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Wikipédia:Sélection/France

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La Marche de l'empereur

Le manchot empereur, héros du film.

La Marche de l'empereur est film français tourné en Antarctique, qui traite des manchots empereurs et de leur mode de reproduction.

Réalisé par Luc Jacquet, ce documentaire a été mis en musique par Émilie Simon. La narration originale en français est assurée par Charles Berling, Romane Bohringer et Jules Sitruk, qui reproduisent le récit à la première personne de trois manchots (un couple et leur bébé). Le film est d'abord présenté au Festival de Sundance le 21 janvier 2005 puis sort en France et en Belgique le 26 janvier 2005 avant de connaître un succès mondial.

Sorti aux États-Unis le 24 juin 2005 dans deux salles à New York et deux salles à Los Angeles, le film y bénéficie d'une excellente critique et surtout d'un bouche à oreille remarquable qui le hissent quatre semaines plus tard à la dixième place du box-office américain, avec 700 écrans sur tout le territoire, au plus fort annuel de la saison cinématographique. Warner, le distributeur du film, retravaille entièrement la bande son, beaucoup plus classique, avec une musique composée par Alex Wurman et une narration confiée à l'acteur Morgan Freeman.

Le film a obtenu de nombreuses distinctions dont l'Oscar du meilleur film documentaire en 2006.

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Michel Sardou

Michel Sardou à Bercy en 1998

Michel Sardou (né le 26 janvier 1947, à Paris) est un auteur, compositeur et interprète français. Fils des comédiens Fernand Sardou et Jackie Sardou, il s'est également essayé, en tant qu'acteur, au cinéma et au théâtre. Il compte, depuis les années 1970, parmi les chanteurs français les plus populaires, à en juger par ses ventes de disques, et l'affluence lors de ses tournées, mais aussi les plus controversés. En plus de quarante ans de carrière, il a fourni une œuvre impressionnante (23 albums studio, plus de 300 chansons), et inscrit au patrimoine de la chanson française plusieurs succès majeurs, tels que Les lacs du Connemara ou La maladie d’amour.

Sarah Bernhardt

Sarah Bernhardt photographiée par Nadar

Sarah Bernhardt, de son vrai nom Henriette Rosine Bernard, était une actrice de théâtre française, née le 22 octobre 1844 à Paris, morte le 26 mars 1923 à Paris. Elle était surnommée la voix d'or ou la divine et est souvent considérée comme la plus grande actrice du XIXe siècle.

Sa vie personnelle a été assez remplie ; en particulier, elle a apporté son soutien à Émile Zola au moment de l’affaire Dreyfus.

Sarah Bernhardt a publié plusieurs livres et pièces de théâtre. Elle est l'une de celles à avoir inspiré le personnage de l'actrice La Berma, décrit par Marcel Proust dans À la recherche du temps perdu.

Elle mourut dans les bras de son fils, Maurice, le 26 Mars 1923. Elle est enterrée au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.

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Amélie Poulain

L'épicerie de Monsieur Collignon, rue des Trois frères, à Paris.

Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain est un film français (2001) réalisé par Jean-Pierre Jeunet. Il s'agit d'une comédie romantique écrite par Jeunet et Guillaume Laurant avec Audrey Tautou dans le rôle-titre. Le film est une représentation originale et parfois idéalisée de la vie contemporaine à Paris dans le quartier Montmartre.

Amélie Poulain grandit isolée des autres enfants car son docteur de père lui diagnostique à tort une maladie cardiaque. Livrée à elle-même, Amélie développe une imagination étonnamment riche.

Quand elle grandit, Amélie devient serveuse dans un petit café de Montmartre, Les Deux Moulins, tenu par une ancienne artiste du cirque et occupé par des employés. À 22 ans, Amélie mène une vie simple ; ayant abandonné toute relations sentimentale après des tentatives ratées, elle prend goût à des plaisirs simples comme faire craquer la crème brûlée avec une cuillère, se promener sous le soleil de Paris, faire des ricochets sur le canal Saint-Martin, essayer de deviner combien de Parisiens avaient un orgasme à chaque instant (« Quinze ! », lance-t-elle à la caméra) et laisse libre cours à son imagination.

Sa vie bascule le jour de la mort de la princesse Diana...

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Catherine Deneuve

Catherine Deneuve à Cannes en 2000.

Catherine Deneuve, de son vrai nom Catherine Dorléac, est une actrice française, née le 22 octobre 1943 à Paris. Elle est la sœur de Françoise Dorléac, et la fille de Maurice Dorléac, comédien de théâtre et de cinéma puis directeur de doublage à la Paramount. Sa grand-mère était souffleuse au théâtre de l'Odéon et sa mère, Renée Deneuve, comédienne.

Elle a vécu avec le réalisateur Roger Vadim (avec lequel elle a eu un fils, Christian Vadim, en 1963), puis a épousé en 1965 le photographe David Bailey dont elle s'est séparée en 1967, puis a vécu avec le réalisateur François Truffaut, l'acteur Marcello Mastroianni (avec lequel elle a eu une fille, Chiara Mastroianni, en 1972), et l'homme de médias Pierre Lescure dans les années 1980.

Considérée dans le monde entier comme l'une des plus grandes actrices françaises de ces 40 dernières années, elle jouit d'une notoriété internationale et d'une filmographie exceptionnelle. Tous les plus grands réalisateurs européens associent définitivement son nom à l'histoire du cinéma de la fin du XXe siècle.

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Claude Lelouch

Claude Lelouch lors du tournage d'Un homme et une femme

Claude Lelouch (30 octobre 1937 à Paris dans le 9e arrondissement - ) est un réalisateur, producteur, scénariste et acteur cinématographique français. Surtout connu en tant que réalisateur, sa filmographie compte une cinquantaine de films, dont Un homme et une femme et Tout ça pour ça, grands succès au box-office.

Cependant, la critique et le public semblent le bouder depuis le début des années 2000. La trilogie inachevée Le Genre humain composée des Parisiens et du Courage d'aimer a été rejetée par le public, bien que Lelouch soit allé jusqu'à financer une journée de gratuité pour le film Les Parisiens.

C'est après avoir manqué son baccalauréat que son père lui offre une caméra pour lui redonner une chance. Ainsi, il débute sa carrière en effectuant des reportages journalistiques. Il est l'un des premiers à filmer la vie quotidienne en URSS, profitant pour cela d'un voyage d'agrément, la caméra cachée sous le trench-coat (selon la légende).

Léonce Perret

Illustration de l'article en lumière

Léonce Perret était un comédien, metteur en scène puis auteur, acteur, réalisateur et producteur de films cinématographiques, né le 13 mai 1880 à Niort (Deux-Sèvres) et décédé le 14 août 1935 à Paris.

Acteur au théâtre puis au cinéma, il devint réalisateur de courts-métrages et obtint une forte notoriété dans le paysage cinématographique français. Souvent décrit comme un avant-gardiste, Léonce Perret apporta de nouvelles techniques de cadrage, d’utilisation de la lumière et d’accompagnement musical. Figure emblématique de la société Gaumont jusqu’en 1917, il s'expatria aux États-Unis où il commença à produire certains de ses films, notamment son fameux Lest we forget (N’oublions jamais) en 1918. De retour en France, ses films Kœnigsmark (1923) et Madame Sans-Gêne (1925, première coproduction franco-américaine) lui assurèrent le succès.

Découvreur de nouveaux talents, Léonce Perret fit participer de nombreuses idoles françaises et américaines de son époque telles que Abel Gance, Gloria Swanson, Gaby Morlay, Arletty, Suzanne Grandais, Mae Murray ou Huguette Duflos.

