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Ferrari D50

Lancia D50 en démonstration à Goodwood

La Lancia D50 est une monoplace de Formule 1 conçue par l’ingénieur italien Vittorio Jano en 1953 pour le compte de la Scuderia Lancia qui l’a engagée en championnat du monde de Formule 1 en 1954 et 1955. Cette monoplace novatrice (premier moteur V8 semi-porteur engagé en Formule 1) ne disputera toutefois que quatre Grands Prix sous sa dénomination originelle suite au décès de son pilote Alberto Ascari, au drame des 24 Heures du Mans 1955 et à la faillite de la firme Lancia e Cia. Fin 1955, Lancia, en cessation de paiement, quitte la compétition automobile et offre à la Scuderia Ferrari ses châssis D50 qui seront engagés en 1956 sous la dénomination Lancia-Ferrari D50, en 1957 sous le nom de Ferrari 801 et serviront de base à la conception de la Ferrari D246 engagée en 1958.

Les différentes versions de D50 ont pris le départ de 18 Grands Prix de championnat du monde et décroché 5 victoires, 19 podiums, 8 pole positions et 6 meilleurs tours en course. Juan Manuel Fangio devient champion du monde à son volant en 1956.

Scuderia Lancia

Lancia 037 (2006)

La Scuderia Lancia était l’atelier de course de l’entreprise automobile Lancia e Cia, créé en 1952 par Gianni Lancia, fils du fondateur de la marque. La Scuderia Lancia débute officiellement en compétition en Sport où elle s’illustre notamment à la Carrera Panamericana, à la Targa Florio ou aux Mille Miglia. L’écurie est aussi engagée en Formule 1 en 1954-1955 mais ne brille que par l’entremise de Ferrari qui utilise ses monoplaces. Après la faillite de Lancia et son rachat par Fiat, Lancia abandonne la compétition en 1955.

À partir de 1966, l’atelier de course est rebaptisé Squadra Corse HF Lancia et Lancia fait son retour en compétition en rallye avec la Fulvia puis avec les Beta, Stratos, 037 et Delta. Lancia conquiert onze titres de champion du monde des constructeurs et quatre titres de champion du monde des pilotes entre 1974 et 1992 en rallyes. L’écurie a également pris part à plusieurs championnats du monde d’Endurance avec ses Beta Montecarlo, LC1 et LC2 et remporté les titres mondiaux en 1979, 1980 et 1981.

Le rapport de Lancia à la compétition a toujours été ambigu : si Vincenzo Lancia était pilote de course, il s’est toujours opposé à l’engagement officiel de ses voitures en compétition ; lorsque son fils a engagé officiellement la marque en course, il l’a conduite à la faillite ; quand Lancia a commencé à gagner officiellement, elle était déjà sous le contrôle de la Fiat… Depuis fin 1991, Lancia a cessé tout engagement officiel en compétition automobile.

Formule 1

Schumacher (Ferrari) in practice at USGP 2005.jpg

La Formule 1, communément abrégée en F1, est une discipline de sport automobile considérée comme la catégorie reine de ce sport. Elle a pris au fil des ans une dimension mondiale et, avec les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football, est l'un des événements sportifs les plus médiatisés.

Chaque année depuis 1950, un championnat mondial des pilotes est organisé et depuis 1958 un championnat mondial des constructeurs automobiles a été mis en place. La compétition est basée sur des Grands Prix, courses à bord de monoplaces, disputés sur circuits routiers fermés permanents mais parfois tracés en ville et temporaires, comme à Monaco.

Cette discipline sportive, régie par la Fédération internationale de l'automobile (FIA), est gérée par la Formula One Administration (FOA) et un ensemble de sociétés satellites contrôlées par Bernie Ecclestone. Après l'ère des artisans des années 1960 et 1970, elle a peu à peu attiré les grands constructeurs automobiles mondiaux qui y investissent des sommes élevées, en espérant tirer profit des retombées médiatiques d'éventuels succès. La Formule 1 est considérée comme la vitrine technologique de l'industrie automobile qui y expérimente des nouveautés techniques, parfois issues de la technologie spatiale et susceptibles d'être adaptées ensuite sur les voitures de série.

Outre la compétition, le terme Formule 1 désigne l'ensemble des règles techniques des voitures monoplaces qui sont mises à jour tous les ans par la FIA. Ces règles sont très strictes sur les dimensions des voitures, la cylindrée des moteurs, les technologies mises en œuvre; elles définissent également les mesures de sécurité des voitures pour assurer la protection du pilote. Les monoplaces de course répondant aux caractéristiques de la réglementation de la Formule 1 sont généralement désignées sous le terme générique de Formule 1.

Histoire de la Formule 1

L'histoire de la Formule 1 trouve son origine dans les courses automobiles disputées en Europe dans les années 1920 et 1930. Elle commence réellement en 1946 avec l'uniformisation des règles voulue par la Commission sportive internationale de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) et la création de la « Formule de Course Internationale n°1 », pour indiquer la qualité optimale, comprimée en Formule 1. Un championnat du monde de Formule 1 est créé en 1950 puis une coupe des constructeurs en 1958 (qui devient le Championnat du monde des constructeurs à partir de 1982).

