Wikipédia:Sélection/Politique
Affaire DreyfusL’affaire Dreyfus est un conflit social et politique majeur de la Troisième République survenu à la fin du XIXe siècle, autour de l’accusation de trahison faite au capitaine Alfred Dreyfus, français d’origine alsacienne et de confession juive, qui sera finalement innocenté. Elle a bouleversé la société française pendant douze ans, de 1895 à 1906, la divisant profondément et durablement en deux camps opposés, les « dreyfusards » partisans de l’innocence de Dreyfus, et les « antidreyfusards » partisans de sa culpabilité. L’origine de cette affaire, la condamnation fin 1894 du capitaine Dreyfus pour avoir livré des documents secrets français à l’Empire allemand, s’avéra par la suite être une erreur judiciaire sur fond d’espionnage et d’antisémitisme, dans un contexte social particulièrement propice à l’antisémitisme, et à la haine de l’Empire allemand suite à son annexion de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine en 1871. La révélation de ce scandale en 1898, par Émile Zola dans l’article de presse intitulé « J’Accuse…! », provoque une succession de crises politiques et sociales uniques en France. À son paroxysme en 1899, l’affaire révèle les clivages de la France de la Troisième République, où l’opposition entre le camp des dreyfusards et celui des antidreyfusards suscite de très violentes polémiques nationalistes et antisémites, diffusées par une presse influente. Elle ne s’achèvera véritablement qu’en 1906, par un arrêt de la Cour de cassation qui innocente et réhabilite définitivement Dreyfus. Cette affaire est le symbole moderne et universel de l’iniquité au nom de la raison d’État, et reste l’un des exemples les plus marquants d’une erreur judiciaire difficilement réparée, avec un rôle majeur joué par la presse et l’opinion publique. |
André DupinAndré Marie Jean Jacques Dupin, dit « Dupin aîné », était un avocat et homme politique français, né à Varzy dans la Nièvre le 1er février 1783 et mort à Paris le 10 novembre 1865. Il fut député en 1815, président de la Chambre des députés en 1832, devint pair de France, président de l'Assemblée constituante en 1848, de l'Assemblée législative en 1849 et enfin sénateur en 1857. Il fut également membre de l'Académie française, après son élection en 1832. Proche de Louis-Philippe d'Orléans, roi des Français en 1830, André Dupin fut un acteur politique important de la politique française après la chute de l'Empire Napoléonien sous les deux Restaurations. Défenseur devant la Chambre des pairs de nombreux accusés politiques, dont le maréchal Ney et Savary, il fut, à la Chambre des députés, le rapporteur de la Charte de 1830. Sous la monarchie de Juillet, Dupin, chef de file du « Tiers Parti », a toujours refusé d'entrer au gouvernement mais a occupé longtemps la présidence de la Chambre des députés. |
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Article 49 de la Constitution de la Cinquième République françaiseL’article 49 de la Constitution de 1958 fait partie du Titre V : Des rapports entre le Parlement et le Gouvernement (articles 34 à 51). Il organise la responsabilité politique du Gouvernement devant le parlement. En cela, il donne à la constitution, dont la nature est discutée, un des traits principaux du régime parlementaire. Il s'agit cependant d'un parlementarisme fortement rationalisé, c’est-à-dire cherchant à assurer la stabilité du gouvernement. Il réutilise en les renforçant des éléments déjà présents sous la IVe République et introduit par son alinéa 3 une disposition originale, sans équivalent dans des constitutions antérieures ou à l'étranger, et fournissant une arme très puissante au Gouvernement. Ces dispositions visent à apporter au pays la stabilité gouvernementale qui lui faisait défaut en protégeant le gouvernement de majorités de circonstance qui défaisaient les gouvernements au gré des alliances, tout en étant incapables de proposer une alternative. L'article constitue un des éléments forts pour permettre d'éviter les crises ministérielles, telles que la France les a connues sous la IVe République. Il organise : l'engagement de responsabilité sur un programme (dite aussi « question de confiance ») à l'initiative du gouvernement ; la motion de censure à l'initiative de l'Assemblée nationale ; l'engagement de responsabilité sur un texte, le point le plus original, qui permet au gouvernement de forcer l'adoption d'un texte, sauf si l'Assemblée est prête à le renverser ; et la possibilité enfin pour le gouvernement de demander l'approbation de sa politique par le Sénat, cette dernière ou son refus éventuel étant dépourvue d'effets juridiques. |
Charles-Maurice de Talleyrand-PérigordCharles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément nommé Talleyrand, est un homme politique et diplomate français, né le 2 février 1754 à Paris, mort dans cette même ville le 17 mai 1838. Issu d'une famille de la haute noblesse, boiteux, il est orienté vers la carrière ecclésiastique à la suite de son oncle, l'archevêque de Reims : il devient prêtre puis évêque d'Autun, avant de quitter le clergé pendant la Révolution pour mener une vie laïque. Talleyrand occupe des postes de pouvoir politique durant la majeure partie de sa vie et sous la plupart des régimes successifs que la France connaît à l'époque : il est notamment agent général du clergé sous l'Ancien Régime, député, président de l'Assemblée nationale et ambassadeur pendant la Révolution française, ministre des Relations extérieures sous le Directoire, le Consulat puis sous le Premier Empire, ambassadeur, ministre des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres sous la Restauration, ambassadeur sous la Monarchie de Juillet. Il assiste à quatre couronnements. Il intervient fréquemment dans les questions économiques et financières, pour lesquelles son acte le plus fameux est la proposition de nationalisation des biens du clergé. Toutefois, sa renommée provient surtout de sa carrière diplomatique exceptionnelle, dont l'apogée est le congrès de Vienne. Homme des Lumières, libéral convaincu, tant du point de vue politique et institutionnel que social et économique, Talleyrand théorise et cherche à appliquer un « équilibre européen » entre les grandes puissances. Réputé pour sa conversation, son esprit et son intelligence, il mène une vie entre l'Ancien Régime et le XIXe siècle. Décrit comme le « diable boiteux », un traître cynique plein de vices et de corruption, ou comme un dirigeant pragmatique et visionnaire, soucieux d'harmonie et de raison, admiré ou détesté par ses contemporains, il suscite de nombreuses études historiques et artistiques. |
