleuve est son mode de découverte privilégié, quelques sentiers de randonnée permettant d’autres explorations. Le parc est également apprécié par les pêcheurs.

Île Jan Mayen

Carte de l'île de Jan Mayen

L'île Jan Mayen est un territoire de la Norvège constitué d'une île située à la limite entre l'océan Atlantique et l'océan Arctique et dont l'administration est confiée au comté de Nordland.

Après sa découverte au début du XVIIe siècle par des baleiniers, l'île n'est revendiquée par aucune nation et sert seulement de base pour la chasse à la baleine ou la chasse au renard polaire. Elle devient un lieu d'études scientifiques lors de la première année polaire internationale durant l'hiver 18821883. Ce n'est qu'en 1929 que la Norvège en prend la possession exclusive et l'utilise comme base météorologique dans un premier temps, puis de radionavigation à partir de 1959.

Soumise à un climat polaire, la seule formation végétale de Jan Mayen est une toundra et sa faune est principalement composée d'oiseaux de mer. L'île est le sommet émergé d'un volcan formé par un point chaud et culminant au Beerenberg à 2 277 mètres d'altitude. L'éloignement de Jan Mayen des terres émergées les plus proches, conjugué à la rudesse du climat, n'a pas favorisé l'implantation humaine qui se résume à des équipes scientifiques et techniques saisonnières basées à Olonkinbyen.

Parc national d'Ytre Hvaler

Ytre Hvaler, Tisler coast.jpg

Le parc national d’Ytre Hvaler (en norvégien Ytre Hvaler nasjonalpark) est un parc national situé dans la commune de Hvaler et de Fredrikstad dans le comté d’Østfold, dans le sud-est de la Norvège, à la frontière de la Suède. Il couvre 354 km2 principalement maritimes de la partie extérieure de l’archipel de Hvaler et se prolonge du côté suédois par le parc national de Kosterhavet. Le parc fut inauguré en 2009, simultanément avec son voisin suédois, devenant le premier parc national marin de Norvège.

Le parc est caractérisé par une profonde fosse, atteignant une profondeur de 460 m et parcourue par des courants océaniques offrant des conditions de vie idéales pour un grand nombre d’organismes marins. En particulier, plusieurs récifs coralliens d’eau froide de l’espèce Lophelia pertusa sont présents, dont un de 1 200 m de long, étant ainsi le plus grand récif d’eau froide côtier découvert dans le monde. Le parc compte aussi un grand nombre d’oiseaux de mer, ainsi qu’une importante population de phoques

Aavasaksa

La rivière Tengeliö vue depuis le sommet de l'Aavasaksa

Aavasaksa (en suédois : Avasaksa, anciennement orthographié Avasaxa) est une colline de Finlande culminant à 242 mètres d'altitude dans la commune d'Ylitornio. Elle est située dans la région et province de Laponie, à quelques kilomètres au sud du cercle polaire arctique, et fait face à la frontière suédoise, délimitée par la rivière Torne, qui coule à l'ouest. Offrant depuis son sommet un large panorama de la nature lapone, elle constitue le point le plus méridional de Finlande permettant l'observation du soleil de minuit. Théâtre de l'expédition Maupertuis au cours de la première moitié du XVIIIe siècle, la colline est ensuite utilisée comme repère dans l'arc géodésique de Struve au cours du XIXe siècle, ce qui lui vaut de faire partie du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2005 aux côtés de 33 autres sites de mesures. Site touristique renommé depuis plus d'un siècle, elle accueille aujourd'hui des milliers de visiteurs chaque année. En raison de son intérêt historique et de sa localisation originale, elle a été classée parmi les 27 paysages nationaux de Finlande.

Armoiries de la Géorgie

Armoiries actuelles de la Géorgie et leur blasonnement.

Les armoiries de la Géorgie sont le symbole de la République de Géorgie, pays caucasien. Représentation officielle du pays, les armoiries actuelles furent créées en 2004 mais furent précédées par une très longue série d’autres systèmes d’emblèmes, les plus anciens datant de l’Antiquité.

La présence de saint Georges, patron de la Géorgie, dont il est originaire, est attestée dans les armoiries du pays depuis 1709. Même lorsque la Russie annexa la Géorgie à son empire en 1801, elle conserva, dans les « Grandes Armoiries de l’Empire russe », un écusson représentant la Géorgie par un saint Georges terrassant le dragon. Ce n’est que pendant la période communiste, de 1922 à 1990, que saint Georges disparut, pour faire place pour un temps à la faucille et au marteau…

Tempête Xynthia

Xynthia sur l’Europe occidentale (animation sur 24 heures, à partir du 27 février 2010 à 17 heures).

La tempête Xynthia est une dépression météorologique majeure ayant frappé plusieurs pays européens entre le 26 février et le 1er mars 2010, causant un épisode de vents violents. Le système, en provenance des régions subtropicales mais de type frontal, a principalement touché l’Espagne (îles Canaries, Galice, Asturies et Pays basque), le Portugal, la France (Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Bretagne et Normandie), la Belgique, le Luxembourg, l’Allemagne et dans une moindre mesure, le Royaume-Uni, la Scandinavie et les pays bordant la mer Baltique.

Son passage a causé la mort de 59 personnes et de nombreux dégâts matériels. En France, la tempête a provoqué près de deux milliards d’euros de dommages. La conjonction de vents violents et de fortes marées a donné lieu à une onde de tempête qui a occasionné d’importantes inondations dans certaines régions littorales, principalement en Charente-Maritime, en Vendée et dans les Côtes-d’Armor. La tempête Xynthia est considérée comme une des plus violentes et des plus meurtrières depuis les deux tempêtes de décembre 1999.

Le nom Xynthia provient d’une liste de noms utilisée depuis 1954 par l’université libre de Berlin pour nommer les tempêtes synoptiques qui affectent l’Europe. Son usage s’est répandu aux autres pays du continent depuis cette époque. Depuis 2002, l’université libre de Berlin utilise des noms suggérés par le public qui doit payer un certain montant servant au financement de l’observatoire météorologique de l’université. La liste est renouvelée annuellement et c’est un certain Wolfgang Schütte qui suggéra Xynthia.

Grand Prix automobile d'Europe 2011

Le diffuseur de la McLaren MP4-26.

Le Grand Prix automobile d’Europe 2011 (2011 Formula 1 Grand Prix of Europe), disputé le 26 juin 2011 sur le circuit urbain de Valence, est la 847e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la huitième manche du championnat 2011. Il s’agit de la vingt et unième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde.

Les vingt-quatre pilotes engagés au départ franchissent la ligne d’arrivée d’une épreuve dominée par l’Allemand Sebastian Vettel, pilote Red Bull Racing et champion du monde en titre. Parti une nouvelle fois depuis la pole position, sa septième en huit courses, il mène le Grand Prix de bout en bout, à l’exception du tour suivant son premier arrêt au stand. Il s’impose devant Fernando Alonso et son coéquipier Mark Webber. Grâce à sa pole position, sa victoire et son meilleur tour en course, il réalise un hat-trick. À l’issue de la course, Vettel accroît son avance sur ses concurrents en tête du championnat du monde, avec 186 points sur 200 possibles et 77 points d’avance sur Jenson Button, deuxième, et Mark Webber, troisième à égalité de points avec Button. À la fin du Grand Prix, dix-sept des vingt-cinq pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Lors de cette épreuve, vingt-quatre pilotes rallient l’arrivée (tous les pilotes ayant pris le départ terminent la course), ce qui constitue un nouveau record de la discipline, le précédent record étant de vingt-trois pilotes à l’arrivée du Grand Prix automobile de Chine en 2011.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 295 points, devant McLaren et Ferrari. À l’issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Lotus, Virgin et HRT n’en ayant pas encore inscrit.

Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 2011

Photo de la Virgin MVR-02 à Silverstone.

Le Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 2011 (2011 Formula 1 Santander British Grand Prix), disputé le 10 juillet 2011 sur le circuit de Silverstone, est la 848e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950 et la neuvième manche du championnat 2011. Il s’agit de la soixante-deuxième édition du Grand Prix comptant pour le championnat du monde, la quarante-cinquième disputée à Silverstone.