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Napoléon III

Peinture huile sur toile réalisée par Franz Xaver Winterhalter représentant le portrait de Napoléon III en costume d'apparat

Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte (Paris, 20 avril 1808 - Chislehurst, 9 janvier 1873), est le premier président de la République française, élu le 10 décembre 1848 au suffrage universel masculin avant de devenir empereur des Français (1852-1870) sous le nom de Napoléon III du 2 décembre 1852 au 4 septembre 1870.

Issu de la famille Bonaparte, prince français à sa naissance et prince de Hollande, il est le neveu de Napoléon Ier et le troisième fils de Louis Bonaparte, roi de Hollande, et d'Hortense de Beauharnais, fille de l'impératrice Joséphine (à la fois sa grand-mère et, par son mariage avec Napoléon, sa tante). Il devient héritier présomptif du trône impérial après les morts successives de son frère aîné Napoléon Louis en 1831 et du duc de Reichstadt (Napoléon II, roi de Rome) en 1832. Ses premières tentatives de coup d'État, mal conçues et sans base populaire, échouent. Mais il profite des suites de la Révolution française de 1848 pour s'imposer en politique et se faire élire représentant du peuple puis président de la République. Son coup d'État du 2 décembre 1851 met fin à la Deuxième République, et lui permet ensuite de mener la restauration impériale à son profit. Il exerce d'abord un pouvoir personnel sans partage, puis ce caractère très autoritaire du Second Empire s'atténue après 1859 pour faire place progressivement à « l'empire libéral ».

Il met en œuvre la philosophie politique qu'il a publiée de bonne heure dans ses Idées napoléoniennes et dans L'Extinction du Paupérisme (1844), mélange de romantisme, de libéralisme autoritaire, et de socialisme utopique. Le règne de cet admirateur de la modernité britannique est marqué par un développement industriel, économique et financier considérable, et par la transformation de Paris sous l'autorité du préfet Haussmann. La fin de son régime est scellée par la bataille de Sedan, le 2 septembre 1870, lors de la guerre franco-prussienne. Le 4 septembre 1870, la République est proclamée. Napoléon III meurt en exil, en janvier 1873, en Angleterre...

Claude Monet

Claude Monet (14 novembre 1840 - 5 décembre 1926) est un peintre français, lié au mouvement impressionniste.

Il est né à Paris le 14 novembre 1840 et décédé le 5 décembre 1926 à Giverny.
Sa famille s'est installée au Havre en Normandie quand il avait cinq ans.

En 1861-62, Monet a dû servir dans l'armée en Algérie. Sa tante Lecadre accepta de le faire sortir de l'armée s'il prenait des cours d'art à l'université. Il quitta donc l'armée, mais n'aima pas les styles traditionnels de peinture enseignés à l'université.

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Victor Hugo

Hugo en 1883

À l'âge de quatorze ans, Victor Hugo (né le 26 février 1802, mort le 22 mai 1885) note sur un journal : « Je veux être Chateaubriand ou rien ».

Et il sera exaucé au-delà de ses espérances. À la fois romancier, dramaturge, poète, dessinateur, homme politique, il n'y a pas un de ces domaines dans lequel le géant Hugo n'ait excellé, incarnant à lui seul, et grâce à sa longévité, un siècle de littérature et d'histoire. De tous les combats, souvent les plus avant-gardistes, du strictement littéraire, avec la Bataille d'Hernani, aux luttes politiques (pour l'abolition de la peine de mort, la création d'États-Unis d'Europe, etc.), ce fervent monarchiste devenu au fil des années un républicain convaincu s'est entièrement donné à la défense de ses valeurs et des idéaux du romantisme, qu'il perpétue jusqu'à la fin du siècle.

Louis-Philippe Ier

Louis-Philippe Ier, roi des Français.

Louis-Philippe d'Orléans (6 octobre 1773 à Paris - 26 août 1850 à Claremont dans le Surrey, Angleterre), connu sous la Révolution comme le citoyen Chartres ou encore Égalité fils, puis roi des Français de 1830 à 1848 sous le nom de Louis-Philippe Ier.

Né à Paris, Louis-Philippe d'Orléans était le fils de Louis Philippe Joseph d'Orléans (1747-1793), duc d'Orléans (connu sous le nom de « Philippe Égalité ») et de Louise Marie Adélaïde de Bourbon (1753-1821) (sa naissance fut ultérieurement contestée par une certaine Maria-Stella, baronne de Sternberg, qui se prétendait fille de Philippe d’Orléans

En 1830, la révolution des « Trois Glorieuses » renversa Charles X, qui abdiqua (avec le contre-seing de son fils le dauphin) en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux. Charles X institua le duc d’Orléans comme « lieutenant-général du royaume ».

Craignant un soulèvement républicain, la Chambre des députés proclama Louis-Philippe comme nouveau roi des Français.

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Adolphe Thiers

Adolphe Thiers

Louis Adolphe Thiers (Marseille, 15 avril 1797 - Saint-Germain-en-Laye, 3 septembre 1877) est un historien et homme politique français. Il fut notamment ministre et président du Conseil sous la monarchie de Juillet, député sous le Second Empire et le premier président de la République lors de l'instauration de la Troisième République.

Né à Marseille en 1797, Adolphe Thiers est un enfant naturel, légitimé par le mariage subséquent de ses parents. Il devient avocat à Aix-en-Provence avant de s'installer en 1821 à Paris où, partisan d'une monarchie parlementaire de type anglais, il fréquente les milieux libéraux et parvient à devenir proche de Talleyrand au moment où celui-ci prend ses distances avec la Seconde Restauration.

Avec l'appui de son compatriote Jacques-Antoine Manuel, député provençal d'extrême-gauche, Thiers est introduit auprès du banquier libéral Jacques Laffitte.

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Paul Gauguin

Autoportrait, (1893)
Musée d'Orsay, Paris.

Paul Gauguin (7 juin 1848 - 9 mai 1903) est un peintre post-impressionniste. Chef de file de l'École de Pont-Aven et inspirateur des Nabis, son œuvre est très largement considérée comme celle d'un peintre français majeur du XIXe siècle.

Son père est Louis Pierre Guillaume Gauguin (1814-1849). Sa mère, née Aline Chazal (1825-1867), fut la fille de Flora Tristan. Né Eugène Henri Paul Gauguin à Paris en 1848, il est par ailleurs le descendant de propriétaires terriens espagnols d'Amérique du Sud et du vice-roi du Pérou.

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abbé Grégoire

L'abbé Grégoire (1750-1831).

Henri Grégoire, également appelé l’abbé Grégoire, né le 4 décembre 1750 et décédé le 20 mai 1831, est un prêtre français, l'un des chefs de la Révolution française, le premier à avoir aboli l'esclavage en France, et le fondateur du Conservatoire national des arts et métiers et du bureau des longitudes.

Fils d'artisan (son père est un modeste tailleur d'habits), il est né à Vého, près de Lunéville en 1750. Il étudie dans un collège jésuite à Nancy puis devient le curé d' Emberménil. Dans sa cure d'Emberménil, il s'attache à l'instruction de ses paroissiens, crée une bibliothèque accessible à tous et renfermant de nombreux ouvrages d'agronomie. Il aide les agriculteurs à rationaliser leur production et à l'augmenter. Il voyage également beaucoup et rencontre les membres d'autres religions. Il a, notamment, des contacts avec un pasteur protestant et, en 1787, prononce un discours de bienvenue lors de l'inauguration de la synagogue de Lunéville. Il participe à la vie intellectuelle de sa province et devient correspondant de plusieurs académies. En 1783, il est couronné par l'académie de Nancy pour son Éloge de la poésie, et en 1788, par celle de Metz pour son Essai sur la régénération physique et morale des Juifs, qui sera traduit en Angleterre dès l'année suivante. Dans cet ouvrage remarquable il défendait avec chaleur la cause de cette population si longtemps mise à l'écart et réclamait pour elle l'égalité civile.