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Che GuevaraErnesto Guevara (né le 14 juin 1928 à Rosario, Argentine, et exécuté le 9 octobre 1967 à La Higuera, Bolivie), plus connu sous le nom de Che Guevara ou le Che, est un révolutionnaire marxiste et homme politique d'Amérique latine, dirigeant de la guérilla internationaliste cubaine. Alors qu'il est jeune étudiant en médecine, Guevara voyage à travers l'Amérique latine, ce qui le met en contact direct avec la pauvreté, dans laquelle beaucoup de gens vivent alors. Son expérience et ses observations pendant ces voyages l'amènent à la conclusion que les inégalités socio-économiques ne peuvent être changées que par la révolution, ce qui le pousse à intensifier son étude du marxisme et à voyager au Guatemala afin d’apprendre des réformes entreprises par le président Jacobo Arbenz Guzmán, renversé quelques mois plus tard par un coup d’État appuyé par la CIA. Guevara rejoint le mouvement du 26 juillet, un groupe révolutionnaire dirigé par Fidel Castro. Après plus de deux ans de guérilla durant laquelle Guevara devient commandant, ce groupe prend le pouvoir à Cuba en renversant le dictateur Fulgencio Batista en 1959. Il occupe ensuite plusieurs postes importants dans le gouvernement cubain, réussissant à influencer le passage de Cuba à une économie socialiste intégrée politiquement dans le bloc communiste et échouant dans l'industrialisation du pays en tant que ministre. Guevara écrit pendant ce temps plusieurs ouvrages théoriques sur la révolution et la guérilla. En 1965, après avoir dénoncé l'exploitation du tiers monde par les deux blocs de la guerre froide, il disparaît de la vie politique et quitte Cuba avec l'intention d'étendre la révolution. D'abord au Congo-Léopoldville, sans succès, puis en Bolivie où il est capturé et exécuté sommairement par l'armée bolivienne entraînée et guidée par la CIA. Après sa mort, Che Guevara est devenu une icône pour les mouvements révolutionnaires marxistes du monde entier, mais demeure toujours l'objet de controverses entre historiens, notamment à cause de témoignages sur des possibles exécutions d'innocents. |
Congrès des libertés en IrakLe Congrès des libertés en Irak, généralement désigné sous son sigle anglais, IFC (Iraq Freedom Congress), est un parti politique irakien fondé en mars 2005. Créé à l’origine par le Parti communiste-ouvrier d’Irak, il regroupe aujourd’hui des organisations politiques, syndicales et associatives d’horizons divers. Son actuel secrétaire général est Samir Adil, ancien prisonnier politique sous le régime de Saddam Hussein. L’IFC prône la démocratie et la laïcité et se réclame du progressisme. Il s’oppose à la fois à l’occupation américaine et à l’islam politique en Irak. Son slogan le plus courant, « Ni chiite, ni sunnite, notre identité est humaine ! L’occupation est l’ennemie de l’Humanité », exprime un refus des divisions ethniques et religieuses. Son ancrage syndical, son discours et ses références le classent à gauche. Partisan de la résistance civile, appuyé par une forte base syndicale, l’IFC s’oppose à l’usage du terrorisme et privilégie l’action politique et sociale. Il possède sa propre organisation armée, nommée les Forces de sûreté. Il dispose d’une implantation nationale, mais son nombre d’adhérents est inconnu. Il refuse de participer aux élections, dénonçant la fraude électorale massive et les scrutins tenus sous occupation militaire, ce qui ne permet pas de connaître son audience électorale. |
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Conseil de sécurité nationale (États-Unis)Le conseil de sécurité nationale (National Security Council ou NSC) est une organisation administrative dépendant directement du président des États-Unis. Il a un rôle de conseil, de coordination et parfois d’impulsion sur les sujets de politique étrangère, de sécurité nationale, et plus généralement sur l’ensemble des questions stratégiques. Il est en cela un acteur peu connu, mais majeur, parfois prédominant, de la politique étrangère des États-Unis. Il réunit statutairement le vice-président, le secrétaire d’État, le secrétaire à la Défense et le conseiller à la sécurité nationale autour du président. Au fil du temps et en fonction de la personnalité du conseiller à la sécurité nationale, il a fonctionné comme une administration à part entière, possédant une existence propre, devenant ainsi l’un des acteurs-clé de la formulation de la politique étrangère des États-Unis, concurrençant le département d’État et le département de la Défense. |
Crise politico-militaire en Côte d'IvoireLa crise politico-militaire en Côte d'Ivoire commence le 19 septembre 2002, un début de solution se profile le 24 janvier 2003 avec la signature de l’Accord de Linas-Marcoussis. Cependant, une brusque crispation en novembre 2004 remet en cause toutes les avancées obtenues. Une promesse de règlement final se dessine enfin avec la signature de l’Accord politique de Ouagadougou le 4 mars 2007. Le 19 septembre 2002, des soldats rebelles venus du Burkina Faso tentent de prendre le contrôle des villes d'Abidjan, Bouaké et Korhogo. Ils échouent dans leur tentative de prendre Abidjan mais sont victorieux dans les deux autres villes, respectivement dans le centre et le nord du pays. La rébellion qui prendra plus tard le nom de "Forces Nouvelles" occupe progressivement la moitié nord du pays le coupant ainsi en deux zones géographiques distinctes : le sud tenu par les Forces Armées Nationales de Côte d’Ivoire (FANCI) et le nord tenu par les Forces Armées des Forces Nouvelles (FAFN). |
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CésaropapismeLe césaropapisme est un mot né au milieu du XIXe siècle. Il désigne un système de gouvernement temporel (césar) qui, dans une volonté de domination universelle, cherche à exercer son pouvoir sur les affaires religieuses (pape). L’Empereur empiète donc sur les affaires de l’Église. Il occupe ainsi une place privilégiée dans la sphère législative et théologique de l’Église. Pour le cas des monarchies, on peut aussi parler de théocratie royale, gouvernement de la cité par Dieu, par l’élu de Dieu, le roi doit gouverner l’État et protéger l’Église. Le problème que posent les relations entre le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel est le suivant : il s’agit de savoir qui le dirige au nom de Dieu ; il faut donc déterminer si c’est le pape ou le patriarche qui est soumis à l’empereur en tant que citoyen romain ou si l’empereur est soumis au pape en tant que chrétien. La naissance du césaropapisme est contemporaine de la conversion au christianisme de l’empereur Constantin au début du IVe siècle. Ce mode de gouvernement est lié à l’Antiquité tardive et à l’Empire byzantin. En Occident, il concerne la période ottonienne. |
