Wikipédia:Sélection/Grèce antique
AchilleAchille (en grec ancien Ἀχιλλεύς / Akhilleús) est un héros légendaire de la guerre de Troie, fils de Pélée, roi de Phthie en Thessalie, et de Thétis, une Néréide (nymphe marine). Il est fréquemment appelé « Péléide » ou « Éacide », épithètes qui rappellent son ascendance. Sa mère le plonge dans le Styx, l'un des fleuves des Enfers, pour qu'il devienne invulnérable ; son talon, par lequel le tient Thétis, n'est pas trempé dans le fleuve et reste donc vulnérable, le fameux « talon d'Achille ». Il est éduqué par le centaure Chiron qui lui apprend les arts de la guerre, la musique et la médecine. Alors qu'il est encore adolescent, il choisit une vie courte, mais glorieuse, plutôt qu'une existence longue mais sans éclat. Caché par sa mère, qui veut l'empêcher de participer à la guerre de Troie, à la cour du roi Lycomède, le jeune homme est découvert par Ulysse et rejoint, avec son ami Patrocle, l'expédition grecque. Lors de la dixième année du conflit, une querelle avec Agamemnon le pousse à quitter le combat : c'est la « colère d'Achille » chantée par L'Iliade. La mort de Patrocle le pousse à reprendre les armes pour affronter Hector, le meilleur des Troyens. Achille trouve la mort peu après l'avoir tué, atteint à la cheville par une flèche de Pâris guidée par le dieu Apollon. Achille est honoré comme un héros, voire comme un dieu par le monde grec. Beau, valeureux, champion d'une morale orgueilleuse de l'honneur, il incarne « l'idéal moral du parfait chevalier homérique ». |
DodoneDodone est un sanctuaire oraculaire dédié à Zeus et à la Déesse-Mère, révérée sous le nom de Dioné. Il est situé en Épire sur les pentes du mont Tomaros au sud du lac Pambotis, à 22 km au sud de Ioannina. C’est le plus vieil oracle grec, d'après Hérodote, remontant peut-être au second millénaire av. J.-C., et l’un des plus célèbres avec ceux de Delphes et d’Ammon. Les prêtres et les prêtresses du bosquet sacré interprétaient le bruissement des feuilles de chêne sous le vent. Situé à l’écart de la Grèce des cités, il pâtit du développement de l’oracle de Delphes à l'époque classique mais reste important jusqu’à l’époque romaine. |
HomèreHomère est réputé avoir été un aède de la fin du VIIIe siècle av. J.-C. C'est le premier poète grec dont les œuvres nous sont parvenues. On ne sait rien de sa vie et son existence même est l'objet de discussions. Selon les traditions antiques, Homère aurait été aveugle et viendrait d'Asie Mineure. Il était surnommé simplement « le Poète » (ὁ Ποιητής / ho Poiêtếs) par les Anciens. On lui attribue la paternité de l'Iliade et de l'Odyssée, deux des épopées les plus célèbres de la littérature, sources importantes pour la connaissance de la mythologie grecque, et notamment de la guerre de Troie et des retours. Les Anciens le pensaient également auteur de nombreuses autres œuvres, comme la Batrachomyomachia (« Bataille des grenouilles et des rats ») ou les Hymnes homériques. |
PatroclePatrocle est un héros légendaire de la guerre de Troie, compagnon (souvent amant ou cousin selon les auteurs) d'Achille. Son père est Ménétios, un Locrien d'Oponte. Son nom (en grec Πάτροκλος / Pátroklos) signifie d'ailleurs « gloire du père ». Contraint très jeune à l'exil, il trouve refuge à la cour de Pélée, en Phthie, où il se lie avec le fils de ce dernier, Achille. Tous deux partent combattre ensemble à Troie, et lorsque Achille se recoupe dans sa tente, il autorise pourtant Patrocle à porter ses armes. C'est au cours de son aristie, racontée dans la Patroclée (chant XVI de l'Iliade), que Patrocle qui decime les rangs troyen est tué par Hector qui est aidé par Apollon selon certains, événement qui décidera Achille à reprendre les armes pour venger sa mort. Après avoir vengé Patrocle, Achille lui fera des obsèques mémorables. Lire l'article |