Après avoir décroché la troisième place sur la grille de départ, le pilote espagnol Fernando Alonso remporte l’épreuve au volant de sa Ferrari. Les deux autres marches du podium sont occupées par les pilotes Red Bull Racing : l’Allemand Sebastian Vettel, leader du championnat du monde, se classe deuxième devant son coéquiper Mark Webber, parti en pole position. Grâce à cette victoire, sa première de la saison, Alonso s’empare de la troisième place du championnat du monde des pilotes avec 112 points. Sa deuxième place permet à Vettel d’accroître son avance en tête du championnat : avec 204 points, il possède 80 longueurs d’avance sur son coéquipier Webber. À la fin du Grand Prix, dix-sept des vingt-cinq pilotes en lice au championnat du monde ont marqué au moins un point.

Chez les constructeurs, Red Bull Racing conserve la tête du championnat avec 328 points, loin devant McLaren (218) et Ferrari (164). À l’issue de la course, neuf des douze écuries engagées au championnat ont inscrit au moins un point, Lotus, Virgin et HRT n’étant toujours pas parvenues à débloquer leur compteur.

Georges Ier de Grèce

Le roi Georges Ier de Grèce vers 1910

Georges Ier de Grèce (en grec moderne : Γεώργιος A' της Ελλάδας / Georgios tis Elladas), né Christian Guillaume Ferdinand Adolphe Georges de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Glücksbourg, prince de Danemark puis, par son élection, roi des Hellènes, est né le 24 décembre 1845 à Copenhague, au Danemark, et est décédé le 18 mars 1913 à Thessalonique, en Grèce. Second souverain de la Grèce moderne et fondateur de la dynastie royale hellène contemporaine, il règne presque cinquante ans, de 1863 à 1913.

En 1863, le prince Guillaume de Danemark est élu roi des Hellènes sous le nom de Georges Ier. Désireux de ne pas commettre les mêmes erreurs que son prédécesseur, le roi Othon Ier de Grèce, le jeune monarque ne tarde pas à s’helléniser et à aller à la rencontre de ses nouveaux sujets. Encore jeune et inexpérimenté, Georges Ier est confronté à une situation intérieure très difficile. À son arrivée au pouvoir, la scène politique grecque est en effet divisée et de graves problèmes financiers secouent le pays. L’agitation nationaliste est par ailleurs très forte et la Grande Idée, autrement dit le désir de réunir tous les Grecs dans un seul et même pays, est au cœur de la politique nationale.

Le règne de Georges Ier est donc largement marqué par les velléités expansionnistes de la population hellène et par l’annexion, tantôt pacifique, tantôt belliqueuse, de plusieurs provinces majoritairement peuplées de Grecs : les Îles ioniennes (1864), la Thessalie (1880) et surtout la Macédoine, l’Épire et la Crète (1913). Malgré tout, la politique de Georges et de ses gouvernements est loin d’être toujours couronnée de succès et des humiliations nationales (comme lorsque les « Puissances protectrices » organisent un blocus contre le pays en 1885) et de graves défaites militaires (comme lors de la Guerre gréco-turque de 1897) ponctuent également son règne.

Sur un plan plus personnel, Georges Ier donne naissance à une importante famille, dont plusieurs membres règnent encore sur des États européens. Le mariage du roi avec la grande-duchesse Olga Constantinovna de Russie donne en effet naissance à plusieurs enfants, avec lesquels le souverain entretient des relations étroites mais parfois orageuses.

Georges Ier meurt assassiné à Thessalonique en 1913 et son fils Constantin Ier lui succède alors sur le trône de Grèce.

Bataille de Svolder

Peinture représentant un drakkar.

La bataille de Svolder, ou bataille de Swold, est une bataille navale qui s’est déroulée en l’an 999 ou 1000 dans la mer Baltique, opposant le roi de Norvège Olaf Tryggvason à une alliance de ses ennemis. Les enjeux de la bataille concernent le processus d’unification de la Norvège en un État unique, la volonté de longue date des Danois de contrôler le pays et la diffusion du christianisme en Scandinavie.

L’emplacement de la bataille n’est pas clairement établi, notamment du fait de la profonde modification des côtes de la Baltique au cours des siècles ; les historiens la situent généralement soit dans l’Øresund, soit près de l’île de Rügen.

En expédition sur les côtes sud de la Baltique, Olaf, le roi de Novège, tombe dans une embuscade tendue par une alliance composée du roi de Danemark Sven à la Barbe Fourchue, du roi de Suède Olof Skötkonung et du Norvégien Éric Håkonsson, jarl de Lade. Pris par surprise, Olaf doit affronter une force largement supérieure d’au moins 70 navires avec seulement 11 navires. Arrimés les uns aux autres en une formation défensive, ses navires sont capturés l’un après l’autre jusqu’à la prise de son navire amiral, le Grand Serpent (Ormen Lange, en vieux norrois), par le jarl Éric. Olaf se jette alors à la mer, mettant fin aux combats. Après la bataille, la Norvège est confiée à la gestion des jarls de Lade, en tant que fief des rois de Danemark et de Suède.

Les écrits les plus détaillés sur l’événement, les sagas royales, sont rédigés environ deux siècles après son déroulement. Historiquement peu fiables, elles offrent un récit littéraire détaillé de la bataille et des événements qui l’ont entraînée. Les sagas attribuent les causes de la bataille à la proposition malheureuse de mariage d’Olaf Tryggvason à Sigrid Storråda et à son mariage problématique avec Tyra, le sœur de Sven de Danemark. Au début de la bataille, Olaf est mis en scène injuriant les flottes danoises et suédoises à coup de bravades et d’insultes ethniques, tandis qu’il reconnaît qu’Éric Håkonsson et ses hommes sont dangereux, étant norvégiens comme lui. L’épisode le plus connu de la bataille est le bris de l’arc d’Einarr Þambarskelfir, qui annonce la défaite d’Olaf.

Dans les siècles qui suivent, la description de la bataille faite par les sagas, notamment par la Heimskringla de Snorri Sturluson, inspire de nombreuses œuvres littéraires. Magnifié par ces récits, le roi Olaf devient un personnage mythique de la littérature nordique.

Blocus de Berlin

Aéroports et couloirs de vol du pont aérien pendant le blocus de Berlin

Le 24 juin 1948, à l’issue d’une longue dégradation des relations entre les quatre occupants de l’Allemagne, l’Union soviétique bloque les voies d’accès terrestre à Berlin-Ouest. Commence alors le blocus de Berlin, qui dure jusqu’au 12 mai 1949. C’est la première crise d’une nouvelle période qui s’ouvre dans les relations internationales, la guerre froide. Berlin est alors au cœur de l’affrontement entre les États-Unis et l’Union soviétique de Staline. Pour empêcher la ville de tomber dans l’escarcelle soviétique, les États-Unis et leurs alliés mettent en place un gigantesque pont aérien qui lui permet de résister et de continuer à vivre. Cette première crise de Berlin accélère l’organisation de l’Europe en deux camps antagonistes et la partition de l’Allemagne en deux États indépendants.

Histoire des Juifs en Allemagne

Juifs allemands au XIIe siècle.

L’histoire des Juifs en Allemagne est emblématique de l'histoire des Juifs en Europe occidentale, entre antijudaïsme, intégration liée à l'universalisme des Lumières et antisémitisme moderne.

Arrivée dans les régions rhénanes au temps de l'Empire romain, la communauté juive a prospéré jusqu'à la fin du XIe siècle. À partir de la première croisade, elle traverse une longue période de tourments ponctuée de massacres, d'accusations de crimes rituels, d'extorsions diverses et d'expulsions. Sa condition juridique se dégrade. La plupart des métiers sont interdits aux Juifs. Au XVIIIe siècle, les philosophes des Lumières, comme Moses Mendelssohn s'émeuvent de leur condition misérable. Mais le chemin qui mène à leur émancipation est long et dure près d'un siècle. Il s'accompagne de l'intégration des Juifs à la société. Leur réussite économique et intellectuelle suscite des jalousies malgré un début d'assimilation. L'arrivée au pouvoir d'Hitler en 1933 met les Juifs au ban de la société allemande. Aux persécutions succède la déportation puis l'anéantissement pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la guerre, la communauté juive se reconstruit lentement. Le gouvernement fédéral entoure la communauté juive de tous ses soins.