Élection présidentielle française de 1974À la suite du décès du président Georges Pompidou le 2 avril 1974 atteint de la maladie de Waldenström, une élection présidentielle anticipée était devenue nécessaire. Elle se tint les 5 et 19 mai 1974. Cette élection, qui marqua le reflux du gaullisme, allait se conclure par l’investiture d’un jeune président de 48 ans qui cultivait une image de modernité et de jeunesse (il est le plus jeune président de la Cinquième République), Valéry Giscard d’Estaing. Le second tour, qui l’opposa au candidat de l’Union de la gauche François Mitterrand, fut le plus serré de l’histoire de la Cinquième République, la victoire n’étant finalement assurée à Valéry Giscard d’Estaing que par 430 000 voix d’avance. Ce scrutin fut aussi celui d’un autre record : celui de la participation électorale. Avec 87,33 % de participation au second tour, ce fut le plus faible taux d’abstention de toute l’histoire du suffrage universel en France. |
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Félix Houphouët-BoignyFélix Houphouët-Boigny (serait né Dia Houphouët le 18 octobre 1905 à N'Gokro (Yamoussoukro) selon la biographie officielle - mort le 7 décembre 1993), surnommé « le sage » ou même « Nanan Boigny » ou « Nanan Houphouet » ou encore « le Vieux » (au sens africain du terme), est le « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Successivement chef traditionnel, médecin, planteur, leader syndical, député ivoirien en France, ministre de gouvernements français, président de l'Assemblée nationale ivoirienne, maire d'Abidjan, Premier ministre ivoirien et premier président de la Côte d'Ivoire de 1960 à 1993, Félix Houphouët-Boigny tient un rôle de premier ordre dans le processus de décolonisation de l'Afrique, et domine jusqu’à la fin de sa vie, la scène politique de son pays natal. Partisan de la Françafrique, une étroite collaboration avec l’ancienne métropole, il parvient de cette façon à développer économiquement la Côte d’Ivoire, notamment dans le secteur agricole, faisant de son pays un îlot de prospérité dans un continent miné par la pauvreté ; on parle alors de « miracle ivoirien ». |
Fulbert YoulouFulbert Youlou (1917-1972) fut le premier président de la République du Congo de 1959 à 1963. L’abbé Fulbert Youlou est l’un des personnages les plus controversés du Congo-Brazzaville, à tel point que durant des décennies, il fit l’objet d’un anathème dans son pays. Pourtant, à ses débuts, celui qu’on appelait l’« Abbé » était apparu à ses concitoyens comme une sorte d’homme providentiel. C’est lui qui, en août 1960, avait conduit son pays à l’indépendance. Lui qui, en décembre 1960, avait organisé une grande conférence intercontinentale à Brazzaville, au cours de laquelle il vanta les bienfaits du libéralisme économique et condamna le communisme. Trois ans plus tard, la prospérité économique n’était toujours pas au rendez-vous, alors que le gouvernement déployait un faste insolent. Youlou le « modéré » décevait. Sa décision d’imposer en août 1963, le monopartisme en emprisonnant les leaders syndicaux fut l’élément déclencheur de la révolution des « Trois Glorieuses ». La France refusa, alors, d'aider ce chef d’État africain que le couple de Gaulle méprisait. Ne disposant quasiment plus d'aucun soutien, cet ancien prêtre quitta le pouvoir et laissa derrière lui l’image d’un président de la République excentrique, autoritaire et corrompu. |
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Illiam DhoneIlliam Dhone, surnom de William Christian (né le 14 avril 1608 dans le Ronaldsway - exécuté le 2 janvier 1663 à Castletown), était un homme politique mannois, troisième fils d'Ewan Christian, deemster de l'île de Man. Il occupa des fonctions importantes, comme celle de membre de la House of Keys, puis surtout de gouverneur de l'île de Man. Il se rebella contre la famille des Derby, seigneurs de l'île, fut jugé sommairement puis exécuté dans la précipitation. Son fils, George Christian (1635-1694), se battit pour obtenir une réhabilitation, ce qui intervint sur ordre du Conseil privé du roi d'Angleterre. Illiam Dhone est aujourd'hui très populaire sur l'île de Man et considéré comme un résistant à l'oppression anglaise. Sa mort est commémorée tous les 2 janvier à Castletown. Son surnom, d'origine mannoise, signifie « Guillaume le Brun » en raison de ses cheveux noirs. |
Léon MbaLéon Mba (1902-1967) fut le premier président du Gabon de 1961 à 1967. Issu de l’ethnie Fang, Léon Mba est né au sein d’une famille relativement privilégiée. Son instruction lui permet en 1924 d’être désigné par l’administration coloniale comme chef de canton dans la province de l’Estuaire. Toutefois, il connaît quelques démêlés avec la justice. En 1946 commence son ascension politique qui le conduit à prendre, en 1957, la tête du Gabon grâce au poste de vice-président du Conseil du gouvernement. En 1958, c’est lui qui dirige l’intégration du Gabon dans la Communauté franco-africaine. L’année suivante, il est nommé premier Premier ministre de la République autonome du Gabon. Bien que n’étant pas un farouche partisan de l’indépendance, il la proclame le 17 août 1960. Il est élu en 1961 premier président du pays. Au fur et à mesure du temps, sa manière de gouverner devient de plus en plus dictatoriale. En 1964, Léon Mba est renversé par un coup d'État qui amène au pouvoir son opposant démocrate Jean-Hilaire Aubame. La France le ramène militairement au pouvoir et n'a de cesse de l’entourer, le protéger et le conseiller. En 1967, Léon Mba est réélu, puis meurt le 27 novembre de la même année. À l'occasion du 40e anniversaire de la disparition de son prédécesseur, le Président Omar Bongo Ondimba a inauguré à Libreville le tout nouveau mausolée dédié à la mémoire de celui qui fut son parrain politique. |
