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Wikipédia:Sélection/Patrimoine culturel immatériel

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Bunraku

Poupée de bunraku prise à la Tonda ningyô kyôyûdan (冨田人形共遊団, troupe de poupées de bunraku Tonda).

Le bunraku (文楽?) est un type de théâtre japonais né au cours du XVIIe siècle. Les personnages y sont représentés par des marionnettes de grande taille, manipulées à vue.

Le bunraku a deux sources, la tradition du récit accompagné de musique et celle des marionnettes. Tradition théâtrale plus particulièrement originaire de la région d’Ōsaka, le bunraku est interprété par un seul récitant qui chante tous les rôles, et trois manipulateurs pour chaque marionnette. Les marionnettistes sont à vue du public et utilisent soit la gestuelle furi, plutôt réaliste, soit la gestuelle kata, empreinte de stylisation, selon l’émotion recherchée.

Les manipulateurs respectent une hiérarchie réglée en fonction de leur degré de connaissance dans l’art du bunraku. Ainsi, le plus expérimenté (au moins vingt ans de métier) manipule la tête et le bras droit, le second le bras gauche et le dernier (le novice) les pieds. Pour pouvoir être manipulée, la marionnette possède ce qu’on appelle des contrôles ou baguettes sur ces différentes parties.

Afin de manipuler plus aisément la marionnette, les manipulateurs se déplacent en position de kathakali, jambes demi-pliées. Ils doivent ainsi faire beaucoup d’exercices physiques et d’assouplissement afin d’être les plus agiles possibles.

Ducasse d'Ath

M. et Mme Goliath dansent sur le pont du Gadre le 23 août 2008

La ducasse est une tradition populaire de la ville d'Ath, dans le Hainaut, en Belgique. Remontant au Moyen Âge, elle s’est enrichie au fil du temps, pour devenir une fête très appréciée qui dure plusieurs jours, caractérisée par la présence de géants processionnels, de chars décoratifs et de groupes historiques.

Depuis le XVe siècle, le phénomène des « géants » est bien présent en Europe occidentale dans les processions, les cortèges, les carnavals ou les fêtes publiques en général. Le contexte politique, économique et culturel a changé mais les géants ont survécu là où la tradition s'est solidement enracinée dans les populations. Ce cortège qui, directement issu des processions, a conservé ses géants anciens, est animé par une population locale qui leur demeure extrêmement attachée. La ducasse est l'événement majeur de la vie festive régionale. Elle donne lieu a de nombreuses réjouissances et manifestations culturelles.

Depuis 2005, la ducasse d'Ath est reconnue comme chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l'UNESCO (Liste des Géants et dragons processionnels de Belgique et de France). La qualité des festivités de la ducasse, l’engouement et la ferveur populaire, ont constitué autant d’atouts qui ont impressionné le jury. Cette fête des Athois garde toute son originalité et a su conserver son caractère et son identité.

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Le (, ?) est un des styles traditionnels de théâtre japonais venant d’une conception religieuse et aristocratique de la vie. Le nô allie des chroniques en vers à des pantomimes dansées. Arborant des costumes somptueux et des masques spécifiques (il y a 138 masques différents), les acteurs jouent essentiellement pour les shôguns et les samouraïs. Le théâtre nô est composé de drames lyriques des XIVe et XVe siècles, au jeu dépouillé et codifié. Ces acteurs sont accompagnés par un petit orchestre et un chœur. Leur gestuelle est stylisée autant que la parole qui semble chantée. La gestuelle est entrecoupée par les fameux miiye qu’ont représenté les graveurs d’acteurs japonais. Ce sont des arrêts prolongés dans le temps du geste et de la mimique afin d’en accroitre l’intensité.

Constitué fin XIIIe siècle au Japon, le nô est une forme théâtrale unissant deux traditions : les pantomimes dansées et les chroniques versifiées récitées par des bonzes errants. Le drame, dont le protagoniste est couvert d’un masque, était joué les jours de fête dans les sanctuaires. Ses acteurs, protégés par les daimyos et les shoguns, se transmettent depuis lors de père en fils les secrets de leur art. Le nô a évolué de diverses manières dans l’art populaire et aristocratique. Il formera aussi la base d’autres formes dramatiques comme le kabuki. Après que Zeami a fixé les règles du nô, le répertoire s’est figé vers la fin du XVIe siècle et nous demeure encore intact. Le nô est unique dans son charme subtil (yūgen) et son utilisation de masques distinctifs. Lorsqu’ils mettent le masque, les acteurs quittent symboliquement leur personnalité propre pour interpréter les personnages qu’ils vont incarner. Au lieu de narrer une intrigue compliquée, le théâtre nô, hautement stylisé et simplifié, développe dons une simple émotion ou une atmosphère. Fonctionnant sur le même mode que les autocaricatures, la théâtralité permet de passer à une autre interprétation de soi.

Le nô fut la première forme d’art dramatique à être inscrite, en 2001, sur la liste du patrimoine mondial intangible de l’UNESCO en tant que part du nōgaku, conjointement au kyōgen.

Gayant

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Gayant est le géant porté qui symbolise la ville de Douai (France - département du Nord). Entouré de sa femme, Marie Cagenon, et de leurs trois enfants, Jacquot, Fillon et Binbin, il parcourt la ville chaque année pendant trois jours à l'occasion des fêtes de Gayant, début juillet. Le Grand Cortège du dimanche après-midi est le point culminant de ces journées, après l'arrivée, le matin, de la famille Gayant au grand complet dans la cour de l'Hôtel de Ville de Douai, au pied du beffroi.

Gayant est inscrit au patrimoine oral et immatériel de l'humanité comme membre de « Géants et dragons processionnels de Belgique et de France ».


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