Homère

Portrait imaginaire d'Homère

Homère est réputé avoir été un aède de la fin du VIIIe siècle av. J.-C. C'est le premier poète grec dont les œuvres nous sont parvenues. On ne sait rien de sa vie et son existence même est l'objet de discussions. Selon les traditions antiques, Homère aurait été aveugle et viendrait d'Asie Mineure.

Il était surnommé simplement « le Poète » (ὁ Ποιητής / ho Poiêtếs) par les Anciens. On lui attribue la paternité de l'Iliade et de l'Odyssée, deux des épopées les plus célèbres de la littérature, sources importantes pour la connaissance de la mythologie grecque, et notamment de la guerre de Troie et des retours. Les Anciens le pensaient également auteur de nombreuses autres œuvres, comme la Batrachomyomachia (« Bataille des grenouilles et des rats ») ou les Hymnes homériques.

Victoria du Royaume-Uni (1840-1901)

L’impératrice-reine Victoria par F. X. Winterhalter (1867).

Victoria Adélaïde Marie Louise de Saxe-Cobourg-Gotha, princesse royale de Grande-Bretagne et d’Irlande puis, par son mariage, reine de Prusse et impératrice allemande, est née le 21 novembre 1840 au palais de Buckingham, à Londres, et est décédée le 5 août 1901 à Friedrichshof, en Allemagne. Fille aînée de la reine Victoria du Royaume-Uni et du prince Albert, elle est impératrice allemande et reine de Prusse durant les 99 jours de règne de son époux, le kaiser Frédéric III.

Fille aînée de la reine Victoria, la princesse est élevée selon les idées libérales de son père. Fiancée à l’âge de seize ans au futur Frédéric III d’Allemagne, elle soutient son mari dans sa volonté d’instaurer une monarchie constitutionnelle en Prusse puis en Allemagne. Mais, critiquée pour son attitude et ses origines anglaises, Vicky subit l’ostracisme des Hohenzollern et de la cour berlinoise. Son isolement va croissant après l’arrivée d’Otto von Bismarck au pouvoir en 1862…

Hydrologie de la Suisse

Le glacier d'Aletsch alimente le Rhône.

L'hydrologie de la Suisse.

L'hydrologie est la science qui étudie le cycle de l'eau dans son ensemble, c'est-à-dire les échanges d'eau entre le sol et l'atmosphère (précipitations et évaporation) mais aussi entre le sol et le sous-sol (eaux souterraines).

La Suisse a un système hydrologique varié et complexe. Son climat qui donne des précipitations sous forme de neige et de pluies est aussi responsable d'une certaine évaporation de l'eau dans l'atmosphère. L'altitude et le climat permettent la formation et le maintien de nombreux glaciers qui alimentent des cours d'eau appartenant à cinq grands bassins versants de fleuves européens, par lesquels les eaux quittent le pays et rejoignent les mers. La géologie complexe du sous-sol suisse stocke de l'eau appelée « eau souterraine ».

On parle parfois de la Suisse comme du « Château d'eau de l'Europe ».

Histoire de la Suisse

Charte fédérale de 1291.

L'histoire de la Suisse stricto sensu commence avec Jules César et ses Commentaires sur la Guerre des Gaules. Après les Grandes invasions, qui esquissent les frontières linguistiques du pays, des alliances se tissent entre petits États au Haut Moyen Âge, entre 1291 et 1332, pour former la Confédération des III cantons, la première étape de formation de la Confédération suisse. Puis la Confédération des VIII cantons se constitue par des alliances défensives successives sur la période de 1332 à 1481. Sur les siècles suivants la Confédération des XIII cantons va se construire progressivement et acquérir son indépendance en 1648. Découpée et réorganisée en République helvétique durant son occupation par la France révolutionnaire, la Suisse obtient en 1803 de Bonaparte un statut fédéral. La Suisse passe à vingt-deux cantons avant de regagner son indépendance en 1815. Elle se déchire ensuite dans une guerre civile et religieuse d'où émerge un nouvel État fédéral en 1848. Tenante d'une politique de neutralité, la Suisse traverse les épreuves du XXe siècle sans connaître la guerre.

Fernand de Magellan

Portrait de Fernand de Magellan, lithographie réalisé par Charles Legrand en 1841.

Fernand de Magellan, (Fernão de Magalhães en portugais, Fernando de Magallanes en espagnol), né dans le Nord du Portugal aux environs de 1480 et mort sur l'île de Mactan aux Philippines le 27 avril 1521, est un navigateur et explorateur portugais de l'époque des Grandes découvertes. Il est connu pour être à l'origine de la première circumnavigation de l'histoire – achevée en septembre 1522 sous les ordres de Juan Sebastián Elcano après trois ans de voyage – en ayant navigué vers l'ouest pour rejoindre les Moluques, découvrant sur son chemin le détroit qui porte son nom.

Au XVe siècle, contrairement aux idées reçues, la rotondité de la Terre était une idée acquise depuis l'Antiquité. Au IIIe siècle av. J.-C., Ératosthène en avait mesuré la circonférence avec un degré d'exactitude remarquable. Même si les écrits des Grecs, notamment ceux d’Aristote, perdirent leur autorité, cette idée perdura pendant tout le Moyen Âge. Le Traité de la Sphère de Joannes de Sacrobosco, écrit à Paris en 1224, fut largement divulgué dans tous les cercles savants sans que l'Église n'y trouvât à redire. Le premier globe connu, c'est-à-dire le plus ancien conservé, est celui réalisé à Nuremberg par Martin Behaim en 1492

Génocide arménien

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Le génocide arménien a eu lieu d'avril 1915 à juillet 1916. Il s'agit de déportations et de massacres de grande ampleur qui ont anéanti les deux tiers de la population arménienne vivant sur le territoire actuel de la Turquie et qui se sont déroulés alors que le gouvernement des Jeunes-Turcs dirigeait l'Empire ottoman engagé dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux. Ce premier génocide du XXe siècle a coûté la vie à un million deux cent mille Arméniens d'Anatolie et du haut-plateau arménien.

Préparés et organisés depuis Constantinople, alors capitale de l'empire, les déportations et les massacres ont été mis en œuvre à l'échelle locale par les responsables des divers districts et provinces chargés de rassembler leurs administrés arméniens, ainsi que par les soldats et gendarmes ottomans qui escortaient les convois jusqu'au désert et procédaient eux-mêmes à des exécutions ou laissaient libre cours à la violence de groupes de bandits armés (surtout des Kurdes, qui étaient en concurrence séculaire avec les Arméniens dans le sud-est anatolien) ou de criminels libérés en nombre par les autorités afin de renforcer les rangs des forces combattantes ottomanes (et regroupés dans ce qui sera connu comme l'« Organisation spéciale »).

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Triglav

Le Triglav vu depuis Debela Peč.

Le Triglav (littéralement « Trois Têtes »), point culminant des Alpes juliennes et plus haut sommet de Slovénie, culmine à 2 864 mètres d'altitude, au nord-ouest du pays. Véritable symbole national, berceau de plusieurs légendes et terrain de conflits armés, escaladé pour la première fois en 1778, il orne désormais le drapeau de la Slovénie et la face spécifique des pièces de 50 cents d'Euro. Le climat est étudié depuis plus d'un siècle au sommet grâce à un observatoire météorologique et avec la disparition progressive du glacier traduisant une hausse des températures. Le parc national du Triglav, le seul parc national du pays, entoure la montagne et ses paysages calcaires sur près de 840 km2.

Lipizzan

Lipizzan monté par un cavalier de dressage.