Élu député en 1789 par le clergé du bailliage de Nancy aux États généraux, Henri Grégoire se fit rapidement connaître en s'efforçant, dès les premières sessions de l’Assemblée, d’entraîner dans le camp des réformistes ses collègues ecclésiastiques et de les amener à s'unir avec le Tiers état.

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Jules Michelet

Jules Michelet représenté par Thomas Couture (1815-1879).

Jules Michelet (21 août 1798 - 9 février 1874) est un historien français.

Il naquit à Paris, d'une famille aux traditions huguenotes. Son père était un maître-imprimeur, ruiné par les ordonnances de Napoleon contre la Presse, et Jules l'assista concrètement aux travaux d'impression. Une place lui fut offerte à l'Imprimerie impériale, mais son père refusa, préférant s'imposer des sacrifices pour l'envoyer étudier au célèbre lycée Charlemagne, où il se distingua. Il réussit l’agrégation des lettres le 21 septembre 1821, et fut bientôt nommé professeur d’histoire au collège Rollin. Peu après, en 1824, il se maria.

C'était une des périodes les plus favorables pour les érudits et les hommes de lettres en France, et Michelet avait de puissants appuis en Abel-François Villemain et Victor Cousin, entre autres. Bien qu'il possédât des idées politiques fermes que lui avait transmises son père (un républicanisme fervent teinté de romantisme libre-penseur), il était d'abord et avant tout un homme de lettres et un enquêteur sur l'histoire du passé.

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Chute de Robespierre

Le 9 thermidor an II.

La chute de Robespierre, le 9 thermidor an II, est le résultat d'une série d'actes politiques, qui commencèrent en mars 1794.

Au printemps 1794, alors que s'annonce une campagne décisive pour la République, le gouvernement révolutionnaire de la Convention, dont la figure de proue est Robespierre, est confronté à la double opposition des Hébertistes à sa gauche et des Indulgents à sa droite.

En mars 1794, devant la menace d'une nouvelle insurrection et d'un nouveau massacre de prisonniers, les comités de salut public et de sûreté générale décident de se débarrasser des Hébertistes (dirigés par Hébert), qui sont les membres les plus radicaux de la Commune de Paris. Dans la nuit du 23 au 24 ventôse (13-14 mars 1794), les principaux chefs du club des Cordeliers sont arrêtés. Ils seront condamnés à mort par le Tribunal révolutionnaire et exécutés.

Fin mars 1794, ils ordonnent l'arrestation des principaux Indulgents, Danton et Desmoulins, qui veulent arrêter la Terreur, signer la paix avec les monarchies coalisées et pactiser avec l'aristocratie. Suite à un long procès, Danton et Desmoulins seront guillotinés avec leurs amis le 5 avril 1794.

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Prise de la Bastille

La Forteresse de la Bastille (gravure du XVIIIe siècle).

La prise de la Bastille est un événement de la Révolution française survenu le 14 juillet 1789. La reddition de la forteresse, symbole du despotisme, fit l'effet d'un séisme, en France comme en Europe, jusque dans le lointain empire de Russie. « Forteresse du secret, et lieu sans justice, la Bastille fut le premier rendez-vous de la Révolution.»

Quelques détails de cet événement : le 14 juillet 1789, la Bastille est prise d'assaut par les Parisiens. De ce jour date la fin de « l'Ancien Régime » et le début de la Révolution française. Depuis lors, le 14 juillet est une fête nationale.

Bien que cette date fut instituée fête nationale française en 1880, parce que c'était par coïncidence celui de la Fête de la Fédération, la prise de la Bastille n'est pas un acte si glorieux qu'il paraît. Le peuple avait pensé que logeaient à la Bastille beaucoup de victimes de l'arbitraire, mais on dut se rendre à l'évidence lors de sa chute, le 14 juillet 1789, qu'elle ne comptait qu'une poignée de faussaires, un jeune homme devenu fou, Auguste Tavernier, un noble incestueux et un complice de Robert-François Damiens, auteur d'une tentative d'assassinat sur Louis XV.

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Article 49 de la Constitution de la cinquième République française

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L’article 49 de la Constitution de 1958 fait partie du Titre V : Des rapports entre le Parlement et le Gouvernement (articles 34 à 51). Il organise la responsabilité politique du Gouvernement devant le parlement. En cela, il donne à la constitution, dont la nature est discutée, un des traits principaux du régime parlementaire. Il s'agit cependant d'un parlementarisme fortement rationalisé, c’est-à-dire cherchant à assurer la stabilité du gouvernement. Il réutilise en les renforçant des éléments déjà présents sous la IVe République et introduit par son alinéa 3 une disposition originale, sans équivalent dans des constitutions antérieures ou à l'étranger, et fournissant une arme très puissante au Gouvernement. Ces dispositions visent à apporter au pays la stabilité gouvernementale qui lui faisait défaut en protégeant le gouvernement de majorités de circonstance qui défaisaient les gouvernements au gré des alliances, tout en étant incapables de proposer une alternative.

L'article constitue un des éléments forts pour permettre d'éviter les crises ministérielles, telles que la France les a connues sous la IVe République. Il organise : l'engagement de responsabilité sur un programme (dite aussi « question de confiance ») à l'initiative du gouvernement ; la motion de censure à l'initiative de l'Assemblée nationale ; l'engagement de responsabilité sur un texte, le point le plus original, qui permet au gouvernement de forcer l'adoption d'un texte, sauf si l'Assemblée est prête à le renverser ; et la possibilité enfin pour le gouvernement de demander l'approbation de sa politique par le Sénat, cette dernière ou son refus éventuel étant dépourvue d'effets juridiques.

Conseil constitutionnel (France)

Fronton du Palais-Royal à Paris, siège du Conseil constitutionnel.

Le Conseil constitutionnel français a été créé par la Constitution de 1958 instaurant la Cinquième République française. Sa mission principale est de veiller à la constitutionnalité des lois votées par le Parlement, et ce par un contrôle a priori (c’est-à-dire avant l’acte de promulgation).

La saisine du Conseil constitutionnel appartient aux seuls élus politiques : le président de la République, les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale, ainsi que 60 députés ou 60 sénateurs.

Si son existence garantit l’état de droit, le Conseil n’en est pas moins controversée, par les constitutionnalistes comme par les hommes politiques.

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Du battant des lames au sommet des montagnes

Trois-Bassins est l’exemple-type d’une commune s’étalant « du battant des lames au sommet des montagnes ».

« Du battant des lames au sommet des montagnes » est une expression française qui servit autrefois à définir l’extension géographique des concessions territoriales accordées par la Compagnie des Indes orientales aux colons de l’île de la Réunion alors que celle-ci s’appelait encore l'île Bourbon.

Depuis, cette expression y est devenue une locution courante, voire une « formule figée ». Dans son sens le plus strict, elle agit grammaticalement comme un complément de manière répondant à la question « comment ? » et qualifie la façon dont sont découpées les terres en étroites bandes qui s’étirent du littoral aux plus hauts reliefs sans jamais s’étaler horizontalement. En revanche, lorsqu’on la considère dans son sens le plus large, l’expression fait office d’adverbe de lieu, synonyme de « partout ».

Lois constitutionnelles de 1875

Organigramme simplifié de la IIIe République

Les Lois constitutionnelles de 1875 sont les lois votées en France par l’Assemblée nationale entre février et juillet 1875 qui instaurent définitivement la IIIe République (auparavant elle n’avait été qu’ébauchée par des lois qui répondaient à des problèmes ponctuels — loi Rivet, ou encore Loi du 20 novembre 1873 par exemple).