Sanctuaire des Grands Dieux de SamothraceLe sanctuaire des Grands Dieux de Samothrace, l'un des principaux sanctuaires panhelléniques, est situé sur l'île de Samothrace au large de la Thrace. Il est célèbre dans l'ensemble du monde grec dès l'époque classique pour son culte à mystères, un culte chthonien qui n'est pas moins renommé que celui des mystères d'Éleusis, et de nombreux grands personnages y sont initiés : l'historien Hérodote, l'un des rares auteurs à avoir laissé quelques indications sur la nature des mystères, le roi de Sparte Lysandre, ainsi que de nombreux athéniens — le culte est mentionné par Platon et Aristophane. Il reste un lieu de culte important jusqu'à l'époque romaine avant de disparaître à la fin de l'Antiquité tardive. |
HésiodeHésiode est, avec Homère, l'un des principaux aèdes de la période archaïque. Selon la tradition, il naît à Ascra, au pied du mont Hélicon, une des deux résidences des Muses qu'il louera systématiquement dans ses poèmes. Son nom est attaché au genre de l'épopée didactique. Les anciens lui attribuaient de nombreuses œuvres, de manière plus ou moins fantaisiste. La plus importante, la Théogonie est une source de premier ordre pour la connaissance de la mythologie grecque : c'est le seul récit complet dont on dispose sur la génèse du monde, des dieux et des hommes. Les Travaux et les Jours, écrit à l'attention de son frère Persès, fournit également de précieuses indications sur l'organisation du monde rural dans la Grèce antique. Lire cet article |
HéraclèsHéraclès (Hercule chez les Romains), demi-dieu par son père Zeus, fut l'un des héros grecs parmi les plus vénérés et se rendit célèbre pour les douze travaux qu'il accomplit. Nourisson, il possédait déjà une force exceptionnelle : il tua deux serpents qui étaient venus pour l'étouffer. Adulte, son arme favorite était la massue avec laquelle il est souvent représenté mais utilisait aussi son arc. Ses exploits lui valurent après sa mort d'être admis dans l'Olympe. De nombreux lignages grecs prétendaient descendre des Héraclides (fils d'Héraclès). Lire cet article |
IolaosIolaos (en grec ancien Ίόλαος / Iólaos), fils d'Iphiclès et d'Automéduse, est un héros thébain. Il est l'un des plus fidèles compagnons de son oncle Héraclès, dont il conduit traditionnellement le char. D'après Euripide et plusieurs sources tardives, il passe aussi pour son éromène. Secondant Héraclès dans de nombreux travaux, il en est plusieurs fois récompensé et est envoyé en Sardaigne, où il fonde une colonie et meurt à un âge avancé. Plusieurs cultes héroïques lui était dédiés en Sardaigne et Sicile. Un tombeau d'Iolaos, également visible à Thèbes, était utilisé par les couples pédérastiques pour se jurer fidélité. Lire cet article |
NessosNessos est un centaure célèbre qui a laissé son nom à la « tunique de Nessos » pour désigner un cadeau empoisonné. La légende rapporte qu'Héraclès, accompagné de sa femme Déjanire, cherchait à traverser un fleuve tumultueux. Craignant pour sa femme, le héros accepte qu'elle soit portée par le Centaure, tandis qu'il traverse le fleuve à la nage. Mais Nessos en profite pour essayer d'abuser de Déjanire, et Héraclès lui décoche une de ses flèches empoisonnées. En mourant, le Centaure confie sa tunique à Déjanire, lui laissant croire qu'elle agit comme un philtre puissant. Lorsque celle-ci, plus tard, donne la tunique à son mari pour s'assurer de son amour, Héraclès est en fait consumé par le poison de sa propre flèche, resté sur le tissu, et préfère se donner la mort. Lire cet article |
DiomèdeDiomède l'Argien, qui ne doit pas être confondu avec son homonyme Diomède de Thrace célèbre pour ses chevaux anthropophages, est un héros qui apparaît dans plusieurs conflits légendaires. Fils de Tydée, un des sept contre Thèbes, il venge son père en prenant part à la guerre des Épigones au cours de laquelle il prend la cité thébaine. Il participe ensuite à la guerre de Troie, où selon le Catalogue des vaisseaux il commande 24 nefs de guerriers. Constamment protégé par Athéna, il figure le guerrier absolu dans l'Iliade où il se distingue par ses exploits martiaux et pousse l'audace jusqu'à s'attaquer aux dieux : il blesse Arès et Aphrodite, et poursuit Apollon. Après son retour de Troie, il est néanmoins en butte à la vengeance d'Aphrodite, qui détourne de lui sa femme ; Diomède part alors s'installer en Grande Grèce. Lire cet article |
