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Wikipédia:Sélection/Premier Empire

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Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord

Talleyrand, par Pierre-Paul Prud'hon (détail).

Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, communément nommé Talleyrand, est un homme politique et diplomate français, né le 2 février 1754 à Paris, mort dans cette même ville le 17 mai 1838.

Issu d'une famille de la haute noblesse, boiteux, il est orienté vers la carrière ecclésiastique à la suite de son oncle, l'archevêque de Reims : il devient prêtre puis évêque d'Autun, avant de quitter le clergé pendant la Révolution pour mener une vie laïque.

Talleyrand occupe des postes de pouvoir politique durant la majeure partie de sa vie et sous la plupart des régimes successifs que la France connaît à l'époque : il est notamment agent général du clergé sous l'Ancien Régime, député, président de l'Assemblée nationale et ambassadeur pendant la Révolution française, ministre des Relations extérieures sous le Directoire, le Consulat puis sous le Premier Empire, ambassadeur, ministre des Affaires étrangères et président du Conseil des ministres sous la Restauration, ambassadeur sous la Monarchie de Juillet. Il assiste à quatre couronnements.

Il intervient fréquemment dans les questions économiques et financières, pour lesquelles son acte le plus fameux est la proposition de nationalisation des biens du clergé. Toutefois, sa renommée provient surtout de sa carrière diplomatique exceptionnelle, dont l'apogée est le congrès de Vienne. Homme des Lumières, libéral convaincu, tant du point de vue politique et institutionnel que social et économique, Talleyrand théorise et cherche à appliquer un « équilibre européen » entre les grandes puissances.

Réputé pour sa conversation, son esprit et son intelligence, il mène une vie entre l'Ancien Régime et le XIXe siècle. Décrit comme le « diable boiteux », un traître cynique plein de vices et de corruption, ou comme un dirigeant pragmatique et visionnaire, soucieux d'harmonie et de raison, admiré ou détesté par ses contemporains, il suscite de nombreuses études historiques et artistiques.

Bataille d'Austerlitz

Les Bivouacs  d’Austerlitz, par L.-F. Lejeune

La bataille d’Austerlitz surnommée la « bataille des Trois Empereurs », se déroule le 2 décembre 1805 (11 frimaire an XIV) dans le Sud de la Moravie, et plus précisément entre Brünn et Austerlitz. Après neuf heures de combats, la Grande Armée de Napoléon Ier bat les forces austro-russes de l’empereur François Ier d'Autriche et du tsar Alexandre. L’Angleterre, bien qu'invaincue, reste seule, ce qui met fin à la Troisième Coalition.

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Napoléon Ier

Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte (15 août 17695 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français de 1804 à 1814 sous le nom de Napoléon Ier.

Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale hors Scandinavie et plaça des membres de sa nombreuse famille sur les trônes de plusieurs royaumes.

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Retour des cendres

Le tombeau de Napoléon aux Invalides

La formule consacrée retour des cendres – le terme «  cendres » étant pris non au sens propre mais au sens figuré de « restes mortels d'une personne » – désigne le rapatriement en France, en 1840, à l'initiative d'Adolphe Thiers et du roi Louis-Philippe, de la dépouille mortelle de Napoléon et son inhumation aux Invalides.

En mourant, Napoléon Ier avait manifesté le désir d’être inhumé « sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple Français qu’il avait tant aimé » dans un codicille de son testament écrit le 16 avril 1821 à Longwood House.

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Vincent-Marie de Vaublanc

Profil de Vincent-Marie Viénot, comte de Vaublanc.

Vincent-Marie Viénot, comte de Vaublanc (né le 2 mars 1756 à Fort Dauphin à Saint-Domingue, aujourd’hui Fort-Liberté à Haïti, et mort le 21 août 1845 à Paris) est un homme politique, écrivain français, catholique et de tendance royaliste.

Sa carrière politique l’amène à côtoyer successivement Louis XVI, Barras, Napoléon Ier, le comte d’Artois, futur Charles X, et enfin Louis XVIII. Proscrit et recherché par quatre fois par les différents régimes politiques, jamais arrêté, il parvient à chaque fois à rentrer en grâce. Dans une carrière longue et mouvementée, il est successivement député monarchiste sous la Révolution et pendant le Directoire, proscrit sous la Terreur, préfet de Napoléon, ministre de l’Intérieur de Louis XVIII et pour finir sa vie politique, député ultra-royaliste. Il est notamment connu pour l’éloquence fougueuse de ses discours et sa réorganisation controversée de l’Académie française en 1816 en tant que ministre de l’Intérieur.

Il fait partie de ces personnages secondaires qui traversent et marquent cette période de l’histoire de France. Homme d’ordre au caractère affirmé, partisan modéré des « évolutions » de 1789, il finit sa vie politique sous la Restauration dans une position d’extrémiste contre-révolutionnaire.

Histoire de la Suisse sous domination française

Acte de médiation de Bonaparte

L'histoire de la Suisse sous domination française désigne l'une des étapes de la formation de la Confédération suisse venant après la Confédération des XIII cantons, comprise entre le début des manifestations provoquées par la Révolution française de 1789 et suivie par la Confédération des XXII cantons créée le 7 août 1815.

Les premières réactions en Suisse face aux évènements de la Révolution française sont négatives : l'annonce du massacre des gardes suisses aux Palais des Tuileries, la tentative d'invasion française de Genève en 1792 et la prise, la même année, de l'évêché de Bâle rattaché à la France, sont autant d'évènements qui sont mal perçus localement. Suite à l'échec d'un soulèvement en Suisse romande contre Berne, les meneurs se réfugient à Paris où ils poussent à la fin 1797 le gouvernement français à envahir la Suisse qui capitule une année plus tard. Le gouvernement français met alors en place le nouveau régime de la République helvétique, État centralisé et unitaire dont les limites administratives internes sont largement redessinées. Pendant cette période, la Suisse est touchée à la fois par les conflits européens et par des révoltes intérieures.