Le lipizzan est une race de chevaux originaire de Slovénie et culturellement liée à l'École espagnole de Vienne en Autriche. Cette célèbre école, qui tire par ailleurs son nom des purs sangs espagnols qui furent à l'origine de la race lipizzane, n'utilise en effet que des lipizzans.

L'élevage du lipizzan remonte au XVIe siècle, lorsque la famille impériale des Habsbourg décida de fonder un nouveau haras dans la localité slovène de Lipica dans la région vallonnée du Kras qui appartenait à l'époque à l'Empire autrichien. Outre les qualités dont ils font preuve au dressage, les lipizzans se signalent également par leur robe qui, de baie ou noire à la naissance, s'éclaircit progressivement pour devenir d'un gris très clair (souvent perçu à tort comme blanc) entre 6 et 10 ans.

La race des lipizzans fut menacée de disparition lors de la Seconde Guerre mondiale, mais l'intervention du général américain George S. Patton permit de sauver 250 chevaux, assurant la préservation de cette race à la longue histoire.

Lomnický štít

Vue du Lomnický štít à partir du Slavkovský štít.

Le Lomnický štít (prononciation : [lɔmnɪt͡skiː ʃtiːt] ; hongrois : Lomnici-csúcs ; allemand : Lomnitzer Spitze ; polonais : Łomnica) est, avec ses 2 632 mètres d’altitude, le troisième plus haut sommet de la Slovaquie, de la chaîne des Tatras et de toutes les Carpates, mais fut, jusqu’au XIXe siècle, considéré comme le plus haut.

Le sommet du Lomnický štít est le seul de la chaîne des Hautes Tatras à être accessible par téléphérique. Grâce à ce dernier, un observatoire astronomique ainsi qu’une station météorologique ont pu être installés. Cette dernière, avec -3,2 °C, enregistre la plus faible température moyenne annuelle de Slovaquie.

Il est protégé au sein du parc national slovaque des Tatras, et son ascension, relativement difficile, en particulier le mur ouest, qui ne fut vaincu qu’en 1929, requiert généralement un guide de haute montagne.

Drapeau de la Slovaquie

Drapeau de la Slovaquie.

Le drapeau de la Slovaquie (en slovaque : vlajka Slovenska) a été adopté le 3 septembre 1992. C’est un drapeau tricolore composé de trois bandes horizontales reprenant les couleurs panslaves : la bande supérieure est blanche, l’intermédiaire bleue et l’inférieure rouge. L’écu national, de type néogothique, est placé sur le drapeau pour le distinguer des autres drapeaux slaves : décalé du côté de la hampe, il empiète sur les bandes supérieure et inférieure du drapeau. Les proportions du drapeau sont 2:3. Ce drapeau aux dimensions d’1,5 m × 1 m est également le pavillon de la marine marchande slovaque.

Depuis le 1er mai 2004, le drapeau européen est hissé à coté du drapeau slovaque, les deux drapeaux forment ensemble la présentation des couleurs de la République slovaque.

Rysy

Vue du sommet du Rysy.

Le Rysy est un sommet de la chaîne des Hautes Tatras, dans l’arc extérieur des Carpates, sur la frontière entre la Pologne et la Slovaquie. Il culmine à 2 503 mètres d’altitude en Slovaquie. Sur son versant septentrional, à 2 499,6 mètres d’altitude, se trouve le point culminant de la Pologne.

La montagne est le point le plus élevé des Hautes Tatras accessible aux randonneurs par des sentiers balisés sans guide de haute montagne. Un refuge, le Chata pod Rysmi, situé 250 mètres plus bas que le sommet, est à leur disposition. Depuis le début du XXe siècle, de nombreuses personnalités en ont fait l’ascension, comme les époux Pierre et Marie Curie ou Lénine, dont l’ascension n’est pas prouvée, mais fut largement exploitée par le pouvoir communiste dans le cadre d’une rencontre internationale pour la jeunesse.

Sa faune et sa flore, principalement alpines, sont protégées par un parc national de part et d’autre de la frontière.

Frédéric Chopin

Frédéric Chopin, photographié en 1848, peu avant sa mort.

Frédéric Chopin est un compositeur et pianiste polonais né le 1er mars 1810 à Żelazowa Wola, dans le Duché de Varsovie (actuelle Pologne), et mort le 17 octobre 1849 à Paris de la tuberculose. Il a des origines lorraines de par son père. Son nom de naissance étant Fryderyk Franciszek Chopin, il adopta ses prénoms francisés Frédéric-François lorsqu'il quitta définitivement la Pologne pour Paris.

Chopin manifeste très tôt de grandes dispositions pour la musique. Il possède en effet l'oreille absolue et fait preuve encore jeune d'une sensibilité exceptionnelle. Il commence donc son éducation musicale à six ans et compose sa première œuvre, la Polonaise en sol mineur, à l'âge de sept ans. Il fait sa première apparition sur scène à huit ans, dans un salon aristocratique de Varsovie.

Par son don prodigieux, le petit Chopin, qui connait déjà dans son pays une certaine renommée, est rapidement comparé à Mozart.

D'une santé très fragile, il cherche à exprimer dans sa musique toute l'intensité des joies qu'il connaît, son attachement au peuple polonais ou la tristesse profonde qui le minera jusqu'à la mort, il est l’un des plus célèbres pianistes virtuoses du XIXe siècle et un grand compositeur de musique romantique. Sa musique est encore aujourd’hui l’une des plus jouées et demeure un passage indispensable à l’appréhension de la musique au piano.

Il est, avec Franz Liszt, le père de la technique pianistique moderne et l’origine de toute une lignée de compositeurs : Gabriel Fauré, Ravel, Rachmaninov, Scriabine.

Massacre de Katyń

Le massacre de Katyń désigne le meurtre de plusieurs milliers de polonais — essentiellement des personnalités, des officiers mais aussi des étudiants (officiers de réserves), des médecins et les membres des élites polonaises réputées hostiles aux soviétiques — par la police politique de l’Union soviétique (le NKVD) au printemps 1940 dans une forêt russe proche de Smolensk. Par extension, l’expression recouvre l’ensemble des exécutions de membres de l’élite polonaise (de 20 000 à 28 000) perpétrées en 1940 en divers lieux de l’ouest de l’URSS. Ce fut l’un des crimes les plus utilisés dans la guerre idéologique entre l’Allemagne nazie et la Russie communiste, celle-ci étant soutenue par les Anglo-saxons ; la polémique fut enfin brièvement relancée par les États-Unis durant la Guerre de Corée.

Calf of Man

L'île de Calf of Man vue depuis l'île de Man.

Calf of Man, Yn Cholloo en mannois, est une île du Royaume-Uni située en mer d'Irlande, au sud-ouest de l'île de Man dont elle est séparée par le Calf Sound (Détroit de Calf en français, Yn Cheyllys en mannois) ou plus simplement The Sound. Seulement deux personnes vivent sur l'île qui comporte une des plus grandes densités de phares au monde.

Liée au sort de l'île de Man durant des siècles, Calf of Man constitue depuis 1937 une réserve faunique et floristique à l'accès restreint car peuplée de nombreux oiseaux de mer, d'une faune et flore marine variée ainsi que d'une variété de mouton typique de l'île de Man, le Loaghtan.

Guerre du Haut-Karabagh

Monument commémoratif (un char T-72) à proximité de Stepanakert.

La guerre du Haut-Karabagh désigne le conflit armé qui a eu lieu entre février 1988 et mai 1994 dans l'enclave ethnique du Haut-Karabagh, en Azerbaïdjan du sud-ouest, entre les Arméniens de la région, alliés à la république d'Arménie, et la république d'Azerbaïdjan. La qualification de guerre pour ce conflit doit toutefois être relativisée, celle-ci n'ayant pas été officiellement déclarée d'un camp à l'autre. Tout commence le 26 février 1988 : à cette date défilent à Erevan un million de personnes, revendiquant le rattachement du Haut-Karabagh à l'Arménie. Le parlement de l'enclave et un référendum accordé à la population déterminent un même souhait. La demande d'union avec l'Arménie, qui s'est développée vers la fin des années 1980, a débuté pacifiquement, mais ensuite, avec la désintégration de l'Union soviétique, le mouvement devient un conflit violent entre les deux groupes ethniques, aboutissant ainsi à des allégations de nettoyage ethnique par les deux camps.