Trois lois constitutionnelles viennent organiser le régime républicain :

  • la loi du 24 février 1875, sur l’organisation du Sénat ;
  • la loi du 25 février 1875, sur l’organisation des pouvoirs publics ;
  • la loi du 16 juillet 1875, sur les rapports entre les pouvoirs publics.

Ces trois lois seront légèrement modifiées par la suite. C’est la première et dernière fois qu’une république en France n’est pas définie et organisée par une véritable constitution.

Elles ne furent juridiquement abrogées que lors de la promulgation de la Constitution du 27 octobre 1946. Toutefois leur application fut suspendue de facto entre le 10 juillet 1940 — date du vote des pleins pouvoirs à Pétain qui devait mettre d'ailleurs en place, selon les termes de la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 une nouvelle constitution qui ne vit toutefois jamais le jour — et la promulgation de la Constitution de la IVe République. La loi constitutionnelle du 2 novembre 1945 établit en effet un gouvernement provisoire, maintenant les Lois constitutionnelles de 1875 dans leur non-application.

Personne physique en droit français

Le « Code noir » de 1783, sur le statut juridique des « esclaves nègres d’Amérique. »

En droit français, une personne physique est un être humain, considérée juridiquement comme telle, sujet de droit, c'est-à-dire à laquelle on confère la titularité de droits et d'obligations.

Le concept de personne physique est purement juridique. Il s'agit d'une abstraction, voire, d'une fiction juridique. De nombreux auteurs rappelent qu'il faut distinguer la notion de personne de celle de personne physique, au sens juridique, car les deux, s'ils se rejoignent fréquemment, ne se retrouvent pas toujours confondus. Ce concept a aussi évolué avec l'histoire de l'humanité, prenant en compte l'existence de l'esclavage. Cette notion est à comparer à celle de personne morale, dans laquelle une personnalité juridique fictive est attribuée à un groupement.

Les règles de droit relatives à l'existence d'une personne juridique sont précisément définies, en prenant en compte des considérations éthiques : à partir de quand nait-on, et devient-on une personne distincte de sa mère ? Quel est le sort des disparus et des absents, dont un doûte existe toujours sur le décès ? Qu'est-ce que la mort au sens juridique du terme ? Ce sont notamment quelques questions auxquelles cet article tente de répondre.

Les règles relatives à l'exercice des droits et obligations que confèrent la personnalité juridique sont définies par la capacité juridique de la personne.

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Pollicitation

Sans l’indication du prix, le contrat de vente ne peut pas être formé.

En droit civil français, la pollicitation ou offre est le fait de proposer la conclusion d'un contrat. Ce terme provient du droit romain.

Dans un sens large, presque courant, l’offre de contrat peut simplement être une proposition de contracter, c’est-à-dire une proposition de réaliser un contrat. Cependant, le droit fait une distinction entre les deux expressions, la proposition de contracter n’étant pas soumise au même régime juridique. Une offre n’est véritablement une pollicitation que si une réponse affirmative, pure et simple (l’acceptation) suffit à créer un contrat entre les deux parties. Dans d’autres hypothèses, on disqualifiera cette offre en proposition d’entrer en pourparlers ou en appel d’offres.

En effet, dans un sens juridique strict, tel qu’il est entendu par la doctrine française, la définition est plus « étroite », et désigne une proposition ferme de conclure, à des conditions déterminées, un contrat, de telle sorte que son acceptation suffit à la formation de celui-ci. Toutefois, des auteurs relativisent la distinction entre offre et pollicitation, et considèrent ces deux termes comme synonymes, tout en admettant que la pollicitation, entendue au sens strict, a une force juridique supérieure à l’offre.

Créteil

Vue de l'hôtel de ville de Créteil depuis le lac.
Créteil est une ville française de la banlieue Sud-Est de Paris, préfecture du département du Val-de-Marne situé dans la région Île-de-France.

La ville est de plus le siège d’un évêché catholique depuis 1966 et d’une académie depuis 1972. Elle possède quatre fleurs au Concours des villes et villages fleuris (grand prix) depuis 1984. Ses habitants sont les Cristoliens. Depuis 1977, le maire de Créteil est Laurent Cathala (PS).

Arrosée par la Marne qui effectue sa dernière boucle avant la confluence avec la Seine à Charenton-le-Pont, la zone de plaine alluviale est érodée par l’action de la Marne et de la Seine. Seul vestige du tertiaire : le Mont-Mesly, point culminant de la commune à 74 mètres d'altitude. Des crues importantes de la Marne ont marqué l’histoire de la commune notamment entre 1658 et 1970. Des crues de la Seine furent également importantes en 1830 et 1910 notamment. Dans l’attente de la crue centenaire qui pourrait causer d'importants dégâts, la ville s’est dotée d’un lac artificiel urbain d’environ 40 hectares situé au sud-ouest de la commune : le lac de Créteil. Il s’agit d’une ancienne carrière reconvertie en lac au milieu des années 1970.

Le Havre

Port de plaisance, sur la Manche.

Le Havre est une ville du nord-ouest de la France située sur la rive droite de l’estuaire de la Seine. Administrativement, c’est une commune située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie. Ses habitants sont les Havrais et les Havraises. C’est la commune la plus peuplée de la région et la plus grande sous-préfecture française. Le Havre est siège d’évêché.

Le mot Havre a ici le sens premier de « port ». La ville s’est d'abord appelée Franciscopolis en hommage à François Ier qui prit l’initiative de sa construction, puis Le Havre (ou Le Hable) de Grâce, ce dernier terme venant de la Chapelle Notre-Dame-de-Grâce qui existait sur le site avant la fondation de la ville.

Elle est surnommée la Porte Océane. Architecturalement parlant, cette image a été reprise par la « porte » que forme le bâti au bout de l’avenue Foch qui débouche sur la mer. Elle figure en deuxième position dans le classement des ports français, en première position dans le classement des villes normandes, et en deuxième position dans le classement des agglomérations de Haute-Normandie.

La ville a été décorée de la Légion d'honneur le 18 juillet 1949.

L’UNESCO a inscrit le centre-ville du Havre le 15 juillet 2005 au patrimoine mondial de l’humanité en saluant « l’exploitation novatrice du potentiel du béton ». L’espace de 133 hectares représentant selon l’UNESCO « un exemple exceptionnel de l’architecture et de l’urbanisme de l’après-guerre » est un des rares sites contemporains inscrits en Europe.

Grasse

La « vieille ville » de Grasse.

Grasse, « capitale mondiale des parfums », est une commune française du département des Alpes-Maritimes et de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur nommée Grassa ou Grasso en provençal.