L'évolution de la discipline est étroitement liée à celle des performances des voitures et de la réglementation technique des compétitions. Bien que le gain du championnat du monde reste le principal objectif, de nombreuses courses de Formule 1 ont eu lieu sans être intégrées au championnat du monde (compétitions hors championnat). La dernière en date, disputée à Brands Hatch, s'est déroulée en 1983. Des championnats nationaux ont également été organisés en Afrique du Sud et au Royaume-Uni dans les années 1960 et 1970.

Super Aguri F1

Takuma Sato 2007 Japan.jpg

Super Aguri Formula 1 Team était une écurie japonaise de Formule 1 engagée en championnat du monde de 2006 à 2008. L’équipe, fondée par l’ancien pilote Aguri Suzuki, avait son siège social à Tokyo au Japon et était basée à Leafield au Royaume-Uni dans les locaux de l’ancienne écurie de Formule 1 Arrows. Super Aguri a été créée en urgence avec le soutien de Honda afin d’assurer un volant de titulaire au pilote Takuma Sato, très populaire au Japon mais licencié par l’écurie Honda fin 2005.

En raison de graves difficultés financières, Super Aguri a été contrainte de cesser son activité à l’issue du Grand Prix d’Espagne 2008 pendant sa troisième saison d’engagement dans la discipline-reine.

Super Aguri a pris le départ de 39 Grands Prix de Formule 1 et couvert 17 587 kilomètres en course, soit 3 570 tours. Takuma Sato, le pilote à l’origine de la création de l’équipe, a inscrit tous les points de l’écurie, 4, qui ont permis en 2007 à Super Aguri de décrocher son meilleur classement au championnat du monde des constructeurs avec une 9e place finale. La meilleure qualification d’une Super Aguri est une 10e place sur la grille lors du Grand Prix d’Australie en 2007 et son meilleur résultat est une 6e place obtenue par Sato au Grand Prix du Canada 2007.

Connew Racing Team

Connew PC1

Darnval-Connew Racing Team (communément appelée Connew) est une éphémère écurie de course automobile anglaise artisanale fondée en 1971 par Peter Connew. Connew a conçu et construit son propre châssis de Formule 1 (Connew PC1) pour s'engager en championnat du monde en 1972. Faute de moyens financiers et de soutien technique, la Connew PC1 n'a pris qu'un seul départ en championnat, à l'occasion du Grand Prix d'Autriche, avec le pilote français François Migault à son volant. À l'issue de l'épreuve, où la monoplace abandonne après une vingtaine de tours, Peter Connew renonce à poursuivre en championnat du monde. Il engage sa monoplace pour quelques épreuves disputées hors-championnat du monde, puis en Formule Libre, sans plus de succès. En 1973, la monoplace est reconvertie en Formule 5000, avec l'adoption d'un bloc moteur Chevrolet de 5 litres, et est louée à des « gentlemen-drivers ». À nouveau, faute de moyens financiers, les résultats sportifs se révèlent décevants. L'accident de Tony Trimmer sur le Circuit de Brands Hatch et le manque de moyens pour réparer la monoplace conduisent Peter Connew à fermer définitivement les portes de son écurie à la fin de l'année 1974.

Ferrari (entreprise)

Le Cavallino Rampante, logo de Ferrari.

Ferrari est un constructeur automobile italien installé à Maranello, en Italie. Fondé par Enzo Ferrari en 1947, il est considéré comme « la plus fameuse des marques de l'histoire de l'automobile ». Constructeur en série de sportives de prestige, Ferrari s'est rapidement imposé comme une référence automobile, aussi bien techniquement qu'esthétiquement.

L'histoire de Ferrari est indissociable de celle de la Scuderia Ferrari, écurie automobile évoluant en Sport-Prototypes tout comme en Grand Tourisme – et plus tard en Formule 1 – depuis 1929, au sein de laquelle le constructeur a construit ses plus grands succès. Forte de son expérience en compétition, la marque au « cheval cabré » (« cavallino rampante ») y puise les techniques équipant ses modèles de série, comme en attestent les Ferrari 288 GTO, F50 ou encore Enzo, modèles aux performances exceptionnelles.

De la 166 MM, première automobile d'Enzo Ferrari portant son nom, à la plus récente 458 Italia, Ferrari suscite toujours une « fascination irrésistible ». Enzo Ferrari aimait d'ailleurs décrire une automobile Ferrari comme l'« incarnation d'une belle mécanique pour les hommes qui ont le désir de se récompenser eux-mêmes, de réaliser un rêve et d'insuffler pendant longtemps encore à leur vie le feu de la passion juvénile ».

Grand Prix automobile de Saint-Marin 1994

Tracé du circuit d’Imola en 1994

Le Grand Prix automobile de Formule 1 de Saint-Marin 1994 se déroula le 1er mai 1994 à l’Autodromo Enzo e Dino Ferrari à Imola, Italie. Il s’agissait du troisième Grand Prix du championnat du monde de Formule 1 1994 et de la première course européenne de la saison. Le week-end de la course fut marqué par les décès du pilote autrichien Roland Ratzenberger et du triple champion du monde Ayrton Senna ainsi que par de nombreux accidents et blessures. Il fut décrit par le commentateur de la BBC, Murray Walker, comme « le jour le plus noir pour un Grand Prix » dont il se souvienne.