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Louise MichelLouise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte et morte le 9 janvier 1905 à Marseille, alias Enjolras, est une militante anarchiste et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste. Préoccupée très tôt par l'éducation, elle enseigne quelques années avant de monter à Paris en 1856. Là, elle développe une activité littéraire, pédagogique, politique et activiste importante et se lie avec plusieurs personnalités révolutionnaires blanquistes du Paris des années 1860. En 1871, elle participe activement aux évènements de la Commune de Paris, autant en première ligne qu'en soutien. Capturée en mai, elle est déportée en Nouvelle-Calédonie où elle s'éveille à la pensée anarchiste. Elle revient en France en 1880, et, très populaire, elle multiplie les manifestations et meetings en faveur des prolétaires. Elle reste surveillée par la police, et est emprisonnée à plusieurs reprises, mais poursuit inlassablement un activisme politique important dans toute la France jusqu'à sa mort à l'âge de 74 ans. Elle représente une figure importante de la Commune de Paris et de l'enseignement révolutionnaire des années 1860, et constitue encore aujourd'hui une personnalité influente dans la pensée révolutionnaire et anarchiste. |
Louis RielLouis « David » Riel (22 octobre 1844 – 16 novembre 1885) était un homme politique canadien, chef du peuple métis dans les Prairies canadiennes et fondateur de la province du Manitoba. Il a dirigé deux mouvements de résistance contre le gouvernement canadien dans le but de protéger les droits et la culture des Métis alors que l'influence canadienne se faisait de plus en plus sentir dans les Territoires du Nord-Ouest. La première révolte est la rébellion de la rivière Rouge de 1869 à 1870. Le gouvernement provisoire établi par Louis Riel négocie finalement l'entrée de la province du Manitoba dans la Confédération canadienne. Celui-ci doit s'exiler aux États-Unis en raison de l'exécution de Thomas Scott pendant ces événements, malgré cela il est largement considéré comme le « Père du Manitoba ». Durant cette période, il est élu à trois reprises à la Chambre des communes du Canada, bien qu'il n'ait jamais pu occuper son siège. C'est là qu'il commence à souffrir de troubles mentaux par intermittences, notamment d'illusions mystiques lui dictant qu'il était prophète de son peuple et le fondateur d'une nouvelle chrétienté. Cette conviction réapparaît plus tard dans sa vie, et influence très probablement son action. Louis Riel revient en 1884 dans l'actuelle Saskatchewan pour présenter les doléances du peuple métis au gouvernement du Canada. Cette résistance dégénère en confrontation armée connue sous le nom de rébellion du Nord-Ouest de 1885. Celle-ci est écrasée et se conclut par l'arrestation, le procès puis l'exécution de Riel pour trahison. Jouissant d'un certain capital de sympathie dans les régions francophones du Canada, sa mort a des répercussions durables sur les relations entre la province du Québec et le Canada anglophone. |
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Martin Luther KingLe révérend Martin Luther King Jr, né à Atlanta, en 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, était un pasteur baptiste afro-américain, militant pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis et un activiste politique. Il a organisé et dirigé des marches pour le droit de vote, la déségrégation, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les Noirs-Américains. La plupart de ces droits ont été promus par la loi américaine « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act » sous la présidence de Lyndon B. Johnson. Il prononce l'un de ses plus célèbre discours le 28 août 1963 à Washington : « I have a dream » (J'ai un rêve). Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non violente contre la ségrégation raciale et pour la paix. Il commence alors une campagne contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté, qui prend fin en 1968 avec son assassinat par James Earl Ray, dont la culpabilité et la participation à un complot sont toujours débattues. Il se voit décerner à titre posthume la Médaille présidentielle de la liberté par Jimmy Carter en 1977 et la médaille d'or du Congrès en 2004. Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux États-Unis. |
Mohandas Karamchand GandhiMohandas Karamchand Gandhi (en Gujarâtî : મોહનદાસ કરમચંદ ગાંધી ; romanisé : mohandās karamcaṃd gāndhī, API : /moːhənd̪aːs kərəmtʃənd̪ gaːnd̪ʱiː/), né à Porbandar, Goujerat le 2 octobre 1869, mort à Delhi le 30 janvier 1948, était un dirigeant politique, guide spirituel important de l’Inde et du mouvement pour l’indépendance de ce pays. Il est communément connu et appelé en Inde et dans le monde comme Mahatma Gandhi (du sanskrit, Mahatma : grande âme), voire simplement Gandhi ou Bapu (Père dans beaucoup de langues de l’Inde). Il a été un pionnier et un théoricien du satyagraha, la résistance à l’oppression à l’aide de la désobéissance civile de masse, le tout fondé sur l’ahimsa (totale non-violence), qui a mené l’Inde à l’indépendance. Gandhi a inspiré de nombreux mouvements de libérations et de droits civiques autour du monde et de nombreuses autres personnalités comme Albert Schweitzer, Martin Luther King, Steve Biko, le Dalaï lama et Aung San Suu Kyi. Ses critiques importantes envers la modernité occidentale, les formes d’autorité et d’oppression (dont l’État), lui valurent aussi la réputation de critique du développement dont les idées ont influencé beaucoup de penseurs politiques. Avocat ayant fait ses études de droit en Angleterre, Gandhi développa une méthode de désobéissance civile non-violente en Afrique du Sud, en organisant la lutte de la communauté indienne pour ses droits civiques. À son retour en Inde, Gandhi organisa les fermiers et les travailleurs pauvres pour protester contre les taxes écrasantes et la discrimination étendue et porta sur la scène nationale la lutte contre les lois coloniales créées par les Britanniques. Devenu le dirigeant du Congrès national indien, Gandhi mena une campagne nationale pour l'aide aux pauvres, pour la libération des femmes indiennes, pour la fraternité entre les communautés de différentes religions ou ethnies, pour une fin de l'intouchabilité et de la discrimination des castes, et pour l'autosuffisance économique de la nation, mais surtout pour le Swaraj, l'indépendance de l'Inde de toute domination étrangère. Gandhi a été reconnu comme le Père de la Nation en Inde, son anniversaire y est un jour férié. Cette date a été déclarée Journée internationale de la non-violence par l’Assemblée générale des Nations unies. |