Cette guerre est un des conflits ethniques les plus destructeurs ayant surgi après la décomposition de l'Union soviétique, en termes de nombre de morts et pertes de propriété. Les affrontements interethniques commencent après que le parlement du Haut-Karabagh, province autonome en Azerbaïdjan, eut voté l'union de la région avec l'Arménie, le 20 février 1988. La déclaration de sécession de l'Azerbaïdjan est le résultat final d'un « ressentiment éprouvé par les membres de la communauté arménienne du Haut-Karabagh envers les limitations imposées par les autorités soviétiques et azerbaïdjanaises concernant la liberté culturelle et religieuse », mais, plus important, d'un conflit territorial.

Ardennais (cheval)

Étalon de race ardennaise à la robe baie.

L'ardennais est une très ancienne race rustique de cheval de trait à la robe généralement baie ou rouanne. Il est principalement et historiquement élevé dans la région des Ardennes qui lui a donné son nom, et par extension dans tout le quart nord-est de la France, mais aussi en Belgique et au Luxembourg. Connu et mentionné depuis l'Antiquité romaine où il servait à la remonte des armées, l'ardennais fut réputé jusqu'au début du XIXe siècle comme l'une des meilleurs races de chevaux de selle et de trait léger pour la traction du matériel d'artillerie militaire. Sous l'empire napoléonien, les ardennais sont ainsi réputés pour avoir survécu à la campagne de Russie, où 13 000 chevaux trouvèrent la mort.

De nombreux croisements et une sélection rigoureuse des éleveurs orientée vers les travaux agricoles dès le milieu du XIXe siècle en firent peu à peu le cheval de trait lourd et puissant que nous connaissons aujourd'hui. Destiné à la traction du matériel agricole, l'ardennais fut aussi un grand améliorateur de races durant l'âge d'or du cheval de trait, qui lui valut d'être exporté jusqu'en Suède où il donna naissance à une nouvelle race : l'ardennais suédois. À l'instar de toutes les autres races de chevaux de trait, la fin de la traction hippomobile et l'utilisation du tracteur entrainèrent le déclin de son élevage et une réduction drastique de ses effectifs.

Cantonné au rôle presque unique d'animal de boucherie durant environ deux décennies, l'ardennais bénéficie au début du XXIe siècle d'un nouvel engouement dû au côté écologique de son utilisation pour l'entretien des espaces verts, le débardage en forêt et les loisirs en général, mais aussi à son habileté sur toutes sortes de terrains. En France en 2009, il est ainsi devenu la quatrième race de cheval de trait la plus représentée en matière d'effectifs. Les éleveurs belges ont développé par croisements une nouvelle lignée destinée à l'attelage de compétition : l'Aratel.

En raison de son lien historique avec sa région d'origine, fertile en légendes, l'ardennais est assimilé à la monture héroïque des quatre fils Aymon, le cheval Bayard.

Banja Luka

Banja Luka.

Banja Luka (en serbe cyrillique : Бања Лука) ou Banjaluka (Бањалука), est une ville de Bosnie-Herzégovine et la capitale de l’entité de la République serbe de Bosnie. Au recensement de 1991, la ville intra muros comptait 143 079 habitants et sa zone métropolitaine, appelée Ville de Banja Luka (Град Бања Лука) et correspondant à une ex-municipalité du pays, 195 692 habitants. En 2010, la population de la ville était estimée à 228 645 habitants.

Banja Luka est la capitale historique de la Krajina de Bosnie (en bosnien, en croate et en serbe : Bosanska Krajina). Fondée à l’époque romaine sous le nom de Castra, elle a connu un important essor à partir du XVIe siècle en tant que capitale du pachalik de Bosnie au sein de l’Empire ottoman. Par sa population, Banja Luka est aujourd’hui la seconde ville de Bosnie-Herzégovine. Capitale politique, elle est le siège de la présidence de la République serbe de Bosnie, du gouvernement de la République serbe de Bosnie et de l’Assemblée nationale de la République serbe de Bosnie. Elle est le principal centre culturel des Serbes de Bosnie et le plus important centre économique de la République serbe de Bosnie. Partiellement détruite lors d’un tremblement de terre en 1969, la ville offre le visage d’une cité moderne, dotée de nombreux espaces verts.

Partition de Chypre

Les deux entités chypriotes et la ligne verte tenue par les forces de l’ONU.

La partition de l'île de Chypre
(grec moderne : Κυπριακό πρόβλημα, turc : Kıbrıs Sorunu) correspond à la division de facto de celle-ci en deux entités distinctes ; géographiquement, culturellement et politiquement ; par une ligne verte de démarcation, avec au sud, la seule république chypriote reconnue internationalement et membre de l'Union européenne : la République de Chypre, dont la majorité des habitants appartient au groupe ethnolinguistique des Chypriotes grecs et parle le grec chypriote ; et au nord, la république « turque », appelée République turque de Chypre du Nord, seulement reconnue par son voisin turc et composée en majorité de Chypriotes turcs parlant le turc et le turc chypriote.

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Royaume de Chypre

Blason des Lusignans de Chypre.

Le royaume de Chypre est l'État latin d'Orient le plus récent dans sa création, et celui qui subsista le plus longtemps (de 1192 à 1489), grâce à sa situation insulaire. En 1184, Isaac Doukas Comnène, gouverneur de l'Arménie, qui avait déjà tenté de se rendre indépendant, dut se réfugier à Chypre. Par de fausses lettres impériales, il se fit reconnaître gouverneur, et se rendit rapidement indépendant, puis se proclama empereur de l'île. Byzance tenta de reprendre le contrôle de Chypre, mais fut repoussée par une escadre envoyée par le roi de Sicile Guillaume II le bon.

Après la prise de Saint-Jean-d'Acre, commença une période de querelles entre le roi et les nobles du royaume, où l'on vit des rois détrônés (Henri II) et assassinés (Amaury II, Pierre Ier) et le royaume de Chypre perdit de son influence et devint un protectorat génois, puis vénitien. Ceux-ci finirent par détrôner la dernière reine, Catherine Cornaro, en 1489. Venise garda l'île jusqu'en 1571, où elle fut conquise par les Turcs Ottomans.

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République chypriote unie

Proposition de drapeau de la République chypriote unie

La République chypriote unie
est l'hypothétique nouvel état qui aurait dû réunir les deux entités de l'île de Chypre : la République de Chypre et la République turque de Chypre du Nord, si le plan Annan proposé en 2004 avait été accepté par les deux populations de l'île. Elle aurait dû couvrir la totalité de l'île sous la forme d'une fédération de deux États réunis autour d'un gouvernement fédéral mais disposant chacun d'une autonomie régionale.

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Boris III de Bulgarie

Boris III de Bulgarie en 1894.

Boris III de Bulgarie (30 janvier 189428 août 1943, Sofia), fut tsar des Bulgares du 3 octobre 1918 au 28 août 1943. Monarque extrêmement populaire en son pays, Boris III est l’un des personnages clés des Balkans durant l’entre-deux-guerres et la Seconde Guerre mondiale.

Fils aîné de Ferdinand Ier de Bulgarie, il accède au trône en 1918 où il reprend un État vaincu, ruiné et au bord du chaos. Malgré ses efforts, il ne peut empêcher l’autoritarisme de ses premiers ministres Alexandre Stambolijski puis Alexandre Tsankov et l’instauration d’un régime dictatorial en 1934. Hostile aux méthodes brutales des régimes totalitaires durant l’entre-deux-guerres, Boris III parvient toutefois à chasser en 1935 les conspirateurs et à maintenir la situation au prix de l’exercice d'une dictature personnelle très limitée.