Michael Schumacher remporta finalement le Grand Prix devant Nicola Larini qui marqua les premiers points de sa carrière et signa son unique podium tandis que Mika Häkkinen termina troisième. Lors de la conférence de presse d’après-course, Schumacher déclara qu’il ne pouvait se sentir ni satisfait ni heureux du fait des évènements tragiques du week-end.

Ayrton Senna

Ayrton Senna Imola 1989 Cropped.jpg

Ayrton Senna da Silva est un pilote automobile brésilien né le 21 mars 1960 à São Paulo (Brésil) et mort le 1er mai 1994 à Bologne (Italie), suite à un accident survenu à Imola lors du Grand Prix de Saint-Marin.

Initié au pilotage dès son plus jeune âge, Ayrton Senna dispute ses premières compétitions de karting dès son l'adolescence. Champion de Formule Ford 1600 britannique en 1981 puis champion de Formule Ford 2000 (britannique et européenne) en 1982, il décroche en 1983 le championnat de Formule 3 britannique. La rapidité de Senna, alliée à un style en piste très agressif attire l'attention des écuries de Formule 1. Il y débute en 1984 au sein de l'écurie Toleman.

À la fin de l'année, il entre chez Lotus-Renault. Il y reste jusqu'en 1987 et parvient à briller au championnat du monde. En 1988 il entre chez McLaren. Il devient le rival de son coéquipier Alain Prost, et s'empare du titre en 1988. Il conquiert deux autres titres en 1990 et 1991. C'est son dernier titre mondial, car il ne parvient pas à le reconquérir au cours des saisons suivantes. Il se réconcilie avec Alain Prost sur le podium du Grand Prix d'Australie 1993. En 1994 il rejoint Williams-Renault.

Le 1er mai 1994 Ayrton Senna perd le contrôle de sa monoplace qui part tout droit dans la courbe de Tamburello avant de percuter un mur de béton avec une rare violence (210km/h lors de l'impact), à 14h18. Son décès est officiellement prononcé peu après 18h30. Aujourd'hui encore Senna fascine: agressif sur les circuits, il était marqué par une grande religiosité.

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Michael Schumacher

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Né le 3 janvier 1969 à Hürth-Hermülheim, Michael Schumacher s'initie aux sports mécaniques grâce au karting. Il devient champion d'Europe de Karting en 1987, puis passe en Formule Ford et remporte le titre national en 1988. L'année suivante, il passe en Formule 3 puis est intégré au Junior Team de Mercedes dans le championnat du monde des voitures de sport.

Il débute en Formule 1 en 1991 comme remplaçant de Bertrand Gachot au sein de l'écurie Jordan puis est immédiatement recruté par l'équipe Benetton. En 1994, il remporte son premier titre de champion du monde, qu'il conserve l'année suivante. En 1996, il intègre la Scuderia Ferrari, alors en pleine restructuration sous l'impulsion de Jean Todt. Le pari est risqué mais après plusieurs déconvenues (déclassement du championnat du monde 1997 suite à un geste anti-sportif à l'égard de Jacques Villeneuve, fracture de la jambe en 1999), il renoue avec le titre mondial en 2000, devenant le premier pilote depuis Jody Scheckter en 1979 à être sacré au volant d'une Ferrari.

Ce succès est le premier d'une série de cinq titres mondiaux consécutifs. En 2005, pénalisé par des pneumatiques peu performants, il cède son trône à Fernando Alonso. Il manque de peu de le reconquérir en 2006 pour sa dernière saison mais doit à nouveau s'incliner face au pilote espagnol. Il quitte la Formule 1 avec le plus beau palmarès de l'histoire de la discipline et les records du plus grand nombre de titres, victoires, pole-positions et meilleurs tours en course.

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Alain Prost

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Alain Prost est un pilote automobile français, né le 24 février 1955 à Lorette dans le département de la Loire. De 1980 à 1993, il a remporté 51 Grand prix, et décroché à quatre reprises le titre de Champion du monde. Adolescent, il a pratiqué de nombreux sports tels que la lutte, le skate-board ou le football. Il a alors envisagé une carrière de professeur de gymnastique avant de découvrir le karting à l'âge de 14 ans durant des vacances familiales.

Après ses succès en formule Renault et en formule 3000, il pilote en F1 chez McLaren en 1980, puis rejoint Renault en 1981. Suite à plusieurs déceptions chez cette écurie, il retourne au sein de McLaren en 1984, devenue la meilleure écurie du moment. Il remporte deux titres mondiaux en 1985 et 1986, mais subit le déclin de l'équipe en 1987. En 1988, Ayrton Senna intègre McLaren ; c'est le début d'une rivalité mythique entre les deux hommes. Dès 1988, Senna devient champion du monde.

L'année 1989, marquée par une nouvelle victoire de Prost, marque la détérioration des relations entre les deux pilotes. En 1990 Prost entre chez Ferrari mais perd le titre au profit de son rival. 1991 est une mauvaise année pour le français, handicapé par le manque de compétitivité de Ferrari, qui le limoge même à la fin de la saison. Après une année sabbatique, il revient à la compétition avec Williams Renault en 1993 et s'empare du titre mondial.