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Philibert TsirananaPhilibert Tsiranana (1910?-1978), fut le premier président de Madagascar de 1959 à 1972. Pendant douze ans, la République de Tsiranana a connu une stabilité institutionnelle qui tranchait face aux troubles politiques qui secouaient l’Afrique francophone à la même époque. Cette particularité participa à la construction de sa popularité, attribuant à Philibert Tsiranana une réputation d'homme d’État remarquable. En comparaison des autres pays en voie de développement, son bilan est honorable : Madagascar connaissait une démocratie restreinte, et l’économie progressait lentement en suivant la voie d'un socialisme pragmatique. Madagascar se vit ainsi attribuer le surnom d’« Ile heureuse ». Usé sur le plan physique et politique, la fin de son mandat fut plus mitigée. L'image populaire d'un bienveillant maître d’école qu'il affichait publiquement, dissimulait aussi une grande fermeté, voire un penchant pour l’autoritarisme. Il demeure toutefois une figure politique malgache de premier plan et reste connu dans son pays comme le « Père de l’indépendance ». |
Politique de la SuisseLa politique de la Suisse est celle d'une république fédérale, composée de 26 cantons. Elle se caractérise par la démocratie directe, l’importance des droits civiques, politiques et fondamentaux ainsi que par la neutralité en politique extérieure. La politique interne respecte la séparation des pouvoirs, la recherche de consensus et les diversités régionales, jusqu'à assurer la représentation de ces dernières au sein du gouvernement. |
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Relations entre la France et l'IranLes plus anciennes relations entre la France et l'Iran attestées datent du haut Moyen Âge. Elles ont d'abord un objectif politique et religieux lors des croisades, puis avec l'envoi de missionnaires. Par la suite, les relations franco-iraniennes se développent dans un but plus commercial à partir des Safavides. Entre la Révolution française et la Première Guerre mondiale, de nombreux contacts se nouent entre les deux pays, avec la mise en place d'une influence culturelle française grandissante en Perse. Ces relations sont périodiquement ternies par les manœuvres des grands empires occidentaux (russe et britannique principalement) visant à peser sur le destin de l'Iran, stratégiquement situé sur les routes entre le Proche-Orient et l'Inde. Cependant, depuis la révolution iranienne et le soutien de la France à l'Irak lors de la guerre Iran-Irak, les relations se sont dégradées. Dernièrement, le refus de l’Iran de stopper l’enrichissement de l’uranium, et le fait que la France soutient le renvoi de l'Iran devant le Conseil de sécurité des Nations unies ont encore plus éloigné les deux pays. |
Révolution russeLa Révolution russe est l’ensemble des événements de 1917 ayant conduit en février au renversement spontané du régime tsariste de Russie, puis en octobre à l’installation préparée d’un régime « léniniste ». Largement produite par la Grande Guerre, la Révolution russe est un événement fondateur et décisif du « court XXe siècle » ouvert par l’éclatement du conflit européen en 1914 et clos en 1991 par la disparition de l’URSS. Objet de sympathies et d’immenses espoirs pour les uns (la « grande lueur à l’Est » de Jules Romains, le « charme universel d’Octobre » décrit par François Furet), objet de sévères critiques, voire de peurs et de haines viscérales pour les autres, elle reste un des faits les plus étudiés et les plus passionnément discutés de l’histoire contemporaine. Son déroulement et ses conséquences posent toujours de nombreuses questions. Les historiens sont encore partagés quant à savoir si Février impliquait nécessairement Octobre. La nature d’Octobre (révolution, coup d'État ou combinaison des deux ?), les raisons des violences de la guerre civile de 1918-1921, celles de la genèse de la dictature soviétique sont également très discutées. Le débat très ancien sur l’évolution conduisant au stalinisme des années 1930 n’a jamais été non plus définitivement tranché : filiation logique, ou bien déviation (voire trahison), par rapport aux idéaux et aux pratiques des bolcheviks de la Révolution ? |
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Samuel AdamsSamuel Adams (né le 27 septembre 1722 à Boston — mort le 2 octobre 1803 à Boston) était un homme politique, écrivain et philosophe américain, né dans le Massachusetts en Nouvelle-Angleterre. Considéré comme l’un des Pères fondateurs des États-Unis, Samuel Adams mena la fronde anti-britannique avant et pendant la Révolution américaine. Ses talents d’orateur et d’écrivain lui permirent de s’imposer dans les assemblées et les réunions ; il rédigea des pétitions et des résolutions qui firent avancer le processus révolutionnaire et l’organisation politique du pays. Il signa la Déclaration d'indépendance américaine, collabora à la rédaction de la constitution du Massachusetts et des Articles de la Confédération. Il termina sa carrière comme gouverneur du Massachusetts de 1793 à 1797. Samuel Adams est considéré comme l’un des principaux architectes du républicanisme et fut l’une des grandes figures politiques du Massachusetts et des États-Unis au XVIIIe siècle. |
Scandale du WatergateL'affaire du Watergate, qui se déroule de 1972 à 1974, est l'un des plus grands scandales de la vie politique américaine au XXe siècle. Sur fond d'élections présidentielles en 1972, l'affaire commence avec le cambriolage de locaux du Parti démocrate dans l'immeuble du Watergate à Washington, et se développe ensuite avec de nombreuses ramifications. Les investigations de journalistes et une longue enquête sénatoriale lèvent le voile sur des pratiques illégales à grande échelle au sein de l'administration présidentielle. Obsédés par l'affaire et suivis par leurs confrères, deux journalistes, Woodward et Bernstein (surnommés Woodstein), parviennent à éclairer le sujet, qui est ensuite relayé par la justice américaine, puis par une commission d'enquête sénatoriale. C'est l'un des cas les plus évidents, dans l'histoire américaine, du pouvoir de la Presse : le « quatrième pouvoir ». L'affaire se transforme en dénonciation des abus du pouvoir présidentiel, plusieurs personnalités proches du pouvoir sont finalement condamnées et le président Richard Nixon est contraint à la démission le 9 août 1974 suite à la procédure d'impeachment engagée contre lui. |