Les premières traces de présence humaine dans le pays de Grasse datent du Néolithique mettant en évidence une population plus importante qu’ailleurs. Ligures, Grecs puis Romains s'y installent, chassés successivement par les Burgondes, les Ostrogoths, les Francs et les Lombards. Lors du rattachement de la Provence au Royaume de France Grasse refuse de faire allégeance et rejoint le Royaume de Lombardie, celui de Bourgogne puis celui d’Arles qui la délivre des Arabes. Les Grassois rejètent le régime féodal et abolissent le servage. Une aristocratie de consuls se forme et prend le pouvoir. En 1171 et 1179, Grasse signe les premiers traités politiques et commerciaux avec Gênes et Pise pour l'exportation et l'importation de toiles, cuirs, blé, peaux brutes, peaux tannées, vin et bétail. Cette importance grandissante attire l’attention du Comte de Provence qui prend la ville en 1220 et la rattache au comté en lui octroyant cependant de nombreux privilèges. L’artisanat de la tannerie est la principale activité économique et commerciale. En 1482, Louis XI annexe la Provence et Grasse devient française. Pendant la Renaissance, Charles Quint pille et incendie la ville. Grasse prend position en faveur d’Henri IV et de l'édit de Nantes dans les guerres de religion. Durant le XVIIe siècle, c’est l’apogée de l’industrie de la tannerie, mais aussi le début de celle du parfum et des « gants parfumés ». Des hôtels particuliers sont construits pour la noblesse provençale. Lors de la division de la France en 83 départements par l'assemblée Constituante, en janvier 1790, Grasse fait partie du département du Var dont elle sera la préfecture de 1793 à 1795. Grasse est alors une ville de tradition opportuniste et commerçante. Une guillotine est installée où sont exécutés trente « ennemis du peuple » et de nombreux Grassois sont emprisonnés pour avoir montré leur hostilité à la Révolution. Le XIXe siècle est un siècle de prospérité. Le parfum se développe et Grasse devient « capitale mondiale des parfums ». De grandes usines apparaissent, signe d’adhésion à la Révolution industrielle. La Princesse Pauline y séjourne en 1811, de riches étrangers construisent de magnifiques villas et la ville s’enrichit. En 1860 l'arrondissement de Grasse est rattaché au département des Alpes-Maritimes. Au XXe siècle, Grasse garde sa réputation touristique et l’industrie des parfums se transforme et se modernise.

Livry-Gargan

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France
Livry vers 1870 - Carte de France dite d’État-Major


Livry-Gargan est une ville française, située dans le département de la Seine-Saint-Denis (anciennement Seine-et-Oise) et la région Île-de-France, à environ douze kilomètres au nord-est de Paris. Livry-Gargan a une population d’environ quarante mille habitants (estimation 2004). Ses habitants sont appelés les Livryen(ne)s.

Lieu de séjour de Madame de Sévigné à l’abbaye de Livry durant le XVIIe siècle, la commune qui a connu une forte urbanisation pavillonnaire depuis 1875 est devenue de nos jours une ville résidentielle.

Livry-Gargan s’étend sur 738 hectares, soit environ cinq kilomètres du sud-ouest au nord-est (des Pavillons-sous-Bois à Vaujours) sur 2,8 kilomètres du nord-ouest au sud-est (d’Aulnay-sous-Bois à Clichy-sous-Bois). La commune est bâtie sur le flanc septentrional du coteau gypseux portant la forêt de Bondy et s’étend au nord vers la partie méridionale de la plaine de France, aujourd’hui largement urbanisée.

Montmorency (Val-d'Oise)

Blason de Montmorency

Montmorency est une commune française, chef-lieu de canton du Val-d’Oise, située à environ treize kilomètres au nord des portes de Paris, et vingt-et-un kilomètres par la route de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Montmorency a une population d'environ vingt-et-un mille habitants (estimation 2005). Les habitants sont les Montmorencéens.

D’un relief très accidenté, Montmorency est devenue dès le XVIIe siècle un lieu de villégiature recherché qui a attiré de nombreuses célébrités. Le séjour de Jean-Jacques Rousseau d’avril 1756 à juin 1762 a durablement marqué la ville et en a fait un lieu de pèlerinage littéraire.

Vitré (Ille-et-Vilaine)

Centre historique de Vitré, avec vue sur le château

Vitré est une commune française, située dans le département d’Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Son nom breton est Gwitreg et son nom gallo est Vitræ. Les habitants sont les Vitréens ou Vitréennes.

Vitré, ancienne sous-préfecture (jusqu'en 1926) et chef-lieu de canton de plus de 17 000 habitants, aux portes de la Bretagne historique, à la rencontre de la Normandie, du Maine et de l’Anjou, a obtenu le label ville d’Art et d’Histoire du fait de son très riche patrimoine.

Il semblerait que le site de Vitré fut occupé très tôt, dès le néolithique. Le nom de Vitré viendrait de l’anthroponyme gallo-romain Victor ou Victrix, le nom du propriétaire d’un domaine se situant dans la région. Une autre hypothèse voudrait que l’origine du nom viendrait de Vicus signifiant « petite agglomération » en latin. L’an 1000 marqua la naissance d’une véritable agglomération de Vitré par la fusion avec les villages environnants.

Limoges

La gare des Bénédictins.

Limoges est une commune du Sud-Ouest de la France, préfecture du département de la Haute-Vienne et de la région Limousin.

Fortement marquée au Moyen Âge par le rayonnement culturel de l’abbaye Saint-Martial, Limoges, qui reste attachée à ses ostensions, est parfois surnommée « La ville rouge » ou « La Rome du socialisme » du fait de sa tradition de vote de gauche et des événements ouvriers qu’elle connait au XIXe siècle et au début du XXe siècle.

Ville universitaire, centre administratif et de services intermédiaires doté de tous les équipements d'une métropole régionale, Limoges, dont l'aire urbaine rassemble plus de 280 000 habitants, développe sa responsabilité de capitale du Limousin à travers une politique culturelle et artistique volontariste.

Ville de tradition bouchère, siège du leader mondial des équipements électriques pour le bâtiment, Limoges est également bien positionnée dans l'industrie du luxe. Elle se proclame « capitale des arts du feu » en raison de l’implantation toujours présente des grandes maisons de porcelaine, de ses ateliers d'art travaillant l’émail ou les vitraux, mais aussi en raison du développement de son pôle de compétitivité dédié à la céramique technique et industrielle.

Posée sur les premiers contreforts ouest du Massif central, Limoges est traversée par la Vienne, dont elle fut, à l’origine, le premier point de passage à gué. Entourée d'une ruralité limousine préservée de toute culture ou élevage intensifs, la « ville qui entre en campagne » s'étend sur une superficie de 78 km2. Elle offre une qualité de vie souvent mise en exergue, qui se mesure à l'aune de l’importance et de la qualité des espaces verts qu’elle entretient.

Reconnue « Ville d’art et d’histoire » depuis 2008, 35e aire urbaine de France, Limoges, dont la notoriété tient aussi au palmarès de son club de basket, le Cercle Saint-Pierre (CSP), constitue après Toulouse et Bordeaux, le troisième centre urbain du grand Sud-Ouest français.

Histoire militaire de la France

L’histoire militaire de la France couvre plus d'un millénaire d'Histoire à travers la France, l'Europe et les anciennes colonies françaises. Cet article est la synthèse des historiques de l'armée de terre française (terre), de l'armée de l'air française (air) et de la marine française (mer).

L'espace géographique qui constitue la France métropolitaine de nos jours a été marqué très tôt par une unité de peuplement et de culture. Son unité politique a cependant mis longtemps à émerger puisque ce n'est que vers 400, lors du déclin de la domination de l'Empire romain sur la Gaule, que la tribu germanique des Francs a pris le contrôle du territoire. Avec Clovis Ier puis Charlemagne, la « France » a une extension territoriale qu'elle ne retrouve que plusieurs siècles plus tard avec Napoléon Ier.

Au Moyen Âge, les fortes rivalités avec l'Angleterre et le Saint Empire romain germanique provoquent de longues guerres. Au sens strict, même s'il a existé très tôt des « armées en France », « l'Armée française » ne naît que dans les dernières phases de la guerre de Cent Ans avec la création de ses premières unités permanentes. C'est au XIIIe siècle qu'apparaît un pouvoir royal central suffisamment puissant pour créer un État unifié durable et la France devient une des nations les plus puissantes d'Europe. Mais quelques siècles plus tard, les guerres de religion et la puissance grandissante de l'Espagne remettent en cause cette suprématie.