Il arrête ensuite la compétition en tant que pilote. Il ne quitte pas le monde de la F1 pour autant: consultant pour la chaîne de télévision française TF1, il devient conseiller pour McLaren en 1995. En 1997 il rachète l'écurie française Ligier qui devient Prost Grand Prix, qui ferme ses portes en 2002 faute de soutiens financiers et de résultats. Depuis il participe au trophée Andros, une compétition de course sur glace. Depuis 2006 il dirige un groupe de travail du ministère français de l'économie et des finances destiné à développer une filière française de bioéthanol.

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Juan Manuel Fangio

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Juan Manuel Fangio est un pilote automobile argentin né le 24 juin 1911 à Balcarce et mort le 17 juillet 1995 à Buenos Aires). Il a dominé la Formule 1 dans les années 1950 et reste aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de son sport.

Il est né dans une modeste famille d'immigrés italiens originaires des Abruzzes. Pas très doué pour l'école, il se passionne pour le football mais aussi pour la mécanique puisqu'il fréquente un atelier de réparation mécanique automobile durant ses loisirs. Après avoir reçu une formation de mécanicien il ouvre son propre garage dans les années 1930. Il dispute sa première course en 1936, à l'âge de 25 ans. En 1939 il abandonne les courses sur circuit pour celles se déroulant sur route, ou il remporte de nombreux succès.

En 1948, il débute en Formule 1 à Reims. En 1949, l'Automobile Club d'Argentine constitue une véritable équipe d'Argentine qui obtient de nombreuses victoires dans les courses européennes. En 1950 il concourt au tout premier championnat du monde de F1 mais s'incline de justesse devant son équipier Giuseppe Farina. Il remporte le titre mondial en 1951 puis en 1954, 1955, 1956 et 1957.

En 1958, il se retire progressivement de la Formule 1. Âgé de 84 ans il décède le 17 juillet 1995 à Buenos Aires suite à une crise cardiaque associée à une pneumonie. L'Argentine décrète alors trois jours de deuil national pour son quintuple champion du monde et héros national. Particularité: Fangio n'a obtenu son permis de conduire qu'en 1961.

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Bentley 4½ Litre

Une Bentley 4½ Litre photographiée à Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac.

La Bentley 4½ Litre ou Bentley 4,5 Litre est une automobile sportive de luxe de la seconde moitié des années 1920, développée par le constructeur automobile britannique Bentley Motors. Remplaçante de la Bentley 3 Litre, elle est particulièrement réputée au Royaume-Uni en tant que modèle emblématique des automobiles de course britanniques d’avant-guerre, et populaire pour cette phrase prononcée lors de sa conception par le fondateur de Bentley, Walter Owen Bentley : « There’s no replacement for displacement ». Par cette expression idiomatique, W. O. Bentley marque sa volonté de produire une automobile de course bien plus puissante via une augmentation importante de sa cylindrée.

À l’époque de la 4½ Litre, les grands constructeurs automobiles tels que Bugatti ou Lorraine-Dietrich s’affrontent aux 24 Heures du Mans, une course d’endurance créée quelques années plus tôt, où sont alignées des sportives toujours plus performantes et plus rapides ; une victoire en compétition permet en effet de rapidement se construire une réputation.

La 4½ Litre est produite à 720 exemplaires entre 1927 et 1931, dont 55 modèles disposant d’un moteur suralimenté – une version popularisée sous le nom de Bentley Blower. Certains de ces exemplaires remportent quelques épreuves, dont les 24 Heures du Mans. Si son palmarès sportif n’est pas particulièrement exceptionnel, la Bentley 4½ Litre bat néanmoins de nombreux records de vitesse absolue, dont le plus célèbre est remporté en 1932 sur le circuit de Brooklands avec une vitesse de 222,03 km/h.

Howmet TX

Howmet TX Daytona.jpg

La Howmet TX (pour Turbine eXpérimental) est une automobile de Sport-Prototypes américaine dessinée en 1968 pour tester la compétitivité du moteur à turbine à gaz en sport automobile. Conçue par le pilote Ray Heppenstall, la TX combine un châssis construit par McKee Engineering, une turbine louée à Teledyne Continental Motors et une aide financière et matérielle d'Howmet Corporation.

Bien qu'elle ne soit pas la première à utiliser un moteur à turbine parmi les voitures de course, la Howmet TX est la première et la seule de ce type à gagner une course. Elle remporte deux courses du Sports Car Club of America (SCCA) et deux qualifications de sprint pendant sa seule année de compétition. La TX a détenu six records sur terre pour turbines de la FIA après s'être retirée de la course.

Bentley 6½ Litre

Une Bentley 6½ Litre Tourer de 1928.

La Bentley 6½ Litre ou Bentley 6,5 Litre est une automobile sportive de luxe de la seconde moitié des années 1920, développée par le constructeur automobile britannique Bentley Motors. Destinée à concourir en compétition, elle doit d’une certaine manière assurer la relève de la Bentley 3 Litre, la première automobile du constructeur, dont le palmarès sportif compte, en 1926, une victoires aux 24 Heures du Mans. Créée en 1923 et se déroulant sur le circuit de la Sarthe, cette course d’endurance de 24 heures séduit rapidement de nombreux pilotes et écuries, dont Bentley, qui y engage officiellement plusieurs automobiles dès 1925.