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Système électoralLe système électoral, mode de scrutin ou régime électoral, désigne tout type de processus permettant la désignation de représentants par un corps électoral donné, souvent dans le cadre d’une élection où des candidats sont élus pour exercer un mandat public. Dans le cadre d'élections, les systèmes électoraux sont soit des scrutins utilisant la règle de la majorité, dits scrutins majoritaires, soit des systèmes cherchant à représenter plus ou moins fidèlement le vote des électeurs via le principe de la représentation proportionnelle, soit des systèmes mixtes alliant ces deux types de système. Différents modes de scrutin peuvent donner des résultats très différents, en particulier dans les cas où il n'y a pas de préférence clairement majoritaire en faveur d’une seule et même option. À ce jour, plusieurs systèmes sont en vigueur ou proposés ; ils suscitent de nombreuses polémiques qui contribuent à la continuité du débat démocratique. Mais un système électoral n'est pas seulement une méthode de « transformation » des suffrages en élus. « Il constitue aussi un facteur important d'orientation positive du vote populaire, puisque sa logique et sa dynamique [...] influencent de façon souvent déterminante le choix de l'électeur ». L'importance que revêt cet aspect du vote dans un système démocratique justifie que de nombreux théoriciens se soient penchés sur les modes de scrutin, leurs effets et leur fonctionnement. Leur étude, qualifiée de théorie du vote dans le jargon anglophone, est une discipline du droit constitutionnel qui entre en relation avec la science politique et les mathématiques. Des aspects indépendants du fonctionnement des modes de scrutin mais entrant fatalement en relation avec lui, tels la procédure électorale (décompte, scrutin, etc.), le corps électoral, l'éligibilité et le poids attribué à chaque vote sont traités par ailleurs. |
Thomas JeffersonThomas Jefferson, né le 13 avril 1743 à Shadwell et mort le 4 juillet 1826 à Monticello, a été le troisième président des États-Unis d'Amérique de 1801 à 1809. Cet homme d'État était également philosophe, agronome, inventeur, architecte et il ne cachait pas ses sympathies francophiles. Propriétaire d'une plantation en Virginie, il possédait de nombreux esclaves. Pourtant, Jefferson était attaché aux Droits de l'homme pour lesquels il lutta au niveau de son État et du pays. Il faisait partie de l'élite des Lumières et a connu les plus grands esprits de son temps. Rédacteur d'une partie de la Déclaration d'indépendance, il doubla la superficie des États-Unis par l'achat de la Louisiane. Les Américains affirment « vénérer Washington, aimer Lincoln et se rappeler Jefferson ». Pourtant, nombreux sont les hommages rendus au troisième président des États-Unis : 29 comtés et 24 villes (dont la capitale du Missouri, Jefferson City) portent son nom de famille. Jefferson est représenté sur le Mont Rushmore. Il a son sommet (le Mount Jefferson), son monument dans la capitale fédérale (le Jefferson Memorial), son effigie figure sur le billet de deux dollars et sur la pièce de cinq cents. |
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Vincent-Marie de VaublancVincent-Marie Viénot, comte de Vaublanc (né le 2 mars 1756 à Fort Dauphin à Saint-Domingue, aujourd’hui Fort-Liberté à Haïti, et mort le 21 août 1845 à Paris) est un homme politique, écrivain français, catholique et de tendance royaliste. Sa carrière politique l’amène à côtoyer successivement Louis XVI, Barras, Napoléon Ier, le comte d’Artois, futur Charles X, et enfin Louis XVIII. Proscrit et recherché par quatre fois par les différents régimes politiques, jamais arrêté, il parvient à chaque fois à rentrer en grâce. Dans une carrière longue et mouvementée, il est successivement député monarchiste sous la Révolution et pendant le Directoire, proscrit sous la Terreur, préfet de Napoléon, ministre de l’Intérieur de Louis XVIII et pour finir sa vie politique, député ultra-royaliste. Il est notamment connu pour l’éloquence fougueuse de ses discours et sa réorganisation controversée de l’Académie française en 1816 en tant que ministre de l’Intérieur. Il fait partie de ces personnages secondaires qui traversent et marquent cette période de l’histoire de France. Homme d’ordre au caractère affirmé, partisan modéré des « évolutions » de 1789, il finit sa vie politique sous la Restauration dans une position d’extrémiste contre-révolutionnaire. |
TotalitarismeLe totalitarisme est le système politique des régimes à parti unique, n'admettant aucune opposition organisée, dans lequel l'État tend à confisquer la totalité des activités de la société. Concept forgé au XXe siècle, durant l'entre-deux-guerres, le totalitarisme signifie étymologiquement « système tendant à la totalité, à l'unité ». L'expression vient du fait qu'il ne s'agit pas seulement de contrôler l'activité des hommes, comme le ferait une dictature classique : un régime totalitaire tente de s'immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l'adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis de la communauté. Les caractéristiques habituellement retenues pour caractériser le totalitarisme sont : une idéologie imposée à tous, un parti unique contrôlant l'appareil d'État, dirigé idéalement par un chef charismatique, un appareil policier recourant à la terreur, une direction centrale de l'économie, un monopole des moyens de communication de masse et un monopole des forces armées. |
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William TubmanWilliam Tubman, de son nom complet William Vacanarat Shadrach Tubman (né le 25 novembre 1895 à Harper au Libéria – mort le 23 juillet 1971 à Londres), est un homme politique d’origine américano-libérienne, président de la République du Liberia de 1944 jusqu'à sa mort en 1971. Considéré comme le « père du Libéria moderne », sa présidence est marquée par l’afflux d’investissements étrangers dans son pays et par sa modernisation. Le Libéria connaît alors une certaine prospérité. Il mena également une politique d’unité nationale dans le but de réduire les écarts sociaux et politiques entre Américano-Libériens et les Libériens autochtones. Toutefois, au fur et à mesure de ses années au pouvoir, sa manière de gouverner devint de plus en plus dictatoriale. |