CénéeCénée est un héros thessalien qui cache une origine transexuelle : c'est une fille à naissance, du nom de « Cénis », née du roi lapithe Élatos. Convoîtée pour sa beauté, Cénis est violée par Poséidon qui en échange lui accorde un vœu : elle fait alors le souhait de devenir un homme invulnérable et prend le nom de Cénée. Cénée est ensuite réputé être un des plus grands héros de son époque et, selon certains, prend la royauté sur les Lapithes. Quasi invincible, il périt néanmoins au cours d'un combat contre les Centaures, submergé par la masse des projectiles, après qu'il a causé chez eux de grandes pertes. Ce combat est longuement décrit au chant XII des Métamorphoses, Ovide n'hésitant pas à railler le héros à travers la bouche des Centaures : « Eh quoi ! Cénis, souffrirais-je que tu combattes encore ! car à mes yeux, Cénis, tu seras toujours une femme. As-tu donc oublié ton origine ? (...) Retourne à ta quenouille, reprends tes fuseaux, tords le fil entre tes doigts, et laisse aux hommes les combats et les dangers. » Lire cet article |
MinosMinos, fils de Zeus et d'Europe, est un roi légendaire de Crète. Il reçoit le trône à la mort d'Astérion son père adoptif. Après sa mort, il devient juge des Enfers; de son règne reste l'image d'un souverain juste et bon. Lire cet article |
Alimentation en Grèce antiqueLe régime alimentaire des Grecs antiques se caractérise par sa frugalité, reflet de conditions difficiles pour l'agriculture grecque. Il se fonde sur la « triade méditerranéenne » : céréales (orge et blé), huile d'olive et vin. Complété par des figues, des légumes et fruits secs ou encore du poisson séché. La viande est l’apanage des plus riches ou la marque des jours de fête, occasion de vastes sacrifices religieux. Les goûts restent simples et la cuisine, une simple activité domestique. Les Grecs font trois repas par jour :
Il peut s'y ajouter un goûter (ἑσπέρισμα / hespérisma) en début de soirée. Cette austérité est revendiquée par les Grecs face à des Perses jugés décadents. Quant aux Spartiates, qu'ils ne mangent que « le gras du bœuf et le noyau des olives », ou non, en tout cas leur brouet noir ne peut pas être qualifié de grande cuisine... En réalité, les Grecs se montrent plus frugaux qu’ils ne le sont, et chez les Barbares, ils savent faire preuve d’un solide coup de fourchette. À l’époque romaine, ils pourront même rivaliser avec le fameux Apicius. |
AmphipolisAmphipolis (en grec ancien Ἀμφίπολις / Amphípolis) est une cité grecque de la région des Édoniens en Macédoine orientale. Elle occupe un haut plateau sur la rive est d'une boucle du Strymon, à 4 km au nord de son embouchure dans la mer Égée. Fondée en 437 av. J.-C., elle fut abandonnée au VIIIe siècle de notre ère. |
AnaximandreAnaximandre de Milet (en grec ancien Ἀναξίμανδρος / Anaxímandros) (610 av. J.-C. – vers 546 av. J.-C.) est un philosophe grec présocratique. Il succéda à Thalès comme maître de l'école milésienne, et compta Anaximène et Pythagore parmi ses élèves. Anaximandre passe pour premier philosophe à avoir consigné ses travaux par écrit. Seul un fragment est parvenu jusqu'à nous, mais les témoignages antiques permettent de se faire une idée de leur nature et de leur étendue, qui couvre la philosophie, l'astronomie, la physique, la géométrie mais aussi la géographie. Strabon et Agathémère, deux géographes grecs très postérieurs à Anaximandre, affirment au début de leurs ouvrages sur la géographie que, selon Ératosthène, Anaximandre avait été la première personne à publier une carte du monde. Le cratère lunaire Anaximandre fut nommé en son honneur. |
Civilisation mycénienneLa civilisation mycénienne est une civilisation préhellénique de l’Helladique récent (fin de l’Âge du bronze). Elle tire son nom de la ville de Mycènes, située dans le Péloponnèse. Elle a été révélée à la fin du XIXe siècle par les fouilles d’Heinrich Schliemann à Mycènes (1874) et Tirynthe (1886). Celui-ci croit avoir retrouvé le monde décrit par les épopées d’Homère, l'Iliade et l'Odyssée. Dans une tombe de Mycènes, il trouve un masque d’or qu’il nomme le « masque d'Agamemnon ». De même, on baptise « palais de Nestor » un palais fouillé à Pylos. Il faut attendre les recherches d’Arthur Evans, au début du XXe siècle, pour que le monde mycénien acquière une autonomie propre par rapport au monde minoen de Schliemann, qui le précède chronologiquement. |