Cependant, la concurrence se fait de plus en plus vive, les performances et les vitesses de pointe des automobiles de course ne cessant d’augmenter. Pour préserver sa compétitivité, Bentley développe son premier moteur 6 cylindres en ligne d’une cylindrée de 6,6 litres, capable de délivrer une puissance de 147 ch. Pour autant, la 6½ Litre ne connaîtra que des déboires, mettant Bentley dans une situation difficile.

En 1928, Bentley entame la production d’une déclinaison plus performante de la 6½ Litre, grâce notamment à l’ajout d’un second carburateur. Connue sous le nom de Bentley Speed Six, cette version améliorée redore le blason de la 6½ Litre, en signant deux victoires consécutives aux 24 Heures du Mans 1929 et 1930 – succédant ainsi dignement à la 3 Litre et à la 4½ Litre, qui ont respectivement remporté les trophées de 1927 et de 1928 –, faisant d’elle l’une des plus fameuses automobiles du début du XXe siècle et de Bentley, l’un des constructeurs automobiles les plus célèbres.

Damon Hill

Photo en buste de Damon Hill

Damon Graham Devereux Hill, OBE, dit Damon Hill, né le 17 septembre 1960 à Hampstead, est un pilote automobile anglais, champion du monde de Formule 1 en 1996. Fils de Graham Hill, titré en 1962 et 1968, il est le seul champion du monde de Formule 1 à avoir succédé à son père au palmarès de son sport.

Lorsque Graham Hill meurt dans un accident d'avion, Damon a alors quinze ans. Il devient pilote professionnel à vingt-trois ans en compétition motocycliste. Après des succès relatifs, il s'adonne à la compétition automobile et débute en 1984 en Formule 3 pour passer, en 1989 à la Formule 3000, catégorie où il ne compte aucune victoire.

Damon Hill devient pilote d'essai pour le compte de Williams F1 Team à partir de 1992 et il s'engage en championnat du monde dans l'écurie Brabham. Il devient, la saison suivante, pilote officiel Williams après le départ de Nigel Mansell (champion du monde 1992) et remporte la première de ses vingt-deux victoires au Grand Prix de Hongrie 1993. Durant les années 1990, Hill est un des principaux rivaux de Michael Schumacher en championnat du monde. En lice pour le titre en 1994, les deux pilotes entrent en collision, et l'Allemand s'empare de son premier titre pour un point. Damon Hill remporte le championnat du monde 1996, mais, dès l'année suivante, quitte l'écurie Williams. Il pilote alors pour des écuries moins compétitives telles qu'Arrows ou Jordan Grand Prix, à laquelle il apporte sa première victoire en Grand Prix.

Damon Hill prend sa retraite sportive après la saison 1999. Il se lance dans les affaires et s'adonne à sa passion pour la musique en jouant de la guitare pour différents groupes. Depuis 2006, il est président du British Racing Drivers' Club, succédant à Jackie Stewart.

Lola T97/30

Vue de la monoplace.

La Lola T97/30 est une monoplace de Formule 1, conçue par Eric Broadley, fondateur de l'officine de construction de voitures de courses Lola Cars et engagée en championnat du monde de Formule 1 en 1997. Elle est pilotée par l'Italien Vincenzo Sospiri, champion 1995 de Formule 3000 qui fait ses débuts en Formule 1 et par le Brésilien Ricardo Rosset qui a débuté l'année précédente chez Arrows Racing Team où il a disputé seize Grands Prix.

Alors que la T97/30 est initialement destinée à concourir en championnat du monde de Formule 1 en 1998, le principal sponsor de l'écurie, MasterCard, fait pression pour s'engager dès 1997 ; en raison du temps limité qu'a Lola pour concevoir sa monoplace, le châssis de la T97/30 n'est qu'une évolution du prototype T95/30 de 1995 et reprend des solutions issues de la vieille T93/30 de 1993. La monoplace n'est testée ni sur circuit ni en soufflerie et que de nombreux soucis de conception nuisent à ses performances. Eric Broadley, patron de Lola et concepteur en chef de la T97/30, annonce pourtant que son objectif est de marquer des points dès la première saison et de remporter un titre de champion du monde dans les quatre ans. Il annonce également que sa monoplace sera la plus compétitive de toutes celles équipées en pneus Bridgestone (Arrows, Prost Grand Prix, Scuderia Minardi et Stewart Grand Prix).

Après un premier Grand Prix décevant en Australie où aucune des deux monoplaces engagées ne se qualifie, MasterCard rompt son contrat avec Lola Cars. Criblée de dettes et lâchée par son commanditaire principal, l'écurie renonce à son engagement en championnat du monde et déclare forfait pour le restant de la saison, mettant un terme à la participation de la T97/30 en Formule 1.

Life Racing Engines

La Life 190 en démonstration à Goodwood.

Life Racing Engines est un atelier semi-artisanal de construction de moteurs de compétition et une éphémère écurie italienne de sport automobile basée à Formigine, près de Modène en Italie et fondée par Ernesto Vita, Franco Rocchi et Gianni Marelli.