Yasser ArafatYasser Arafat (ياسر عرفات), né le 24 août 1929 au Caire et décédé le 11 novembre 2004 à Clamart en France, aussi sous son kounya Abou Ammar ( ابو عمّار), a été un activiste puis homme d'État palestinien. Dirigeant du Fatah puis également de l’Organisation de libération de la Palestine, longtemps considéré comme un terroriste notamment par Israël en raison de son implication dans de nombreuses opérations qui ont coûté la vie à des civils et à des militaires israéliens, Yasser Arafat est resté pendant plusieurs décennies une figure controversée de l’expression par la violence des aspirations nationales palestiniennes avant d’apparaître pour Israël comme un partenaire de discussions dans le cadre du processus de paix israélo-palestinien dans les années 1990. Yasser Arafat représente alors le peuple palestinien dans les différentes négociations de paix et signe les accords d’Oslo en 1993. Il devient le premier président de la nouvelle Autorité palestinienne et reçoit le prix Nobel de la Paix 1994 en compagnie de Shimon Peres et Yitzhak Rabin. À partir de 2001, après l’échec du sommet de Taba et le déclenchement de la Seconde Intifada, il perd progressivement de son crédit auprès d’une partie de son peuple qui lui reproche la corruption de son autorité. Il se retrouve isolé sur la scène internationale tandis que les Israéliens élisent Ariel Sharon au poste de Premier ministre de l’État d’Israël, amenant un durcissement de la position israélienne vis-à-vis du dirigeant palestinien contraint à ne plus quitter Ramallah. Cet isolement n’est rompu qu’à la veille de sa mort, quand il est emmené d’urgence à Clamart en région parisienne où il décède en 2004. |
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Franklin Delano RooseveltFranklin Delano Roosevelt (ˈrəʊzəvelt), né le 30 janvier 1882 à Hyde Park (État de New York) et mort le 12 avril 1945 à Warm Springs (Géorgie), était le 32e président des États-Unis. Figure centrale du XXe siècle, il fut le seul président américain à être élu à quatre reprises à partir de 1932 et à accomplir quatre mandats consécutifs. Confronté à la Grande Dépression, Roosevelt mit en œuvre le New Deal, un programme de relance de l’économie et de lutte contre le chômage. Il refonda le système bancaire et la Sécurité sociale. Il créa de nombreuses agences gouvernementales telles que la Works Progress Administration, la National Recovery Administration ou l’Agricultural Adjustment Administration. Il réussit à élaborer un nouveau mode de présidence, plus interventionniste et plus active grâce à son équipe de conseillers (Brain Trust). Roosevelt fut l’un des principaux acteurs de la Seconde Guerre mondiale et rompit avec l’isolationnisme traditionnel de son pays. Avant l’entrée en guerre des États-Unis, il lança le programme Lend-Lease afin de fournir les pays alliés en matériel de guerre. Après l’attaque de Pearl Harbor, il assuma pleinement ses fonctions de Commandant en chef de l’Armée américaine et prépara largement la victoire des Alliés. Il tint un rôle de premier plan dans la transformation du monde au sortir du conflit. Critiqué par les uns, admiré par les autres, il a laissé une très forte empreinte dans l’histoire de son pays et celle du monde. |
William MurrayWilliam Murray, premier comte de Mansfield, SL, PC, né le 2 mars 1705 et mort le 20 mars 1793, est un barrister, homme politique et juge britannique connu pour sa réforme de la loi anglaise. Né dans la noblesse écossaise, il reçoit son éducation à Perth avant de déménager à l'âge de 13 ans pour étudier à la Westminster School. Il est accepté au collège Christ Church de l'université d'Oxford en mai 1723, et acquiert rapidement une bonne réputation en tant que barrister. Impliqué dans la politique à partir de 1742, il est tout d'abord élu Membre du Parlement (« MP ») pour le borough de Boroughbridge, et est choisi pour le poste d'Avocat général. En l'absence d'un Procureur général assez puissant, il devient le principal porte-parole pour le gouvernement à la Chambre des communes, où il se fait remarquer pour son « grand talent d'éloquence » et est décrit comme « le meilleur orateur sans comparaison » de la Chambre. À la suite de la promotion de Sir Dudley Ryder en tant que Lord Chef de la Justice, il devient Procureur général, et lorsque Ryder meurt de manière inattendue quelques mois plus tard, c'est Mansfield qui prend sa place... |
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Charles-Maurice de Talleyrand-PérigordCharles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément nommé Talleyrand, est un homme politique et diplomate français, né le 2 février 1754 à Paris, mort dans cette même ville le 17 mai 1838. Issu d'une famille de la haute noblesse, boiteux, il est orienté vers la carrière ecclésiastique à la suite de son oncle, l'archevêque de Reims : il devient prêtre puis évêque d'Autun, avant de quitter le clergé pendant la Révolution pour mener une vie laïque. Talleyrand occupe des postes de pouvoir politique durant la majeure partie de sa vie et sous la plupart des régimes successifs que la France connaît à l'époque : il est notamment agent général du clergé sous l'Ancien Régime, député, président de l'Assemblée nationale et ambassadeur pendant la Révolution française, ministre des Relations extérieures sous le Directoire, le Consulat puis sous le Premier Empire, ambassadeur, ministre des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres sous la Restauration, ambassadeur sous la Monarchie de Juillet. Il assiste à quatre couronnements. Il intervient fréquemment dans les questions économiques et financières, pour lesquelles son acte le plus fameux est la proposition de nationalisation des biens du clergé. Toutefois, sa renommée provient surtout de sa carrière diplomatique exceptionnelle, dont l'apogée est le congrès de Vienne. Homme des Lumières, libéral convaincu, tant du point de vue politique et institutionnel que social et économique, Talleyrand théorise et cherche à appliquer un « équilibre européen » entre les grandes puissances. Réputé pour sa conversation, son esprit et son intelligence, il mène une vie entre l'Ancien Régime et le XIXe siècle. Décrit comme le « diable boiteux », un traître cynique plein de vices et de corruption, ou comme un dirigeant pragmatique et visionnaire, soucieux d'harmonie et de raison, admiré ou détesté par ses contemporains, il suscite de nombreuses études historiques et artistiques. |