Cléopâtre VIICléopâtre VII Théa Philopator (en grec, Κλεοπάτρα Φιλοπάτωρ) (v. -69 / 12 août -30) est une reine d'Égypte de la famille des Lagides qui gouverne son pays entre -51 et -30, successivement avec ses frères et époux Ptolémée XIII et Ptolémée XIV puis avec le général romain Marc Antoine. Elle est connue pour ses relations avec Jules César et Marc Antoine. Cléopâtre est un personnage dont la légende s'est emparée, de son vivant même, et le tragique de sa mort n'a fait que renforcer la tendance au romanesque qui entoure le personnage et qui parfois gêne l'historien dans une approche objective de cette reine d'Égypte, sans doute la femme la plus célèbre de l'Antiquité. Nous disposons de peu de sources et les principales, Plutarque, Suétone et Appien, n'évoquent Cléopâtre que pour autant qu'elle prenne place dans l'histoire romaine. C'est ainsi que nous ne savons pratiquement rien de ce qu'elle fait à Rome aux lendemains de l'assassinat de César, ni à Alexandrie durant l'absence de Marc Antoine entre -40 et -37. De plus l'historiographie antique lui est globalement défavorable car inspirée par le vainqueur de Cléopâtre, l'empereur Auguste et son entourage dont l'intérêt est de noircir la reine afin d'en faire l'adversaire malfaisant de Rome et le mauvais génie de Marc Antoine. Ainsi ce jugement de l'historien du Ier siècle, Flavius Josèphe : « Elle fit d'Antoine l'ennemi de sa patrie par la corruption de ses charmes amoureux ». Cela explique la prudence des historiens actuels et l'enthousiasme des cinéastes ou romanciers pour un tel personnage. |
DémosthèneDémosthène, en grec ancien Δημοσθένης / Dêmosthénês, né à Athènes en 384 av. J.-C., mort à Calaurie en 322, homme d'État athénien, grand adversaire de Philippe II de Macédoine, l'un des grands orateurs attiques. Lire l'article |
Diacritiques de l'alphabet grecL’alphabet grec originel ne possédait aucun diacritique : la langue s'est pendant des siècles écrite seulement en capitales. Les diacritiques, cependant, sont apparus à la période hellénistique et devenus systématiques au Moyen Âge, dès le IXe siècle ; le grec (ancien et moderne) tel que typographié actuellement est donc le résultat de plusieurs siècles d'évolution ; les diacritiques y sont maintenant obligatoires.
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Époque hellénistiqueL’époque hellénistique (IVe-Ier siècle av. J.-C.), si l’on excepte les figures d’Alexandre le Grand et de Cléopâtre, est relativement méconnue. Elle est souvent considérée comme une période de transition, parfois même de déclin ou de décadence, entre l’éclat de l’époque classique grecque et la puissance de l’Empire romain. Cependant la splendeur des villes, telles Alexandrie, Antioche, Pergame, l’importance des échanges économiques, des métissages culturels, le rôle dominant de la langue grecque et sa diffusion vont profondément modifier le visage du Moyen-Orient antique y compris plus tard sous la domination romaine. Les limites chronologiques de la période hellénistique sont avant tout politiques et débutent avec les conquêtes d’Alexandre le Grand pour se terminer avec le suicide du dernier grand souverain hellénistique, la reine d’Égypte Cléopâtre VII. Les travaux archéologiques et historiques récents conduisent à réévaluer cette période et en particulier deux aspects caractéristiques de l’époque, l’existence et le poids des grands royaumes dirigés par des dynasties d'origine grecque ou macédonienne (Lagides, Séleucides, Antigonides, Attalides, etc.) mais aussi le rôle déterminant des centaines de cités dont l'importance, contrairement à une idée longtemps répandue, est loin de décliner. |