En 1989, Ernesto Vita crée l'officine Life Racing Engines puis, après avoir racheté un ancien châssis de l'écurie First Racing de Lamberto Leoni, fonde l'écurie de Formule 1 Life Racing Engines, qu'il engage en championnat du monde en 1990 pour promouvoir son activité de motoriste. La monoplace, dotée d'un moteur inédit Life Racing Engines-Rocchi W12, est confiée au pilote débutant Gary Brabham puis au quasi-retraité Bruno Giacomelli.

L'écurie a tenté, sans succès, de se qualifier à douze Grands Prix de Formule 1 avec son propre moteur W12, puis à deux autres Grands Prix avec un moteur V8 d'origine Judd. À l'issue de la saison 1990 du championnat du monde de Formule 1, l'écurie cesse tout engagement en compétition automobile tandis que l'atelier de construction est définitivement fermé, faute de moyens financiers.

Grand Prix automobile de France 1906

Automobile de compétition décapotable. Le pilote est assis à droite et son mécanicien du côté gauche.

Le Grand Prix automobile de France 1906, officiellement dénommé Grand Prix de l’Automobile Club de France 1906, est le premier Grand Prix automobile organisé par l’Automobile Club de France (ACF). Il est créé à l’initiative de l’industrie automobile française dans le but de disposer d’une alternative aux coupes Gordon Bennett, dont le nombre de participants par pays est limité quelle que soit la taille de son industrie. La France ayant à cette époque la plus importante industrie automobile en Europe, le Grand Prix se tient sans limite de participants, de façon à mieux refléter la domination des Français en compétition automobile.

Disputé au Mans les 26 et 27 juin 1906 sur le circuit de la Sarthe, le tracé, d’une longueur de 103,18 km, est essentiellement composé de routes poussiéreuses mais goudronnées, sur lesquelles chaque participant va rouler à six reprises par jour ; le Grand Prix se déroulant sur deux jours, la distance de course totale est ainsi de 1 238,16 km. Au bout d’un peu moins de 12 heures et 15 minutes, l’épreuve est remportée par le Hongrois Ferenc Szisz au volant d’une Renault AK. Le célèbre pilote italien Felice Nazzaro, sur Fiat, termine deuxième devant le Français Albert Clément.

Paul Baras, pilote Brasier, réalise le meilleur tour en course lors de son premier tour. Il conserve la tête de la course jusqu’au troisième tour, avant que Szisz ne s’empare de la première position, la défendant jusqu’à l’arrivée. La chaleur ayant fait fondre le goudron de la route, la course est vite rendue dangereuse et les crevaisons sont fréquentes. Néanmoins, le manufacturier de pneumatiques Michelin a conçu une jante amovible avec un pneu déjà posé, ce qui permet des échanges de roues rapides et donc d’économiser une quantité importante de temps. Cela a permis, le deuxième jour, à Nazzaro de passer devant Clément dont la Clément-Bayard 100 HP n’était pas équipée du système, contrairement à la Fiat 130 HP Corsa de Nazzaro.

Rudolf Caracciola

Photo en pose de tenue de pilote de Rudolf Caracciola en 1938.

Otto Wilhelm Rudolf Caracciola, dit Rudolf Caracciola, né le 30 janvier 1901 et mort le 28 septembre 1959, est un coureur automobile et moto allemand puis suisse d’origine italienne. Il est considéré comme l’un des plus grands pilotes de Grands Prix d’avant-guerre et reconnu pour son perfectionnisme. Son record de victoires au Grand Prix d’Allemagne est toujours inégalé en 2012.

Rudolf Caracciola remporte le championnat d’Europe des pilotes d’avant-guerre (l’équivalent du Championnat du monde de Formule 1 actuel) à trois reprises et le championnat d’Europe de la montagne trois fois, dont deux avec Mercedes-Benz (à l’époque des Flèches d’Argent, signant là plusieurs records de vitesse pour l’écurie) et une avec Alfa Corse. Affectueusement surnommé Karratsch par le public allemand, il est surtout connu sous le surnom de Regenmeister (ou Maître de la pluie) pour ses performances sous la pluie, notamment au Grand Prix d’Allemagne 1926.

Caracciola commence à courir sur moto, puis sur auto alors qu’il travaille en tant qu’apprenti pour les automobiles Fafnir à Aix-la-Chapelle au début des années 1920. Il pilote ensuite pour Mercedes-Benz avec qui il remporte le championnat d’Europe de la montagne à deux reprises (1930 et 1931) puis signe chez Alfa Romeo qui lui permet de remporter ce même championnat en 1932. L’année suivante, il fonde, avec le monégasque Louis Chiron, la Scuderia CC (pour Caracciola et Chiron) ; à la suite des séquelles d’un accident aux essais du Grand Prix de Monaco 1933, il est obligé de se retirer de toute compétition pendant plus d’un an. De retour à la compétition en 1934 avec l’écurie Mercedes-Benz, récemment reformée, il remporte trois championnats d’Europe des pilotes, en 1935, 1937 et 1938.