États généraux de 1789

Ouverture des États généraux de 1789

Les États généraux de 1789 sont considérés comme étant le commencement de la Révolution française.

Ce sont les derniers de la Monarchie française. L'ouverture se fait le 5 mai 1789.

Début 1788, tout le monde souhaite la tenue des états généraux, mais pour des objectifs, le plus souvent, incompatibles entre eux :


  • L'aristocratie souhaite en finir avec la monarchie absolue imposée par Louis XIV et incarnée par Louis XVI, et reprendre ainsi ses pouvoirs d'autrefois.
  • Le haut-clergé, qui profite globalement du système, désire (en majorité) le maintien du statu-quo. Aux états généraux la noblesse est représentée par 270 députés (dont 90 libéraux). Le clergé est représenté par 291 députés (dont 220 curés), la plupart acquis aux idées de réforme. Le clergé et la noblesse sont majoritaires en voix aux états généraux (2 contre 1), et toute décision a des chances de leur être favorable. Mais il existe déjà dans ces deux « États », d'ardents réformateurs qui ne sauraient tarder à devenir encore beaucoup plus engagés (cependant, à cette époque personne ne parle encore de révolution).

Le clergé et la noblesse ne forment pas des ordres totalement homogènes ; il faut noter la présence du bas-clergé, traditionnellement favorable au monde paysan, ainsi que l'existence d'une petite noblesse rurale -par exemple en Bretagne -, dont les perspectives sont bien différentes de celles de la Cour.

578 députés, (12 gentilshommes, 18 maires de grandes villes, 162 magistrats de baillages ou sénéchaussées, 110 avocats, 114 médecins, 162 négociants, propriétaires ou cultivateurs, et 110 commerçants, agriculteurs et industriels) forment le tiers état aux états généraux du 5 mai 1789. Concernant son « manque de représentation et de considération » (Beaumarchais), le Tiers est lui-même divisé sur nombre d'autres questions qui sont évoquées dans les cahiers de doléances :

  • La bourgeoisie, plutôt urbaine, enrichie par le commerce ou la finance, ouverte aux Lumières voit sa force économique naissante bloquée par ses origines roturières et réclame une égalité de traitement : les nobles seuls ont accès aux postes d'officiers ou de la haute fonction publique, et sont dispensés de taxes. Ces revendications sont à la fois sociales et économiques.
  • La paysannerie n'est pas représentée, mais s'appuie sur le tiers état. Elle vit de ses maigres récoltes en fonction des aléas du temps, et croule sous la pression fiscale qui lui est infligée : elle demande un rééquilibrage du système fiscal et son extension aux privilégiés mais aussi le droit de chasse… Tout cela pourrait se faire à l'occasion des états généraux, à condition que le tiers état y soit mieux représenté et que le vote s'y fasse par tête plutôt que par Ordre ;

Le roi lui-même, confronté à une dette de l'État sans précédent, doit trouver une solution pour faire rentrer rapidement de l'argent dans les caisses. Dans son idée, la délégation de cette décision aux états généraux lui permet de se dissocier d'une mesure qui sera à coup sûr impopulaire.

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Terreur (Révolution française)

La Terreur, avec une majuscule, est le nom par lequel on désigne deux périodes de la Révolution française au cours desquelles la France est gouvernée par un pouvoir d’exception reposant sur la force, l’illégalité et la répression. Sa datation et sa définition restent très flottantes. Toutefois, on distingue deux phases de Terreur :
  • La première va de la déchéance de Louis XVI, le 10 août  1792, à la proclamation de la République, le 21 septembre 1792. Elle voit la création des institutions qui vont mettre en œuvre la politique de Terreur : un tribunal criminel extraordinaire est institué le 17 août 1792, mais son manque d'ardeur à punir les royalistes, qui exaspère le peuple, conduit aux massacres de septembre dans les prisons.
  • La seconde période va de l’élimination des députés girondins le 2 juin 1793 à l’arrestation de Robespierre le 27 juillet 1794. Entre l'été 1793 et le printemps 1794, l'affaiblissement de l'État, entamé en 1789-90, atteint son paroxysme, autorisant toutes les violences et toutes les surenchères. Le comité de salut public, associé à la personne de Robespierre, est confronté à la concurrence du comité de sûreté générale qui dirige la police de la Commune de Paris, qui possède, depuis le 10 août 1792, le pouvoir militaire; ce comité est également lié aux sans-culottes, qui contrôlent de fait le ministère de la guerre. Ce n'est qu'en mars 1794 qu'on assiste à un renforcement de l'État entre les mains du comité de salut public. La Terreur est instaurée par le gouvernement révolutionnaire, sous la pression des révolutionnaires les plus radicaux ; plusieurs libertés sont suspendues et une politique de lutte contre les dangers intérieurs et extérieurs menaçant la République est mise en application. Les personnages marquants de la Terreur, appelés aussi « terroristes » sont notamment Robespierre, Saint-Just, Couthon, Collot d'Herbois, Fouché, ou Billaud-Varenne. La période est également marquée par des tentatives de réformes économiques, sociales et culturelles.

La Convention n'a cependant mis la Terreur à l'ordre du jour que le 5 septembre 1793, sous la pression des sans-culottes. Robespierre a défini les objectifs de la Terreur dans un discours resté célèbre, prononcé à la Convention nationale, le 25 décembre 1793 (extraits) :

« Le but du gouvernement constitutionnel est de conserver la République ; celui du gouvernement révolutionnaire est de la fonder. [...] Le gouvernement révolutionnaire doit au bon citoyen toute la protection nationale ; il ne doit aux Ennemis du Peuple que la mort. Ces notions suffisent pour expliquer l'origine et la nature des lois que nous appelons révolutionnaires [...]. Si le gouvernement révolutionnaire doit être plus actif dans sa marche et plus libre dans ses mouvements que le gouvernement ordinaire, en est-il moins juste et moins légitime ? Non ; il est appuyé sur la plus sainte de toutes les lois : le salut du Peuple. »

Guerre de Vendée

Henri de La Rochejaquelein au combat de Cholet, 17 octobre 1793, peinture de Paul-Émile Boutigny, Musée d’histoire de Cholet

La guerre de Vendée est le nom donné à la guerre civile qui opposa partisans et adversaires du mouvement révolutionnaire, entre l’An I et l’An IV (1793 et 1796) au cours de la Révolution française, et plus particulièrement pendant la Première République.

Comme partout en France, la Vendée a connu des manifestations paysannes, entre 1789 et 1792. Mais c’est au moment de la levée en masse, en 1793, que la révolte ou rébellion vendéenne, aussi appelée insurrection vendéenne, s’est déclenchée dans un premier temps comme une jacquerie paysanne classique, avant de prendre la forme d’un mouvement contre-révolutionnaire.

Étalée sur trois années, la guerre a connu plusieurs phases, avec une brève période de paix, au printemps 1795. Elle ne s’est arrêtée qu’au début de 1796, après bien des combats, bien des morts et bien des destructions.

Gordes

Vue générale de Gordes.

Gordes est une commune française située dans le département du Vaucluse, et dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il fait partie des villages les plus visités du parc naturel régional du Luberon. Situé dans une zone d’influence du climat méditerranéen, le village bénéficie de près de trois cent jours d’ensoleillement par an.

Perché en haut d’un piton rocheux sur le flanc sud des monts de Vaucluse, il domine du haut la vallée du Calavon ; le village est classé parmi les plus beaux villages de France grâce à son patrimoine riche et varié : deux abbayes, de très nombreux hameaux anciens, plusieurs moulins à eau et à vent et plusieurs centaines de bories. Certains de ces sites doivent leur location à leur proximité aux deux cours d’eau de Gordes ; la Sénancole, et la Véroncle.