Esclavage en Grèce antiqueL’esclavage a été une composante essentielle du développement du monde grec antique pendant toute son histoire. Il est considéré par les Anciens non seulement comme indispensable, mais encore comme naturel : même les stoïciens ou les premiers chrétiens ne le remettront pas en cause. L’étude de l’esclavage en Grèce antique pose des problèmes méthodologiques non négligeables. La documentation est disparate et très fragmentaire, concentrée sur la cité d’Athènes. Aucun traité ne porte spécifiquement sur le sujet. Les plaidoyers judiciaires du IVe siècle av. J.-C. ne s’intéressent à l’esclave qu’en tant que source de revenus. La comédie décrit des esclaves de comédie, la tragédie des esclaves de tragédie. Il est difficile de distinguer avec certitude un esclave d’un artisan dans la production iconographique ou parmi des stèles. Même la terminologie est souvent vague. |
Guerres médiquesLes guerres médiques opposent les Grecs aux Perses de l'Empire achéménide au début du Ve siècle av. J.-C. Elles sont déclenchées par la révolte des cités grecques asiatiques contre la domination perse, l'intervention d'Athènes en leur faveur entraînant des représailles. Les deux expéditions militaires des souverains achéménides Darius Ier et Xerxès Ier constituent les principaux épisodes militaires de ce conflit ; elles se concluent par la victoire spectaculaire des cités grecques européennes conduites par Athènes et Sparte. Les guerres médiques marquent traditionnellement le passage de l'époque archaïque à l'époque classique. Même s'il ne faut pas en exagérer la portée – pour l'empire achéménide ce conflit semble initialement assez périphérique – les guerres médiques apparaissent comme le point de départ de l'hégémonie athénienne en mer Égée, mais aussi comme la prise de conscience d'une certaine communauté d'intérêts du monde grec face à la Perse, idée que reprend, près de deux siècles plus tard, Alexandre le Grand. Ces guerres sont dites « médiques » car les Grecs confondaient les Perses et les Mèdes, deux peuples unifiés par Cyrus le Grand au VIe siècle av. J.-C. |
Héraclite d'ÉphèseHéraclite d'Éphèse (en grec ancien Ἡράκλειτος ὁ Ἐφέσιος / Hêrákleitos ho Ephésios) est un philosophe grec de la fin du VIe siècle av. J.-C. La pensée d'Héraclite, parfois désignée sous le nom de mobilisme, est l'extrême opposé de l'éléatisme. En effet, pour Parménide, l'unité de l'être rend impossible la déduction du devenir et de la multiplicité ; pour Héraclite, au contraire, l'être est éternellement en devenir. Héraclite nie ainsi l'être parménidien. Les choses n'ont pas de consistance, et tout se meut sans cesse : nulle chose ne demeure ce qu'elle est, et tout passe en son contraire.
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HilotesLes Hilotes ou Ilotes (en grec ancien Εἵλωτες / Heílôtes) sont les serfs de Sparte. Il ne faut pas les confondre avec des esclaves-marchandises, qui existent par ailleurs mais qui sont plutôt rares. L'hilotisme se rencontre également dans d'autres sociétés grecques, comme la Thessalie, la Crète ou encore la Sicile. |
Nicopolis d'ÉpireNicopolis d'Épire, Actia Nicopolis ou encore Nicopolis ad Actium (en grec ancien Νικόπολις / Nikópolis, littéralement « la cité de la victoire »), est une cité grecque fondée par Auguste pour commémorer sa victoire navale d'Actium contre Marc Antoine le 2 septembre 31 av. J.-C. à l’embouchure du golfe ambracique. La ville est située sur l’isthme de la péninsule qui sépare le golfe ambracique de la mer Ionienne, à l’opposé du promontoire d’Actium, environ 6 km au nord de la ville moderne de Prévéza. Nicopolis a connu un développement florissant pendant la période romaine et l’Antiquité tardive, avant de péricliter à l’époque byzantine. |
PellaPella (en grec ancien Πέλλα / Pélla) est la capitale du royaume de Macédoine à partir du début du IVe siècle av. J.-C. lorsqu’elle supplante Aigéai dans ce rôle. Elle est mise à sac par les Romains en 168 av. J.-C. et sombre dans l'obscurité à l'époque romaine. |
Phalange (Antiquité)La phalange (en grec ancien φάλαγξ / phálanx) est une formation de combat d'infanterie utilisée depuis le milieu du IIIe millénaire av. J.-C. en Mésopotamie par les Sumériens. Sa forme la plus connue est celle qui se répand dans l'ensemble de la Grèce antique à partir de la période post-géométrique (VIIe siècle av. J.-C.) jusqu'à la période hellénistique (1re moitié du IIe siècle av. J.-C.). |