National Socialist Movement (États-Unis)Le National Socialist Movement (sigle : « NSM », en français : « Mouvement national-socialiste »), à l'origine National Socialist American Workers Freedom Movement (« Mouvement national-socialiste des travailleurs américains pour la liberté »), est une organisation néonazie américaine. Créé en 1974 par deux anciens membres du Parti nazi américain (American Nazi Party), le National Socialist American Workers Freedom Movement reste marginal au sein de l'extrême-droite aux États-Unis jusqu'au début des années 1990 pour devenir la plus importante organisation néo-nazie durant les années 2000. Se revendiquant officiellement du nazisme, le National Socialist Movement organise différents meetings et manifestations et est actif sur internet, tandis que certains de ses membres sont impliqués dans des actes de violence politique et de criminalité classique. |
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Wesley ClarkWesley Kanne Clark, Sr., KBE (né le 23 décembre 1944 à Chicago), est un homme politique, entrepreneur et ancien général des Forces armées des États-Unis. Clark fut major de sa promotion à West Point, obtint une bourse Rhodes pour entrer à l'université d'Oxford, où il fut diplômé de philosophie, politique et économie. Il fut également reçu au Command and General Staff College, où il étudia la science militaire. Il passa trente-quatre années dans l'armée et au département de la Défense, où il reçut de nombreuses décorations, parmi lesquelles la médaille présidentielle de la Liberté. Il commanda notamment l'opération Allied Force durant la guerre du Kosovo en tant que commandant du Grand quartier général des puissances alliées en Europe de l'OTAN de 1997 à 2000. Il se lança dans la course à l'investiture démocrate le 17 septembre 2003. Il se retira le 11 février 2004 après avoir gagné l'investiture en Oklahoma, et apporta son soutien à John Kerry, qui fut investi par le parti en juillet 2004. Clark est actuellement à la tête d'un comité d'action politique nommé WesPAC, créé après les primaires perdues. Ce comité fait office de think tank, et apporta son soutien aux candidats démocrates aux élections de mi-mandat en 2006. Clark était considéré comme candidat potentiel à l'élection présidentielle américaine de 2008, mais décida d'appuyer Hillary Clinton le 15 septembre 2007 puis Barack Obama lorsque celle-ci fut écartée de la course. Clark est actuellement coprésident de Growth Energy, un lobby promouvant l'utilisation de l'éthanol. |
Social-libéralismeLe social-libéralisme ou nouveau libéralisme (son nom d’origine) ou haut libéralisme, ou libéralisme radical (radical liberalism) ou libéralisme moderne (modern liberalism), ou, souvent en Amérique du Nord, liberalism, est un courant du libéralisme qui, à la suite de John Stuart Mill, met au centre de sa pensée le développement tant intérieur que matériel des êtres humains pensés dans leur interaction sociale. Au plan politique, son éthique s’oppose à l’autoritarisme et cherche à impliquer les êtres humains dans le processus décisionnel d’où l’accent mis sur la démocratie. Au plan économique et social, il promeut des institutions cherchant à concilier liberté et égalité à travers notamment la mise en place de régulations ayant pour but d’établir une concurrence équilibrée et de politiques de redistribution visant à accroitre les capabilités des individus. Son épistémologie l’amène à traiter des problèmes économiques et sociaux en partant de l’étude des faits même s’ils sont déplaisants (notion de hard-facts). Ce les mène à être plus inductifs, à partir plus de l’analyse des données que les économistes libéraux classiques qui raisonnaient de façon plus déductive. Sur nombre d’autres points, il se distingue également du libéralisme classique, l’autre grand courant du libéralisme et de fortes tensions entre eux sont perceptibles. Aux États-Unis, le social-libéralisme, généralement classé à gauche, constitue le courant le plus important du libéralisme. En Europe, où son influence est plus modeste, il est parfois présent dans les branches qualifiées de centristes de partis politiques non extrémistes. Le social-libéralisme commence à se constituer au milieu du XIXe siècle. Au niveau politique et social, il est alors très lié à l’université d’Oxford et émerge sous le nom de Nouveau Libéralisme. Au niveau économique, il est plutôt influencé par des chercheurs de l’université de Cambridge. Au plan international, avec des figures telles que Woodrow Wilson, Norman Angell et David Mitrany, il a fortement contribué à l’établissement des institutions internationales de régulation, tant au niveau politique (Société des Nations et Organisation des Nations Unies) qu’économique, comme en témoigne le rôle de John Maynard Keynes dans l’établissement du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. Le social-libéralisme en tant qu’idéologie au sens de Michael Freeden (c’est-à-dire en tant que favorisant certaines actions) a eu une influence notable sur la vie politique en France à travers le solidarisme et aux États-Unis, à travers le programme Nouvelle Liberté (New Freedom) de Woodrow Wilson. Toutefois, cette idéologie n’est dominante qu’après la Seconde Guerre mondiale. Elle sera très fortement contestée à la fin des Trente Glorieuses et perd l’essentiel de son influence au profit notamment d’autres courants libéraux. Il lui est notamment reproché de ne pas assez impliquer les êtres humains dans le processus décisionnel et d’avoir cédé à la tentation de l’expertise, particulièrement forte en économie. Si le social-libéralisme perd alors son influence politique, il connaît parallèlement un renouveau intellectuel et, sous l’influence notamment de John Rawls, il opère un retour vers un plus grand respect des citoyens, en même temps qu’il esquisse une critique de son « économisme ». Par ailleurs, il développe une réflexion liée aux moyens de répondre aux nouveaux défis qui se posent aux sociétés du XXIe siècle : la justice sociale avec deux approches majeures pour partie concurrente et pour partie complémentaire, celle de John Rawls, très institutionnelle, et celle axée sur les capabilités (Amartya Sen et Martha Nussbaum) : les droits civiques, le multiculturalisme, les politiques du care, etc. |