D’une longue histoire dont les origines remontent aux temps des Vordenses, Gordes a été un lieu important de la Résistance. Les principales activités, autrefois concentrées sur les matières premières (notamment la « pierre de Gordes »), sont surtout le tourisme et l’immobilier.

Massif du Luberon

Petit Luberon au niveau de Robion vu depuis le nord-ouest.

Le Luberon est le nom donné à un massif montagneux français peu élevé qui s'étend d'est en ouest entre les Alpes-de-Haute-Provence et le Vaucluse.

Le massif fait plus de 60 kilomètres de long pour une largeur de 5 kilomètres environ et son point culminant est le Mourre Nègre, sommet arrondi qui s'élève à 1 125 mètres d'altitude, dans le Grand Luberon.

Son relief calcaire et son climat lui apportent une grande variété d'écosystèmes et l'ont toujours tenu relativement éloigné des grands événements de l'histoire, tout en étant la source d'une économie variée.

Mont Ventoux

Le mont Ventoux (face Nord) vu depuis les Baronnies.

Le mont Ventoux est un sommet français culminant à 1 912 mètres. Il fait environ 25 kilomètres de long sur un axe est-ouest pour 15 kilomètres de large sur un axe nord-sud. Surnommé le Géant de Provence ou le mont Chauve, il est le point culminant du massif des Baronnies et le plus haut sommet du Vaucluse. Son isolement géographique le rend visible sur de grandes distances, ce qui lui confère son nom actuel. Il constitue d’ailleurs la frontière linguistique entre le nord et le sud-occitan.

Avant d’être parcourue par trois routes principales, ce qui a permis le développement du tourisme vert et des sports d’hiver ainsi que l’organisation de grandes courses cyclistes, de bolides motorisés ou autres défis, la montagne était sillonnée de drailles tracées par les bergers suite à l’essor de l’élevage ovin entre le XIVe siècle et le milieu du XIXe siècle. Ces chemins ont désormais été transformés en sentiers de randonnée, à l’instar du GR 9.

Sa nature essentiellement calcaire est responsable de sa vive couleur blanche et d’une intense karstification due à l’érosion par l’eau, avec la présence de nombreux pierriers dans la partie sommitale. Les précipitations sont particulièrement abondantes au printemps et à l’automne. L’eau de pluie s’infiltre dans des galeries et rejaillit au niveau de résurgences au débit variable telles la Fontaine de Vaucluse. Le mont Ventoux est soumis à un régime méditerranéen dominant, causant parfois l’été des températures caniculaires, mais l’altitude offre une grande variété de climats, jusqu’au sommet à l’influence continentale de type montagnard, en passant par un climat tempéré à mi-pentes. En outre, le vent peut s’avérer très violent et le mistral souffle pratiquement la moitié de l’année. Cette géomorphologie et ce climat particuliers en font un site environnemental riche et fragile, constitué de nombreux étages de végétation, comme en témoigne son classement en réserve de biosphère par l’UNESCO et en site Natura 2000.

Si des peuplements humains sont avérés au niveau des piémonts durant la Préhistoire, la première ascension jusqu’au sommet serait l’œuvre, le 26 avril 1336, du poète Pétrarque. Il ouvre la voie, plus tard, à de nombreuses études à caractère scientifique. Par la suite, pendant près de six siècles, le mont Ventoux va être intensément déboisé, au profit des constructions navales à Toulon, des fabricants de charbon de bois et des éleveurs ovins. Durant la Seconde Guerre mondiale, la montagne abrite le maquis Ventoux. Depuis 1966, le sommet est coiffé d’une tour d’observation de plus de quarante mètres de haut surmontée d’une antenne.

Alors que l’élevage ovin a pratiquement disparu, l’apiculture, le maraîchage et la viticulture, la récolte des champignons parmi lesquels la truffe, ainsi que la culture de la lavande sont toujours pratiqués.

En raison de ces particularités, le mont Ventoux est une figure symbolique importante de la Provence ayant alimenté récits oraux ou littéraires, et représentations picturales artistiques ou cartographiques.

Murs (Vaucluse)

Le village vu par l’ouest.

Murs est une commune française, du département du Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La commune de Murs, dans la zone d’influence du climat méditerranéen, s’étend sur 3126 ha.

Elle a sur son territoire des morceaux de huit zones classées par le Parc naturel régional du Luberon comme secteurs de valeur biologique majeure. La totalité du territoire se trouve sur l’adret des Monts de Vaucluse.

Le village, à 500 m d’altitude, est niché sur les flancs d’une colline, en bordure d’un fossé d’effondrement. À son sommet, un château dont la construction s’est échelonnée entre le XIIe et le XVIe siècle.

Le village vit de l’agriculture, de l’artisanat et du tourisme. 46 kilomètres à l’est d’Avignon et de sa gare TGV, à 83 kilomètres de l’aéroport de Marseille Provence et à 95 kilomètres de Marseille.

Durance

Durance near Manosque.jpg

La Durance (en occitan : Durença selon la norme classique ou Durènço selon la norme mistralienne) est une rivière du sud-est de la France, et se jette dans le Rhône, dont elle est le deuxième affluent après la Saône pour la longueur et le troisième après la Saône et l’Isère pour le débit. D'une longueur totale de 323,8 kilomètres, la Durance est la plus importante rivière provençale.

Rivière dite « capricieuse », autrefois redoutée pour ses crues, elle a été soumise à un effort continu d'aménagement depuis cent ans à des fins hydrauliques (approvisionnement en eau potable de Marseille et de la région) et hydro-électriques (avec le Verdon, 6 à 7 milliards de kWh produits par an).

Jean-Henri Fabre

Jean-henri fabre.jpg

Jean-Henri Casimir Fabre, né le 21 décembre 1823 à Saint-Léons du Lévézou (Aveyron), mort le 11 octobre 1915 à Sérignan-du-Comtat (Vaucluse), est un homme de sciences, un humaniste, un naturaliste, un entomologiste éminent, un écrivain passionné par la nature et un poète français, lauréat de l'Académie française et d'un nombre élevé de prix.

Ses découvertes sont tenues en haute estime en Russie, aux États-Unis et surtout au Japon où Jean-Henri Fabre est considéré comme le modèle accompli de l'homme de sciences et de lettres réunis et est, à ce titre, au programme des enseignements de l'école primaire. Il est aussi mondialement connu pour ses Souvenirs entomologiques, qui ont été traduits en quinze langues.

« Un grand savant qui pense en philosophe, voit en artiste, sent et s'exprime en poète », c'est ainsi que Jean Rostand qualifie Jean-Henri Fabre. Il peut être considéré comme l'un des précurseurs de l'éthologie, science du comportement animal, et de l'écophysiologie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages scolaires dans plus de dix matières, des recueils de poèmes français et provençaux, mais surtout des Souvenirs entomologiques

Urbain V

Les armes du pape Urbain V

Guillaume de Grimoard (né en 1310 à Grizac, Lozère et décédé en 1370 à Avignon) devint le sixième pape à Avignon sous le nom de Urbain V. Originaire des pays de la langue d’oc, comme ses prédécesseurs, natif du Gévaudan dans une famille liée à celle des Sabran, il commença à vivre et à étudier à proximité de la vallée du Rhône. Elzéar, un de ses oncles, était alors prieur de la chartreuse de Bonpas, près d’Avignon.

Profès de l’ordre de Saint-Benoît, comme Benoît XII et Clément VI, il fut rapidement chargé des plus prestigieuses abbayes bénédictines de France et de Provence. Il est à l'origine de nombreux développements architecturaux, de missions dans le monde entier et, avec la Guerre de Cent Ans, a eu à participer et arbitrer plusieurs conflits. Urbain V est le seul des pontifes avignonnais à avoir été porté sur les autels avec le titre de bienheureux.