PhilippesPhilippes (en grec ancien Φίλιπποι / Phílippoi) est une ville de Macédoine orientale, fondée par Philippe II en 356 av. J.-C. et abandonnée au XIVe siècle après la conquête ottomane. |
Prostitution en Grèce antiqueLa prostitution en Grèce antique est une composante de la vie quotidienne dès l’époque archaïque. Dans les grandes cités grecques, notamment les ports, elle emploie une part significative de la population et représente donc une activité économique de premier plan, loin d’être clandestine : les cités ne la réprouvent pas et les maisons closes existent au grand jour. À Athènes, on attribue au législateur légendaire Solon la création de bordels étatiques à prix modérés. La prostitution concerne inégalement les deux sexes : femmes de tous âges et jeunes hommes se prostituent, pour une clientèle très majoritairement masculine. Parallèlement, les lois réprouvent très sévèrement le viol de même que les relations hors mariage avec une femme libre (et dans le cas d’un adultère, le mari trompé a le droit de tuer l’offenseur pris en flagrant délit). L’âge moyen du mariage étant de 30 ans pour les hommes, le jeune Athénien n’a d’autre choix pour avoir des relations hétérosexuelles que de se tourner vers ses esclaves ou les prostituées. |
SparteSparte est l’une des principales cités grecques. Selon la mythologie, c’est le royaume de Ménélas, l’un des Atrides, époux d’Hélène. Fondée au VIIIe siècle av. J.-C., elle prend à l’occasion des guerres médiques la tête de la ligue panhellénique qui lutte contre les Perses, avant d’affronter Athènes, au cours de la guerre du Péloponnèse, pour l’hégémonie en Grèce. Sparte est renommée pour le caractère très spécifique de ses institutions, attribuées au mythique Lycurgue. Entièrement tournée vers la guerre, la cité a ainsi organisé une éducation obligatoire et publique, célèbre pour sa rigueur. |
ThalèsThalès de Milet appelé communément Thalès (en grec ancien Θαλής / Thalês), était un philosophe présocratique ionien né à Milet vers l'an 625 et mort vers l'an 547 av. J.-C. Il fut l'un des Sept sages de la Grèce et le fondateur présumé de l'école milésienne. Il est souvent considéré comme le premier philosophe de l'Occident. Le situer dans le temps est difficile si l'on tient compte de la date de l'éclipse de soleil qu'il aurait supposément prédite. Mais Diogène Laërce situe sa mort à la 58e olympiade (548-545 av. J.-C.). La vie de Thalès a manifestement subi un processus d'idéalisation, et ce que nous connaissons de ce penseur, comme pour les autres Présocratiques, nous renseigne surtout sur le type commun du sage en Grèce. Rapportant les dires d'Hérodote, Diogène raconte que Thalès serait le fils d'Examios, un marchand, et de Cléobuline. On entend parfois qu'il descendait de la famille des Thélides, des rois mythiques de Phénicie de la lignée d'Agénor et de Cadmos. Plusieurs autres sources affirment pourtant qu'il était peut-être d'origine béotienne ou phénicienne et probablement contemporain de Solon et de Crésus et qu'il se serait installé à Milet en compagnie de son ami Neileôs. Il n'est donc pas sûr que Thalès soit Milésien, quoiqu'une tradition courante fasse de lui un descendant d'une famille aisée de Milet. Cependant, il faut insister sur le fait que les sources les plus fiables et complètes proviennent de Diogène Laërce et d'Hérodote. |
TrièreUne trière ou trirème, ce dernier terme étant l’appellation latine, est une galère de combat antique, développée à partir du pentécontère. Plus court que son prédécesseur, c’est un navire équipé d’une voile dans lequel prennent place 170 rameurs étagés sur trois rangs, d’où son nom. Léger et agile, il permet le développement de la manœuvre d’éperonnage grâce au rostre de bronze monté sur sa proue, technique qui donne lieu aux premières batailles à caractère réellement naval. Les trières apparaissent en Ionie et deviennent le navire de guerre dominant en Méditerranée de la fin du VIe siècle av. J.-C. au IVe siècle av. J.-C. puis à nouveau, du fait de leur efficacité, durant l’Empire romain jusqu’au IVe siècle. |