Comme beaucoup d’Allemands courant dans les années 1930, Rudolf Caracciola appartient au groupe paramilitaire nazi Nationalsozialistisches Kraftfahrkorps (NSKK) même s’il n’a jamais été membre du parti nazi. Après la Seconde Guerre mondiale, Caracciola reprend la compétition automobile mais un nouvel accident aux 500 miles d’Indianapolis 1946 le plonge plusieurs jours dans le coma. Rappelé par Mercedes-Benz en 1952 pour courir le Championnat du monde des voitures de sport sur les 300 SL W194, il est victime d’une triple fracture à la jambe gauche lors d’un accident à Bremgarten en Suisse et arrête sa carrière de pilote.

Après avoir pris sa retraite sportive, Rudolf Caracciola travaille pour Mercedes-Benz en tant que vendeur, avec pour mission de cibler les troupes de l’OTAN stationnées en Europe. Il meurt à Cassel dans le land de Hesse en Allemagne et est enterré en Suisse où il vit depuis le début des années 1930.

Brabham BT19

La BT19 en exposition à l’occasion du Grand Prix d’Australie 2006.

La Brabham BT19 est une monoplace de Formule 1 conçue par l’ingénieur australien Ron Tauranac pour l’écurie Brabham. La BT19 est engagée en 1966 et en 1967. Elle permet à Jack Brabham de remporter son troisième titre de champion du monde des pilotes, en 1966. Brabham fait souvent référence à la BT19 en l’appelant « [mon] vieux clou ». C’est la première monoplace à permettre à un pilote de remporter une course en Formule 1 sur une voiture portant son nom.

Initialement construite pour accueillir un moteur Coventry Climax FWMV de 1 495 cm3, la monoplace ne prend aucun départ ainsi configurée. Quand, en 1966, la FIA décide de doubler la cylindrée des moteurs, qui passe ainsi à 3 000 cm3, Brabham Racing Organisation se tourne vers le motoriste Australien Repco. Il fournit à l’écurie un bloc moteur de type V8, dénommé Repco 620. Une divergence d’opinion entre Jack Brabham et Ron Tauranac conduit ce dernier à prendre une part moindre au développement de la voiture. Ainsi, une seule Brabham BT19 est fabriquée, et, de fait, est constamment développée au fil des courses pour rester performante.

La Brabham BT19 est acquise en 2009 par Repco ; elle est visible au National Sports Museum de Melbourne, en Australie, et participe à de nombreux évènements.

Mario Andretti

Photo de Mario Andretti en 2009 à Indianapolis

Mario Gabriele Andretti est un pilote automobile italo-américain, né le 28 février 1940 à Montona dans la province d'Istrie en Italie. Au cours d'une carrière longue de presque cinq décennies, il se distingue dans l'histoire du sport automobile en remportant le championnat du monde de Formule 1 en 1978, les 500 miles d'Indianapolis en 1969, les 500 miles de Daytona en 1967 et quatre championnats d'IndyCar (trois en USAC en 1965, 1966 et 1969 et un en CART en 1984). Il a également remporté plusieurs courses de midget-cars, de sprint-cars et de dragster.

Mario Andretti est avec son compatriote Dan Gurney, le seul pilote victorieux à la fois en Formule 1, en IndyCar, en Championnat du monde des voitures de sport et en NASCAR. Avec le Colombien Juan Pablo Montoya il est le seul pilote victorieux en NASCAR Sprint Cup Series, en Formule 1 et aux 500 miles d'Indianapolis. Il fait enfin partie des trois pilotes à avoir remporté au cours d'une même saison la victoire dans une course sur route, dans une course sur circuit ovale et dans une course sur terre.

Brabham BT46

La Brabham BT46B au Festival de vitesse de Goodwood en 2001.

La Brabham BT46 est une monoplace de Formule 1 conçue par l’ingénieur Gordon Murray pour l’écurie Brabham, alors propriété de Bernie Ecclestone. La BT46, engagée en 1978 et en 1979, intègre plusieurs innovations radicales, la plus connue étant le montage d’un panneau d’échangeur thermique en remplacement des radiateurs d’huile et d’eau. Le système ne fonctionne pas et contraint Brabham Racing Organisation à le retirer avant les débuts officiels en course. La voiture, propulsée par un bloc-moteur Alfa Romeo 115-12 à 12 cylindres opposés à plat, rencontre plus facilement le succès en course lorsqu’elle reçoit un radiateur monté dans le museau. Pilotée par Niki Lauda et John Watson, elle remporte une course dans sa variante A et marque suffisamment de points pour permettre à l’écurie de s’approprier la troisième place au championnat du monde des constructeurs.

La Brabham BT46B est la variante de la voiture, également connue sous le surnom de « fan car » ou « voiture ventilateur », la plus notoire. Elle est engagée au Grand Prix de Suède 1978 en vue d’apporter une réponse viable à la Lotus 79 à effet de sol. La BT46B crée une très importante portance négative grâce à un ventilateur prétendument utilisé pour améliorer le refroidissement mais qui sert surtout d’extracteur d’air. La voiture ainsi présentée ne prend le départ que d’une seule course, le Grand Prix de Suède 1978 à Anderstorp, qu’elle remporte aux mains de Niki Lauda qui signe également le meilleur tour en course. La BT46B est déclarée illégale par la FIA au terme de la course mais conserve pour acquis ses résultats.