Palais des Papes d'Avignon

Avignon, Palais des Papes depuis Tour Philippe le Bel by JM Rosier.jpg

Le Palais des papes, à Avignon, est la plus grande des constructions gothiques du Moyen Âge. À la fois forteresse et palais, la résidence pontificale fut pendant le XIVe siècle le siège de la chrétienté d'Occident. Six conclaves se sont tenus dans le palais d'Avignon qui aboutirent à l'élection de Benoît XII, en 1335 ; de Clément VI, en 1342 ; d'Innocent VI, en 1352 ; d'Urbain V, en 1362 ; de Grégoire XI, en 1370, et de Benoît XIII, en 1394.

Le palais, qui est l'imbrication de deux bâtiments, le palais vieux de Benoît XII, véritable forteresse assise sur l'inexpugnable rocher des Doms, et le palais neuf de Clément VI, le plus fastueux des pontifes avignonnais, est non seulement le plus grand édifice gothique mais aussi celui où s'est exprimé dans toute sa plénitude le style du gothique international. Il est le fruit, pour sa construction et son ornementation, du travail conjoint des meilleurs architectes français, Pierre Peysson et Jean du Louvres, dit de Loubières, et des plus grands fresquistes de l'École de Sienne, Simone Martini et Matteo Giovanetti.

De plus la bibliothèque pontificale d'Avignon, la plus grande d'Europe à l'époque avec 2 000 volumes, cristallisa autour d'elle un groupe de clercs passionnés de belles-lettres dont allait être issu Pétrarque, le fondateur de l'humanisme. Tandis que la chapelle clémentine, dite Grande Chapelle, attira à elle compositeurs, chantres et musiciens. Ce fut là que Clément VI apprécia la Messe de Notre-Dame de Guillaume de Machault, que Philippe de Vitry, à son invite, put donner la pleine mesure de son Ars Nova et que vint étudier Johannes Ciconia.

Le palais fut aussi le lieu qui, par son ampleur, permit « une transformation générale du mode de vie et d'organisation de l'Église ». Il facilita la centralisation des services et l'adaptation de leur fonctionnement aux besoins pontificaux en permettant de créer une véritable administration. Les effectifs de la Curie, de 200, à la fin du XIIIe siècle, étaient passés à 300 au début du XIVe siècle, pour atteindre 500 personnes en 1316. À cela s'ajoutèrent plus d'un millier de fonctionnaires laïcs qui purent œuvrer à l'intérieur du palais...

Muscat de Beaumes-de-Venise (VDN)

Les muscadières de Beaumes-de-Venise au pied du site préhistorique de Racalinaud

Le muscat de Beaumes-de-Venise est un vin français, classé en appellation d'origine contrôlée depuis le 1er juin 1945. C'est l'une des deux appellations vin doux naturel (VDN) des côtes-du-rhône, avec le rasteau.

Ce vin doux naturel unique dans la vallée du Rhône, car élaboré exclusivement à base de muscats petits grains, implanté sur le terroir du massif des Dentelles de Montmirail, qui, au XIVe siècle, a honoré la table de la papauté d'Avignon, a failli pourtant disparaître et n'a retrouvé tout son lustre que dans la seconde moitié du XXe siècle.

C'est à son propos que l'œnologue Charles Quittanson, a noté dans son ouvrage L'Élite des vins de France, en 1969 : « Le Muscat de Beaumes-de-Venise a une vieille renommée mais il a été entièrement sauvé par l'Institut national des appellations d'origine puisque sa production au plus bas était nulle. Rien n'aurait pu être fait s'il n'y avait pas eu la conjonction de sols favorables à la culture du muscat petits grains, d'un climat propice et de vignerons particulièrement courageux.

Festival de Cannes

Palais des Festivals et des Congrès de Cannes

Fondé en 1946, sur une idée de Jean Zay, le Festival international du film de Cannes, appelé plus couramment Festival de Cannes, est devenu au fil des années le festival de cinéma le plus médiatisé au monde, et son influence n’a cessé de grandir grâce aux médias et sponsors présents pour l'événement, notamment lors de la cérémonie d'ouverture et de la traditionnelle montée des marches : le fameux tapis rouge et les vingt-quatre « marches de la gloire ». Malgré ce prestige, le Festival fut souvent critiqué, et il fut à l’origine de plusieurs scandales, ou controverses que relayèrent magazines et journaux, français et étrangers.

Chaque année, durant la seconde quinzaine de mai, la ville de Cannes (Alpes-Maritimes) est envahie par des cinéastes et prise d'assaut par des milliers de photographes. C'est au Palais des Festivals et des Congrès, situé sur le boulevard de la Croisette, que les principales projections et récompenses ont lieu.

France

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La France [fʁɑ̃s], en forme longue la République française, est une république constitutionnelle unitaire dont la majeure partie du territoire et de la population est située en Europe occidentale, mais qui comprend également plusieurs territoires répartis dans les Amériques, l’Océan Indien et le Pacifique. Elle a pour capitale Paris, pour langue officielle le français et pour monnaie l’euro. Sa devise est Liberté, Égalité, Fraternité, et son drapeau est constitué de trois bandes verticales respectivement bleue, blanche et rouge.

Pays ancien formé au Haut Moyen Âge, la France joue un rôle important dans l’histoire mondiale par l’influence de sa culture et de ses valeurs démocratiques et républicaines, par la colonisation qu’elle a menée en Amérique, en Asie, en Océanie et en Afrique, et par son rôle pionnier dans la construction de l’Union européenne. Elle est une puissance nucléaire, et l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Peuplée de 65,4 millions d’habitants (janvier 2010), la France est en 2009 la cinquième puissance économique mondiale aux taux de change du marché. Son économie, de type capitaliste avec une intervention étatique assez forte, fait d’elle un des leaders mondiaux dans les secteurs de l’agroalimentaire, de l’aéronautique, de l’automobile, des produits de luxe, du tourisme et du nucléaire.

Bouxwiller (Bas-Rhin)

Vue de Bouxwiller.

Bouxwiller (prononcé [buksvilɛr]) est une commune française d'environ 4 000 habitants située en Alsace, à trente-trois kilomètres au nord-ouest de Strasbourg. Elle est le chef-lieu d'un canton et d'une communauté de communes du département du Bas-Rhin.

Bouxwiller fut à côté du château de Lichtenberg le centre de la seigneurie de Lichtenberg. Cette entité territoriale autonome comptait une centaine de villages et dépendait du Saint-Empire romain germanique. Suite à la guerre de Trente Ans et à l'instar du reste de l'Alsace, la seigneurie fut réunie au royaume de France en 1680 par Louis XIV.

La bourgade fut élevée au rang de ville à la fin du XIIIe siècle et obtint le droit de se ceindre d'une muraille et de tenir un marché. Ces privilèges furent confirmés en 1301 par l'empereur germanique Albert de Habsbourg. Après avoir hérité en 1480 de la moitié de la seigneurie de Lichtenberg, les comtes de Hanau firent de Bouxwiller leur résidence et le siège de leur gouvernement. Ils y construisirent en 1528 un hôpital et en 1612 une école latine. En 1542, la Réforme luthérienne fut introduite par le comte Philippe IV de Hanau-Lichtenberg. Durant la Révolution française, le château comtal fut détruit et Bouxwiller fut reléguée au rôle mineur de chef-lieu cantonal. Cette perte d'influence au niveau local est tempérée par le développement au cours du XIXe siècle d'une industrie chimique basée sur la transformation du lignite et des carcasses animales...

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