Rhodopes

Paysage des Rhodopes orientales

Les Rhodopes sont un massif montagneux des Balkans, entre le sud de la Bulgarie et le nord-est de la Grèce, qui forme un ensemble montagneux avec le massif du Rila. Son plus haut sommet, le Goljam Perelik (2 191 m), est le septième plus haut sommet de Bulgarie. Les Rhodopes sont le massif le plus étendu de Bulgarie et occupent environ un septième de la surface totale du pays, de 220 à 240 km d’ouest en est et 100 km environ du nord au sud. Sur une surface totale de 14 571 km2, 83 % des Rhodopes se trouvent sur le territoire bulgare, le reste en territoire grec. Les importantes réserves d'eau et la douceur du climat favorisent une grande variété végétale et animale...

Marin Ghetaldi

Portrait de Marino Ghetaldi dans le palais du recteur de Raguse.

Marino ou Marin Ghetaldi, Ghetaldus, Ghetalde ou Getaldic est un mathématicien, physicien et homme politique italo-croate, né le 2 octobre 1568 ou 1566 à Raguse (aujourd’hui Dubrovnik en Croatie), mort le 11 avril 1626 ou 1627 dans la même ville.

C’est l’un des très rares élèves de François Viète avec Nathanael Tarporley, Jean de Beaugrand, Jacques Aleaume et l’Écossais Alexander Anderson avec qui il est en contact étroit. Géomètre parmi les mathématiciens à l’origine de l’émergence de l’algèbre nouvelle, il est aussi l’un des premiers à apporter sa contribution à la géométrie analytique. En correspondance avec Galilée et Clavius, il communique aux mathématiciens italiens, Paolo Sarpi, Antonio Santini, Carlo Renaldinietc. cette nouvelle façon de noter les questions algébriques et la met en œuvre lui-même dans la reconstruction des œuvres d’Apollonius. En physique, il laisse une étude de miroirs paraboliques, et une de ses réalisations (71 cm de diamètre, 146 cm de hauteur) se trouve au musée de la marine à Londres. Écrivain croate de langue latine, son souvenir demeure présent dans les rues de l’actuelle Dubrovnik, où il est présenté comme l’Apollonius croate.

Parc national des lacs de Plitvice

Plitvice Lakes National Park.jpg

Le parc national des lacs de Plitvice ([plitˈvitsɛ], appelés Plitvička jezera en croate) est un parc national de Croatie, qui se situe à mi-chemin entre les villes de Zagreb et Zadar au sein d'un plateau karstique. C'est à la fois le plus vieux des parcs nationaux du Sud de l'Europe et le plus grand de Croatie. Il fut créé le 8 avril 1949 et ajouté sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1979.

Le parc, d'une superficie de 296 kilomètres carrés, comprend non seulement les lacs de Plitvice (en croate Plitvička jezera) qui forment un ensemble de seize grands lacs reliés entre eux par 92 cascades ou des petites rivières tourmentées, mais aussi la forêt environnante (forêt de type primitive composée principalement de hêtres et de pins) où naît la rivière Korana et qui abrite de nombreuses espèces animales et végétales rares dont les représentants les plus connus sont l'ours brun et le loup. La faune et la flore y sont prospères comme en témoigne la richesse piscicole des lacs.

Le parc accueille plus de 900 000 visiteurs à l'année. Un chemin en rondins de bois fait le tour du parc, mais il est aussi possible de le visiter en utilisant un train panoramique et de traverser les plus grands des lacs en bateau. Hormis le chemin et les quelques aménagements pour les touristes, la nature est laissée à l'état sauvage, aucune intervention humaine n'étant autorisée.

Bataille de Minorque (1756)

Siège et prise du fort Saint-Philippe, le 29 juin 1756.

La bataille de Minorque ou de Port-Mahon est un affrontement naval et terrestre qui a lieu en mai et juin 1756 au début de la guerre de Sept Ans. Cette bataille oppose la France et l'Angleterre pour le contrôle de l'île de Minorque en Méditerranée occidentale. Le combat naval, le 20 mai 1756, met aux prises l'escadre française de Toulon, commandée par La Galissonière, à celle de John Byng, arrivé de Gibraltar pour secourir l'île où vient de débarquer l'armée du maréchal de Richelieu. La retraite de l'escadre anglaise provoque le 29 juin la reddition de l'île qui va rester entre les mains de la France jusqu'à la fin de la guerre. L'opinion française considère cette victoire comme une revanche sur les attaques de la Royal Navy en période de paix. En Angleterre, cette défaite provoque une grave crise dans la marine et le gouvernement. Elle culmine avec la condamnation à mort de John Byng et le retrait du premier ministre Newcastle en 1757 au profit de William Pitt, partisan de la guerre totale avec la France, et qui devient l'homme fort du nouveau gouvernement anglais. La prise de Minorque sera aussi la seule victoire navale importante de la France pendant la guerre de Sept Ans.

Lauttasaari

Vue aérienne de Lauttasaari

Lauttasaari (nom finnois pour L'Île du Bac, en suédois Drumsö) est une île du golfe de Finlande située à l'ouest du centre-ville d'Helsinki, la capitale finlandaise. Elle constitue avec quelques îlots avoisinants un quartier et un district de cette municipalité, dont elle dépend administrativement. Avec près de 20 000 habitants, c'est la deuxième île la plus peuplée du pays.

Initialement peu peuplée et rurale, elle connaît à partir des années 1930 une importante urbanisation, et dès les années 1950 une lourde industrialisation qui en fait un important quartier ouvrier. Elle a connu des mutations majeures au cours des années 1990 avec la fermeture de la plupart des industries et s'est transformé progressivement en un quartier résidentiel à la population aisée.

L'île est aujourd'hui un quartier ayant une très forte identité et gardant la nostalgie de l'époque où elle n'était pas encore intégrée à la ville d'Helsinki, mais reflétant également largement les mutations actuelles de la capitale finlandaise.

Surtsey

Surtsey dans la brume en septembre 2007.

Surtsey est une île volcanique située au large de la côte méridionale de l'Islande, à l'extrémité sud des îles Vestmann. Surtsey, qui signifie en français « Île de Surt », tire son nom de Surt, l'équivalent islandais de Vulcain ou Jötunn du feu de la mythologie nordique.

Elle s'est formée à la suite d'une éruption volcanique qui a commencé à 130 mètres sous le niveau de la mer aux alentours du 10 novembre 1963, a atteint la surface le 14 novembre 1963 et s'est terminée le 5 juin 1967. C'est à cette date que l'île a atteint sa superficie maximale avec 2,65 km2 et sa hauteur maximale avec 173 mètres d'altitude. Depuis, sous l'action érosive du vent et des vagues, l'île a diminué de superficie pour ne mesurer plus que 1,41 km2 en 2008. Elle a perdu aussi en altitude à cause de l'érosion essentiellement maritime, du compactage des couches sédimentaires sous-jacentes et à moindre degré du réajustement isostatique de la lithosphère.

Dès son apparition, l'île a été étudiée par de nombreux volcanologues et depuis la fin de son éruption, elle suscite l'intérêt des botanistes et des zoologistes car la vie a peu à peu colonisé cette nouvelle terre vierge. Pour cette raison, elle est interdite d'accès au public, seuls les scientifiques sont autorisés à s'y rendre. L'île de Surtsey est inscrite comme site du patrimoine mondial au cours de la 32e session du comité d'évaluation de l'UNESCO qui s'est déroulée en 2008.

Soulèvement de Kengir

Le soulèvement de Kengir fut un soulèvement de prisonniers du camp de travail soviétique de Kengir, au Kazakhstan, au printemps de 1954. Il fut très différent des autres soulèvements qui ont pu avoir lieu dans les goulags à la même époque — comme le soulèvement de Vorkuta — en raison de sa durée et son intensité.

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Vaduz

Le château de Vaduz, surplombant la capitale éponyme.

Vaduz est la capitale du Liechtenstein, le siège du gouvernement de la Principauté et le lieu de résidence de la famille princière. La ville abrite aussi le siège de l'Archevêché de Liechtenstein et constitue une place financière internationale. La commune liechtensteinoise de Vaduz compte environ 5 203 habitants (décembre 2006) et s'étend sur 17,3 km² (répartis sur sept enclaves dont la principale est bordée par le Rhin).