Le 30 septembre 1802, Napoléon Bonaparte impose l'Acte de médiation qui définit une nouvelle constitution pour le pays, ainsi qu'un nouveau découpage des frontières cantonales. Le Valais devient brièvement indépendant sous le nom de république rhodanienne avant d'être annexé par l'Empire français en 1810 tout comme Genève qui devient le chef-lieu du département du Léman et Neuchâtel qui est transformée en principauté. Pendant cette période, la Suisse est un protectorat français qui connaît une période de stabilité et de paix bien que son industrie soit durement touchée par les effets du blocus continental de la mobilisation pour la Grande Armée.

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Jacques-Louis David

Autoportrait (1794) — Musée du Louvre, Paris, France.

Jacques-Louis David, peintre français né le 30 août 1748 à Paris et mort le 29 décembre 1825 à Bruxelles, est considéré comme le chef de file de l’École néoclassique, dont il incarne le style pictural et l’option intellectuelle. Il opère une rupture avec le style galant et libertin de la peinture du XVIIIe siècle représentée à l'époque par François Boucher et Carl Van Loo, et revendique l’héritage du classicisme de Nicolas Poussin et des idéaux esthétiques grecs et romains, en cherchant, selon sa propre formule, à « régénérer les arts en développant une peinture que les classiques grecs et romains auraient sans hésiter pu prendre pour la leur ».

Formé à l'Académie royale de peinture et de sculpture, il devient en 1785 un peintre renommé avec le Serment des Horaces. Membre de l'Académie des beaux-arts, il combat cette institution sous la Révolution et entame en parallèle à sa carrière artistique une activité politique en devenant député à la Convention et ordonnateur des fêtes révolutionnaires. Son engagement l'amène à voter la mort du roi Louis XVI, et son amitié pour Maximilien de Robespierre lui vaudra, à la chute de celui-ci, d'être emprisonné lors de la réaction thermidorienne. Ses activités politiques prennent fin sous le Directoire, il devient membre de l'Institut et se prend d'admiration pour Napoléon Bonaparte. Il se met à son service quand celui-ci accède au pouvoir impérial, et il réalise pour lui sa plus grande composition Le Sacre de Napoléon...

Marie-Louise d'Autriche

Portrait de l’impératrice Marie-Louise.

Marie-Louise d’Autriche (Maria Ludovica Leopoldina Francisca Theresa Josepha Lucia de Habsbourg-Lorraine), archiduchesse d’Autriche, princesse de Hongrie et de Bohême, née le 12 décembre 1791 à Vienne (Autriche) et morte le 17 décembre 1847 à Parme (Italie), est impératrice des Français de 1810 à 1814, puis duchesse souveraine de Parme, Plaisance et Guastalla jusqu’en 1847.

Fille aînée de l’empereur François Ier d’Autriche, elle est donnée en mariage en 1810 à l’empereur des Français et roi d’Italie Napoléon Ier pour sceller le traité de Schönbrunn entre la France et l’Autriche, après la défaite de celle-ci lors de la bataille de Wagram en 1809.

Rejoignant à contrecœur la cour impériale des Tuileries, Marie-Louise commence rapidement à apprécier sa nouvelle position bien que les Français ne l’aiment pas et qu’elle ne se sente pas chez elle dans ce pays qui, vingt ans auparavant, a décapité une autre archiduchesse autrichienne, sa grand-tante Marie-Antoinette.

Quand Napoléon est vaincu par la sixième coalition, Marie-Louise décide de ne pas le suivre dans son exil à l’île d’Elbe, mais rentre avec son fils à la cour de Vienne. À l’issue des Cent-Jours et de la défaite décisive de Napoléon à Waterloo, l’impératrice, pour mieux défendre les intérêts de son fils, décide de rester fidèle à sa famille d’origine, les Habsbourg-Lorraine. Le congrès de Vienne lui accorde, en 1815, les Duchés de Parme, Plaisance et Guastalla. Elle n’a alors que 24 ans.

Durement critiquée par les Français pour avoir abandonné Napoléon au moment de la débâcle, Marie-Louise, qui gouverne pendant une période troublée, réussit en revanche, par une politique éclairée et sociale étroitement surveillée par l’Autriche, à être très aimée des Parmesans qui l’appellent « la bonne duchesse ».

Charles-Louis Huguet de Sémonville

Représentation de Charles-Louis Huguet de Sémonville.

Charles-Louis de Sémonville est un homme politique et diplomate français. Il est né à Paris le 9 mars 1759 et y est mort le 11 avril 1839.

Devenu conseiller au Parlement de Paris très jeune, Sémonville fait partie des aristocrates éclairés favorables aux idées portées par les Lumières, comme le marquis de La Fayette, le comte de Mirabeau ou l’évêque d’Autun Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, avec lesquels il se lie.

Sous la Révolution, il obtient plusieurs postes diplomatiques. Arrêté en Suisse alors qu’il se rend à Constantinople, il passe deux années et demi dans les geôles autrichiennes. Grâce à l’appui de Talleyrand, Sémonville est nommé en 1799 ambassadeur de la République française à La Haye, puis sénateur de l’Empire en 1805. En 1814, il rejoint la cause royaliste et devient grand référendaire de la Chambre des Pairs sous la Restauration. Sémonville conserve cette fonction jusqu’en 1834 et se retire de la vie politique…

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