PhilétasPhilétas ou Philitas de Cos (vers -340 - vers -285) est un érudit et un poète du début de l'époque hellénistique de la Grèce antique. Habitant Alexandrie, il vécut dans la seconde moitié du IVe siècle av. J.-C. et fut nommé précepteur de l'héritier du trône de l’Égypte ptolémaïque. Il était mince et fragile ; Athénée le caricatura comme un érudit tellement plongé dans ses études qu'il en dépérit et en mourut. Philétas fut le premier grand écrivain à la fois savant et poète. Sa réputation perdura pendant des siècles, sur la base de son étude pionnière des mots et de la métrique élégiaque. Sa liste de vocabulaire, Mélanges, décrit la signification des mots littéraires rares, y compris ceux qui avaient été utilisés par Homère. Sa poésie, notamment son poème élégiaque Déméter, était très respectée des poètes antiques. Toutefois, la plupart de ses œuvres ont été perdues. |
Bataille de MarathonLa bataille de Marathon (en grec ancien : Μάχη τοῡ Μαραθῶνος) est un épisode majeur de la première guerre médique en 490 av. J.-C., ayant opposé un débarquement perse aux hoplites athéniens et platéens qui remportèrent la victoire. Elle se déroule sur la plage de Marathon, sur la côte est de l’Attique, à proximité d’Athènes. À la suite de la révolte de l’Ionie, Darius décide de châtier les cités grecques qui avaient apporté leur aide à ses sujets rebelles. Après avoir pris Naxos et Érétrie, l’expédition perse, sur les conseils d’Hippias qui espère reprendre le pouvoir à Athènes, débarque sur la plage de Marathon. Après cinq jours de face-à-face, la phalange athénienne et platéenne écrase l’infanterie perse qui prend la fuite et rembarque au prix de lourdes pertes. L’armée grecque se replie alors rapidement sur Athènes pour empêcher le débarquement de l’autre partie du corps expéditionnaire perse à Phalère. Cette victoire met fin à la première guerre médique. Une nouvelle attaque a lieu dix ans plus tard sous la direction de Xerxès. La bataille de Marathon joue un rôle politique important avec l’affirmation du modèle démocratique athénien et le début de grandes carrières pour les chefs militaires athéniens tels Miltiade ou Aristide. Marathon reste une des batailles les plus connues de l’Antiquité, principalement grâce aux commémorations qu’elle a suscitées, telle la course du marathon inventée à l’occasion des Jeux olympiques de 1896 à Athènes. |
Guerres médiquesLes guerres médiques opposent les Grecs aux Perses de l'Empire achéménide au début du Ve siècle av. J.-C. Elles sont déclenchées par la révolte des cités grecques asiatiques contre la domination perse, l'intervention d'Athènes en leur faveur entraînant des représailles. Les deux expéditions militaires des souverains achéménides Darius Ier et Xerxès Ier constituent les principaux épisodes militaires de ce conflit ; elles se concluent par la victoire spectaculaire des cités grecques européennes conduites par Athènes et Sparte. Les guerres médiques marquent traditionnellement le passage de l'époque archaïque à l'époque classique. Même s'il ne faut pas en exagérer la portée – pour l'empire achéménide ce conflit semble initialement assez périphérique – les guerres médiques apparaissent comme le point de départ de l'hégémonie athénienne en mer Égée, mais aussi comme la prise de conscience d'une certaine communauté d'intérêts du monde grec face à la Perse, idée que reprend, près de deux siècles plus tard, Alexandre le Grand. Ces guerres sont dites « médiques » car les Grecs confondaient les Perses et les Mèdes, deux peuples unifiés par Cyrus le Grand au VIe siècle av. J.-C. |
EuphanteEuphante est un philosophe, historien et tragique grec du IVe siècle av. J.-C. (né avant 348 – mort après 292 av. J.-C.) originaire d’Olynthe en Chalcidique. Seulement recensée par un petit nombre de fragments, sa pensée relève de l’École mégarique. Euphante est l’auteur d’un discours, Sur la royauté, pour son élève Antigone II Gonatas, d’Histoires sur les événements de son temps ainsi que de plusieurs tragédies non identifiées. Aucune de ces œuvres n’a été conservée. |