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Histoire de la République de Macédoine

Armoiries historiques de la Macédoine.

La République de Macédoine, petit État du sud des Balkans, est devenue indépendante en 1991, en se séparant de la République fédérative socialiste de Yougoslavie. Le nom de « Macédoine » correspond toutefois à un ensemble géographique et historique beaucoup plus vaste et habité par de nombreux peuples différents. Cet ensemble a, au cours des siècles, maintes fois changé de forme, et fut inclus ou divisé dans plusieurs États successifs. La république actuelle n’occupe que 30 % de la région dans sa forme antique et regroupe la grande majorité du peuple slave macédonien.

L’histoire du pays commence au Néolithique : l’homme s’installe alors dans les petites vallées, et y fonde les premiers villages. Apparaissent par la suite quelques cultures propres au territoire de la République, influencées notamment par la civilisation illyrienne. Ce sont les Illyriens qui introduisent l’usage des métaux, et le pays est ensuite influencé par les Grecs, puis les premiers États structurés apparaissent à l’âge du fer. Le territoire de la République moderne est alors majoritairement inclus dans les royaumes de Dardanie et de Péonie, monarchies structurées avec des villes fortifiées. Ces États sont envahis au IVe siècle av. J.-C. par Philippe II de Macédoine, et font donc désormais partie de la Macédoine antique, née dans le nord de la Grèce au IXe siècle av. J.-C.. Ce royaume est à son tour envahi par les Romains au IIe siècle av. J.-C.. Ceux-ci réorganisent la région, et laissent de nombreux monuments et plusieurs grandes villes. La région fait ensuite partie de l’Empire romain d’Orient (empire byzantin), auquel le pays doit sa tradition chrétienne orthodoxe.

Les Slaves, principaux ancêtres culturels de la nation moderne, s’installent au VIIe siècle, et forment leurs propres États, comme les royaumes de Serbie ou de Bulgarie, qui se substituent à l’autorité de Constantinople. Ces royaumes sont envahis au XIVe siècle par les Ottomans, qui conservent la Macédoine jusqu’en 1912. Ceux-ci encouragent le développement des villes, où se concentre l’élite économique musulmane, alors que les campagnes, où vivent les chrétiens, sont livrées à la pauvreté, à l’insécurité et à l’exode rural. Cette migration, d’abord vers les montagnes, entraîne l’émergence des haïdouks, hors-la-loi qui luttent contre la puissance ottomane. Cet exode s’oriente ensuite vers les villes, et fait naître une première élite économique slave à la fin du XVIIIe siècle. L’Empire ottoman est alors sur le déclin, et, après les indépendances grecque et bulgare, naît une première conscience slavo-macédonienne. La région est nettement sous-développée, et son identité culturelle reste incertaine. De plus, les Grecs, les Bulgares et les Serbes tentent d’inculquer aux Macédoniens un sentiment d’appartenance à leur pays respectif, afin de pouvoir facilement annexer la région. De grandes organisations de libération voient le jour à la fin du XIXe siècle et en 1903

Géographie de la République de Macédoine

Carte de la République de Macédoine.

La géographie de la République de Macédoine est caractéristique de celle de la péninsule balkanique par l'emprise des massifs montagneux qui s'étendent sur le pays et les multiples climats qui s'y croisent. Classée parmi les plus petits États européens, la Macédoine connaît en effet aussi bien le climat de montagne que le climat méditerranéen, et elle reçoit autant l'influence de la mer Égée que celle de l'Adriatique ou de la mer Noire.

La République de Macédoine (41°50′N 22°00′E / 41.833, 22) possède une superficie de 25 333 km2 et forme un ovale plutôt régulier. Elle partage 766 km de frontière avec la Serbie, le Kosovo, l'Albanie, la Grèce et la Bulgarie. Son territoire est traversé du nord au sud par le Vardar, qui se jette dans la mer Égée, comme la plupart des autres cours d'eau. Elle n'a aucun débouché sur la mer mais possède quelques lacs naturels et artificiels qui occupent 2 % de la surface totale du pays.

Elbrouz

L'Elbrouz enneigé en mai 2008.

L'Elbrouz, situé dans le Nord du Caucase, en Russie, est le point culminant de cette chaîne de montagnes et plus haut sommet de l'Europe devant le mont Blanc grâce à ses 5 642 mètres d'altitude. Il s'agit d'un volcan ayant connu des éruptions jusqu'au début de notre ère. Il a fait naître des légendes comme celle voulant que Prométhée ait été enchaîné à ses deux pics principaux pour avoir offert le feu aux hommes. Il est recouvert de nombreux glaciers et, même si l'ascension est techniquement facile et dispose de moyens mécaniques sur l'itinéraire principal, il reste difficile d'accès en raison de ses conditions climatiques rigoureuses et changeantes. Ainsi, le point culminant n'est vaincu qu'en 1874 et la montagne, devenue un symbole de conquête, a fait de nombreux morts. Malgré des problèmes environnementaux dus à la fréquentation, la faune et la flore relativement riches sont protégées par un parc national depuis 1986.

Efteling

Pardoes, la mascotte devant l’entrée du parc.

Efteling est un parc à thèmes ainsi qu’un complexe de loisirs situé aux Pays-Bas, à Kaatsheuvel sur la commune de Loon op Zand. Avec pour thèmes les contes et légendes, il est un des plus importants d’Europe bien qu’il ne soit essentiellement connu qu’aux Pays-Bas, en Allemagne et en Belgique. Situé dans le peloton de tête des parcs les plus visités en Europe, Efteling a reçu plus de cent millions de visiteurs depuis son ouverture. Reconnu par les connaisseurs du genre comme l’un des meilleurs, c’est aussi l’un des plus anciens parcs encore existants.

Ses racines remontent en effet jusqu’en 1935 lorsque deux clercs locaux fondent un terrain de jeux. Efteling est officiellement inauguré le 31 mai 1952 (à titre de comparaison, le premier Disneyland date de 1955), lors de l’inauguration du Bois des contes de fées, qui marque le début de son succès.

Aussi Efteling est-il depuis lors en constante évolution ; à l’inverse d’autres exemples dans ce domaine, il s’est développé dans la durée et offre aujourd’hui une variété très large d’attractions qui satisfont tous les âges et tous les goûts. Certaines réalisations ont été commandées à des sociétés spécialisées de renommée internationale, tel Vekoma et Intamin. Mais la qualité première d’Efteling tient dans l’unité de son style : celui de l’illustrateur de contes pour enfants Anton Pieck (1895-1987), qui confère au parc son âme et son atmosphère si particulières. Efteling est innovateur dans le domaine des parcs de loisirs.

Vincent van Gogh

Autoportrait au chapeau de feutre, 1887, huile sur toile, 41,7 cm par 32,7 cm, Amsterdam, Musée Van Gogh - Fondation Vincent van Gogh, F344/JH1353.

Vincent Willem van Gogh (né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert aux Pays-Bas - mort le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise en France) est un peintre et dessinateur néerlandais. Son œuvre pleine de naturalisme, inspirée par l'impressionnisme et le néo-impressionnisme, annonce le fauvisme et l'expressionnisme. Au début du XXIe siècle, c'est l'un des peintres les plus connus au monde.

Van Gogh grandit au sein d'une famille de l'ancienne bourgeoisie. Il tente d'abord de faire carrière comme marchand d'art chez Goupil & Cie. Cependant, refusant de voir l'art comme une marchandise, il est licencié. Il aspire alors à devenir pasteur mais échoue aux examens de théologie. À l'approche de 1880, il se tourne vers la peinture. Pendant ces années, il quitte les Pays-Bas pour la Belgique, puis s'établit en France. Autodidacte, Van Gogh prend néanmoins des cours de peinture. Passionné, il ne cesse d'enrichir sa culture picturale : il analyse le travail des peintres de l'époque, il visite les musées et les galeries d'art, il échange des idées avec ses amis peintres, il étudie les estampes japonaises, les gravures anglaises, etc. Sa peinture reflète ses recherches et l'étendue de ses connaissances artistiques. Toutefois, sa vie est parsemée de crises qui révèlent son instabilité mentale. L'une d'elle provoque son suicide, à l'âge de 37 ans.