Brabham BT49

La BT49C pilotée par Nelson Piquet au Grand Prix de Monaco 1981.

La Brabham BT49 (ˈbræbəm) est une monoplace de Formule 1 conçue par l’ingénieur sud-africain Gordon Murray pour l’écurie britannique Brabham. La BT49 est engagée entre 1979 et 1982 et permet au pilote brésilien Nelson Piquet d’obtenir son premier titre de champion du monde des pilotes en 1981.

La voiture est créée pour disputer les courses du championnat du monde de Formule 1 en 1979. Sa conception commence lorsque Bernie Ecclestone, propriétaire de Brabham, décide de mettre fin à la collaboration entre son écurie et Alfa Romeo qui motorise la Brabham BT48. La BT49 est achevée en six semaines seulement notamment grâce à l’utilisation d’éléments de la BT48 adaptés pour accueillir le moteur Ford-Cosworth DFV. La voiture dispose d’un cockpit ouvert, d’un châssis monocoque en alliage d’aluminium et de fibres de carbone. Elle est dotée d’une très controversée suspension hydropneumatique et de freins refroidis par eau.

La BT49, qui évolue au cours des quatre saisons où elle est engagée, signe six pole positions, quatre meilleurs tours en course, remporte sept victoires et inscrit cent-trente-cinq points au classement du championnat du monde. Dix-sept BT49 sont construites ; la plupart d’entre elles roulent encore et sont utilisées avec succès dans des courses de voitures historiques. L’Allemand Christian Gläsel a notamment remporté, au volant d’une BT49D, le championnat historique de Formule 1 en 2005.

Brabham Racing Organisation

Photo de la Brabham BT3.

Motor Racing Developments Ltd., plus connu sous les noms de Brabham Racing Organisation ou Brabham (ˈbræbəm), est une écurie de Formule 1 britannique. Fondée en 1960 par les Australiens Jack Brabham, pilote, et Ron Tauranac, ingénieur, l'écurie remporte quatre titres de champions du monde des pilotes et deux titres de champion du monde des constructeurs au cours de ses trente ans de présence en Formule 1. En 1966, Jack Brabham devient le premier pilote à remporter un championnat sur une voiture de sa conception.

Dans les années 1960, Brabham est le premier constructeur de monoplaces en termes de ventes aux clients et écuries privées, assumant la construction de près de 500 monoplaces jusqu'en 1970. Durant cette période, l'écurie Brabham remporte les championnats de Formule 2 et de Formule 3, mais ne l'emporte pas aux 500 miles d'Indianapolis. Plus tard, dans les années 1970 et 1980, Brabham innove avec la BT46B « aspirateur » qui remporte l'unique course à laquelle elle participe avant d'être interdite ; puis avec les freins en carbone et enfin avec la suspension hydropneumatique. L'écurie remporte le titre pilote des championnats du monde 1981 et 1983, le Brésilien Nelson Piquet devenant le premier pilote à remporter le titre pilote sur une voiture à moteur turbocompressé.

L'homme d'affaires anglais Bernie Ecclestone fait l'acquisition de l'écurie Brabham en 1971 et la revend en 1987 pour créer la Formula One Promotions and Administration, qui deviendra plus tard la Formula One Administration. Le consortium japonais Middlebridge Group en fait l'acquisition et conserve la direction de l'écurie jusqu'en 1992, où l'écurie, endettée et incapable de payer ses traites financées par Landhurst Leasing, fait faillite, entraînant l'intervention du Serious Fraud Office britannique. En 2009, une organisation allemande dépose une demande, qui lui est refusée, pour participer au championnat 2010 sous le nom de Brabham.

Jack Brabham

Jack Brabham en 1966.

Sir John Arthur Brabham, dit Jack Brabham, AO, OBE, né le 2 avril 1926 à Hurstville, près de Sydney, en Australie, est un pilote automobile australien qui a remporté le titre de champion du monde de Formule 1 à trois reprises, en 1959, 1960 et 1966. Il est le co-fondateur de l’écurie Brabham Racing Organisation, qui fabrique des monoplaces de Formule 1 portant son nom.

Brabham, ancien ingénieur de vol de la Royal Australian Air Force, dirige un petit atelier d’ingénierie avant de participer à des courses de voitures midget en 1948. Ses succès dans ces courses ainsi que dans les courses sur route en Nouvelle-Zélande et en Australie l’incitent à poursuivre sa carrière de pilote automobile au Royaume-Uni. Il intègre alors la société Cooper Car Company qui construit des voitures de course où il contribue à la conception des voitures à moteur central que Cooper engage en Formule 1 et à l’Indianapolis 500 et remporte le championnat du monde de Formule 1 en 1959 et 1960. En 1962, il crée avec son compatriote Ron Tauranac l’écurie Brabham Racing Organisation qui devient le plus grand constructeur de voitures de courses clients des années 1960. En 1966, il devient le seul pilote à remporter le championnat du monde de Formule 1 en conduisant sa propre monoplace.

Brabham retourne en Australie à l’issue de la saison 1970 de Formule 1, où il achète une ferme et poursuit ses affaires commerciales, comme le développement du moteur Judd. Il est le plus ancien champion du monde de Formule 1 encore en vie.

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