L'abondante correspondance de Van Gogh permet de mieux comprendre cet artiste. Elle est constituée de plus de 800 lettres écrites à sa famille et à ses amis, dont 652 envoyées à son frère « Theo », avec qui il entretient une relation soutenue aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

L'œuvre de Van Gogh est composée de plus de 2 000 toiles et dessins datant principalement des années 1880 et 1890. Elle fait écho au milieu artistique européen de la fin du XIXe siècle. Il est influencé par ses amis peintres, notamment Van Rappard, Bernard et Gauguin. Il échange aussi des points de vue avec son frère Theodorus, un marchand d'art connu. Il admire Millet, Rembrandt, Hals, Anton Mauve et Delacroix, tout en s'inspirant de Hiroshige, Monet, Monticelli, Cézanne, Degas et Signac.

Peu connu dans les années 1890, Van Gogh n'a été remarqué que par un petit nombre d'auteurs et de peintres en France, aux Pays-Bas, en Belgique et au Danemark. Cependant, dans les années 1930, ses œuvres attirent 120 000 personnes à une exposition du Museum of Modern Art à New York.

Căile Ferate Române

Căile Ferate Române ou CFR (Compania Națională de Căi Ferate CFR SA) est le nom de l'entreprise publique responsable de l'exploitation du réseau ferré roumain. Les CFR existent en tant que compagnie ferroviaire depuis le 1er avril 1880, même si la première ligne de chemin de fer sur le territoire actuel de la Roumanie a été ouverte en 1854. Le réseau s’est progressivement étendu et a été modernisé dans le cadre d'une diésélisation du parc et de l'électrification de certaines lignes après la Seconde Guerre mondiale. Même si le transport par rail était privilégié par le régime communiste, en particulier sous le pouvoir de Nicolae Ceaușescu, les chemins de fer roumains étaient frappés d’obsolescence à la chute du régime en 1989.

Pour enrayer le déclin des trafics au début des années 1990, l’entreprise a été restructurée en 1998 et organisée en quatre filiales principales : CFR Călători, chargés du trafic de voyageurs, CFR Marfă, chargés du transport de marchandises, CFR Infrastructură, gestionnaire de l'infrastructure du réseau ferré roumain, Societatea Feroviară de Turism ou SFT, qui exploite des trains touristiques; une cinquième société, Societatea Informatica Feroviara SA, apparue le 1er novembre 2002, est chargée de la gestion informatique du réseau et des études prospectives. Une partie du réseau, long de plus de 11 000 kilomètres, a été privatisée. Depuis cette date, des investissements importants ont été réalisés pour améliorer le confort du matériel, de nouvelles rames ont été achetées, la signalisation ou la billetterie ont été mises aux normes modernes. De plus, le réseau a renforcé ses liens avec les chemins de fer voisins, ce qui a permis l'organisation de services de transport de voyageurs et de marchandises paneuropéens. Les CFR, dont le code international UIC est 53 RO, disposent d'un siège central à Bucarest et de sept divisions régionales à Brașov, Cluj-Napoca, Constanța, Craiova, Galați, Iași et Timișoara.

Château de Prague

Château de Prague

Le château de Prague (en tchèque : Pražský hrad) est le château fort où les rois tchèques, les empereurs du Saint-Empire romain germanique, les présidents de la Tchécoslovaquie puis de la République tchèque siègent ou ont siégé. Les joyaux de la couronne de Bohême y sont entreposés. C’est peut-être le plus grand château fort par sa superficie ; il s’étend en effet sur 570 mètres de long et 130 de large. Selon le responsable du Château chargé de l’entretien, il occupe, avec ses dépendances et ses jardins une surface de 43 hectares, le Château occupe une surface au sol de 9 hectares.

Situé sur la colline de Hradčany et dominant la Vieille Ville de Prague et Malá Strana, cet ensemble monumental émerge d’une couronne de jardins et de toits et déploie sa longue façade horizontale d’où jaillissent les tours de la cathédrale et de Saint-Georges. Ancrage au sol, élévation vers le ciel sont les éléments clés du paysage pragois qui résume toute la ville en un geste grandiose.

Zlatibor (montagne)

Paysage des monts Zlatibor.

Les monts Zlatibor (en serbe cyrillique Златибoр) sont un massif montagneux situé à l'ouest de la Serbie. Ils font partie des Alpes dinariques.

Ces montagnes sont situées dans la partie septentrionale de la région géographique de Stari Vlah, qui, dans l'histoire, fut frontalière de la Rascie (Raška), de l'Herzégovine et de la Bosnie. La colline appelée Cigla, près du village de Jablanica présente encore quelques bornes frontalières marquant la limite entre le royaume de Serbie, l'Autriche-Hongrie et l'Empire ottoman. Le nom de Zlatibor apparut au XVIIIe siècle, mais son étymologie est incertaine ; il remonte sans doute aux mots serbes zlatni, « en or » ou « doré » et bor, le « pin ». Aujourd'hui, le massif est devenu un des principaux centres touristiques de la République de Serbie.

Simon Petlioura

Simon Petlioura

Simon Petlioura (en ukrainien : Симон Васильович Петлюра, Symon Vassyliovytch Petlura) est un homme politique et publiciste ukrainien né à Poltava le 10 mai 1879 et mort assassiné à Paris le 25 mai 1926. Il fut l’un des personnages les plus importants du mouvement national, commandant suprême de l’Armée et le troisième président de la République populaire ukrainienne.

Homme de lettres, il fut l’une des figures du mouvement socialiste ukrainien au début du XXe siècle. Autonomiste puis indépendantiste, Simon Petlioura participa à la formation d’une armée ukrainienne pour protéger son pays du bolchevisme durant la révolution russe. Vaincu, il partit à l’étranger et dirigea le gouvernement ukrainien en exil.

Hattusha

Yazilikaya B Thudalija.jpg

Hattusha (également Hattousa, Hattusa, ancien nom Hattush), aujourd’hui située à proximité du village de Boğazkale (anciennement Boğazköy), est un site archéologique situé dans la province de Çorum, en Turquie. Il fait l’objet d’un classement au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986.

C’était la capitale du royaume hittite, située en Anatolie centrale, dans une région montagneuse, près d’une boucle du fleuve Kızılırmak. Elle succéda comme capitale des Hittites à Nesha (Kanesh) sous le règne de Labarna II qui prit le nom de Hattushili Ier pour marquer l’événement, vers 1650 av. J.-C. Elle connut des périodes fastes et d’autres plus difficiles au cours de son histoire, perdant quelques temps son rôle de capitale, avant de connaître son apogée au XIIIe siècle av. J.-C. sous l’impulsion du roi Hattushili III et de son fils Tudhaliya IV, qui y entreprirent un important programme de constructions. Pourtant, son abandon et la fin du royaume hittite survinrent à peine quelques années après, au tout début du XIIe siècle av. J.-C.

Grande Idée

L'expansion territoriale de la Grèce entre 1832-1947

La Grande Idée (en grec moderne Μεγάλη Ιδέα / Megáli Idéa) était l'expression du sentiment national puis du nationalisme grec aux XIXe et XXe siècles. Elle visait à unir tous les Grecs dans un seul État-nation avec pour capitale Constantinople. Elle prit avant tout la forme d'un irrédentisme. Le terme fut inventé en 1844 par Ioannis Kolettis, Premier Ministre du roi Othon. La Grande Idée a dominé toute la politique extérieure et par conséquent la politique intérieure de la Grèce. De la guerre d'indépendance dans les années 1820, au problème chypriote des années 1970 en passant par les guerres balkaniques du début du XXe siècle, le principal adversaire de la Grèce dans sa réalisation de la Grande Idée fut l'Empire ottoman puis la Turquie.

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